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20/11/2013

El Rosedal (la roseraie de Buenos Aires)

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(El Rosedal, novembre 2013)

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(El Rosedal, novembre 2013)

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Rosedal est un harmonieux mélange de parc à la française et de parc à l'anglaise, mâtiné d'un peu de culture hispano-mauresque.

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El Rosedal s'étend sur un peu plus de trois hectares ;

l'allée centrale est, elle, longue d'environ 400 mètres.

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"El Parque del Rosedal" est sans doute l'un des plus jolis parcs de Buenos Aires. En premier lieu parce que les gazons y sont vraiment magnifiques (on a pas le droit d'y mettre un pied !), et qu'en second lieu, parce qu'il abrite la plus belle roseraie de la capitale.

Le Rosedal  se trouve à l'est du quartier de Palermo, pour ainsi dire au centre de l'unique "poumon vert" de la ville (en dehors de la Réserve Écologique !). Il est aussi voisin, entre autre, des Jardins Zoologique, Botanique et Japonais...

C'est en 1910 que nait l'idée d'une roseraie dans la tête du nouveau maire, Joaquín Anchorena. Il se tourne alors vers le Français Charles Thays (naturalisé argentin) qui est depuis 1891 Directeur des parcs de la ville. Ce dernier réalisera plus de 70 autres aménagement de parcs rien qu'à Buenos Aires !

C'est l'ingénieur Benito Carrasco, l'un de ses "disciples" qui se chargera de mener à bien le projet et El Rosedal est inauguré en 1914.

Quelques 80 ans plus tard, le parc ne ressemble plus à grand chose. On décide donc, en 1994, de le fermer afin d'entreprendre des travaux d'envergure. En 1996, El Rosedal, qui a enfin retrouvé son lustre, ouvre à nouveau ses grilles au public.

Il faudra patienter jusqu'en 2008 pour que les pergolas, le "Pont grec" et le Patio andalous retrouvent à leur tour une nouvelle  jeunesse.

El Rosedal est aujourd'hui redevenu le parfait écrin pour accueillir cette remarquable collection d'environ 18 000 rosiers dont  plusieurs centaines de variétés sont représentées...

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Cocorico ;)

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Le "Pont grec"

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(El Rosedal, novembre 2013)

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Le Patio Andalou, décoré d'azulejos, est un don de la ville de Séville ; il a été installé à Rosedal en 1929.

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Près des trois-quart du parc sont bordés d'un lac artificiel que se partagent les oies, les cygnes, les canards... et les pédalos.

16/11/2013

A Areco, les gauchos craignent l'eau !

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(San Antonio de Areco, novembre 2013)

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Sur la place principale, autour du très joli parc, le bâtiment de la "banco ce la Nación", l'hôtel de ville et l'église Saint Antoine de Padoue.

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(San Antonio de Areco, novembre 2013)

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Je ne vous cacherais pas que je l'ai encore un peu en travers de la gorge !

A l'occasion de la "Fiesta de la tradición", je me suis rendu le week-end dernier à San Antonio de Areco. Dans cette charmante petite ville, à deux heures de Buenos Aires, se déroule tous les ans depuis 1939 l'une des plus importantes manifestations "criolla" d'Argentine, ou des centaines de "gauchos" (et leurs chevaux) viennent nous faire partager leurs mœurs et leurs coutumes.

Les festivités sont étalées sur une dizaine de jours, avec en point d'orgue le dernier dimanche qui tombait cette année le 10 novembre.

Comme des centaines d'autres curieux (dont bien évidemment beaucoup de touristes), c'est depuis bien longtemps que j'avais réservé, transport, hôtel et tutti quanti.

Résultat des courses : redoutant des trombes d'eau, les organisateurs ont purement et simplement déprogrammé la totalité du dernier WE !

Tous les visiteurs (dont certains avaient inclus ce détour dans leur visite du pays) l'avaient dans le baba... alors qu'en fin de compte, il ne sera tombé que quelques gouttes de pluie dimanche en fin de journée...

