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04/03/2015

La centolla

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Centolla au Naturel, et ci-dessous au paprika

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Avant que nous passions à la suite du voyage, un petit tour à table !

Car je me dois d'évoquer ici, brièvement, la principale spécialité culinaire d'Ushuaïa ; enfin "culinaire" c'est un bien grand mot puisque la centolla (prononcer "cènntocha") est le plus souvent servie froide avec un peu de mayo ou de sauce cocktail (oui, celle avec du ketchup!).

On trouve ce crustacé, de son vrai nom latin "lithodes santolla", sous différentes appellations : crabe royal de Patagonie, du sud ou bien encore de l’Antarctique. Ici et au Chili, c'est tout simplement la "centolla".

Sa chair rappelle celle de l'araignée de mer que nous connaissons en Europe. On la consomme "au naturel", mais aussi cuisinée (au parmesan, au paprika, en gratin, en ravioles, consommé, etc...).

Comme de nombreux autres produits naturels argentins, celui-ci dépasse rarement les frontières de sa propre région de production, ou c'est alors pour s'envoler, surgelé ou en conserve, vers d'autres horizon plus lointain (essentiellement les États-Unis en ce qui concerne la centolla).

On n'en trouve donc pratiquement jamais à Buenos Aires, ce qui explique que j'en ai un peu abusé le mois dernier, malgré son prix assez élevé (on n'en trouve jamais, "au naturel", à moins de 220 pesos -20 euros- la portion).

Petit hic : Même si l'on peut voir ici et là quelques spécimens en aquarium afin d'attirer le chaland, il est fort a parier que la grande majorité des restaurants d’Ushuaïa servent uniquement de la centolla congelée (je n'en ai pour ma part pas une seule fois vu servie dans sa carapace) ; si ce n'est d'ailleurs pas tout simplement du "centollón", une espèce beaucoup plus petite mais au goût similaire...

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(Février 2015)

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Au Naturel

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Avec poireaux, en gratin

03/03/2015

Autour d'Ushuaïa : les lagos Escondido et Fagnano

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Terrasse au bord de l'eau, au bout du monde...

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(Février 2015)

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Les lupins, fleurs emblématiques de la Terre de Feu...

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Le Lago Escondido depuis le Paso Garibaldi. Sans avoir soudoyé mon guide, il a pourtant accepté que je fasse seul à pied cette descente jusqu'au bord du lac...

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Feuillage très reconnaissable d'un représentant du genre nothofagus, dont les différentes espèces recouvrent presque l'ensemble de la Terre de Feu...

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Le Lago Escondido

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La plupart des visiteurs qui passent quelques jours en Terre de Feu seront avant tout séduits par l'une des nombreuses croisières sur le Canal Beagle (pour ma part, en partance pour l'Antarctique, je n'en ai pas spécialement ressenti le besoin). Puis leur attention se reportera ensuite invariablement sur une virée dans le Parc National.

Ceux qui auront encore du temps auront alors le choix entre quelques excursions "terrestres", dont celle qui mène à l'Estancia Harberton (et l'Ile Martillo et ses manchots) ; ou bien alors un peu plus au nord, vers les lacs Escondido et Faragno et la petite ville de Tolhuin.

J'ai opté quand à moi pour une excursion en 4X4.... dont je ne dirais pas beaucoup de bien.

Le seul "intérêt" de la chose étant d'emprunter une piste (en fait, l'ancienne nationale N°3) exactement en parallèle de la nouvelle qui est, elle, bien entendu, asphaltée !

Vingt kilomètres après avoir quitté la ville, premier arrêt dans un chenil où hurlent des chiens de traîneau aux yeux bleus. Passionnant. Après trente nouveaux kilomètres (dont une partie sur la fameuse piste), c'est le second arrêt, Paso Garibaldi. De là on découvre une très jolie vue sur le lac Escondido que l'on profite de partager avec les occupants des onze autres tout-terrain garés là.

Puis tous les véhicules descendent au bord du lac, à la queue leu-leu.

J'obtiens de mon guide qu'il m'oublie un peu et m'autorise à faire ces trois kilomètres à pied, au grand étonnement de mes compagnons d'un jour, apparemment moins téméraires.

La promenade est assez sympa, mais moins que le ciel qui reste lui très couvert....

Après un arrêt au bord du lac (près de maisons au bord de la ruine), encore une petite vingtaine de kilomètres pour atteindre cette fois le Lago Faragno (100km de long et 7 de large, dont un petit bout se trouve en territoire chilien), de nouveau au milieu de bicoques un peu déglinguées.

Voilà, la visite est terminée et on reprend la route (asphaltée cette fois, bien entendu : pas de temps à perdre!) pour retourner à quelques centaines de mètres de notre premier arrêt du jour (si! là où hurlaient les huskys!), mais cette fois pour déguster un très correct assado (là, c'est pas un joke!) dans une assez jolie cabane (ça aussi c'est plutôt vrai!) un peu en contrebas de la route : il faut bien justifier les 1100 pesos (112 euros ou 80 euros au blue) que m'a couté cette inénarrable ballade !

Peut-être deviens-je associable avec le temps (mais non je rigole!), mais je vous conseille tout de même, dans la mesure du possible, et surtout si vous êtes à plusieurs, de louer une voiture (un truc avec quatre roues, un truc normal quoi !), grâce auquel vous verrez cent fois plus de chose, et à votre rythme..., quitte à vous contenter d'un sandwich pour le déjeuner !

Si vous êtes seul, comme moi, il vous faudra sans doute composer avec ces tellement sympathiques agences !

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Le Cytarria, un champignon parasite mais comestible

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Le lac Fagnano

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(Février 2015)

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Les tourbières comme celles-ci sont très nombreuses en Terre de Feu...

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(Février 2015)

01/03/2015

Le train du bout du monde

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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Je vais, dans ce post, me retenir pour ne pas trop me moquer.

Car il faut bien le dire, à part le tracé qui reprendrait celui du train d'origine (ce qui reste encore à démontrer) et l'écartement inhabituel des rails (0,50m), ce train n'a vraiment rien de très historique. La seule assertion qui ne peut, en définitive, être mise en cause, c'est que ces actuelles sept kilomètres de voies ferrées sont bien les plus australes du monde...

Un peu d'histoire : quand le pénitencier d'Ushuaïa ouvre ses portes en 1902, le besoin est grand en pierre et en sable (pour la construction), mais surtout en bois de chauffage. Les bagnards vont alors être mis à contribution pour construire une ligne qui mènera de la prison jusqu'à 25km plus à l'ouest à l'intérieur de la forêt. Les rails sont au début en bois !

La ligne, qui deviendra vite ferrée, va alors régulièrement transporter les bagnards-bûcherons, et ce jusqu'à la fermeture du pénitencier, en 1947. La voie de chemin de fer, mise à mal après un tremblement de terre en 1949, est définitivement abandonnée en 1952.

En 1994, quelques amoureux des locos à vapeur (assistés probablement par des financiers un brin moins philanthropes) décident de remettre cette ligne au goût du jour et offrir un joli cadeau aux touristes qui commencent à se bousculer par ici...

Il n'est pas nécessaire d'avoir une maîtrise d'histoire pour se douter que les bagnards d'antan ne voyageaient pas exactement dans ce type de voitures !

Mais le buzz à fonctionné et des centaines de touristes se pressent aujourd’hui quotidiennement pour effectuer les... sept kilomètres du trajet. Car si c'est sans nul doute la voie ferrée la plus australe du monde, c'est aussi probablement la plus courte !

