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03/03/2015

Autour d'Ushuaïa : les lagos Escondido et Fagnano

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Terrasse au bord de l'eau, au bout du monde...

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(Février 2015)

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Les lupins, fleurs emblématiques de la Terre de Feu...

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Le Lago Escondido depuis le Paso Garibaldi. Sans avoir soudoyé mon guide, il a pourtant accepté que je fasse seul à pied cette descente jusqu'au bord du lac...

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Feuillage très reconnaissable d'un représentant du genre nothofagus, dont les différentes espèces recouvrent presque l'ensemble de la Terre de Feu...

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Le Lago Escondido

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La plupart des visiteurs qui passent quelques jours en Terre de Feu seront avant tout séduits par l'une des nombreuses croisières sur le Canal Beagle (pour ma part, en partance pour l'Antarctique, je n'en ai pas spécialement ressenti le besoin). Puis leur attention se reportera ensuite invariablement sur une virée dans le Parc National.

Ceux qui auront encore du temps auront alors le choix entre quelques excursions "terrestres", dont celle qui mène à l'Estancia Harberton (et l'Ile Martillo et ses manchots) ; ou bien alors un peu plus au nord, vers les lacs Escondido et Faragno et la petite ville de Tolhuin.

J'ai opté quand à moi pour une excursion en 4X4.... dont je ne dirais pas beaucoup de bien.

Le seul "intérêt" de la chose étant d'emprunter une piste (en fait, l'ancienne nationale N°3) exactement en parallèle de la nouvelle qui est, elle, bien entendu, asphaltée !

Vingt kilomètres après avoir quitté la ville, premier arrêt dans un chenil où hurlent des chiens de traîneau aux yeux bleus. Passionnant. Après trente nouveaux kilomètres (dont une partie sur la fameuse piste), c'est le second arrêt, Paso Garibaldi. De là on découvre une très jolie vue sur le lac Escondido que l'on profite de partager avec les occupants des onze autres tout-terrain garés là.

Puis tous les véhicules descendent au bord du lac, à la queue leu-leu.

J'obtiens de mon guide qu'il m'oublie un peu et m'autorise à faire ces trois kilomètres à pied, au grand étonnement de mes compagnons d'un jour, apparemment moins téméraires.

La promenade est assez sympa, mais moins que le ciel qui reste lui très couvert....

Après un arrêt au bord du lac (près de maisons au bord de la ruine), encore une petite vingtaine de kilomètres pour atteindre cette fois le Lago Faragno (100km de long et 7 de large, dont un petit bout se trouve en territoire chilien), de nouveau au milieu de bicoques un peu déglinguées.

Voilà, la visite est terminée et on reprend la route (asphaltée cette fois, bien entendu : pas de temps à perdre!) pour retourner à quelques centaines de mètres de notre premier arrêt du jour (si! là où hurlaient les huskys!), mais cette fois pour déguster un très correct assado (là, c'est pas un joke!) dans une assez jolie cabane (ça aussi c'est plutôt vrai!) un peu en contrebas de la route : il faut bien justifier les 1100 pesos (112 euros ou 80 euros au blue) que m'a couté cette inénarrable ballade !

Peut-être deviens-je associable avec le temps (mais non je rigole!), mais je vous conseille tout de même, dans la mesure du possible, et surtout si vous êtes à plusieurs, de louer une voiture (un truc avec quatre roues, un truc normal quoi !), grâce auquel vous verrez cent fois plus de chose, et à votre rythme..., quitte à vous contenter d'un sandwich pour le déjeuner !

Si vous êtes seul, comme moi, il vous faudra sans doute composer avec ces tellement sympathiques agences !

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Le Cytarria, un champignon parasite mais comestible

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Le lac Fagnano

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(Février 2015)

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Les tourbières comme celles-ci sont très nombreuses en Terre de Feu...

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(Février 2015)

01/03/2015

Le train du bout du monde

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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Je vais, dans ce post, me retenir pour ne pas trop me moquer.

Car il faut bien le dire, à part le tracé qui reprendrait celui du train d'origine (ce qui reste encore à démontrer) et l'écartement inhabituel des rails (0,50m), ce train n'a vraiment rien de très historique. La seule assertion qui ne peut, en définitive, être mise en cause, c'est que ces actuelles sept kilomètres de voies ferrées sont bien les plus australes du monde...

Un peu d'histoire : quand le pénitencier d'Ushuaïa ouvre ses portes en 1902, le besoin est grand en pierre et en sable (pour la construction), mais surtout en bois de chauffage. Les bagnards vont alors être mis à contribution pour construire une ligne qui mènera de la prison jusqu'à 25km plus à l'ouest à l'intérieur de la forêt. Les rails sont au début en bois !

La ligne, qui deviendra vite ferrée, va alors régulièrement transporter les bagnards-bûcherons, et ce jusqu'à la fermeture du pénitencier, en 1947. La voie de chemin de fer, mise à mal après un tremblement de terre en 1949, est définitivement abandonnée en 1952.

En 1994, quelques amoureux des locos à vapeur (assistés probablement par des financiers un brin moins philanthropes) décident de remettre cette ligne au goût du jour et offrir un joli cadeau aux touristes qui commencent à se bousculer par ici...

Il n'est pas nécessaire d'avoir une maîtrise d'histoire pour se douter que les bagnards d'antan ne voyageaient pas exactement dans ce type de voitures !

Mais le buzz à fonctionné et des centaines de touristes se pressent aujourd’hui quotidiennement pour effectuer les... sept kilomètres du trajet. Car si c'est sans nul doute la voie ferrée la plus australe du monde, c'est aussi probablement la plus courte !

Côté prix, on atteint évidemment des sommets : de 420 pesos en seconde classe à 800 pesos en première, et jusqu'à 1500 pesos en version VIP (sic). Tout cela sans compter l'entrée du parc national de 140 pesos...

C'est pas vraiment donné pour moins d'une heure de trajet (à laquelle il faut retrancher presque la moitié puisque le convoi s'arrête à mi-chemin afin de permettre aux touristes d'aller découvrir une ridicule reconstitution d'un campement Yàmana).

Moi je dis ça, je dis rien...

De toute façon, puisque tous les "tours" passent par là, vous pourrez à tout le moins découvrir les deux gares sans avoir mis un pied dans le train...

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

28/02/2015

Les musées d'Ushuaïa

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(Presidio d'Ushuaïa, février 2015)

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Maquette de l'ancien pénitencier d'Ushuaïa, construit à partir de 1902. Une aile entière est restée inchangée depuis la fermeture de la prison en 1947.

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(Ushuaïa, février 2015)

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D'anciennes cellules, celles-là rénovées, accueillent les différentes expositions. Il y en a pour tout les goûts : histoire du bagne (mais aussi de tous ceux, fameux,à travers le monde!), histoire des prisonniers célèbres, histoire de la ville d'Ushuaïa, de ses pionniers, des premières expéditions polaires, des baleiniers, des naufrages, etc, etc...

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Le musée maritime retrace l'histoire des principaux navires (c'est ballot!) qui ont mouillés au large des côtes de la Terre de Feu. Les maquettes, réalisées par le même artiste, sont toutes à la même échelle, ce qui permet de facilement comparer les caractéristiques des bâtiments.

Ci-dessus, le fameux "Beagle" de Darwin et FitzRoy...

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Artefacts en ivoire réalisé par des baleiniers...

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Je ne tenais pas spécialement à vous faire une liste exhaustive des musées d'Ushuaïa (dont la visite est pourtant la bienvenue quand le soleil fait place à la pluie!), mais au moins vous les présenter car ils sont la mémoire de cette ville connue du monde entier mais dont l'origine est pour le moins particulière.

En effet, Ushuaïa était avant tout une ville de bagnard, un "Cayenne" version froid et humide !

Quand le "presidio" (la prison) voit le jour, en 1902, cela fait à peine 30 ans que quelques dizaines de "blancs" téméraires ont décidé de s'installer sur ces terres inhospitalières. La plupart sont des missionnaires britanniques arrivés à partir de 1869 et rejoint dès 1884 par des fonctionnaires argentins qui viennent surtout ici afin d'affirmer la présence de l'état.

Le pénitencier s’agrandit au fur et à mesure de l'arrivée des prisonniers et les missions britanniques sont elles gentiment démantelées...

Le bagne comptera jusqu'à 550 "pensionnaires" qui construiront (en plus de leur propre prison) les premières routes d'Ushuaïa, les première maisons, la ligne de chemin de fer, etc...

Quand Perón décide en 1947 de fermer définitivement le pénitencier, Ushuaïa n'est encore qu'un gros village d'à peine plus de 2 000 habitants !

C'est seulement à partir des années 80 et 90 que la "cité du bout du monde" va réellement prendre son envol (et pas seulement grâce à Nicolas Hulot et au gel douche) : le tourisme en Terre de Feu (mais aussi le début des croisières Antarctique) attire de plus en plus de curieux en quête d'exotisme et d'horizons toujours plus lointains.

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Le petit musée Yàmana retrace l'origine des quatre ethnies indigènes qui vivaient chacune de leur côté avant l'arrivée des premiers blancs et décrit (à force de maquettes) leur mode de vie, proche en ce milieu du 19e siècle de celui de l’âge de pierre.

C'est bien entendu le côté un peu sombre de cette conquête de la Terre de Feu présentée parfois de façon un peu "flamboyante" : en un demi siècle, la quasi totalité des 10 à 12 000 Yàmanas, Haush, Selknams et Alakalufs vont disparaître ! Du fait de la maladie, bien sûr, mais également de ce que l'on appelle ici pudiquement les "persécutions" et que l'on pourrait aussi traduire par "exécutions"ou "éliminations"...

Ils n'étaient plus que 250 dans les années 1920...

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Deux autres musées "du bout du monde" ne sont à visiter que s'il pleut vraiment beaucoup! Je plaisante évidemment, quoique rapport qualité-prix, on en a pas vraiment pour son argent...

L'un prend place dans l''ancienne banque de la Nation argentine, construite en 1912 (elle fonctionnera jusqu'en 1977) et l'autre dans l'ancienne résidence du gouverneur.

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L'ancienne banque de la Nation argentine

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La salle des coffres... et des oiseaux empaillés !

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Cette magnifique proue, récupérée sur un navire échoué en 1893, est surement la seule et unique belle pièce du musée. Elle prend les traits de la Duchesse dAlbany, épouse du 8e fils de la Reine Victoria.

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C'est en 1891 qu'est édifiée la Résidence du gouverneur (le premier étage sera ajouté en 1909).