Je peux comprendre que, mal informé par les services météo, on ait pu craindre le déluge, mais j'ai plus de mal à accepter que la municipalité n'ait pas, au cas où, prévu un plan B ; cela afin d'offrir une petite compensation (spectacles folkloriques de danse et de musique, quelques chevaux, que sais-je...) à tous ces pigeons venus remplir les hôtels de la ville ! 

Les (rares) commerçants ouverts ne savaient d'ailleurs que répondre à leur clients et se contentaient de prendre un air dépité.

Je viens d'aller sur le site officiel qui annonce fièrement la fameuse "fiesta" pour le dimanche 17 (demain, donc) sans même un mot sur la déprogrammation de la semaine dernière.

Manque de classe...

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Ce qu'il y a d'assez extraordinaire à Areco, c'est l'unicité de l'architecture : les bâtiments à deux étages sont pratiquement inexistants dans la petite ville (les seuls éléments un peu haut restent les mâts d'antennes de télévision !).

Beaucoup de constructions datent de la seconde moitié du 19ème ; celles plus récentes, mais relativement sobres, ne gâchent pas vraiment cette jolie harmonie.

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Le "Puente viejo (vieux)" est un peu le symbole d'Areco. Personellement, je ne lui trouve pas beaucoup de charme...

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Ceux qui désiraient se rattraper après tant de désillusions pouvait toujours louer un cheval !

J'ai quant à moi opté pour un asado, avec en prime un peu de musique traditionnelle sur laquelle les clients ravis n'ont pas hésité (comme c'est souvent le cas en Argentine) à esquisser un petit pas de deux...

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(San Antonio de Areco, novembre 2013)

02:26 Publié dans WE | Lien permanent | Commentaires (1)

13/11/2013

Le Chubut... et la petite ville de Gaiman

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Fossile d’ammonite géante au musée paléontologique de Trelew

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Des trois villes de cette "petite vallée fertile" du Rio Chubut, seule Gaiman (dont les photos suivent) possède un certain charme.

Rawson, en bord de mer, bien qu'elle soit la capitale de la province, n'a rien de vraiment sexy ; quand à Trelew, seul son musée paléontologique, petit mais bien fait, mérite le détour...

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Oeuf fossilisé de dinosaure, devenu quartz et opale !

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La Péninsule Valdès est située dans la Province de Chubut, en Patagonie.

Avec sa voisine méridionale, celle de de Santa Cruz, ces deux provinces réunies ont une superficie égale à celle de la France... mais avec seulement 1,3 habitants au km² (moins que l'Australie ou la Sibérie !).

C'est dire qu'il y a pas foule dans la région.

D'ailleurs, sur les 10 plus grandes villes du Chubut, seules trois dépassent les 50 000 habitants (quand quatre en ont moins de 10 000 !). La plus grande, Comodoro Rivadavia (qui vit de sa rente de pétrole et de gaz), est de la taille d'Amiens...

Les localités de Rawson, Trelew et Gaiman se sont en partie développées grâce à l'irrigation de cette vallée fertile d'environ 70km de long sur 7km de large, traversée par le Rio Chubut. Ce dernier trouve sa source dans la Cordillère des Andes, quelques 850 km plus à l'est....

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L'église de Gaiman, sur la place principale du village

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De nombreuses maisons en briques ont gardé leur charme "fin 19ème"

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Ici et là, des "traces" de gaélique

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Quand débarquèrent les premiers Espagnols, cette partie de la Patagonie était peuplée par les Tehuelches (ou Patagons) depuis près de 10 000 ans.

Comme partout ailleurs, cette arrivée eut des conséquences désastreuses et les amérindiens furent très vite décimés, moins par les guerres que par des maladies inconnues ici jusqu'alors (variole, rougeole, etc...), apportée par les colons.

Dans la seconde partie du 19ème siècle, le gouvernement argentin, de peur que le Chili voisin ne s’intéresse de trop près à ces immensités patagonnes guère peuplées, choisit d'offrir des terres à 153 colons Gallois, qui débarquèrent en juillet (?) 1865 ; ils fondèrent Puerto Madryn et Rawson, puis, un peu plus tard, Gaiman (1874) et Trelew (1886).