Côté prix, on atteint évidemment des sommets : de 420 pesos en seconde classe à 800 pesos en première, et jusqu'à 1500 pesos en version VIP (sic). Tout cela sans compter l'entrée du parc national de 140 pesos...

C'est pas vraiment donné pour moins d'une heure de trajet (à laquelle il faut retrancher presque la moitié puisque le convoi s'arrête à mi-chemin afin de permettre aux touristes d'aller découvrir une ridicule reconstitution d'un campement Yàmana).

Moi je dis ça, je dis rien...

De toute façon, puisque tous les "tours" passent par là, vous pourrez à tout le moins découvrir les deux gares sans avoir mis un pied dans le train...

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

28/02/2015

Les musées d'Ushuaïa

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(Presidio d'Ushuaïa, février 2015)

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Maquette de l'ancien pénitencier d'Ushuaïa, construit à partir de 1902. Une aile entière est restée inchangée depuis la fermeture de la prison en 1947.

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(Ushuaïa, février 2015)

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D'anciennes cellules, celles-là rénovées, accueillent les différentes expositions. Il y en a pour tout les goûts : histoire du bagne (mais aussi de tous ceux, fameux,à travers le monde!), histoire des prisonniers célèbres, histoire de la ville d'Ushuaïa, de ses pionniers, des premières expéditions polaires, des baleiniers, des naufrages, etc, etc...

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Le musée maritime retrace l'histoire des principaux navires (c'est ballot!) qui ont mouillés au large des côtes de la Terre de Feu. Les maquettes, réalisées par le même artiste, sont toutes à la même échelle, ce qui permet de facilement comparer les caractéristiques des bâtiments.

Ci-dessus, le fameux "Beagle" de Darwin et FitzRoy...

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Artefacts en ivoire réalisé par des baleiniers...

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Je ne tenais pas spécialement à vous faire une liste exhaustive des musées d'Ushuaïa (dont la visite est pourtant la bienvenue quand le soleil fait place à la pluie!), mais au moins vous les présenter car ils sont la mémoire de cette ville connue du monde entier mais dont l'origine est pour le moins particulière.

En effet, Ushuaïa était avant tout une ville de bagnard, un "Cayenne" version froid et humide !

Quand le "presidio" (la prison) voit le jour, en 1902, cela fait à peine 30 ans que quelques dizaines de "blancs" téméraires ont décidé de s'installer sur ces terres inhospitalières. La plupart sont des missionnaires britanniques arrivés à partir de 1869 et rejoint dès 1884 par des fonctionnaires argentins qui viennent surtout ici afin d'affirmer la présence de l'état.

Le pénitencier s’agrandit au fur et à mesure de l'arrivée des prisonniers et les missions britanniques sont elles gentiment démantelées...

Le bagne comptera jusqu'à 550 "pensionnaires" qui construiront (en plus de leur propre prison) les premières routes d'Ushuaïa, les première maisons, la ligne de chemin de fer, etc...

Quand Perón décide en 1947 de fermer définitivement le pénitencier, Ushuaïa n'est encore qu'un gros village d'à peine plus de 2 000 habitants !

C'est seulement à partir des années 80 et 90 que la "cité du bout du monde" va réellement prendre son envol (et pas seulement grâce à Nicolas Hulot et au gel douche) : le tourisme en Terre de Feu (mais aussi le début des croisières Antarctique) attire de plus en plus de curieux en quête d'exotisme et d'horizons toujours plus lointains.

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Le petit musée Yàmana retrace l'origine des quatre ethnies indigènes qui vivaient chacune de leur côté avant l'arrivée des premiers blancs et décrit (à force de maquettes) leur mode de vie, proche en ce milieu du 19e siècle de celui de l’âge de pierre.

C'est bien entendu le côté un peu sombre de cette conquête de la Terre de Feu présentée parfois de façon un peu "flamboyante" : en un demi siècle, la quasi totalité des 10 à 12 000 Yàmanas, Haush, Selknams et Alakalufs vont disparaître ! Du fait de la maladie, bien sûr, mais également de ce que l'on appelle ici pudiquement les "persécutions" et que l'on pourrait aussi traduire par "exécutions"ou "éliminations"...

Ils n'étaient plus que 250 dans les années 1920...

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Deux autres musées "du bout du monde" ne sont à visiter que s'il pleut vraiment beaucoup! Je plaisante évidemment, quoique rapport qualité-prix, on en a pas vraiment pour son argent...

L'un prend place dans l''ancienne banque de la Nation argentine, construite en 1912 (elle fonctionnera jusqu'en 1977) et l'autre dans l'ancienne résidence du gouverneur.

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L'ancienne banque de la Nation argentine

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La salle des coffres... et des oiseaux empaillés !

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Cette magnifique proue, récupérée sur un navire échoué en 1893, est surement la seule et unique belle pièce du musée. Elle prend les traits de la Duchesse dAlbany, épouse du 8e fils de la Reine Victoria.

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C'est en 1891 qu'est édifiée la Résidence du gouverneur (le premier étage sera ajouté en 1909).

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(Ushuaïa, février 2015)

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La salle du conseil, le bureau du gouverneur, quelques reproductions de cartes anciennes et de photos noir et blanc, et puis c'est tout...

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Ushuaïa au début du siècle : seule une route (l'actuelle Calle San Martin) traverse le village et mène jusqu'au pénitencier...

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Réinterprétation un peu kitsch d'un bar-épicerie...

24/02/2015

Le Parc national de la Terre de Feu

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Même si je n'ai pas vu de castors "canadiens" (il y a pour cela des visites guidées dédiées), on ne peut que se rendre compte de leur présence. De 26 couples introduits en 1946 pour des raisons purement mercantiles, on en compte maintenant des centaines de milliers !

En l'absence de prédateurs, leur expansion continue (on les trouve à présent au nord de la frontière naturelle que formait le Détroit de Magellan!) et les autorités, devant cet impact négatif sur la biodiversité, se trouvent pour le moins démunies.

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Le Parc National "Tierra del Fuego", dont l'entrée se trouve à environ 10km d'Ushuaïa, est un incontournable pour qui visite la ville "du bout du monde". Seuls 2 000 km², sur les 63 000 km² que comptent ce parc créé en 1960, sont accessibles aux visiteurs, dont le nombre s'élève aujourd'hui à près de 300 000 par an!

Une dizaine de sentiers, de 400m à 8km, permettent à chacun de trouver son plaisir (et à son rythme), tout en évitant les groupes qui débarquent par bus entiers.

Au nord du parc, dans les zones non touchées par l'homme, on trouve la forêt primaire la plus australe de la Terre (que l'on nomme également forêt magellanique subpolaire ou fuégienne). Cette partie du parc est classée depuis 1990 comme "réserve naturelle stricte" et l’accès en est totalement interdit aux touristes...

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On trouve au hasard des sentiers de nombreux couples de "cauquen communs" (Chloephaga picta), en Français ouette ou encore bernache de Magellan.

Cette "oie" (dont le mâle porte un superbe plumage noir et blanc) est également l'emblème de la ville d'Ushuaïa.

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Pour de nombreux touristes, le clou d'une visite guidée est l'arrivée à Bahia Lapataia, là où se termine la course de la Route n° 3, après qu'elle ait longé la côte atlantique sur 3060km depuis Buenos Aires !

L'occasion pour les guides de mettre à l'honneur le drapeau de la province Tierra del Fuego : la partie orange (couleur de feu) reprend la "forme" de la province ; Le bleu, la mer qui l'entoure et les étoiles les îles revendiquées par l'Argentine (Malouines, Shetland, Géorgie, etc...) ; au centre, un majestueux albatros, symbole de liberté...