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(Ushuaïa, février 2015)

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La salle du conseil, le bureau du gouverneur, quelques reproductions de cartes anciennes et de photos noir et blanc, et puis c'est tout...

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Ushuaïa au début du siècle : seule une route (l'actuelle Calle San Martin) traverse le village et mène jusqu'au pénitencier...

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Réinterprétation un peu kitsch d'un bar-épicerie...

24/02/2015

Le Parc national de la Terre de Feu

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Même si je n'ai pas vu de castors "canadiens" (il y a pour cela des visites guidées dédiées), on ne peut que se rendre compte de leur présence. De 26 couples introduits en 1946 pour des raisons purement mercantiles, on en compte maintenant des centaines de milliers !

En l'absence de prédateurs, leur expansion continue (on les trouve à présent au nord de la frontière naturelle que formait le Détroit de Magellan!) et les autorités, devant cet impact négatif sur la biodiversité, se trouvent pour le moins démunies.

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Le Parc National "Tierra del Fuego", dont l'entrée se trouve à environ 10km d'Ushuaïa, est un incontournable pour qui visite la ville "du bout du monde". Seuls 2 000 km², sur les 63 000 km² que comptent ce parc créé en 1960, sont accessibles aux visiteurs, dont le nombre s'élève aujourd'hui à près de 300 000 par an!

Une dizaine de sentiers, de 400m à 8km, permettent à chacun de trouver son plaisir (et à son rythme), tout en évitant les groupes qui débarquent par bus entiers.

Au nord du parc, dans les zones non touchées par l'homme, on trouve la forêt primaire la plus australe de la Terre (que l'on nomme également forêt magellanique subpolaire ou fuégienne). Cette partie du parc est classée depuis 1990 comme "réserve naturelle stricte" et l’accès en est totalement interdit aux touristes...

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On trouve au hasard des sentiers de nombreux couples de "cauquen communs" (Chloephaga picta), en Français ouette ou encore bernache de Magellan.

Cette "oie" (dont le mâle porte un superbe plumage noir et blanc) est également l'emblème de la ville d'Ushuaïa.

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Pour de nombreux touristes, le clou d'une visite guidée est l'arrivée à Bahia Lapataia, là où se termine la course de la Route n° 3, après qu'elle ait longé la côte atlantique sur 3060km depuis Buenos Aires !

L'occasion pour les guides de mettre à l'honneur le drapeau de la province Tierra del Fuego : la partie orange (couleur de feu) reprend la "forme" de la province ; Le bleu, la mer qui l'entoure et les étoiles les îles revendiquées par l'Argentine (Malouines, Shetland, Géorgie, etc...) ; au centre, un majestueux albatros, symbole de liberté...

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La Baie Lapataia

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

21/02/2015

Ushuaïa et la Terre de Feu

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(Ushuaïa, février 2015)

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(La Quiaca, située à 5 000 kilomètre d'Ushuaïa, est la ville la plus au nord d'Argentine, à la frontière avec la Bolivie)

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La Terre de feu est le nom donné à l'archipel qui se situe au sud du Détroit de Magellan. 

Ce territoire, que se partagent le Chili et l'Argentine, est constitué d'une île principale (généralement appelé "Grande île de la Terre de Feu") et d'une multitude d'archipels et d'îles plus petits.

Horn, l'île la plus au sud (dans l'archipel Hermite), a donné son non au cap légendaire !

Le Détroit de Magellan fut découvert par le célèbre navigateur et explorateur portugais en 1520, lors du tout premier tour du monde de l'histoire. Magellan ne terminera d'ailleurs pas cette circumnavigation et décédera d'une lance philippine empoisonnée sur le chemin du retour, l'année suivante...

L'archipel au sud du détroit fut dénommé dans un premier temps "Tierra del Humo" (terre de la fumée) puis très vite "Tierra del Fuego" (terre de Feu) : cela faisait suite à l'observation de très nombreux feux à l'intérieur des terres, allumés à l'époque par les tribus indigènes, Onas ou Alacufs.

Les chiliens et les argentins donnent également chacun le nom de "Provincia de Tierra del Fuego" à leur "moitié" respective de la "Grande île"

C'est sur la "Grande île de Terre de Feu", côté argentin, que l'on trouve Ushuaïa, la ville la plus australe du monde (Puerto William -au Chili- se trouve certes à 10 km plus au sud qu'Ushuaïa, mais avec ces quelques 2 500 habitants, elle ne peux malheureusement pas prétendre à la qualification de "ville"). 

Subtilité des découpages frontaliers : un touriste arrivant du nord de la Patagonie argentine se devra d'entrer au Chili, traverser en ferry le Détroit de Magellan (à Punta Delgada) avant d'entrer de nouveau, 150km plus loin, en argentine !  

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On se rend bien compte sur ce planisphère que seul l'Argentine et le Chili possèdent un large territoire sous le 35e parallèle sud.

(on y trouve également la partie la plus méridionale de l'Australie -avec Canberra- et une partie de la Nouvelle Zélande -avec Wellington-)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Ushuaïa, la fameuse ville du bout du monde : del fin del mundo !

Je m'étais promis de ne seulement la visiter qu'à l'occasion d'une virée "encore plus au sud" et c'est maintenant chose faite...

Même si tout se mange ici à cette sauce généreusement resservie de "bout du monde" (la poste "del fin del mundo", la posada, les ascenseurs, le journal "del fin del mundo" ou bien encore le train, le phare ou le musée "del fin del mundo"), Ushuaïa est une ville plutôt sympathique et à taille humaine... 

Coincée entre les montagnes aux sommets enneigés (qui la protègent -un peu- des vents trop violents) et le Canal Beagle (du nom du bateau sur lequel Charles Darwin et le Capitaine FitzRoy firent leur tour du monde entre 1831 et 1836), Ushuaïa (et ses 60 000 habitants), est une ville essentiellement tournée vers le tourisme, offrant hiver comme été toutes la gamme des activités de plein air. 

C'est toutefois le port qui reste le cœur de toute cette mécanique touristique (même s'il accueille régulièrement quelques porte-containers): l'ensemble des bateaux qui organisent leurs virées sur les eaux du Beagle mouillent ici à l'année et pratiquement tous les navires en partance pour l’Antarctique font eux aussi escale, un jour ou deux, dans ses eaux suffisamment profondes...

Les températures ressenties à Ushuaïa sont dans une moyenne entre 2° et 10° tout au long de l'année (plus favorable de novembre à avril), et les précipitations, plutôt régulières elles aussi, sont d'environ 48mm par mois, c'est à dire comme à Paris !

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Le premier établissement "non aborigène" d'Ushuaïa date seulement de 1869, il y a donc moins de 150 ans : il s'agissait alors de l'installation d'une mission anglicane. Les voisins ne furent pas très nombreux jusqu'à ce que le gouvernement décide d'installer là un pénitencier qui fonctionnera de 1904 à 1947, date à laquelle la ville ne comptait pas plus de 2 000 habitants !

C'est à partir des années 80 que la population n'a cessé de croître, portée par le naissant tourisme de masse....

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(Ushuaïa, février 2015)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Le Saint-Christopher, bâtiment de guerre américain construit en 1943. A participé aux opération du débarquement de Normandie en 1944 (sous pavillon britannique) et a fini échoué dans le Beagle en 1957 (sous pavillon argentin). Une allégorie à lui tout seul....

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La partie Est d'Ushuaïa

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...et la photo que je ne pouvais pas ne pas faire !

31/01/2015

Cap au sud ; mais alors vraiment très au sud :)

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... et retour vers là mi-février !

 

Profitez-en pour aller découvrir sur mon précédent blog un peu de Cuba, de l'Ouzbékistan, du Spitzberg, de la Birmanie, du Pérou, ou bien encore du Laos ...

20/12/2014

Bariloche

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L'hôtel Llao Llao, construit dans les années 40-50, est sans doute le plus bel hôtel de la région, et bien sûr l'un des plus cher...

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(Bariloche, novembre 2014)

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(Novembre 2014)

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San Carlos de Bariloche

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La Cathédrale néogothique Nuestra Señora del Nahuel Huapi à San Carlos de Bariloche.

L'église, terminée en 1946, est devenue cathédrale suite à la création en 1993 du diocèse de Bariloche par Jean-Paul II.

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On doit à Alejandro Bustillo (l'architecte de la cathédrale) cette Chapelle "San Eduardo" (1938), construite en rondins de cyprès.

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Ouettes à tête grise

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Il faut se faire à l'idée que lorsqu'on se risque en Patagonie, l'on se doit de s'adapter au climat, quel qu’il soit. Depuis le début de mon séjour, j'avais réussi (en partie) à me tenir assez éloigné du mauvais temps, quitte à largement modifier mes plans. En ce 4 novembre, je profitais enfin de ma plus belle (et dernière!) journée au cœur de la montagne. Ce n'était pas encore la panacée (le vent violent ridant la surface de l'eau) mais j'avais enfin un aperçu de ce que pouvait offrir la région lorsque la météo sait se montrer un brin conciliante...

De San Carlos de Bariloche, je retiens surtout qu'il doit falloir une bonne dose de patience pour en profiter sereinement en haute saison ! Depuis l'embouchure du Rio Limay jusqu'à Llao Llao, une seule route longe les 40km de côtes bordant le lac Nahuel Huapi. Elle traverse Bariloche ainsi que d'autres agglomérations, toutes proposant une offre hôtelière impressionnante : hosteria, albergus, hostel, hospedaje, inn, resort, spa, golf, B&B et autre rent-appart, de 50 euros (en basse saison!) à (largement) plus de 500 euros, il y en a vraiment pour toutes les bourses....

Vu que j'y étais en novembre (et donc en basse saison : la preuve, j'étais l'unique client de mon hôtel!) et que la circulation m'indisposait déjà (sans compter les limitations de vitesse et les ralentisseurs) j'imagine les heures nécessaires pour longer cette côte, "cul à cul", au cœur de la saison haute, été comme hiver !

A part ça, et pour rester objectif, rien ne sert de vouloir absolument "faire" tous les lacs de la région : les environs de Bariloche (à commencer par le "circuito chico" de 27km) offre une large panoplie de ce qu'il y a à découvrir dans le coin.

Ceux qui choisiront de s'éloigner seront sans doute plutôt à la recherche d'un peu plus de sérénité...

Avec ce post se termine ce petit voyage dans la région des lacs.

Si tout se déroule comme prévu, c'est Ushuaïa et l’Antarctique que je vous proposerais bientôt de découvrir...