Au tournant du 20ème siècle, il étaient près de 5 000 à vivre dans la région !

Si les touristes sont principalement attirés par les "casa de té", il n'en demeure pas moins que les traditions ne sont pas réservées qu'au folklore : la majeure partie des descendants de ces premiers colons parle d'ailleurs encore aujourd'hui le gallois...

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(Gaiman, octobre 2013)

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Les rives ombragées du Rio Chubut, qui traverse la paisible petite bourgade.

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Pas de doute : même les fenêtres ont le style "gallois" (pour ne pas dire "anglais", ce qui a le don de froisser par ici...)

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Ce sont donc les "casa de té" qui font aujourd'hui la renommée de Gaiman, et attirent par centaines les touristes revenant d'une virée à Punta Tombo.

Une petite maison en briques, des rosiers posés sur une pelouse parfaitement entretenue, une salle-à manger pleine des meubles de grand-mère et quelques napperons brodés : le décor (assez kitsch, je l'avoue) est planté. 

Prenons alors le temps d'un (presque) authentique "five o'clock tea", en savourant le thé noir accompagné comme il se doit de scones et autre gourmandise d'origine galloise... (mais si, mais si, avec un peu d'imagination, ça peux le faire !)

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(Gaiman, octobre 2013)

08/11/2013

Les baleines franches australes de Valdès

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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On aperçoit ici un œil du baleineau ; c'est beaucoup plus difficile a observer chez les adultes qui dont une tête bien plus proéminente (d'un 1/4 à 1/3 de sa taille totale !).

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Les goélands, dont la population va croissante, sont de plus en plus nombreux à agresser les baleines, afin de prélever sur leur dos un peu de leur précieuse graisse.

Ces dernières, bien obligées de s'adapter à cette "évolution", s'arrangent donc pour respirer plus rapidement quand elle sortent de l'eau ; de même, elles dissimulent au mieux leur corps sous l'eau, ce qui fait que l'on n’aperçoit bien souvent que la queue et un bout de la tête !

Ces méthodes de protection font maintenant aussi partie de l'éducation qu'elles transmettent au baleineau.

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Sur les plages autour de Doradillo, les baleines s'approchent au plus près de la plage ! On a en fait un peu de mal à vraiment comprendre comment cela est possible, vu la masse de l'animal !

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Ci-dessus : aires de répartition de la baleine franche australe

Ci dessous : une représentation assez fidèle de l'animal...

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Ce n'est pas un hasard si les touristes affluent en masse à Valdès durant le printemps (de septembre à novembre sous ces latitudes). C'est en effet la période idéale pour admirer le plus grand nombre d'espèce de mammifères marins, a commencer par la star d'entre tous : la baleine franche australe.

j'ai eu l’occasion d’approcher ces monstres d'assez près à au moins trois reprises : d'abord depuis les plages de Doradillo (à une vingtaine de kilomètres au nord de Puerto Madryn), puis deux fois lors de sorties en mer dans le "Golfo Nuevo".

Vous me direz que faire deux "sorties" en mer est un brin excessif, ce à quoi je vous répondrais que comme cela sera sans doute ma seule visite, je n'allais surtout pas me priver (de plus, la deuxième sortie était estampillée "au coucher du soleil") !

Côté photo, le résultat n'est pas renversant. L'animal étant ce qu'il est (14 à 18 mètres de long pour un poids de 60 à 80 tonnes) il est bien rare de pouvoir le shooter en entier, sauf bien sûr quand il daigne effectuer un grand saut hors de l'eau (ce qui est somme toute assez rare) !

Il faut ajouter qu'à cette masse impressionnante s'ajoute une forme plutôt étrange : la tête de l'animal, énorme, est recouverte de callosités particulièrement disgracieuses (on pense de prime abord à des coquillages accrochées à un rocher) ; de plus, on ne voit que très rarement ses yeux, situés très bas, quelques part au-dessus des nageoires pectorales !