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La Baie Lapataia

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

21/02/2015

Ushuaïa et la Terre de Feu

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(Ushuaïa, février 2015)

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(La Quiaca, située à 5 000 kilomètre d'Ushuaïa, est la ville la plus au nord d'Argentine, à la frontière avec la Bolivie)

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La Terre de feu est le nom donné à l'archipel qui se situe au sud du Détroit de Magellan. 

Ce territoire, que se partagent le Chili et l'Argentine, est constitué d'une île principale (généralement appelé "Grande île de la Terre de Feu") et d'une multitude d'archipels et d'îles plus petits.

Horn, l'île la plus au sud (dans l'archipel Hermite), a donné son non au cap légendaire !

Le Détroit de Magellan fut découvert par le célèbre navigateur et explorateur portugais en 1520, lors du tout premier tour du monde de l'histoire. Magellan ne terminera d'ailleurs pas cette circumnavigation et décédera d'une lance philippine empoisonnée sur le chemin du retour, l'année suivante...

L'archipel au sud du détroit fut dénommé dans un premier temps "Tierra del Humo" (terre de la fumée) puis très vite "Tierra del Fuego" (terre de Feu) : cela faisait suite à l'observation de très nombreux feux à l'intérieur des terres, allumés à l'époque par les tribus indigènes, Onas ou Alacufs.

Les chiliens et les argentins donnent également chacun le nom de "Provincia de Tierra del Fuego" à leur "moitié" respective de la "Grande île"

C'est sur la "Grande île de Terre de Feu", côté argentin, que l'on trouve Ushuaïa, la ville la plus australe du monde (Puerto William -au Chili- se trouve certes à 10 km plus au sud qu'Ushuaïa, mais avec ces quelques 2 500 habitants, elle ne peux malheureusement pas prétendre à la qualification de "ville"). 

Subtilité des découpages frontaliers : un touriste arrivant du nord de la Patagonie argentine se devra d'entrer au Chili, traverser en ferry le Détroit de Magellan (à Punta Delgada) avant d'entrer de nouveau, 150km plus loin, en argentine !  

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On se rend bien compte sur ce planisphère que seul l'Argentine et le Chili possèdent un large territoire sous le 35e parallèle sud.

(on y trouve également la partie la plus méridionale de l'Australie -avec Canberra- et une partie de la Nouvelle Zélande -avec Wellington-)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Ushuaïa, la fameuse ville du bout du monde : del fin del mundo !

Je m'étais promis de ne seulement la visiter qu'à l'occasion d'une virée "encore plus au sud" et c'est maintenant chose faite...

Même si tout se mange ici à cette sauce généreusement resservie de "bout du monde" (la poste "del fin del mundo", la posada, les ascenseurs, le journal "del fin del mundo" ou bien encore le train, le phare ou le musée "del fin del mundo"), Ushuaïa est une ville plutôt sympathique et à taille humaine... 

Coincée entre les montagnes aux sommets enneigés (qui la protègent -un peu- des vents trop violents) et le Canal Beagle (du nom du bateau sur lequel Charles Darwin et le Capitaine FitzRoy firent leur tour du monde entre 1831 et 1836), Ushuaïa (et ses 60 000 habitants), est une ville essentiellement tournée vers le tourisme, offrant hiver comme été toutes la gamme des activités de plein air. 

C'est toutefois le port qui reste le cœur de toute cette mécanique touristique (même s'il accueille régulièrement quelques porte-containers): l'ensemble des bateaux qui organisent leurs virées sur les eaux du Beagle mouillent ici à l'année et pratiquement tous les navires en partance pour l’Antarctique font eux aussi escale, un jour ou deux, dans ses eaux suffisamment profondes...

Les températures ressenties à Ushuaïa sont dans une moyenne entre 2° et 10° tout au long de l'année (plus favorable de novembre à avril), et les précipitations, plutôt régulières elles aussi, sont d'environ 48mm par mois, c'est à dire comme à Paris !

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Le premier établissement "non aborigène" d'Ushuaïa date seulement de 1869, il y a donc moins de 150 ans : il s'agissait alors de l'installation d'une mission anglicane. Les voisins ne furent pas très nombreux jusqu'à ce que le gouvernement décide d'installer là un pénitencier qui fonctionnera de 1904 à 1947, date à laquelle la ville ne comptait pas plus de 2 000 habitants !

C'est à partir des années 80 que la population n'a cessé de croître, portée par le naissant tourisme de masse....

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(Ushuaïa, février 2015)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Le Saint-Christopher, bâtiment de guerre américain construit en 1943. A participé aux opération du débarquement de Normandie en 1944 (sous pavillon britannique) et a fini échoué dans le Beagle en 1957 (sous pavillon argentin). Une allégorie à lui tout seul....

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La partie Est d'Ushuaïa

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...et la photo que je ne pouvais pas ne pas faire !

16/02/2015

De retour d'Ushuaïa...

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31/01/2015

Cap au sud ; mais alors vraiment très au sud :)

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... et retour vers là mi-février !

 

Profitez-en pour aller découvrir sur mon précédent blog un peu de Cuba, de l'Ouzbékistan, du Spitzberg, de la Birmanie, du Pérou, ou bien encore du Laos ...

23/01/2015

Deux millions de pages vues ; petite minute d'infatuation !

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Ç’aurait pu arriver il y a trois ans, se passer dans dix ans ou bien encore jamais !

Mais ce fut hier : un internaute que je ne connais pas a cliqué pour la deux millionième fois sur l'une des pages d'un de mes trois blogs !

Trois blogs dont le premier a tout de même presque dix ans : c'est dire qu'il faut être patient, mais savoir également rester humble et modeste...

Ce serait toutefois vous mentir si je vous disait que cela m'importe peu : j'ai passé suffisamment d'heures devant mon écran pour ne pas être impressionné, mais aussi flatté, par ce chiffre qui, même si il est purement symbolique, me susurre que pas mal de gens ont trouvé un certain intérêt dans ces 1 300 posts (agrémentés de 10 800 photos et 1 450 commentaires) !

Je n'ai que quatre mots à dire ce soir :                 Merci à vous tous !

(les chiffres en détail sur ce tableau : stat-blog.xls)

23:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (4)

18/01/2015

Dakar 2015, le podium !

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Le qatari Al-Attiyah et son coéquipier, le français Baumel

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Le podium moto : l'espagnol Coma, le portugais Goncalves et l'australien Price

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Le quadeur Rafal Sonik, sa team et ses supporters polonais !

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Les trois équipages russes des trois camions Kamaz

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Des 406 candidats présents sur la ligne de départ il y a 15 jours, 216 seulement ont passé hier après-midi la ligne d'arrivée à Tecnopolis : 79 motos, 18 quads, 68 autos, 51 camions.

Cette dernière étape n'avait en soi rien de très difficile (vu ce que les concurrents avaient déjà enduré) : 393 km dont 174 de spéciale entre Rosario et Buenos Aires ; il suffisait juste d'arriver entier, ce qu'ont d'ailleurs parfaitement réalisé les favoris du général !

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L'espagnol Marc Coma est arrivé en tête hier du général et remporte ainsi son 5e Dakar (dont l'édition 2005 en Afrique). Il lui manque une victoire pour égaler la légende du Dakar, Stéphane Peterhansel. L'égaler seulement dans la catégorie moto , car personne ne réussira jamais à rattraper le français plusieurs fois champion du monde, qui compte pas moins de 11 victoires au total sur le Dakar (6 en moto et 5 en auto !).