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(Novembre 2014)

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Vanneau téro (vanellus chilensis)

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(Novembre 2014)

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Le "Ventisquero Negro" (le fameux "glacier noir" au pied du Cerro Tronador) se mérite car il faut compter pas moins de 80km de piste aller et retour ! Comme de plus la circulation est alternée, cela demande au minimum une demi-journée.

Personnellement je ne pense pas que le jeu en vaille la chandelle, à part si l'on veut jouer à Loeb et faire chauffer la boîte de vitesse...

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Renard gris d'Argentine

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Durant la saison estivale, de nombreux télésièges (ici celui du Campanario) permettent de profiter de la vue à plus de 1000 mètres de haut !

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(Bariloche, novembre 2014)

17/12/2014

Villa La Angostura

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(Novembre 2014)

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(Novembre 2014)

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En ce huitième jour le vent, la pluie et la neige laissent enfin un peu de place au soleil et, malgré de lourds et parfois menaçants nuages, la descente de San Martin de Los Andes vers Bariloche reste très agréable.

A mi-chemin, on rencontre Villa La Angostura, une agglomération dont la population a doublé en 10 ans (passant de 7 000 à 15 000 habitants). La petite ville vit exclusivement du tourisme, hiver comme été (avec une offre de près de 4000 lits), et n'a de réel intérêt que la nature environnante, ainsi que ses deux charmants petits ports situés à 3km du centre-ville.

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Les douanes argentines, quelques kilomètres avant le "Paso Cardinal Samoré" qui marque la frontière avec le Chili.

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La baie Mansa, à trois kilomètres du centre de Villa La Angostura

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La baie Mansa

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(Novembre 2014)

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Tout au fond, au pied des montagnes enneigées : San Carlos de Bariloche.

13/12/2014

San Martin de los Andes

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

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San martin de Los Andes est nichée dans une petite vallée, à l’extrémité est du Lago Lacar. Ce lac d'origine glaciaire, comme presque tous ceux de la région, est long d'une vingtaine de kilomètres et profond par endroit de plus de 250 mètres ; c'est le dernier (ou le premier, question de point de vue!) de la fameuse Route des sept lacs qui relie San Martin à Bariloche, 190 km plus au sud...

San Martin de Los Andes, avec 25 000 habitants, est aujourd'hui l'une des grandes villes de la Province de Neuquèn. Fondée par l'armée argentine en 1898, elle ne fut pourtant longtemps qu'une petite garnison militaire posée là pour assoir légitimité du gouvernement face à la fois aux Mapuches (indiens dépossédés de leur terres ancestrales), mais aussi aux chiliens qui avait des vues sur le Lac Lacar (la frontière passe à l'extrémité ouest du lac). 

San Martin n'a commencée à se développer qu'au début des années 40, suite à la création du Parc national Lanin, mais n'a connu un vrai boum, grâce au tourisme, que dans les années 60 et 70.

Comme la météo, en ce premier WE de novembre, était épouvantable, j'avais posé mon sac dans un charmant petit hôtel en attendant le soleil (ces quelques photos ont été prise à l'arrivée et au départ !).

J'ai donc eu largement le temps de me rendre compte qu'il n'y a vraiment pas pas grand chose à faire ici quand le mauvais temps s'en mêle ! Par contre c'est l'endroit parfait pour qui cherche un peu de calme et de sérénité et je n'ai absolument pas regretté mon choix de ne pas rester à Bariloche...

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

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La Route 40, dont le tracé définitif (sic) avait été fixé en 2005, passait encore il y a peu à une cinquantaine kilomètres de là.

En 2012, dans un souci de développement touristique, le gouvernement et la province ont modifié les plans afin que la "Route des sept lacs" intègre enfin la mythique "Ruta 40" qui traverse du nord au sud toute Argentine ! 

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La tour de la "Municipalité" jouxte la Place San Martin ou trône évidemment une statue du "Libertador".

Un monument à San Martin à San Martin de los Andes, ça a du sens :)

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L'église San José

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

03/12/2014

La Route des 7 lacs

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(Route des 7 Lacs, octobre 2014)

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(Route des 7 Lacs, octobre 2014)

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J'ai passé la Nuit à Bariloche chez l'ami d'un ami (merci Miguel et Daniel) et je me tâte quant à la suite du programme ! La journée s'annonce correcte (c'est a dire couverte mais sans pluie), bien meilleure en tout cas que ce qui est annoncé pour les deux jours a venir! 

Je sens que je vais être vite "bloqué" par le mauvais temps et il me faut trouver un point de chute où faire le dos rond et patiemment attendre un peu de soleil.

J'opte donc pour la petite ville de San Martin de los Andes (je trouve Bariloche trop "grande") que je vais rallier en parcourant l'incontournable et magnifique Route des 7 lacs. Cette dernière, longue de 190 km, traverse des forêts et les vallées tout un longeant quelques magnifiques lacs.

Sur presque toute la première moitié du voyage, on découvre les côtes déchiquetées et tentaculaires du lac Nahuel Huapi, aussi grand et profond que le Léman ! Ce lac se trouve à une altitude de 768 mètres et les sommets alentour culminent, eux, à une moyenne de 2500 mètres.

Passé Villa La Angostura, viennent alors les autres lacs, Corentoso, Espejo, Escondido, Traful, Villarino, Falkner et Machonico jusqu'au Lago Lacar où se niche San Martin de Los Andes.

Si on prend en compte les lacs Hermoso et Meliquina qui se trouvent à quelques kilomètres de la route, c'est donc au total au moins dix lacs qui s'offrent au visiteur. 

Nahuel Huapi signifie en langue Mapuche "île jaguar" ou bien "île tigre", on ne sait pas trop (le tigre d'eau est en effet le nom que les indiens donnaient à la loutre du Chili).

C'est également le nom d'un immense Parc national (plus grand que le département des Côtes d'Armor), qui s'étend sur 150 km le long de la frontière avec le Chili.

C'est l'incontournable "Perito" Moreno qui est à l'origine (suite à un legs de 75km² fait à l'état en 1903) de la création de ce qui devenait en 1916 le premier parc naturel d'Argentine.

C'est sur cette terre tant aimée, qu'il fut l'un des premiers blancs à découvrir et à étudier (dès 1876), qu'aujourd'hui il repose ; une modeste tombe sur la petite et discrète île Centinela. 

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La presque totalité de la route est aujourd'hui goudronnée, et seul une vingtaine de kilomètres réserve encore quelques surprises !

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(Route des 7 Lacs, octobre 2014)

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27/11/2014

Au fil du Rio Limay

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(Rio Limay, octobre 2014)

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De nombreuses fermes piscicoles élèvent d'énormes et succulentes truites...

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Allez ! C'est parti pour 430 km d'une très jolie route sans encombre...

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Les Andes, au loin...

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En ce quatrième jours de voyage, je ne pouvais rêver d'un meilleur fil conducteur !

Le Rio Limay, long de 500 km commence en effet sa course à Bariloche et la termine à Neuquén ; je vais quant à moi "remonter" la rivière dans le sens inverse...

Le Rio Limay (dont le débit est plus ou moins comparable à celui de la Loire) n'est pas un fleuve ordinaire, car il se transforme sur environ la moitié de son cours en une série d'impressionnantes retenues d'eau large parfois de plusieurs kilomètres.

Pour en arriver là, pas moins de cinq barrages hydrauliques on été construits, qui produisent annuellement un total de 12,5 milliards de kilowattheures.

Le Rio Limay est aussi renommé pour accueillir l'unique usine d'eau lourde d'Amérique du Sud. Elle se trouve à Arroyito, à environ 60 km à l'ouest de Neuquén.

C'est à Neuquén justement que le Rio Limay termine sa course, officiellement en tout cas. Car c'est aussi là qu'il rencontre là une autre rivière, le Rio Neuquén, avec laquelle il va désormais former, et ce sur les 500 km qui mènent jusqu'à la côte atlantique, le fameux Rio Negro.

Enfin, et pour finir, le Rio Limay sert également de frontière naturelle entre les provinces de Neuquén et de Rio negro...

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A mi-chemin de mon petit voyage, je traverse la localité de Piedra Aguila (3 500h), reconnaissable à son "monument" perché en haut d'une colline. C'est un haut lieu du tourisme régional, spécialement réputé pour la pêche sportive...

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On découvre les superbes paysages de la Valle Encantado (dont les formations rocheuses caractéristiques sont d'origine volcanique) à une cinquantaine de kilomètres avant Bariloche.

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(Valle Encantado, octobre 2014)

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L'imposant Lac Nahuel Huapi (avec au fond la Ville de San Carlos de Bariloche), dont le Rio Limay est l'émissaire...

22/11/2014

Sur la route de Neuquèn

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(Zapala, octobre 2014)

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Au lieu-dit "Primeros Pinos"

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En ce troisième jour, le soleil semble être de la partie, pour le moins au-dessus de Zapala. Je décide donc de me diriger vers le Lac et la ville d'Aluminé, une bonne centaine de kilomètres plus à l'ouest.

Le vent est aussi violent que la veille et les nuages au loin chapeautent la chaîne montagneuse. A mi-chemin, aux abords du lieu-dit "Primeros Pinos" ("les premiers pins", ces araucarias centenaires), les choses se compliquent presque instantanément. Je me retrouve vite sur une route partiellement enneigée, sans aucun équipement (ni d’ailleurs l'habitude), et je n'ai bien sûr pas la moindre idée de ce qui se trouve plus avant.

Dans ma grande sagesse (sic), j'opte pour le repli stratégique, ce qui devient vite une routine en Argentine !

Je rebrousse chemin jusqu'à Zapala, et comme il est hors de question que j'y passe une troisième nuit, je file droit sur Neuquén (cette fois tout à l'est), la capitale de la Province éponyme. Je précise qu'évidemment Neuquèn n'avait jamais fait partie de mon programme initial !

Je traverse en route Cutral Có, la troisième ville de la Province (avec seulement 36 000 h), qui est en train de devenir l'un des centres du nouvel eldorado argentin. En effet, des forages menés depuis les années 2010 ont révélé une immense étendue de réserves d'hydrocarbures non conventionnels (oui, ça veut bien dire "de schiste" !) qui se trouvent dans les sous-sols de la région.

On parle là de milliards de barils qui pourraient rendre à l'Argentine son indépendance énergétique et, il est vrai, un peu moins des conséquences à terme, probablement désastreuses, sur l'environnement...

Est-ce prémonitoire ?, cette exceptionnelle réserve d'hydrocarbures porte le doux nom de "Vaca Muerta" (la vache morte).

Il y a bien quelques communautés Mapuches (descendantes des populations autochtones décimées à la fin du 19e siecle durant la très contestée "Conquête du Désert") qui manifestent leur désapprobation, mais cela n'aura bien sûr aucun effet face aux contingences économico-politiques du pays.