Pour finir, la baleine nage dans un peu dans tous les sens, si bien qu'il faut un petit moment pour s'habituer à reconnaître le dessus de la tête, le dos ou le ventre, les nageoires ou la queue vue de profile ! si c'est une mère avec son baleineau, ça se complique encore un peu plus !

Mais ce ne sont pas, en ce genre d'occasion, les photos qui priment. Le vrai plaisir est de se retrouver côtoyant ces géants des mers,  (bien souvent une mère et son petit), de découvrir les gestes d'apprentissage et les voir également, terriblement curieux, s'approcher au plus près du bateau...

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Le soufle de la baleine se fait par deux évents séparés, en peu en forme de "V"

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Une mère et son petit...

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Les "callosités" (que l'on trouve surtout sur la tête et autour des yeux) sont des organismes parasites (vers et crustacés) avec lesquels le cétacé doit composer dès son plus jeune âge.

Certains pensent que les grands sauts qu'ils effectuent hors de l'eau (et le puissant choc à la réception) sont une façon de freiner l’expansion de ces derniers...

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la baleine franche se nourrit essentiellement de zooplancton (petits animaux et autres crustacés, dont les krills), qui eux même se sont nourrit de phytoplancton.

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Une mère et son petit passent à quelque mètres du bateau...

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Les marins l'avait nommé "franche" parce qu’elle était lente, facile à approcher, ... puis à harponner !

De plus, une fois morte, elle flottait à la surface de l'eau, facilitant ainsi sa récupération.

Sa population , estimée aujourd'hui entre 7000 et 10000 individus, n'est plus en danger.

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La baleine franche australe s'installe dans le "Golfo Nuevo" entre les mois d'août et décembre afin de s'y reproduire, puis mettre au monde, l'année suivante, son petit.

Un peu comme pour les ours blancs, le mâle n'a ici qu'un rôle reproducteur : la femelle est seule lors de la mise au monde et seule aussi pour l'éducation du baleineau.

A la naissance, ce dernier pèse déjà plus d'une tonne ; il tétera jusqu'à 125 litres de lait maternel par jour (à 40% de matière grasse !).

Il quittera sa mère avant ses deux ans...

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(Peninsule Valdès, octobre 2013)

baleines franches valdes_26.JPGUne nageoire pectorale de cétacé au coucher de soleil, , avec au fond la "proéminence" rocheuse qui a donné son nom au village de "Piramides"...

05/11/2013

Balade en Péninsule Valdès

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Puerto Piramides est le seul village de la péninsule. Il n'a d'ailleurs de "puerto" que le nom, car on ne trouve ici aucun quai : les quatre ou cinq sociétés agréées pour transporter les touristes à la découverte des baleines franches dans le golf Nuevo mettent leurs bateaux à l'eau directement depuis la plage, grâce à des tracteurs adaptés.

Le village est plaisant et très au calme...

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A moins de trois kilomètres de Puerto Piramides, on trouve une "loberia" (une colonie) de lions de mer à crinières qui squattent une crique à l'eau transparente...

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On circule à l'intérieur de la péninsule sur de larges routes en "ripio" (cailloux et graviers compactés). Comptez environ 200 km de route pour effectuer le tour "classique".

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Trois de ces pistes traversent l'intérieur de la péninsule (ainsi que d'immenses estancias) et une quatrième longe la côte Est, sur moins de 80 km ; avec interdiction d’accéder librement jusqu'aux plages.

Pour être clair, vous n'aurez donc en fait le droit de vous approcher des mammifères marins qu'autour de trois spots bien réglementés :  Punta Delgada, Punta Cantor et Punta Norte.

C'est un peu dommage quand on sait que la circonférence de la péninsule est d'environ 400 km !

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J'ai trouvé la plage de Punta Delgada la plus propice à l'observation des éléphants de mer, même si c'est également celle où les propriétaires vous demandent un droit de passage supplémentaire de 100 pesos, ou bien alors de déjeuner dans leur restaurant !

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Depuis la route, on découvre au loin deux lacs en partie "salés".