Peterhansel qui s'est d'ailleurs classé hier 11e au classement général auto, au terme de sa 26e participation (il a en effet couru son premier dakar en 1988 et n'en a manqué qu'un seul depuis lors...). A noter que Stéphane courait pour l'équipe Peugeot qui tentait un grand retour dans cette compétition dont elle était absente depuis des années. Retour raté, puisqu'une seule de leurs voitures (celle de Peterhansel justement) figure dans les 30 premières au général !

On attendait également en moto l'autre espagnol, Joan Barreda Bort, sur le podium, mais sa désastreuse étape sur le salar d'Uyuni l'avait privé de toute victoire finale.

Le premier français, David Casteu, se classe 7e au général.

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Côté quad, le polonais Sonik gagne sans surprise une première place bien méritée. Il était dans le trio de tête depuis le début de la course, mais a pu profiter d'encore plus "d'espace" après l'abandon de ses deux plus dangereux adversaires, le chilien Casale et l'uruguayen Lafuente, à l'issue de la 10e étape.

Le premier français, Christophe Declerck est 7e.

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C'était hier aussi le sacre d'Al-Attiyah qui signe ainsi sa deuxième victoire sur le Dakar (après 2011). Le prince et sa Mini se classent au général 35 minutes devant le sud africain De Villiers et sa Toyota. A noter d'ailleurs la domination des Minis lors de cette épreuve 2015, puisque qu'on en retrouve pas moins de quatre au cinq premières places !

Il faut dire que le qatari à su profiter de l'abandon (ou de la relégation en queue de peloton) de ses plus dangereux challengers : Roma, Sainz, Terranova ou encore Alrajhi!

Le premier français, Christina Laveille, se classe 6e au général.

Un petit mot du grand champion français Cyril Després qui terminait hier son 15e Dakar. Pour cette première participation en quatre roues (il a gagné cinq fois l'épreuve en moto), il classe sa Peugeot loin derrière son compatriote et coéquipier Peterhansel, à seulement la 34e place...

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Que dire des camions russes Kamaz (on devrait d'ailleurs écrire KamAZ) qui ont écrasé la compétition : quatre aux cinq premières places du général et tous avec un équipage 100% russe.

Le premier français, sur Iveco, se trouve en 24e position au général...

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La catalane Laia Sanz, se classe superbement 9e au général "moto" !

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Al-Attiyah et Coma, les rois incontestés de ce 36e Dakar !

17/01/2015

Dakar 2015, étape 12 : Termas Rio Honda - Rosario

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(16 janvier 2015)

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Les jeux son faits !

Cette avant dernière étape menait les concurrents, sur un même parcours, depuis Termas Rio Honda jusqu'à Rosario (troisième ville d'Argentine et berceau du drapeau argentin), en passant par Córdoba, la deuxième ville du pays...

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Tout pouvait encore arriver au cours de cette longue étape de 1024Km (726km de liaison et 298km de spéciale), mais il n'en a rien été, en tout cas pour les têtes d'affiche : le général de ce soir augure vraisemblablement de ce à quoi devrait ressembler le podium demain à Tecnopolis.

L'australien Price sur KTM s'empare de la première place de l'étape et grimpe à la troisième place du général. Pas de quoi inquiéter pourtant l'espagnol Coma (lui aussi sur KTM) qui conserve sa première place au général, avec 17 minutes d'avance sur son plus dangereux adversaire, le portugais Goncalves sur Honda.

Côté quad, le polonais Sonik (Yamaha) est maintenant assuré, sauf très grave pépin, de monter royalement sur le podium (avec près de 3h d'avance sur son premier challenger!). A noter la très belle victoire d'étape du français Declercq (lui aussi sur Yamaha).

Le prince Al Attiya (et sa Mini), 4e de l'étape du jour, conserve lui aussi sa première place au général et sera probablement fêté demain comme le roi de ce Dakar ; le sud africain De Villiers et sa Toyota, à 35 minutes, restent à l'affut, au cas où...

Pour ce qui est des camions, bien!, c'est un peu comme le classement de toute cette semaine : 3 Kamaz et 3 équipages russes !

Oui, apparemment, les jeux son faits...

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(16 janvier 2015)

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 Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

16/01/2015

Dakar 2015, étape 11 : Salta - Termas Rio Hondo

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(15 janvier 2015)

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Cette 11 étape menait pratiquement plein sud (contrairement à ce que laisse penser les cartes) , de la ville de Salta "la Linda" (la belle), capitale de la province éponyme, jusqu'à Termas Rio Hondo, une cité thermale et balnéaire d'environ 30 000 habitants, également réputée pour accueillir l'un des plus fameux circuit auto-moto argentin. 

Les concurrents ont aujourd'hui réalisé une course de 520 km sur deux parcours sensiblement différents (dont 357km de spéciale pour les motos et les quads et "seulement" 194km pour les autos et les camions).

Avant l'arrivée à Buenos Aires samedi, dans deux jours, il reste encore plus de 1 400km à parcourir!

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Le Classement n'a pas été bouleversé ce jour :

Si l'espagnol Barreda a dans un premier temps remporté l'étape, comme la veille, sur sa moto, il a été en suite écopé d'une pénalité de 45 minutes le reléguant 40e de l'étape et 18e au général.

C'est donc son compatriote Coma, qui avec un sans faute, conserve la tête du général, 21 minutes devant son plus sérieux challenger, le portugais Goncalves.

En quad, le polonais Sonik, 6e de l'étape, conserve avec presque trois heure d'avance, un leadership pratiquement inattaquable !

Le prince (et roi de ce Dakar) Al Attiya remporte ce soir sa 5e victoire d'étape. Cependant, le sud-africain De Villiers, à seulement 30 minutes, reste à l'affut d'une grosse faute qui pourrait s'avérer fatale au Qatari...

Bon, ok, pour les camions, c'est encore et toujours 3 équipages russes sur 3 Kamaz au général. Quelque chose me dit que l'un d'eux risque de se retrouver sur le podium (si il est assez solide... le podium !) à Tecnopolis.

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Faisons enfin le point sur les français présents au général : on trouve Declerck en 5e position dans la catégorie quad, Laveille en 5e position en auto et Casteu en 7e position catégorie moto (pour ce qui est des camions, on est vraiment loin, très loin derrière)

Peterhansel et sa Peugeot pointent seulement à la 11e place du général...

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(15 janvier 2015)

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Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

15/01/2015

Dakar 2015, étape 10 : Calama (Chili) - Salta / Cachi (Argentine)

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(14 janvier 2015)

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Cette 10e étape fut la presque la même pour tous, mis à part sur la fin : départ de Calama au Chili, passage de la frontière et traversée de Salinas Grandes à 3600 mètres d'altitude.

Puis les autos et les camions (852km dont 358 de spéciale) prirent le chemin de Salta, alors que les motos et les quads (891km dont 371 de spéciale) poussaient jusqu'à Cachi en passant par le Paso de l'Acay, le col le plus haut d'Argentine, à 4970 mètres !

C'était une étape marathon, donc sans assistance ce soir au bivouac...

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L'espagnol Barreda gagne l'étape, devant son compatriote Coma, une belle compensation après sa très décevante prestation sur le Salar d'Uyuni, où il a perdu toute chance de podium. Coma justement, qui lui conforte lui sa première place au général.

C'est bien le polonais Sonik, 4e de l'étape, qui réalise sans le vouloir la meilleure opération du jour : ses challengers au général depuis le début de la compétition (le chilien Casale et uruguayen Lafuente) abandonnent tous deux la course ce soir. Il a maintenant devant lui un boulevard pour la victoire, avec près de 3h d'avance sur son second au général !