Arrivé à Neuquèn, je galére pour trouver une chambre : il y avait eu un déluge la veille à Buenos Aires et les aéroports de la capitale, en partie sous les eaux, avaient perturbés l'ensemble du trafic national...

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Les pollutions ne sont pas exclusivement dues aux forages de schiste : ici aussi (aux abords de Zapala) les sacs plastiques font des ravages...

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Le terminal de la ligne Général Roca : fondée dans les années 10, nationalisée dans les années 40 et abandonnée dans les années 90...

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L'impressionnante statue du Christ à Cutral-Có ; c'est en fait la seule chose à voir et ça tombe bien, car elle se trouve au bord de la Nationale 22 !

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On découvre des puits de pétrole (mais aussi de gaz) par milliers dans la région. Il sont facilement reconnaissables sur Google Earth, comme autant de tristes (mais nécessaires?) constellations...

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La "Casa de Gobierno" (1929) de la province de Neuquèn, que j’aperçois depuis la fenêtre de mon hôtel.

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Ci-dessous l’incontournable statue du Général San Martin, Avenida Argentina.

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Neuquén devient la 10e capitale de Province que je découvre !

Son intérêt historique reste plus que limité (elle n'est fondée qu'en 1904 et devient immédiatement capitale de province, en lieu et place de Chos Malal). Elle ne ressemble donc à aucune des capitales provinciales "classiques" et quatre fois centenaires comme, par exemple, Salta, Jujuy ou Córdoba.

Deux axes structurent la ville. Un nord-sud, le bien nommé Avenida Argentina et l'autre est-ouest qui est "porté" par la ligne de chemin de fer désaffectée. 

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La Cathédrale Maria Auxiliadora de Almagro (1950)

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La "estación" désaféctée de Neuquèn

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(Neuquèn, octobre 2014)

20/11/2014

De Zapala à Zapala (via Caviahue-Copahue)

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(octobre 2014)

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(Entre Zapala et Copahue, Province de Neuquén, octobre 2014)

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On trouve la formation rocheuse de "Riscos Bayos" ("les rochers escarpés de couleur baie" dans le texte) 25 km avant d'arriver à Caviahue. De nombreuses ouvertures naturelles laissent place à de petits autels...

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En ce deuxième jour je quitte sans tristesse Zapala qui, bien qu'elle soit la troisième ville de la province de Neuquén (avec environ 43 000 habitants), ne m'a pas laissé un souvenir inoubliable ! Il faut dire qu'à part son Musée Olsacher (minéralogie et de paléontologie) et ses deux casinos, il n'y pas vraiment grand chose à y faire...

Je ne sais pas encore que j'y retournerai le soir même !

Pour le moment, je trace la route qui mène jusqu'au fameux volcan Copahue, à 150 km de là.

Le vent est incroyablement déchaîné, et plus j'approche de mon but, plus le temps se dégrade. Arrivé à Caviahue, un village qui accueille en saison une station de ski, je dois cette fois faire face à une pluie violente et glacée.

C'est donc vraiment sceptique que je fais les derniers kilomètres jusqu'à Copahue et son célèbre volcan qui fait régulièrement parlé de lui même si sa dernière éruption majeure date de l'été 2012-2013. Je suis assez étonné de découvrir un village fantôme ; même si nous ne sommes pas à la bonne saison (ni celle de l'hiver, ni celle de l'été) l'endroit est totalement désert, au point que je n'ai pas vu âme qui vive durant les 30 ou 40 minutes de ma visite.

Devant une telle désolation, ajoutée au temps plus que capricieux, je n'ai plus qu'a rebrousser chemin. Ayant décidé de ne pas m'attarder non plus à Caviahue, je me décide tout simplement pour un repli stratégique à... Zapala !

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(Entre Zapala et Copahue, Patagonie, octobre 2014)

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Les maisons mais également les hôtels de Caviahue semblent un peu fait de bric et de broc, sans aucune harmonie ; pratiquement aucune rue n'est goudronnée...

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Le Lago Copahue est formé par deux "lobes" de quatre à cinq kilomètres de long. 

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On trouve sur les berges un nombre impressionnant d'aucarias, , un arbre endémique de cette région des Andes à cheval entre le Chili et l'Argentine ; certains spécimens sont vieux de plus de 1000 ans !

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Avant même d'arriver à Copahue, les relents de souffre sont de plus en plus prégnants ; une odeur d'œuf pourri. Je suis à n'en pas douter qu'à quelques centaines de mètres du fameux volcan culminant à 2997 mètres d'altitude, mais l'épaisse couche nuageuse m'empêche pourtant de le situer. 

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Les bassins d'eau bouillonnante, les margelles des piscines, les vestiaires : tout semble dans un total abandon et dans un état déplorable : j'imagine difficilement le lieu réaménagé avant la saison d'été qui arrive...

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Partout alentours d'autres bassins ainsi que des fumerolles qui s'échappent de la montagne.

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(Entre Zapala et Copahue, Patagonie, octobre 2014)

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13/11/2014

Dans le Nord-Ouest de la vaste Patagonie

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(Patagonie, octobre 2014)

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On se trouve ici à (environ) mi-chemin de la fameuse Ruta 40 qui traverse l'Argentine sur 5000 km, du nord au sud, de la frontière bolivienne jusqu'au Détroit de Magellan...

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La route reliant San Carlos de Bariloche à la capitale provinciale, Neuquén, longe le Rio Limay. De nombreux ouvrages hydrauliques on été installés sur le fleuve, le transformant en une immense retenue d'eau longue de plus de 100km !

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Patagonie.JPGLa Patagonie est si vaste que, lorsqu'on l'évoque (que l'on soit d'ailleurs ou non déjà passé dans le coin), il y a matière à la décrire à l'aune de ses propres réminiscences... voir de ses rêves.

Car la Patagonie a mille visages : des forêts tempérées, des prairies, des savanes et des brousses, des montagnes, des glaciers (côtiers ou de vallée), des volcans, des prairies de broussailles, des vallées fertiles, des littoraux (baignés par le Pacifique ou par l'Atlantique), mais encore des tas de fjords, d'îles, de bras de mer et de détroits...

Quand je vous dit qu'elle est vaste : avec environ 1 400 000 km² partagés entre l'argentine (surtout) et le Chili (un peu), la Patagonie est grande comme la France, l'Espagne et l'Allemagne réunies, et pour une population de seulement 4,3 millions d'habitants !

La patagonie "argentine" représente plus d'1/3 du territoire national !

C'est le Rio Colorado qui marque sa limite nord en Argentine et l'île de Chiloe côté chilien (en rouge sur la carte).

Dans les quelques posts qui suivront, c'est ce "nord-ouest" que vous allez découvrir...

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En ce premier après-midi, après avoir récupéré ma voiture de location à l'aéroport de Bariloche, je me décide pour remonter plus au nord : d'après les prévisions météo ce n'est que pluie et neige dans la montagne et je ne me sens pas prêt à affronter les éléments.

Je me contenterais pour le moment de faire connaissance avec les fameuses bourrasques patagoniennes qui ne me laissent aucun répit, tout en traçant mon chemin sur la Ruta 40 jusqu'à la petite ville de Zapala, à 400 km de là.

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(Sur la route de Zapala, octobre 2014)

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09/11/2014

De retour de Bariloche...

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Pour vous donner une idée, il y a environ 500 km à vol d'oiseau entre Caviahue et El Bolson

 

Autant vous le dire tout de suite, je n'avais pas choisi la bonne semaine pour ces vacances printanières ; juste la faute à pas de chance !

Capturebbbx.JPGCar si le soleil brille joyeusement aujourd'hui (9 novembre) sur l'ensemble du pays, c'était vraiment tout le contraire il y a une bonne dizaine de jours : plusieurs provinces subissaient un incroyable déluge de pluie. De nombreuses villes autour de Buenos Aires étaient sous les eaux, certaines ayant reçu en un jour les précipitations d'un mois entier.

Du côté des Andes, où je me trouvais, cette pluie se transformait plutôt en neige au fur à mesure que les températures chutaient !

J'ai donc passé les premiers jours à tenter de m'éloigner de ce temps pluvieux, neigeux et venteux en cherchant le soleil un peu plus à l'est, à l'intérieur des terres ; j’adaptais mon programme au jour le jour en fonction des prévisions peu fiables des services météo, eux aussi apparemment déboussolés...

Le mauvais temps ayant fini par me rattraper, j'arrêtais la voiture, posais l'appareil photo et "profitais" durant deux (très) longues journées des joies de la lecture au fond d'un lit, dans une douillette petite "hosteria" à San Martin de los Andes !

A la toute fin du séjour, il y eu de fait une nette amélioration et même carrément une très belle journée, ce qui a à peine suffit pour ne pas me voir quitter Bariloche tout dépité.

Mais comme disait Gabriel de Lautrec (1867-1938) : "Il vaut mieux encore du mauvais temps que pas de temps du tout !"

NB : En rouge sur la carte, les milliers de kilomètres parcourus depuis deux ans...

29/04/2014

Mendoza (jour 10 et fin !)

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Les "Chevaux de Marly" du Parc San Martin.

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(Mendoza, 17 mars 2014)

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Le Paseo Sarmiento est piétonnier sur trois cuadras, soit environ 400 mètres.

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Voilà, le récit de mon petit voyage de dix jours touche à sa fin !

Je serais bien resté perché dans la montagne plus longtemps, mais il était temps de rentrer. Je passais donc une nuit à Mendoza, d’où je devais prendre mon vol pour Buenos Aires.

0a.jpgUne fois de plus, je n'ai pas été vraiment emballé par la ville, même si j’admets que c'est la plus agréable des cinq "Capitales" de province que j'ai visité au cours de cette semaine.

La ville est verte et "aérée" et les avenues, à l'instar du Paseo Sarmiento, sont généreusement plantées de platanes. La place centrale est inhabituellement grande, puisque qu'elle couvre quatre "manzana" (paté de maison), soit un carré d'environ 250m de côté.

On trouve aussi quatre autres places (d'Espagne, d'Italie, du Chili et... San Martin) cette fois de taille "normale" et situées à un "cuadra" de chaque angle de la place centrale ; ce qui est également assez inhabituel...

Côté verdure, il y a encore le très joli Parc San martin, dessiné par l'incontournable Charles Thays, le créateur des principaux jardins de Buenos Aires. Ce parc est doté d'une imprésionnante grille d'entrée toute dorée, d'une réplique des Chevaux de Marly et d'un lac de près d'un kilomètre de long...