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Les guanacos font partie de la famille des camélidés, tout comme les vigognes que l'on trouve plus au nord du pays.

Aussi sauvages que leurs cousines, ils sont assez craintifs et difficiles à approcher.

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Sur la côte Est, on peut s'arrêter découvrir la "pinguinera" de Punta Cantor.

Si le cadre est vraiment charmant, avec en fond le bleu de l'océan, l'expérience n'est en rien comparable avec celle de Punta Tombo et ses milliers de manchots de Magellan.

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Je dois bien vous l'avouer : c'est bien là le seul tatou velu dont j'ai croisé la route à Valdès... et c'est à peine si j'ai eu le temps de lui tirer le portrait !

Cette espèce est uniquement présente en Patagonie argentine et chilienne.

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Entre Punta Cantor et Punta Norte, la "Caleta Valdès" s'étire sur plus de 25 km. C'est une lagune littorale d'eau salée (de 200 à 300 mètres de largeur) séparée de l'océan par un cordon de sable.

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Nous découvrons à Punta Norte nos derniers mammifères marins...

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Le nandou de Darwin (ou choique) ne vit qu'en Amérique du Sud. C'est à n'en point douter un cousin (d'ailleurs assez éloigné) des émeus d'Australie ou des autruches d’Afrique.

Comme tous ces oiseaux coureurs ont en commun d'être incapables de voler, on les a regroupés sous une appellation spécifique, les ratites, dont font d'ailleurs aussi partie le casoar et le kiwi.

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

01/11/2013

Lions et éléphants de mer autour de la Péninsule Valdès

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(Octobre 2013)

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Les lions de mer affectionnent cette crique à marée basse ; quand la mer monte, ils s'en vont chercher d'autres espaces plus accueillants...

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Quelques cormorans de Magellan accrochés à la falaise...

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Un vieux lion mâle... et sa fameuse "crinière".

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L'otarie (comme l'éléphant de mer) bêle, grogne ou rugit...

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Le mâle est toujours bien plus "volumineux" que la femelle...

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(Octobre 2013)

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Mâles ou femelles, les couleurs des robes passent du beige clair au noir soutenu...

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On rencontre essentiellement sur les rivages de la Péninsule Valdès quatre espèces de mammifères marins, dont trois en très grand nombre : le lion et l'éléphant de mer, sujet de ce post, ainsi que la baleine franche australe ; l'orque est quant à lui (ou elle) beaucoup plus difficile à observer.

Le lion de mer, également appelé loup de mer ou otarie à crinière (en espagnol : lobo marino) et l'éléphant de mer (elefante marino ou mirounga), bien qu'ils soient "cousins", présentent néanmoins de grandes différences.

Ces deux familles font partie (avec une troisième à laquelle appartient le morse) du groupe des mammifères marins carnivores : les pinnipèdes.

Pour faire bref, on pourrait les différencier ainsi :

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Le lion de mer = de la famille des otaries = peut atteindre 350 kilos = à des membres antérieurs bien développés (grâce auxquels il peut prendre appui, relever le torse et avancer) = à des oreilles visibles.


L'éléphant de mer = de la famille des phoques = peut peser plus de 3,5 tonnes = à des membres antérieurs atrophiés (il se traîne péniblement sur le sol) = le mâle possède un orifice nasal développé, un peu en forme de trompe (d'où "éléphant") = les oreilles, internes, sont invisibles.

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Comme les femelles sont beaucoup plus petites que les mâles, chez ces deux espèces, il est parfois difficile de les différencier...

Vous trouverez au début de ce post des photos de lions de mer ; la deuxième série est consacrée aux éléphants de mer.

Si ces colonies de pinnipèdes sont très nombreuses autour de la péninsule Valdès (et plus généralement sur les rives patagonnes), rares sont celles accessibles au visiteur "lambda" : la plus grande parties des côtes est en effet privatisée et appartient à de vastes propriétés (ou "estancias").

Au point par exemple qu'à Punta Delgada, les propriétaires vous offrent le choix entre régler 100 pesos ou bien déjeuner dans "leur" restaurant, pour avoir ensuite le droit d’accéder à "leur" plage privative pour y découvrir "leur" éléphants de mer (alors que vous avez déjà payé un passe -de 130 pesos- à l’entrée de la réserve !).