Le qatari Al Attiya s'offre quant à lui une nouvelle victoire d'étape devant l'argentin Terranova et le saoudien Alarajhi. Au général, et à seulement trois jours de l'arrivée, le prince et sa mini ont presque 30mn d'avance sur la Toyota du sud-africain De Villiers, deuxième au général.

Côté camion, ça en devient lassant, toujours trois Kamaz (tous russes) caracolent en tête...

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(14 janvier 2015)

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Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

14/01/2015

Dakar 2015, étape 9 : Iquique - Calama

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(13 janvier 2015)

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(13 janvier 2015)

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L'étape du jour (88km de liaison et 450kmde spéciale) entre Iquique et Calama n'a pas vraiment bouleversé le classement général : Coma, Al Attiyah et Sonik confirment leur leadership...

A quatre jours de l'arrivée, les abandons se comptent pourtant par dizaines : entre 40 à 50% des motos, quads et autos ont désormais quitté ce 36e Dakar !

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3e à l'étape, l'espagnol Coma sur sa KTM conforte sa première place au général, mais seulement à 5mn de son plus dangereux adversaire (du moment), le portugais Goncalves sur Honda.

Second à l'étape, le polonais Sonik,  sur son quad Yamaha, conforte sa première place au général. L'espagnol Casale, à 4mn, reste définitivement son plus coriace challenger alors qu'à la 3e du général, l’uruguayen Lafuente pointe déjà à plus de 50mn de retard sur ce peloton de tête !

Si l'espagnol Roma a rempoté une magnifique étape, il se retrouve pourtant très loin au classement général (25e place). C'est le prince Al Attiya sur sa Mini qui conserve, royal, son titre, talonné, comme il en à pris l'habitude depuis le début de la compétition, par le sud africain De Villiers...

Côté camion, encore 3 Kamaz et trois équipages russes au général : ça en devient lassant...

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C'est également aujourd'hui le triste l'anniversaire de la disparition de Daniel Balavoine, mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986 sur l'étape malienne du Dakar qui le menait de Gao à Gourma-Rharous : RIP

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(13 janvier 2015)

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Et toutes les photos (de ces étapes) proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

13/01/2015

Dakar 2015, étape 7 et 8 : Iquique (Chili) - Uyuni (Bolivie), puis retour à Iquique

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(10,11 et 12 janvier 2015)

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(10,11 et 12 janvier 2015)

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J'ai décidé de traiter de ces deux dernières étapes dans le même post afin de simplifier un peu les choses et de ne donner les résultats des courses (!) qu'a l'issue de cette parenthèse "bolivienne"...

En effet, le déroulé de ce WE était assez complexe, puisqu'on y alternait les départs vers le Salar d'Uyuni (épreuve "marathon", c'est à dire sans assistance au bivouac), les jours de repos et le retour à Iquique.

Pour faire simple, ça ressemblait à ça :

Samedi 10 : départ pour les autos vers Uyuni, repos pour les motos et les quads
Dimanche 11 : retour des autos à Iquique et départ des motos et des quads vers Uyuni
Lundi 12 : retour des motos et des quads à Iquique et repos pour les autos

Pour compliquer un peu le tout, les camions n'ont pas participé à cette aventure bolivienne et ont eu droit à leurs deux circuits (différents) samedi et dimanche ; avec évidemment un jour de repos le lundi !

Le Dakar connaissait donc pour la première fois une journée (celle du dimanche 11) avec 3 départs différents et (presque) simultanés ! Vous me suivez ?

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Les circuits pour les camions (samedi 10 et dimanche 11) ont consisté en des boucles (très sablonneuses) aux alentours d'Iquique et de la côte pacifique.

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Pour les autos, les motos et les quads, il y eu d'abord l'étape 7, celle qui "montait" à Uyuni, en contournant les salars par le nord : 717km dont 321 de spéciale. Étape durant laquelle les concurrents sont passés en quelques dizaines de kilomètres du niveau de la mer à plus de 3500 mètres d'altitude, avant d'attaquer la spéciale à des altitudes encore supérieures : entre 3600 et 3900 mètres.

C'est peu dire que beaucoup on vraiment souffert d'arriver à cette altitude sans avoir eu le temps de s'y préparer.

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L'arrivée à Uyuni !

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L'étape 8, celle qui "redescendait" vers Iquique (en passant entre les salars de Coipasa et d'Uyuni) n'a compté que 24km de liaison et, tenez vous bien, 784 km de spéciale !

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Il suffit de regarder les photos pour se rendre compte que les motos qui s'en retournaient à Iquique aujourd'hui n'ont pas eu vraiment la même météo que leurs camarades en auto partis la veille : du froid, de la grêle ainsi que beaucoup d'eau sur le salar ont mis à rude épreuve les hommes et leur monture. 7 abandons moto rien que pour aujourd'hui, dont 4 qui se trouvaient dans le top 20 du général !

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Le classement des motos s'en trouve donc profondément modifié, avec un Barreda qui se retrouve ce soir en queue de peloton après avoir caracolé en tête depuis Buenos Aires ! C'est son compatriote l'espagnol Coma, qui arrivé sagement 9e de l'étape, prend la première place du général et reste plus que jamais le meilleur candidat à sa propre succession (il a gagné en 2014!).

Notez l'excellente prestation de Madame Laia Sanz sur sa Honda, 5e de l'étape et maintenant 9e au général !

L'argentin Gonzalez Ferioli (19 ans!) arrive premier de l'étape, mais son quad aura bien du mal à rattraper le trio gagnant depuis une semaine : le chilien Casale, le polonais Sonik et l’uruguayen Lafuente.

Le saoudien Alrajhi et sa Toyota s'offre une première place dans cette 8e étape, ce qui le place maintenant 3e au général, mais à plus de 10mn tout de même des indétrônables qatari Al Attiya (Alias le prince et sa Mini) et le sud africain De Villiers (sur Toyota).

Trois camions Kamaz sont en tête du général ; trois équipages russes ; tout est dit !

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(10,11 et 12 janvier 2015)

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Mes photos du Salar d'Uyuni en mai dernier : ICI

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(10,11 et 12 janvier 2015)

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 Et toutes les photos (de ces étapes) proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

11/01/2015

Nous sommes tous Charlie, Buenos Aires, 11 janvier 2015

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10/01/2015

Dakar 2015, étape 6 : Antofagasta - Iquique

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Le Chilien Casale sur son quad Yamaha

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(Dakar 2015, 6e étape, 09 janvier 2015)

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L'argentin Terranova, 29e au général...

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Les concurrents ont aujourd'hui continué leur remontée vers le nord en longeant la côte pacifique : 370 km de liaison et, selon les catégories, entre 277 et 318km de spéciale. Le terrain était un peu celui de la veille, mais avec beaucoup plus de sable vers la fin de la spéciale.

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Pas de grands changements ce jour :

Si les portugais Rodrigues et Goncalves, ainsi que l'australien Price, font le podium c'est encore et toujours les espagnols Barreda et Coma qui s'incrustent (durablement) au général.

Pour l'étape comme pour le général, on retrouve comme hier en quad le trio Sonik, Casale et Lafuente.

En camion c'est toujours Nicolaev et Mardeev qui mènent le bal sur leur Kamaz.

Le Prince du Qatar en Mini est en passe de devenir le roi du Dakar ! Déja 3 victoires d'étape gagnées depuis Buenos Aires. Le sud africain De Villiers, comme hier, le talonne à 11mn.