Mendoza a été victime en 1861 d'un tragique tremblement de terre qui a rasé la ville et tué 10 000 personnes. A partir de 1863,  un Français, Jules Balofret,, a redessiné cette capitale régionale dont la population métropolitaine, forte d' 1 350 000 habitants, la hisse en quatrième position des centres urbains argentins, après Buenos Aires, Córdoba et Rosario...

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L'hôtel Hyatt, place Independencia

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La Plaza Pedro del Castillo doit son nom au conquistador qui fonda  la ville (en 1561) en l'honneur de son maître Garcia Hurtado de Mendoza, gouverneur du Chili et vice-roi du Pérou.

Cette place, qui accueille un musée (fermé le lundi, jours de ma visite !) consacré à l'histoire de la ville ainsi que les ruines de l'église jésuite San Francisco, nous rappelle qu'ici battait le cœur de la cité avant le terrible tremblement de terre de mars 1861.

Suite à ce séisme, au cours duquel péri la moitié de la population, on transféra la place principale à deux kilomètres de là...

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Ruines de l’Église San Francisco

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A gauche, l'incontournable monument en l'honneur du Général San Martin, qui se trouve vous l'aurez deviné... Place San Martin !

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La Maison du Gouvernement

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La superbe grille d'entrée du Parc San Martin.
On aperçoit juste derrière une reproduction des Chevaux de Marly.

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(Mendoza, 17 mars 2014)

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On trouve en Argentine de nombreuses "Avenues Boulogne-sur-Mer". C'est en hommage au Général San Martin (eh oui! encore lui) qui décéda dans le Nord-Pas-de-Calais en 1850, après une vingtaine d'années d’exil (volontaire) en France.

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J'ai visité la plupart des régions viticoles françaises et il y en a certaines dont les paysages m'ont réellement marqués. Ce ne fut pas vraiment le cas ici, autour de Mendoza, où tout est désespérément plat et plutôt fade ; en fait, seule parfois la vision de la Cordillère tout au fond relève un peu le tableau...

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La bodéga Ruca Malen, au bord de la Ruta 7

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(Mendoza, 17 mars 2014)

27/04/2014

Sur la route de l'Aconcagua (jour 9)

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 (16 mars 2014)

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Laguna "los Horcones"

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L'Aconcagua, avec ses 6962 mètres, est le plus haut sommet des Amériques.

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Un lièvre...

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OK, je l'admet, le titre du post est un peu présomptueux : si j'ai vu l'Aconcagua, c'est tout de même d'assez loin, et je n'ai pas non plus suivi l'un des sentiers qui permet, après 8 ou 11 heures de marches d'accéder aux premiers camps de base !

En fait, quand j'évoque la "route de l'Aconcagua", je pense plutôt à ce tronçon de la Ruta 7 qui mène sur environ 80 kilomètres de Uspallata à la frontière chilienne, en longeant les vallées où coulent les Rios Mendoza et Las Cuevas : une très bonne route qui offre des paysages vraiment somptueux.

L'entrée du Parc de L'Aconcagua se trouve environ à trois kilomètres du Pont de l'Inca. On pose la voiture, et c'est parti pour un grand bol d'air frais.

J'ai eu également la chance d’apercevoir un couple de condors que je suis resté une bonne heure à contempler...   

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Un condor des Andes

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Le pont suspendu ; c'est à partir de là que commencent les treks plus "physiques" !

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Le couple de condors

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Condor au-dessus de l'Aconcagua !

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 (16 mars 2014)

22/04/2014

Le Pont de l'Inca

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(Le Pont de l'Inca, 15 mars 2014)

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El Puente del Inca se trouve à 70 km d'Uspallata, 130km de Mendoza et à environ 17 km de la frontière avec le Chili ; nous sommes à 2717 mètres d'altitude.

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Restauration légère, commodités, magasins de souvenirs : tout est prévu pour les touristes dont le bus ne s'arrête qu'une poignée de minutes !

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(Le Pont de l'Inca, 15 mars 2014)

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Juste au dessus de ce qu'il reste des thermes, on trouve une petite chapelle. L'Hôtel Puente del Inca, qui se trouvait juste à côté, a été emporté par un éboulement en 1965, puis abandonné...

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Depuis 2005, le pont est interdit au public ; les personnes sur la photo avaient semble-t-il quelque autorisation !

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Une carte postale ou l'on découvre que la route passait alors "sur" le Pont de l'Inca...

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Je ne suis pas certain que les visiteurs soient nombreux à venir jusqu'ici uniquement pour admirer le Pont de l'Inca ; mais comme ce dernier est heureusement situé juste au bord de la route, tous les voyageurs qui se rendent au Chili (ou qui en viennent), ou bien encore les randonneurs qui s'en vont crapahuter dans le Parc de l'Aconcagua tout proche, s'y attardent avec plaisir quelques instants.

Il faut dire que la visite est brève : on observe le pont depuis la rive Est du Rio de Las Cuevas ...et puis c'est tout : depuis 2005, par principe de précaution, l'accès au pont est en effet interdit au public ; officiellement pour risque d’écroulement, mais plus certainement pour éviter les accidents !

Fini donc l'escalade ou les trempettes dans une eau à 37°...

Mais bon, l'endroit a du charme et les couleurs sont extraordinaires, surtout quand le soleil est de la partie (ou la neige en hiver). Le Pont de l'Inca a aussi son histoire récente, celle d'un l'hôtel pour curistes fortunés, construit en 1917 et détruit par un dramatique éboulement en 1965. Seule subsiste aujourd'hui la petite chapelle et une partie des thermes.

Le pont a enfin bien évidemment sa légende qui se décline en de nombreuses versions ! En voici une parmi d'autres : un roi Inca était venu depuis Cuzco pour y guérir son fils atteint dune maladie inconnue. La source d'eau se trouvant de l'autre côté du rio, les braves soldats formèrent un pont de leur corps. Le père accompagna son fils boire l'eau miraculeuse de la source, et quand ils se retournèrent, les vaillants fantassins étaient tous pétrifiés... mais le fils guéri !

Les géologues avancent deux hypothèses quant à l'origine du pont qui mesure 48 mètres de long, 28 mètres de large et 8 mètres d’épaisseur : Une version "glace" et une version "moraine" ; dans les deux cas, ce sont les eaux thermales riches en sel, en fer et autre soufre qui ont cimenté avec le temps la couche de roches agglomérées sur le dessus...  

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Le Ferrocarril Trasandino fait partie intégrante de l'histoire de la Vallée, et il a sans doute largement contribué à la renommée du Pont de l'Inca où il déposait chaque années des centaines de curistes.

La ligne de chemin de fer, inaugurée en 1910, reliait sur 250 kilomètres Mendoza à Los Andes (au Chili). Elle transporta des passagers jusqu'en 1978, et du fret quatre années de plus.

En ce début de 20e siècle, les voyageurs n'avaient alors besoin que de 36 heures (correspondances incluses) pour rallier (sur 1 400km)  le port de Buenos Aires, sur la côte atlantique, à celui de Valparaiso, côté pacifique.

Par la mer (en passant par le Cap Horn) il fallait alors compter 11 jours de traversée !

Cette voie ferroviaire était aussi, de fait, la transcontinentale la plus haute du monde : dans la vallée de Las Cuevas, située entre les massifs de l'Aconcagua (6962m) et du Juncal (5965m), le Trasandino empruntait, à 3200 mètres d'altitude, un étroit tunnel de 3,2km entre l'Argentine et le Chili.

Depuis 1980, c'est un nouveau tunnel, autoroutier cette fois, mais toujours parallèle au premier, qui a pris la relève...

Le transport aérien mettra un peu de temps avant de détrôner le rail ; ce n'est en effet qu'à partir de 1929 que l'Aéropostale (et ses mythiques pionniers : Jean Mermoz, Henri Guillaumet ou bien encore Antoine de Saint-Exupéry) ouvrira ses premières lignes régulières destinées à transporter le courrier et quelques marchandises...

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La "estación Puente del Inca"

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(15 mars 2014)

18/04/2014

De San Juan à Uspallata (jour 8)

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"Vérifiez la hauteur de l'eau avant de traverser" !

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(San Juan, 15 mars 2014)

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 Une fois de plus, la plaza mayor (la place principale) de la ville se nomme "Place du 25 Mai"; on y retrouve (comme d'habitude !)  la cathédrale, mais également ce monument à la mémoire du Président Sarmiento...

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La cathédrale originelle de 1712, consacrée à Saint Joseph, fut détruite en 1944 par un tremblement de terre qui ravagea la province. En 1979, on inaugurait ce nouvel édifice, aujourd'hui dédié à Saint-Jean-Baptiste...

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On trouve à trois "cuadras" de la cathédrale la "Maison natale de Sarmiento".

Domingo Faustino Sarmiento est l'enfant du Pays. Homme politique, écrivain, directeur de presse, il accède à la Présidence en 1868. Fervent défenseur de la démocratie, il est également profondément engagé pour l'éducation, la laïcité, et la condition féminine. C''est un peu (pour faire court) le Jules Ferry Argentin. Ayant beaucoup voyagé de par le Monde, il en rapporte de nouvelles idées et tente de les appliquer au modèle argentin, faisant passer alors le pays, bien souvent à la botte de quelques petits dictateurs locaux (les caudillos) à une société plus moderne, éduquée et développée.

Comme pour la plupart des hommes politiques argentins du 19e siècle, cette médaille à bien sûr son revers : voici ce que par exemple Sarmiento disait des indiens : "Parviendrons-nous à exterminer les Indiens ? J’éprouve pour les sauvages d’Amérique une invincible répugnance, sans pouvoir y remédier. Cette canaille n’est autre chose que quelques Indiens répugnants que je donnerais l’ordre de pendre s’ils réapparaissaient aujourd’hui. Lautaro et Caupolicán sont des Indiens pouilleux, car ils le sont tous. Incapables de progrès, leur extermination est providentielle et utile, sublime et grande. Il y a lieu de les exterminer, sans pardonner même au petit, lequel possède déjà la haine instinctive contre l’homme civilisé",

Ou bien encore ce qu'il disait des juifs : "Le peuple juif. Dispersé sur toute la terre, à exercer l’usure et à accumuler des millions, rejetant la patrie dans laquelle il naît et meurt, au bénéfice d’une patrie idéale que baigne chichement le Jourdain, et à laquelle il ne pense pas retourner jamais. Ce songe, qui se perpétue depuis vingt ou trente siècles, car provenant de l’origine même de la race, continue jusqu’à aujourd’hui à perturber l’économie des sociétés dans lesquelles ils vivent, mais dont ils ne font pas partie. Et en ce moment même, dans la Russie barbare comme dans la Prusse illustre, s’élève le cri de répulsion contre ce peuple, qui se croit élu mais est dépourvu de sentiment humain, d’amour du prochain, d’attache à la terre, du culte de l’héroïsme, de vertu, des hauts faits où que ceux-ci se produisent"

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Une sculpture de Sarmiento, devant "Sa" maison.