Quelques audacieux pénètrent évidemment "illégalement" sur quelques plages privées pour aller observer au plus près les animaux, ce qui n'est sans doute pas, en définitive, la meilleure des solutions.

La majorité des visiteurs (avec ou sans guide, en voiture particulière ou en cars bondés) se contentant  des 5 ou 6 spots spécialement aménagés sur le parcours à leur intention.

Ces photos de lions de mer ont été prises à Punta Loma (à 15 km au sud de Puerto Madryn) et à Puerto Piramides ; celles des éléphants de mer à Punta Delgada, Punta Cantor et Punta Norte (dans la Peninsule Valdès) ; le plus joli site étant celui de Punta Delgada,... le payant !

On approche rarement les animaux à moins de 50 ou 100 mètres, et le téléobjectif est évidemment plus que recommandé si l'on ne veut pas se contenter de photos de petites saucisses échouées sur la plage !

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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(Octobre 2013)

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En plus du vent, il faut pouvoir s'imaginer le vacarmes incessant des rugissements (ou bêlement) de tout ces animaux...

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(Octobre 2013)

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Traces laissées après un long cheminement sur le sable...

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Combat ou bien jeu ?

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

24/10/2013

Les manchots de Magellan, à Punta Tombo

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(Punta Tombo, octobre 2013)

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Des passerelles permettent aux manchots de circuler sans êtres gênés par les visiteurs.

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Il existe en Argentine une soixantaine de "pingüinera". C'est là que de grandes colonies de manchots prennent chaque année leur quartier d'été ; ils mettent à profit cette période pour s'accoupler et mettre au monde leurs petit, à raison généralement de deux par femelle.

Arrivés en septembre, ils resteront là jusqu'à mars-avril, date laquelle ils retourneront passer l'hiver dans les eaux plus clémentes du sud brésilien.

Ces zones de reproduction sont appréciées des manchots en raison de la compacité du sable qui leur permet d'y creuser des abris où pondre leurs œufs. Ils se réinstallent d'ailleurs souvent dans le même "terrier" année après année !

La "pingüinera" de Punta Tombo, protégée depuis 1979, est la plus grande d'Argentine et vaut absolument le détour. Elle se trouve à environ 100km au sud de la ville de Trelew.

Le sentier qui serpente au milieu de la colonie (avec parfois de petites passerelles afin de ne pas gêner la circulation des palmipèdes) permet de les découvrir sous toutes les coutures ; et aussi dans le vacarme incessant de leur braiement.

Des gaviolas (goélands) et des pétrels survolent continuellement la "pingüinera", et malheur au couple qui aura laissé, ne serait-ce que quelques instants, ses œufs sans surveillance.

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Les manchots sont monogames (tout au moins le temps d'une "saison"...)

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Les oeufs, généralement deux par femelle, sont pondus au début du mois d'octobre. Ils seront couvés à tour de rôle par le couple durant une quarantaine de jours.

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Les manchots de Punta Tombo (comme ceux aperçus sur la péninsule de Valdès) ne craignent visiblement pas l'homme...

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Plusieurs fois par jour, le couple se relaye pour effectuer le parcours (parfois plusieurs centaines de mètres) jusqu'à la mer afin de s'alimenter.

Comme de nombreux autres oiseaux marins, le manchot peut boire de l'eau de mer sans en être affecté : il expulse l’excès de sel grâce à des glandes situées près du bec...

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Pingouins ou manchots ? : comme on se mélange sans cesse les palmes, c'est donc l'occasion d'un petit point d’ornithologie :

- Le terme "Pingouin" désigne en français une seule espèce d'oiseau : c'est le "petit pingouin" ou "alca torda").

Cet oiseau vit dans l'hémisphère nord, de la Bretagne à l’arctique, et il vole, tout comme ses cousins "alcidés" : les mergules, macareux et autres guillemots.