A noter la belle remontée sur l'étape de l'espagnol Roma, également sur Mini, mais qui pointe tout de même 42eme au général !

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Iquique va devenir le principal bivouac pour les trois prochains jours, où vont s'alterner (suivant la catégorie) un jours de repos, un départ vers le salar d'Uyuni (en Bolivie), puis un retour à Iquique.

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(Dakar 2015, 6e étape, 09 janvier 2015)

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Le qatari Al Attiya survole pour le moment la compétition...

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 Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

09/01/2015

Dakar 2015, étape5 : Copiapo - Antofagasta

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(Dakar 2015, 5ème étape, 08 janvier 2015)

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Cette cinquième étape du Dakar 2015, entièrement commune à tous les concurrents, fut rapide, technique et éprouvante : que de la pierre et de la terre (ou plutôt du fesh-fesh, ce sable très volatile qui s'insinue partout et empêche justement  de voir les pierres !) sur les 697km du parcours dont 458km de spéciale.

Contrairement à ce que laisse penser la carte ci-dessus, ce circuit entièrement "chilien" était plein nord. Il menait les bolides de Copiapo jusqu'au bord de la côte Atlantique, à Antofagasta, 400km au sud d'Iquique qui sera l'étape "repos" du WE prochain...

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Le classement n'en a pas pour autant été chamboulé, la preuve :

Côté moto, Barreda et Coma gardent leurs première et deuxième places, à l'étape comme au général

Idem pour les quads du polonais Sonik et du chilien Casale.

Idem encore (les deux premières places de l'étape et du général) pour les camion Kamaz des russes Nickolaev et Mardeev.

Si un autre russe, Vasilyev, cette fois sur une Mini, le saoudien Alrajhi et l'américain Gordon s'emparent du podium de l'étape, Al-Attiya (alias le Prince) et De Villiers l'africain conservent sans problème leur premières places du général.

Le grand champion espagnol Carlos Sainz, vainqueur du Dakar en 2010, à terminé celui-ci après cinq tonneaux... et une Peugeot totalement détruite.

Il fait partie des 22 véhicules déchus ce jour...

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(Dakar 2015, 5ème étape, 08 janvier 2015)

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A l'issue de l'épreuve, les concurrents se sont réunis afin d’observer une minute d'applaudissements en mémoires des victimes de attentat contre Charlie Hebdo (voir ICI)

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Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

07/01/2015

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Dakar 2015, étape 4 : Chilecito (Argentine) - Copiapo (Chili)

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(07 janvier 2015)

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Les concurrents se sont élancés ce matin à l'aube, car une longue étape de liaison (près de 600km, dont la majeure partie en Argentine) les attendait ; ils ont ensuite traversé la frontière chilienne au niveau du Paso de San Francisco.

Ils se trouvaient là à 4800 mètres d'altitude, 160km au nord de la Laguna Brava et 350km au sud du désert d'Atacama (à vol de condor!).

Passé la frontière, à l'est toute !, afin d'aller courir cette quatrième spéciale à 100% "chilienne".

Cette plutôt longue étape semble n'avoir pourtant pas laisser trop de séquelles : seuls 5 véhicules (uniquement des motos) ont abandonné l'épreuve aujourd'hui !

dakar.jpgPour ce qui est des motos justement, c'est assez simple : l'espagnol Barreda est premier de l'étape et premier au général ; l'espagnol Coma est lui second de l'étape et second au général ! Simple vous dis-je !

C'est d'ailleurs idem chez les quads, où les 4 premiers de l'étape se retrouvent (dans l'ordre!) aux trois premières places du général : le polonais Sonik, l'espagnol Casal et l’Uruguayen Lafuente.

Si l'espagnol Roma est second de l'étape sur sa Mini, il part très très loin pour ce qui est du général : à la 47e position. Ce qui n'est pas le cas d'Al Attiya (alias le Prince du Qatar), premier de l'étape et premier au général, ou bien encore De Villiers (le sud africain) troisième de l'étape et second au général.

Côté camion, les Kamaz et leur trois équipages russes raflent à la fois l'étape et le général ; rien à dire donc...

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(07 janvier 2015)

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Et je suis viscéralement un

 

"CHARLIE" ce soir...

 

Dakar 2015, étape 3 : San Juan à Chilecito

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(Dakar 2015, 3e étape, 06 janvier 2014)

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Le parcours d'aujourd'hui a mené les concurrents de San Juan à Chilecito, plus au nord. Il y avait en fait deux circuits, l'un pour les motos et les quads de 657km (dont 220 de spéciale) et un autres pour les autos et les camions de 542km (dont 284km de spéciale).

Je me trouvais par là-bas en mai dernier (voir carte ci-contre) et c'est peu dire que j'ai adoré tous ces paysages traversés, autour de Villa Unión, de la Laguna Brava et des parcs d'Ischigualasto et de Talampaya.

4207461623.jpgLa mauvaise nouvelle du jour, c'est bien entendu le décès du Polonais Michal Hernik, dans des circonstances non encore élucidées. C'est le cinquième concurrent (tous motards) à décéder depuis la "délocalisation du Dakar en Amérique du Sud en 2009.

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En moto, si l'autrichien Walkner s'empare de la victoire d'étape, l'espagnol Coma refait son retard tout en laissant (pour la deuxième fois consécutive) la première place du classement général moto à son compatriote Barreda.

C'est un argentin, Lucas Boneto qui gagne l'étape côté quad. L’uruguayen Lafuente s'empare de la première place du général, mais à seulement 11 seconde du chilien Casale.

L'argentin Terranova gagne l'étape auto, mais le prince du Qatar sur sa mini à "fait le boulot" : sans prendre trop de risque, il conserve son titre au classement général.

Les français Sainz et Peterhansel rattrapent leur retard en se classant à la 4e et 7e place du général.

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La journée fut toutefois très difficile et ce n'est pas moins de 34 autos qui jettent ce soir l'éponge, tout comme 6 motos, 1 quad et 3 camions.

Après seulement 3 jours de courses, 66 véhicules ont d'ores et déjà abandonné l'épreuve...

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(Dakar 2015, 3e étape, 06 janvier 2014)

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Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet, car j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

06/01/2015

Dakar 2015, étape 2 : Villa Carlos Paz à San Juan

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(2e étape, 05 janvier 2015)

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C'était couru d'avance, si j'ose dire, qu'ils allaient souffrir. Avec 625km dont une spéciale de 518km (la plus longue de ce 36e Dakar, en rouge sur la carte) les machines, mais surtout les corps ont été mis à mal : " Aujourd'hui c'était une étape terriblement difficile. La plus dure de ma vie. J'ai pensé que j'allais abandonner" (Casale, vainqueur "quad" 2014).

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- Côté moto, le premier du classement d'hier, Sunderland, s'est perdu pendant près de 2h30 et se retrouve à la 73e place du classement moto ! C'est l'espagnol Barreda qui prend la première place.

- Légèrement pénalisé hier (2mn qui lui avaient couté la première place), Nasser Al-Attiyah (alias le Prince du Qatar) a montré qu'il en avait dans le ventre et emmène sa Mini en tête du classement avec huit minutes d'avance sur la Toyota de De Villiers. (Les français Despres et Peterhansel sont respectivement 24 et 26e !)

- En quad, le polonais Sonik est dans cette étape à 3.30mn du chilien Casale. Les deux conservent les premières places du général.