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En ce huitième jour, je n'avais rien de vraiment prévu, si ce n'est de descendre plus au sud en direction de Mendoza.

La visite de San Juan fut assez rapide. Il ne reste rien de la cité coloniale, fondée en 1562 par Juan Jufré, depuis que le tremblement de terre de 1944 a dévasté la ville. Le seul vestige (redressé ?) étant la maison natale du 7e chef de l’État argentin.

Puis ce fut 170 kilomètres plutôt fades sur la route 40, définitivement moins pittoresque par ici que plus au nord.

Arrivé à Mendoza, je n'avais qu'une envie : de nouveau grimper dans la montagne !

Je décidais alors qu'Uspallata serait mon douillet refuge pour la nuit. A 20 km au sud de Mendoza, je m’engageais plein ouest sur la Ruta 7, cette route historique longue de 1200 km qui relie Buenos Aires à la frontière chilienne ! Des 600 à 800 mètres d'altitude rencontrés au cours de la journée, je repassais allègrement au-dessus des 2000 mètres, en remontant la sinueuse et magnifique vallée au fond de laquelle coulait, assez faiblement en cette saison, le Rio Mendoza !

Après un peu plus de 100 kilomètres, je découvrais alors comme une sorte d'oasis au beau milieu des sierras arides : Uspallata...

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Les vignes de San Juan, avec en arrière plan,  les Andes et la pré-cordillère...

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Le lac de retenue de Potrerillos (où passait la Ruta 7 d'origine) a été inauguré en 2001. Il mesure environ 14 km de long sur 2 à 3 km de large...

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Tout au long de la vallée, la route suit à la fois le Rio Mendoza, mais aussi la ligne de chemin de fer "Transandino" aujourd'hui désaffectée, qui reliât entre 1910 et 1984 les villes de Mendoza (en Argentine) et Santa Rosa de Los Andes (au Chili), distante d'environ 250 kilomètres !

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(La vallée du Rio Mendoza, 15 mars 2014)

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(Uspallata, 15 mars 2014)

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(Uspallata, 15 mars 2014)

15/04/2014

Où je rate la Vallée Fertile... (jours 7)

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(Vendredi 14 mars 2014)

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Euh ! Là non, c'est vraiment pas possible !

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Pour ce septième jour, mon plan était bétonné : à peine plus de 200 km pour me rendre de San Agustin à San Juan, plus au sud ; une journée super cool, à découvrir sereinement la fameuse Vallée Fertile...

Mais une fois de plus, je jouais de malchance ; suite aux orages (apparemment) diluviens de la veille, je trouvais la route coupée juste à la sortie de San Agustin del Valle Fèrtil. La ruta 27 qui part à l'Est l'était également.

Zéro solution, sauf de remonter plein nord et faire un grand détour par Patquia (petite bourgade insignifiante que je hais maintenant pour avoir du y passer trois fois à mon corps défendant !), puis Chepes.

Avec bien plus de 500km au compteur à l'arrivée, j'explosais évidemment un peu le programme !

Les routes (assez monotones) que je découvris ce jour là me donnèrent une petite idée de ce à quoi s'attendre quand l'eau se déchaîne...

Plus de 300km pour un simple détour ! Welcome Argentina !

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Et puis là, heureusement qu'il y a une déviation :)

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(Vendredi 14 mars 2014)

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Autels en l'honneur du Gauchito Gil...

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Ces quelques centaines de kilomètres m'ont aussi permis de découvrir ces dizaines d'autels, entre autres à la gloire du Gauchito Gil (comme ci-dessus) ou bien à celle de La Difunta Correa (ci-dessous).

Hasard ou habile transition, c'est le seul moment de la journée ou je profitais d'une pause bien méritée afin de visiter, à Vallecito, le fameux

Sanctuaire de la Difunta Correa...

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De nombreuse vignes annonçaient la ville de San Juan...

13/04/2014

Le Sanctuaire de la Difunta Correa à Vallecito

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Sur le bord d'une route, des centaines de bouteilles d'eau sont amassées autour d'un petit autel dédié à la "Défunte Correa".

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(Vallecito, 14 mars 2014)

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On trouve dans la partie basse du sanctuaire une vingtaine de "chapelles" dont les murs sont recouverts d’ex-voto.

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La chapelle où reposerait le corps de Deolinda, et toujours de l'eau pour apaiser sa soif par delà la mort...

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Syncrétisme totalement assumé sur cet autel ou se côtoient entre autres la Difunta Correa, le Christ, Gauchito Gil (avec son foulard rouge) ou bien encore la Vierge de Luján !

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Les offrandes, rassemblées pêle-mêle mais par genre, représentent soit des vœux, soit des remerciements suite à une faveur obtenue : ici des maisons et des jouets, là des trophées sportifs, où bien encore des cadres et des robes de mariée !

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On découvre, dressés sur le bord des routes argentines, des milliers d'humbles petits sanctuaires, souvent fait de bric et de broc.

S'ils sont parfois dédiés à quelques Saintes et Saints (ou bien encore à des personnes décédées lors d'un accident), les grands "vainqueurs" toutes catégories confondues de ces érections sauvages sont, sans conteste, la Difunta Correa et le Gauchito Gil.

Ces deux personnages (réels ou mythiques, selon le point de vue de chacun, mais qui n'ont jamais été "sanctifié" par l’Église) font l'objet d'un culte absolument incroyable, infiniment plus important que pour la plupart des autres Saints ; ils attirent à eux deux les pèlerins par centaines de milliers.

Ici, à Vallecito (un petit village situé à une soixantaine de kilomètres de San Juan, capitale de la province éponyme), on parle d'un million de fervents visiteurs qui viennent  chaque année se recueillir dans le sanctuaire de la Difunta Correa !

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Tout parait ici tellement décalé pour le profane,  qu'il n'y a plus vraiment lieu de s’étonner en découvrant, ici une montagne de vélos, ou bien là un musée ou trône les gants de boxes, le short où la serviette de bain de quelques célébrités...

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Une galerie couverte (et aussi passablement recouverte !) mène au petit sanctuaire en haut de la colline. C'est apparemment l'endroit idéal pour y laisser sa plaque minéralogique !

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Deolinda Correa était une jeune femme dont l’époux fut recruté durant l'une des guerres civiles qui agita l'Argentine au milieu du 19ème siècle.

Inquiète pour son mari elle entreprit de suivre, avec son jeune bébé  la petite armée jusque dans les déserts reculés de San Juan. Ses maigres provisions épuisées, elle se coucha à l’ombre d’un arbre, son fils au sein, et finit par mourir de soif, de faim et d’épuisement.

Des muletiers retrouvèrent le lendemain son corps sans vie, mais le nourrisson, qui avait continué à téter sa mère, était toujours vivant.

On ne connaît pas avec certitude le destin de cet enfant, mais sa mère reposerait depuis ici, au pied de la petite colline de Vallecito.

On attribua très vite à cette mère formidable (mais également épouse exemplaire puisque prête à tout pour son mari !) de nombreux miracles, à commencer par celui de la survie de son fils par delà sa propre mort...

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Partout sur la colline, de petites maisons de bois et de carton comme autant d'ex-voto.

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Des vêtement, des drapeaux, des photos, des chaussures, des casques de chantier, ... : un vrai inventaire à la Prévert ! Et toujours bien sûr des bouteilles d'eau, comme sur le bord des routes.

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En haut de la colline, deux représentations taille nature de la Difunta : c'est ici qu'elle serait décédée...

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 (Vallecito, vendredi 14 mars)

08/04/2014

De Villa Unión à San Agustin del Valle Fértil (jour 6)

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(Villa Unión, 13 mars 2014)

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La saison des vendanges touche à sa fin et les grappes sur les ceps se font rares...

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Ma petite Clio qui s'est pendant dix jours parfaitement comportée !

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Journée plutôt calme. J'avais décidé de visiter le Parc Ischigualasto avant de me diriger vers San Agustin del Valle Fértil, soit 200 kilomètres environ. La journée, commencée sous un soleil radieux, finissait sous un ciel chargé qui annonçait les orages de la nuit...

Je passait aussi en quelques kilomètres d'une vallée extrêmement aride à une autre qui ne porte pas son nom tout à fait par hasard !

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(San Agustin del Valle Fértil, 13 mars 2014)

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Le lac de retenue de San Agustin

05/04/2014

Le Parc d'Ischigualasto (la Vallée de la Lune)

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ischigualasto : la moitié des blogs et des guides affirment que ce nom signifie " terre sans vie". L'autre moitié des blogs et des guides (ainsi que wikipedia) opte pour " le lieu où se pose la lune"... ce qui vous l'avouerez n'a vraiment rien à voir !

Ce mot est pourtant censé venir du Quechua, une langue encore vivante, et je n'en connais toujours pas avec certitude l'origine !

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Juste avant d'arriver au parc, deux maras traversent (paisiblement) la route. Ce sont les premiers que je vois ailleurs qu'au zoo de Buenos Aires !

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Le premier arrêt est pour nous présenter le site et nous rappeler les consignes (faites pas ci, faites pas ça !). On a même la chance contempler sous un rocher les uniques fossiles (de plantes)...de la matinée !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Le second arrêt sera pour la fameuse "Vallée de la Lune", l'autre nom donné au parc provincial ; c'est évidemment plus facile à retenir que "Ischigualasto" !

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Et rebelote : pendant cette troisième (et dernière) visite "encadrée" de la semaine, j'ai de nouveau rongé mon frein et tempéré ma frustration !

Mais heureusement, comme pour le Cañon de Talampaya et la Laguna Brava, il me restait le paysage, assez extraordinaire pour me sauver la mise...

Avant d'écrire un article, je me promène souvent sur le net, pour, avant tout, recouper des informations qui me semblent approximatives ou même parfois carrément farfelues. Ce que j'ai découvert sur les blogs à propos de ce parc fut assez navrant, dans le sens ou tout le monde dit exactement la même chose et montre exactement les mêmes images !

Ceci pour la bonne raison que tout le monde a fait, au mètre près, le même parcours (d'ailleurs aussi peut-être avec le même guide !). Vous ne trouverez donc rien de bien original dans ce post !

La visite se fait en convoi de voitures particulières qui cheminent à la queue leu-leu, avec en prime la poussière de celui qui vous précède (nous étions ce jeudi-là, en basse saison, 13 voitures et environ 32 touristes !). Cinq arrêts sont prévus sur les vingt premiers kilomètres, puis il faut refaire la même distance pour retourner jusqu'à l'entrée du parc (il y a une seconde piste, mais elle n'était pas praticable ce jour là).

Les arrêts durent entre 15 et 20 minutes et le "tour" complet environ 3 heures.

Sincèrement, je n'ai pas trop aimé la visite, ou plutôt devrais-je dire la "façon" dont elle est organisée...

Et puis nous vendre à tout bout de champ que l'endroit est juste exceptionnel ; qu'on y trouve (ou a trouvé) des centaines de squelettes de dinosaures ayant vécu sur des périodes couvrant plusieurs millions d'années ; que c'est une incroyable et unique (au monde!) réserve fossilifère ; pour en fin de compte ne nous montrer qu'une unique et petite fougère de cinq centimètres de long, c'est vous l'avouerez un brin frustrant !

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On découvre au troisième arrêt les fameuses "boules". Là encore je suis dans l'expectative : certains disent qu'il y en a des centaines à travers le parc, d'autres qu'elles sont toutes rassemblées ici afin de les protéger des vols ! Allez savoir...

Quant à leur origine, on lit aussi un peu n'importe quoi, comme par exemple ICI : "elles se sont formées dans les montagnes et sont descendues dans la plaine". Ben oui, genre elles ont roulé jusqu'en bas avec le temps... C'est passablement idiot, mais en définitive assez joli :)

Et à ceux qui ânonnent en boucle que c'est le seul endroit au monde où l'on trouve ce type de bouboule, qu'ils aillent jeter un coup d'oeil par ICI. J'ajouterais enfin que j'en possède d'ailleurs une de ce genre, mais que la mienne vient du désert... lybique !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ça, c'est le "sous-marin (sic), au quatrième arrêt !

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On aperçoit souvent à Ischigalasto des renards gris d'Argentine (Lycalopex griseus). Ces derniers, habitués au va-et-vient quotidien des voitures, viennent en quête de quelque nourriture abandonnée par le visiteur...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Et enfin "le champignon" (mon dieu que c'est original!) au cinquième et dernier arrêt...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

31/03/2014

La Laguna Brava (jour 5)

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(La Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Quelques kilomètres après Vinchina, on traverse la "précordillère", reconnaissable à ces strates dressées presque à la verticale.

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Sur la gauche, la route passe au pied de l'étrange "Pyramide", une formation rocheuse naturelle (je sais, ça parait énorme, mais c'est vraiment naturel !)

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Les Vigognes et les Guanacos font partie de la même famille des camélidés. Comme sur cette photo, on trouve parfois une horde des uns pâturant près de celle des autres (ici, les vigognes sont au premier plan, et les guanacos juste derrière). Ils ne sont par contre pas du même "genre" et ne se "mélangent" donc jamais...

La vigogne est à la fois plus petite et plus fine. Quand au guanaco, on le reconnait avant tout à son museau, son visage et ses oreilles qui sont d'un gris noirâtre.

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La Laguna Brava se trouve à environ 200 kilomètres au nord de Villa Unión. Une route asphaltée mène d'abord au village de Vinchina (où se trouve l'entrée du parc provincial), avant de laisser place à une piste sinueuse jusqu'à la laguna. On passe alors assez vite de 1 200 à plus de 4 200 mètres...

Je dois avouer que si je devais garder un seul souvenir de ce périple de 10 jours, je choisirais cette ballade jusqu'à la laguna ; je précise bien la "ballade", car plus encore que la lagune saline elle-même, ce sont les montagnes qui la précèdent sur les vingt derniers kilomètres qui méritent surtout le détour : les formes sont douces, toutes en courbes, et le camaïeu tendre, pastel et souvent clair des teintes est juste extraordinaire !

La laguna, longue d'une petite vingtaine de kilomètres (sur un à trois de largeur), est  bien évidemment de toute beauté, surtout depuis ses berges colorées d'où l'on admire de nombreuses espèces de flamants.

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Au loin, le Volcan Veladero, qui culmine à 6436 mètres !

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Quelques geysers plutôt "inactifs"...

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Un flamant des Andes

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Je prenais quelques clichés quand j'ai aperçu un renard approchant dans ma direction (il est au centre de l'image ci-dessus). J'ai vite compris qu'il était plus intéressé par le petit troupeau paisible de vigognes à ma gauche que par mon réflex, et que son but était probablement de semer la zizanie dans le harpail pour ensuite s'attaquer plus facilement au jeune le plus faible.

Mais il n'en aura pas l'occasion : en une fraction de seconde, celui que je suppute être le mâle dominant s'est littéralement jeté sur le goupil déconfit et l'a poursuivi sur plusieurs centaines de mètres devant son harem ébaubi !  

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Une dizaine de refuges furent construits dans les années 1870 dans la vallée afin d'abriter les gauchos qui menait du bétail d'Argentine au Chili. Celui-ci, qui surplombe le lac, à ceci de particulier qu'il abrite la tombe d'un Chilien mort ici de froid en 1964.

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Comme pour la visite de Talampaya la veille, je n’étais de nouveau, malheureusement, pas maître de l'organisation.

Si il est possible de se rendre jusqu'à la lagune avec son propre véhicule, on ne peut de toute façon entrer  dans le parc sans être accompagné d'un guide habilité. J'avais donc trouvé, via mon hôtel, un chauffeur-guide et son 4X4 ; le prix annoncé était de 500 pesos si il trouvait d'autres pigeons touristes intéressés ! (auquel il fallait ajouter 40 pesos pour l'entrée sur le parc).

L'excursion en tant que telle fut carrément naze, en dépit des merveilles qui nous entouraient. Dans la montée magnifique qui nous menait à la Lagune, Emilio (le guide-chauffeur) a à chaque fois, sous divers prétextes, refusé de s’arrêter, que ce soit pour admirer la vue ou bien prendre une photo.

Il nous disait que nous le ferions au retour, ce qui s'est évidemment avéré un pieux mensonge...

Le premier et unique stop fut au bord de la lagune, près du seul autre 4x4 à des kilomètres à la ronde. Au bout de 20 ou 30 minutes, prêt à repartir, il nous proposa de nous emmener de l'autre coté de la lagune ; c'était parait-il encore plus joli là-bas ! Mais pour ce petit plus, il nous demanderait 100 pesos de supplément à chacun ! Ce n'était ni plus ni moins du racket, contraint que nous étions à lui dire oui ! Nous n'étions pas venu de si loin pour rien !

Emilio a donc fait 15km de plus (j'ai vérifié avec Google Earth) avant de se garer de l'autre côté de la lagune ...  de nouveau près de la voiture de son pote. Deuxième arrêt !

Le troisième et dernier arrêt fut près d'un refuge, en redescendant vers Vinchina, et bien évidemment près du sempiternel 4x4 ; cette fois pour grignoter nos sandwichs. 

Si je vous raconte cela, ce n'est pas pour me plaindre (même si j'étais prêt à étrangler cette espèce d'enfoiré), j'en ai vu d'autre, mais prévenir de futurs voyageur afin qu'ils prennent les devants...

J'ai tout de même réussi à faire des photos depuis la voiture, et en sauver quelques unes....

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

28/03/2014

Le Cañon de Talampaya

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(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)

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Au centre d'accueil des visiteurs, un petit sentier aménagé présente une quinzaine de restitutions de dinosaures. C'est pas vraiment intéressant, mais ça tue une dizaine de minutes en attendant son "tour" !

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L'entrée du Cañon

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Il est difficile de dissocier le parc de Talampaya de celui d'Ischigualasto.

D'abord parce qu’ils sont d'un seul tenant (seulement traversés par la frontière séparant les provinces de la Rioja et de San Juan) et surtout parce que les 2750km² de ces deux parcs furent classés Patrimoine mondial de l'Unesco en 2000 en raison de leur totale interdépendance : à eux deux, il renferment l'ensemble fossilifère et géologique le plus complet au monde concernant la période du Trias (ou Triasique).

06) Talampaya.jpgLe Trias, qui a duré une cinquantaine de millions d'années (entre -252 et -201), a vu proliférer les dinosaures et naître les mammifères. Pendant ce temps, la Pangée entamait sa lente dislocation qui se poursuit encore aujourd'hui...

Si je ne souhaite en aucun cas dissuader les éventuels touristes, je dois reconnaître que malgré la beauté du site, j'ai quelque peu été déçu.

Plusieurs raison à cela, à commencer par la quasi "privatisation" du parc estampillé "Unesco", qui laisse en définitive très peu de liberté au visiteur : les excursions (obligatoires) sont totalement encadrées (il ne faut pas s'éloigner du camion!), et à un prix que je trouve excessif (entre 250 et 300 pesos + le droit d'entrée sur le parc !) au regard de la prestation offerte.

La "ballade" se résume en fait à un circuit de trois stop dans le petit canyon (qui fait moins de trois kilomètres de long), puis un quatrième et dernier arrêt pour découvrir quelques formations rocheuses, baptisées de sobriquets à l'attention du touriste : le champignon, le totem, le moine, etc...

Une bien courte visite en somme ! 

Une autre remarque : on vous vend les deux parcs comme étant d'incroyables réservoirs de fossiles triasiques, alors que le seul que nous verrons (à Ischigualasto) sera celui d'une petite fougère de 5 cm de long !

Mais sans doute ma plus grande frustration fut de n'avoir que cette unique alternative, et ne malheureusement pouvoir découvrir qu'une infime partie de ce grand parc.  

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Un guanaco passe par là...

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Certaines parois du canyon atteignent les 150 mètres de hauteur !

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(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)

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Tout au long de la visite, on découvre les nombreuses formes qu'a engendrée l'érosion au fil des millénaires.

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Des hommes ont évidemment très vite reconnus le caractère unique du lieu et y ont laissé des traces. Malheureusement, aucune datation réaliste ne peut aujourd'hui être avancée quant à ces pétroglyphes...

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Mortiers aménagés à même roc.

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Comme dans tous ces parcs "minéraux", on nomme les roches d'après leur forme (approximative) : Le totem, le champignon, le moine, etc...

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(Parque de Talampaya, 11 mars 2014)

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26/03/2014

De Catarmarca à La Rioja (jour 3)

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La Cathédrale Basilique Nuestra Señora del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca.