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J'avoue que c'est bien la première fois que je regarde d'un peu près ces classements et je ne suis pas sûr de tout comprendre avant la fin du rallye : en effet ces quatre grandes catégories (il y a aussi les camions) se subdivisent en 17 "sous-catégories" (2 pour les motos, 2 pour les quads, 10 pour les autos et 3 pour les camions !) ; en fonction qu'ils sont essence ou diésel, 2 ou 4 roues motrices, modifiés ou non, de série, etc...

A part ça, 12 motos et 4 quad ont aujourd'hui abandonnés la course...

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C'est tout ce qu’il reste ce soir du Buggy du polonais Adam Malysh (non, pas "malesh"!) qui est parti en fumée à 20km de l'arrivée !

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Et toutes les photos proviennent évidemment d'Internet : j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

05/01/2015

Dakar 2015, étape 1 : Buenos Aires à Villa Carlos Paz

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Rallye Dakar, 04 janvier 2014

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Cette première étape avait tout d'un échauffement : en effet, sur les 838 km parcourus sous un beau soleil tout au long de la journée, seule la spéciale de 170km (en rouge sur la carte) était chronométrée. Ce sont l'anglais Sunderland (KTM), l'argentin Terranova (Mini) et la Chilien Casale (quad Yamaha) qui prennent très provisoirement les premières places du classement général.

Le bivouac s'est posé ce soir à Villa Carlos Paz, à une trentaine de kilomètres de Córdoba.

Au pied des sierras, cette station balnéaire (elle borde en effet le lac artificiel San Roque) d'environ 60 000h accueille tous les étés (c'est à dire en ce moment !) des milliers de touristes argentins venus chercher un peu de fraîcheur.

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Si l'espagnol Nani Roma, vainqueur du Dakar l'an dernier, n'a pas été contraint à l'abandon (suite à deux arrêts et près de 8h de retard !), il a vu aujourd'hui toutes ses chances de podium s’évanouirent définitivement...

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Toutes les photos proviennent évidemment d'Internet : j'ai un travail, quoiqu'en pensent certains :)

04/01/2015

Départ du Dakar 2015 à Buenos Aires

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(Buenos Aires, 03 janvier 2015)

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Devant le Cabildo

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La Cathédrale de Buenos Aires

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La Casa Rosada

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(Buenos Aires, 03 janvier 2015)

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Le Français Laurent Moulin sur Yamaha

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Le centre de la Plaza de Mayo est un peu vide : les spectateurs sont agglutinés tout autour!

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Il y avait une grande effervescence hier dans les rues de Buenos Aires, surtout aux abords de l'Avenue 9 Juillet et de la Plaza de Mayo : on y fêtait le départ "symbolique" du Dakar 2015.

Tous les candidats, après avoir remonté l'avenue "la plus large du monde", faisait un tour d'honneur de la Plaza de mayo, avec en point d'orgue un passage sur une rampe placée face à la Casa Rosada (le Palais présidentiel), où une animatrice polyglotte présentait un a un tous les concurrents...

Le show avait bien entendu commencé (vers 15h) par l’hymne national, suivi du passage remarqué d'un avion de voltige.

Les concurrents devaient alors patiemment attendre avant de pouvoir monter sur le "podium".

Pas si simple de faire défiler des centaines de concurrents sans finir par lasser le public : après les quads et les premières motos, je reprenais la Diagonal Norte jusqu'à l'Obélisque en croisant sur le chemin qui me ramenait à la maison les autos, les camions et autres buggys...

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(Buenos Aires, 03 janvier 2015)

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Un concurrent Mongol arborait une chapka malgré la chaleur ambiante : une bonne façon de marquer les esprits !

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La "Diagonal Norte", qui mène de la Place de Mai à l'Obélisque...

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Avenue du 9 Juillet

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(Buenos Aires, 03 janvier 2015)

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La Mini de Nasser Al Attiya, Prince du Qatar... et vainqueur de l'épreuve en 2011 !

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J'arrive au bout de l'Avenue 9 juillet (au coin d'Arroyo). Je connais bien l'endroit, car j'y passe pratiquement tous les matins !

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Ce sont les buggys qui sont les derniers à se présenter au public.

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L'ambassade de France, au nord de l'Avenida 9 de Julio

31/12/2014

L'ultime image

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"Ultime" parce que c'est la dernière que je posterais cette année !

Je souhaitais une image qui me ramène à un joli souvenir de ces derniers mois ; les lagunes d'Atacama en l’occurrence.

J'ai choisi celle-ci, un crépuscule, qui présage une renaissance.

Et puis je me suis joué des ombres et des reflets, avec l'idée qu'en enlevant quelque chose cela apporterait peut-être autre chose ; que rien ne disparait vraiment.

J'ai pensé à ceux qui partent mais qui restent.

J'ai pensé à Géraldine et à Antoine...

J'ai pensé à ceux qui ne sont pas partis (et ça en fait du monde!).

J'ai pensé à moi, mais alors très très vite!

Et puis j'ai pensé à 2015 !

30/12/2014

Le Dakar 2015 ; J-4

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Lisbonne, 04 janvier 2008 : à la veille du départ du 30eme Paris-Dakar, devant la pression du gouvernement français, le rallye est tout bonnement annulé ; quatre otages français ont été assassinés le mois précédent en Mauritanie et Al-Qaida menace de ne pas en rester là.

Cette annulation sonne le glas de la course mythique, du moins dans sa version "africaine", car dés le mois suivant, en février 2008, les organisateurs annoncent que cette 30eme édition aura bien lieu l'année suivante, mais qu'elle se déroulera en Amérique du Sud, plus précisément en Argentine et au Chili.

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Si les parcours des trois premiers rallyes "sud-américain" (2009, 2010 et 2011), n'ont traversé que ces deux pays (avec chaque fois le départ et l'arrivée à Buenos Aires), les trois éditions suivantes furent plus ouvertes :

- en 2012 : départ d'Argentine, passage au Chili et arrivée au Pérou

- en 2013 : départ du Pérou, passage en Argentine et arrivée au Chili

- en 2014 : départ d'Argentine, passage en Bolivie et arrivée au Chili

L'édition 2015, la 36eme donc, renoue avec ses (jeunes) origines, car c'est principalement en Argentine et au Chili que se dérouleront cette année les 15 jours de courses, avec une seule étape prévue en Bolivie (à Uyuni), tout comme en 2014.

Et c'est Buenos Aires qui accueillera, de nouveau, à la fois le départ et l'arrivée de la course...

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Plus de 600 véhicules ont été débarqué le 23 décembre dernier d'un cargo en provenance du havre. Si j'ai bien compté (la liste exacte se trouve sur le site officiel du Dakar), 427 véhicules participent cette année à la compétition : 168 motos, 143 autos, 67 camions et 49 quads.

Côté participants (là, c'est plus compliqué), il y aura entre 650 et 700 compétiteurs. Si il n'y a en effet qu'une personne par moto et par quad, on en trouve généralement deux par voiture et trois par camion ! Pour ce qui est des nationalités, ça se complique encore un peu plus car si la majorité des équipages sont "mono-pays", certaines voitures comptent deux nationalités et certains camion jusqu'à trois !

Avec 127 participants, c'est la France qui est la plus représentée, devant les Pays-Bas et l'Argentine...

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Pour ce qui est de cette boucle 2015, et selon bien entendu la catégorie à concourir, c'est entre 8200 et 9200 km au total que parcourront les candidats entre le 04 et le 14 janvier ; cela en une douzaine d'étapes.

Les 10, 11 et 12 janvier seront des dates particulières puisqu' Iquique (au Chili) sera à la fois une étape de repos (alterné) mais aussi le point de départ des marathons reliant le Salar d'Uyuni, la seule étape bolivienne de cette édition.