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(10 mars 2014)

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La Maison du Gouvernement

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Temple et couvent de San Francisco

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San Fernando de Catamarca

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Suite au violent orage de la veille, je m'étais "réfugié" à Catamarca, ce qui n'était pas du tout prévu au programme.

Au petit matin, je visite rapidement la ville qui n'a (je commence à avoir l'habitude) rien de bien original : la plupart des bâtiments intéressants se trouvent sur la place centrale qui mesure 130 mètres de côté, se nomme invariablement "25 de Mayo" (25 mai 1810, date de la Révolution), "Independencia" ou "9 de Julio" (9 juillet 1816, date de l'indépendance). Tout aussi invariablement, il trône une fois sur deux en son centre une statue équestre du "Libertador", le Général San martin !

Après cette rapide visite, je reprends la route, en direction de Villa Unión, à environ 420 km de là.

Après avoir traversé de très jolies vallées, patatras !, je me trouve bloqué à 70km de ma destination : la route est coupée. C'est pourtant là que commence la fameuse "Cuesta Miranda", une des plus jolie côte d'Argentine !

Demandant au préposé comment je dois m'y prendre pour atteindre Villa Unión, ce dernier me conseille, sans affectation aucune, de passer par Patquía, à 170 km de là. Vu qu'il faudra y ajouter les 200 km qui mènent à ma destination finale, ce n'est rien de moins qu'un détour de 370 km qu'il me propose là. De toute façon, c'est ça ou rien...

Fataliste, je me dirige donc vers Patquía pour au moins dans un premier temps (vu que l'heure tourne) y passer la nuit. Mais nouvelle déception : ce gros point noir sur ma carte s'avère être en fait un trou perdu, et après la visite du seul hôtel (carrément miteux), je décide de pousser 70 km de plus jusqu'à La Rioja, la capitale de la province éponyme, afin d'y trouver le gîte. Une nouvelle étape qui n'était pas, elle non plus, prévu au programme !

J'y trouve un hôtel tout près de la place centrale qui, tout comme celle de ce matin, fait 130 mètres de côté et se nomme "25 de Mayo". Comme celle de matin, on y trouve la cathédrale, la Maison du Gouvernement, et en son centre l'incontournable statue équestre du Général San Martin !

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Entre Villa Mazán et Aímogasta, route 60

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L'église de San Blas de las Sauces (les saules), fondée en 1732.

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Un repère d'ufologue ?

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(10 mars 2014)

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La fameuse "Ruta 40". 3900km plus au sud s'ouvre le Détroit de Magellan !

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Les contreforts de la Sierra Famatina dont le plus haut sommet, le "Cerro General Belgrano" culmine à 6250 mètres.

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A 70 km de Villa Unión, ces montagnes toutes d'ocres annoncent la Cuesta Miranda... que je ne verrais jamais !

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Le Saint patron de La Rioja, Saint Nicolas de Bari, accueille discrètement le voyageur !

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Sur la Place du 25 Mai, nous retrouvons la Maison du Gouvernement...

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... la Cathédrale San Nicolás de Bari,

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... et la statue équestre du Libertador !

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(10 mars 2014)

24/03/2014

De Tafi del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca (jour 2)

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Au bout du Lac : Tafi del Valle...

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(09 mars 2014)

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El Mollar, où l'on peut visiter le Parc des Menhirs

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Tafi del Valle se situe au bord du lac artificiel de La Angostura, à quelques 50 km des Ruines de Quilmes, que j'avais découvert en octobre dernier. Si je tenais à revenir dans cette petite vallée, c’était cette fois pour visiter le Parc des Menhirs à 'El Mollar, un village qui se trouve de l'autre côté du lac...

Nous étions dimanche matin, et évidemment le "musée à ciel ouvert" n'ouvrait qu'à 14h. Une habitante, devant mon désarroi m'a gentiment indiqué comment faire le mur !

Après cette rapide visite j'ai repris ma route vers sud... 

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Depuis Conception, je prends la route en direction de la Sierra del Aconquija. Je traverse d'abord une forêt tropicale humide, typique de cette région dans laquelle se situe le parc national de "Los Alisos".

Nous sommes à environ 2000 mètres d'altitude...

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La Cuesta del Clavillo

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(09 mars 2014)

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Après ce col, je me retrouve dans une vallée cette fois très "alpine".

Je suis passé également de la Province de Tucumán à celle de Catamarca.

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Après une cinquantaine de kilomètres dans cette verte vallée, s'annonce une incroyable dépression.

C'est la que commence la Cuesta de la Chilca, une des plus impressionnante côte j'ai eu l'occasion de pratiquer !

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Comme souvent, ces côtes incroyables sont en "ripio", ce qui signifie non goudronnées

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La Cuesta de la Chilca

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A l'approche de Pomán, le ciel se couvre.

Je ne sais pas encore que je vais essuyer le pire orage de grêle de ma vie ; au point de modifier mon trajet et trouver le gîte à Catamarca

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Je suis accueilli à Catamarca par des torrents de boue qui dévalent les rues...

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(Catamarca, 9 mars 2014)

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22/03/2014

Le Parc des Menhirs à El Mollar

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(Parc des Menhirs, El Mollar, 9 mars 2014)

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On trouve le Parc des Menhirs à El Mollar, l'une des deux localités qui bordent le lac artificiel de La Angostura. C'est comme un petit parc-musée, dans lequel on a regroupé près d'une centaine de monolithes retrouvés ici et là dans la région, afin d'empêcher qu'ils ne soient volés ou endommagés.

Ces menhirs aux motifs humains, animaux ou simplement géométriques (peut-être étaient-ils également ornés de plumes et autres matériaux) ont malheureusement perdu beaucoup de leur intérêt archéologique puisque peu d'études ont été faite dans leur environnement d'origine, et qu'il est donc aujourd'hui bien difficile de connaître avec précision les circonstances de leur érection.

Il paraît cependant évident que leur symbolisme premier ait eu trait à des cultes de la fertilité et/ou de la fécondité, le tout mêlé probablement d'un peu de magie, de mysticisme ou d'astrologie.

Les spécialistes (dont le premier fut l'Argentin Juan Bautista Ambrossetti, en 1897) qui ont étudié ces mégalithes de parfois plus de trois mètres de hauteur pour un poids de plusieurs tonnes restent encore très vague sur leur datation qui pourrait être comprise entre 1000 et... 10 000 ans !

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Avec certains menhirs, la symbolique phallique ne fait guère de doute...

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(Parc des Menhirs, El Mollar, 9 mars 2014)

21/03/2014

De Tucuman à Tafi del Valle (jour 1)

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La Cathédrale de San Miguel de Tucumán

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(08 mars 2014)

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La Place de l'Indépendance et ci-dessous la "Federación Economica"

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Cette première étape fut très courte. Je récupérais mon véhicule de location à l'aéroport de San Miguel de Tucuman en milieu d'après-midi, avant de visiter un peu la ville et me diriger vers Tafi del Valle, via Monteros, à une bonne centaine de kilomètres de là.

La province de Tucuman, dont San Miguel est la capitale, est la fois la plus petite des 23 provinces argentines, mais également celle où la densité de population est la plus élevée. Elle a été crée en 1564...

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L'Eglise Notre-Dame de la Merced

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La Maison du Gouvernement

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L'Eglise San Francisco

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Le ciel est bien chargé quand j'arrive, tard, à Tafi del Valle...

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(08 mars 2014)

20/03/2014

Débriefing

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Avant de vous présenter, dans une série de posts chronologiques (ou thématiques), ce petit périple qui m'a mené de Tucuman à Mendoza, je tenais à vous faire part de quelques généralités.

J'ai parcouru en 10 jours plus de 3600 km, dont 800 ou 900 pour les seules déviations ! Il faut dire que lorsque suite à de violents orages des pans entiers de route disparaissent, on a pas vraiment le choix.

Je pense que ces quelques photos parlent d'elles même !

Ce projet de voyage m'a parfois paru un peu fou : ces longues heures au volant d'une petite Clio, sans rencontrer âme qui vive à des dizaines de kilomètres à la ronde, furent quelquefois un peu flippantes ; je me suis parfois dit que face à un pépin, je me sentirais très vite plutôt seul ; d'un autre côté, c'est un peu pour retrouver ces sensations que je m'étais lancé !

Toute proportion gardée, je me prenais parfois pour un marin en solitaire... en version super confortable !

Par ailleurs, chaque fois que je croisais des cyclistes au long cours, exténués, réalisant des voyages de plusieurs centaines (voire milliers) de kilomètres, je me disais que ma situation était par trop facile et que c'était évidemment eux les véritables héros de la route...

 

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(Quelque part dans La Rioja, mars 2014)

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Une bonne chose à savoir quand on projette ce type de périple, c'est d'éviter de louer une voiture dans une ville pour ensuite la rendre dans une autre : le coût de "l'abandon" fera généralement doubler la facture ! Quand à l'option "kilométrage illimité", elle s'impose de fait !

0a.jpgMalgré quelques incidents de parcours, il faut pourtant reconnaître que les routes sont de bonne qualité dans l'ensemble. De plus, les contrôles routiers étant inexistants (tout comme les radars), on peux raisonnablement (si les conditions le permettent, bien sûr !) se déplacer à 120 ou 130 kilomètres-heure.

Les routes étaient bien souvent désertes et j'en déduis donc que les Argentins voyagent rarement de cette manière (il faut dire qu'avec 14 jours de congés par an, il n'ont pas vraiment de temps à perdre !).

Les touristes "étrangers" sont eux déjà bien occupés à découvrir les spots "obligés", à savoir Buenos Aires, le NOA, Les Chutes d'Iguazú, Mendoza (et ses vignes), Cordoba, la régions des Septs Lacs (autours de Bariloche), la Péninsule Valdès (et ses baleines), Calafate et El Chalten (pour le Fitz Roy et le Perito Moreno) et bien évidemment Ushuaïa et la Terre de Feu.

L'offre touristique est évidemment proportionnelle au nombre de ces visiteurs, et j'ai parfois galéré pour trouver des hôtels sympathiques où passer la nuit. Seules quelques rares petites localités (Tafi Del Valle, Uspallata, Villa Union ou  Villa San Agustin) proposent un choix raisonnable d’hébergements, mais bien souvent, c'est sur la capitale de la province qu'il faut alors se rabattre !

Je vous avouerais enfin que les nombreuses villes (grandes ou petites) et les innombrables villages traversés ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable et que j'ai souvent regretté le charme, malgré leur décrépitudes, de quelques jolies localités plus au nord !

 

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(Quelque part dans La Rioja, mars 2014)

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"Avant de traverser, vérifiez la hauteur de l'eau" !