24/12/2014

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Le plus grand sapin de Noël (et la plus grande crèche!) de Buenos Aires,
Place du Vatican, décembre 2014...

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22/12/2014

Les (rares) sapins de Buenos Aires

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("Sapin" près du Théâtre Colón, Buenos Aires, 21 décembre 2014)

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De gauche à droite : au mall Recoleta, avenue Libertador (mais est-ce un sapin ?), au mall Alto Palermo

Ci-dessous : au Patio Bullrich

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Étrange atmosphère qu'un Noël dans l'hémisphère Sud ! Ces longues journées (et une chaleur parfois étouffante) sont en total décalage avec l'idée que l'on se fait généralement des Fêtes de fin d'année : la nuit qui tombe tôt, des vitrines spécialement décorées et un froid qui vous pousse à rentrer à la maison ; parfois un peu de neige...

Ici rien de tout cela !

Même si Noël est fêté comme le veut la tradition catholico-consumèriste (famille, crèche, messe et cadeaux), peu de choses transparaissent ici de ces festivités, tout au moins dans les rues : peu ou pas de décorations, de très très rares sapins, et absolument aucune denrée "spéciale" dans les magasins ; rien d'un peu original et "luxueux" que l'on s’offrirait juste pour l'occasion (comme du gibier, des truffes, du homard, des huitres, du Champagne français, etc..).

Noël se passe en famille, bien souvent en terrasse autour de l'énième asado de l'année, ou bien alors avec des plats plus traditionnels qui racontent les origines multiples de nombreuses familles argentines...

Les rares sapins que l'on voit sont bien entendu toujours en plastiques (ou autre matériau durable) et bien que les forêts argentines regorgent de conifères, aucun ne trouvera place au-dessus d'une crèche !

Pas de sapin, pas de déco, pas de repas spécial, pas de menus top au restau, et pas de cadeaux non plus (vu que je suis un expat en solo) : ce sera pour moi un noël "zéro euro"(ou presque!), qui pourrait paraitre d'une grande tristesse au yeux de certains, mais que j'apprécie à ma façon, libéré des contingences consuméristes de tout ordre...

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A gauche, l'Ambassade de France ; à droite, l'hôtel Four Seasons

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Au Mall Recoleta...

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Devant la Casa Rosada

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"Galeria Pacifico", le sapin orné de cristal Swarovski, prend les couleurs de l'éclairage changeant du plafond...

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(Buenos Aires, 21 décembre 2014)

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 Plaza del Vaticano, près du Théatre Colón, le plus grand sapin de Noël de Buenos Aires (40 mètres de haut) a été érigé par la "Banco Ciudad" afin de récolter des fonds contre la leucémie: Pour chaque don une étoile avec son nom est installée sur le sapin.

Le Pape François aura lui aussi, d'ici quelque jours, la sienne accrochée tout au sommet....

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Le soir, des milliers de diodes vertes illuminent le sapin...

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Devant le sapin, une crèche (à taille humaine) assez kitch à été installée. Le petit Jésus y trouvera place le 24 !

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(Buenos Aires, 21 décembre 2014)

20/12/2014

Bariloche

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L'hôtel Llao Llao, construit dans les années 40-50, est sans doute le plus bel hôtel de la région, et bien sûr l'un des plus cher...

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(Bariloche, novembre 2014)

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(Novembre 2014)

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San Carlos de Bariloche

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La Cathédrale néogothique Nuestra Señora del Nahuel Huapi à San Carlos de Bariloche.

L'église, terminée en 1946, est devenue cathédrale suite à la création en 1993 du diocèse de Bariloche par Jean-Paul II.

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On doit à Alejandro Bustillo (l'architecte de la cathédrale) cette Chapelle "San Eduardo" (1938), construite en rondins de cyprès.

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Ouettes à tête grise

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Il faut se faire à l'idée que lorsqu'on se risque en Patagonie, l'on se doit de s'adapter au climat, quel qu’il soit. Depuis le début de mon séjour, j'avais réussi (en partie) à me tenir assez éloigné du mauvais temps, quitte à largement modifier mes plans. En ce 4 novembre, je profitais enfin de ma plus belle (et dernière!) journée au cœur de la montagne. Ce n'était pas encore la panacée (le vent violent ridant la surface de l'eau) mais j'avais enfin un aperçu de ce que pouvait offrir la région lorsque la météo sait se montrer un brin conciliante...

De San Carlos de Bariloche, je retiens surtout qu'il doit falloir une bonne dose de patience pour en profiter sereinement en haute saison ! Depuis l'embouchure du Rio Limay jusqu'à Llao Llao, une seule route longe les 40km de côtes bordant le lac Nahuel Huapi. Elle traverse Bariloche ainsi que d'autres agglomérations, toutes proposant une offre hôtelière impressionnante : hosteria, albergus, hostel, hospedaje, inn, resort, spa, golf, B&B et autre rent-appart, de 50 euros (en basse saison!) à (largement) plus de 500 euros, il y en a vraiment pour toutes les bourses....

Vu que j'y étais en novembre (et donc en basse saison : la preuve, j'étais l'unique client de mon hôtel!) et que la circulation m'indisposait déjà (sans compter les limitations de vitesse et les ralentisseurs) j'imagine les heures nécessaires pour longer cette côte, "cul à cul", au cœur de la saison haute, été comme hiver !

A part ça, et pour rester objectif, rien ne sert de vouloir absolument "faire" tous les lacs de la région : les environs de Bariloche (à commencer par le "circuito chico" de 27km) offre une large panoplie de ce qu'il y a à découvrir dans le coin.

Ceux qui choisiront de s'éloigner seront sans doute plutôt à la recherche d'un peu plus de sérénité...

Avec ce post se termine ce petit voyage dans la région des lacs.

Si tout se déroule comme prévu, c'est Ushuaïa et l’Antarctique que je vous proposerais bientôt de découvrir...

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(Novembre 2014)

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Vanneau téro (vanellus chilensis)

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(Novembre 2014)

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Le "Ventisquero Negro" (le fameux "glacier noir" au pied du Cerro Tronador) se mérite car il faut compter pas moins de 80km de piste aller et retour ! Comme de plus la circulation est alternée, cela demande au minimum une demi-journée.

Personnellement je ne pense pas que le jeu en vaille la chandelle, à part si l'on veut jouer à Loeb et faire chauffer la boîte de vitesse...

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Renard gris d'Argentine

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Durant la saison estivale, de nombreux télésièges (ici celui du Campanario) permettent de profiter de la vue à plus de 1000 mètres de haut !

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(Bariloche, novembre 2014)

17/12/2014

Villa La Angostura

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(Novembre 2014)

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(Novembre 2014)

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En ce huitième jour le vent, la pluie et la neige laissent enfin un peu de place au soleil et, malgré de lourds et parfois menaçants nuages, la descente de San Martin de Los Andes vers Bariloche reste très agréable.

A mi-chemin, on rencontre Villa La Angostura, une agglomération dont la population a doublé en 10 ans (passant de 7 000 à 15 000 habitants). La petite ville vit exclusivement du tourisme, hiver comme été (avec une offre de près de 4000 lits), et n'a de réel intérêt que la nature environnante, ainsi que ses deux charmants petits ports situés à 3km du centre-ville.

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Les douanes argentines, quelques kilomètres avant le "Paso Cardinal Samoré" qui marque la frontière avec le Chili.

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La baie Mansa, à trois kilomètres du centre de Villa La Angostura

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La baie Mansa

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(Novembre 2014)

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Tout au fond, au pied des montagnes enneigées : San Carlos de Bariloche.