- Le terme "manchot" désigne en français les 11 espèces du genre "sphenisciformes" (auquel appartiennent également 8 espèces de gorfous ou manchots à aigrettes).

Tout les sphenisciformes (manchots et gorfous) vivent dans l'hémisphère sud, et aucun d'eux ne vole !

- C'est le Français Mathurin Brisson qui a proposé au 18ème siècle cette terminologie ; et avouez qu'appeler "manchot" des oiseaux qui ne peuvent pas voler semblait somme toute plutôt logique !

- La confusion vient du fait que les Français sont (pratiquement) les seuls à utiliser ce terme de "manchot" : dans la plupart des autres langues (anglais, espagnol, italien, portugais, russe, etc..), les manchots s'appellent pingüin, pinguin, pingüino, pinguino, pinguim ou penguin...

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Le manchot de Magellan est un très bon nageur. Il peut atteindre 25 km/h et plonger jusqu'à 75 mètres.

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(Punta Tombo, octobre 2013)

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22/10/2013

La Péninsule Valdés

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La queue d'une baleine franche australe

(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Des éléphants de mer

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Un manchot de Magellan

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La Péninsule Valdès se trouve sur la côte atlantique de l'Argentine, à environ mille kilomètres (à vol de goéland) au sud de Buenos Aires.

La présence de milliers de baleines et autres mammifères marins fait ce cette aire protégée d'environ 4000 km² (inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1999), l'une des destination incontournable du pays, à l'instar du Parc des Glaciers (et de son fameux Perito Moreno) ou des Chutes d'Iguazu.

Dans les posts qui vont suivre, je vous invite à découvrir les espèces qui peuplent les côtes et l'intérieur des terres, dont principalement :

- les baleines franches australes

- les lions et les éléphants de mer

- les manchots de Magellan

- les guanacos, les nandous et les tatous

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Un lion de mer... et un guanaco

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Quand débarquèrent les premiers Espagnols, cette partie de la Patagonie était peuplée par les Tehuelches (ou Patagons) depuis près de 10 000 ans.

Comme partout ailleurs, cette arrivée eut des conséquences désastreuses et les amérindiens furent très vite décimés, moins par les guerres que par des maladies inconnues ici jusqu'alors (variole, rougeole, etc...), apportée par les colons.

Dans la seconde partie du 19ème siècle, le gouvernement argentin, de peur que le Chili voisin ne s’intéresse de trop près à ces immensités patagonnes guère peuplées, choisit d'offrir des terres à 153 colons Gallois, qui débarquèrent en juillet (?) 1865 ; ils fondèrent Puerto Madryn et Rawson, puis, un peu plus tard, Gaiman (1874) et Trelew (1886).

Au tournant du 20ème siècle, il étaient près de 5 000 à vivre dans la région !

Si les touristes sont attirés principalement par les kitschissimes "casa de té" (où l'on peut déguster de traditionnels scones et autres galettes galloises arrosés de thé noir), il n'en demeure pas moins que les traditions ne sont pas uniquement réservées au folklore : la majeure partie des descendants de ces premiers colons parle d'ailleurs encore aujourd'hui le gallois...

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Un nandou... et un tatou

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

12/10/2013

La Feria de Mataderos

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(Feria de Mataderos, septembre 2013)

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Côté artisanat, le choix est vaste : bois, métal (les couteaux sont très prisés), corne, poterie, etc... 

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Certains stands proposent des spécialités régionales, d'autres de la cuisine de pays voisins, comme l'Uruguay et le Paraguay.

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Charcuteries, fromage, pâtisseries, conserves : du producteur au consommateur...

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Tout est prévu pour la petite faim de la mi-journée !

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Mataderos est l'un des 48 quartiers de Buenos Aires. Particulièrement excentré (il se trouve à environ 15km de l'Obélisque et il faut donc compter au minimum 45 minutes pour s'y rendre!), sa feria attire pourtant tous les dimanches (et les jours fériés) des centaines d'exposants et des milliers de visiteurs (dont, il faut l'avouer, très peu de "touristes"). En plus d'être éloigné, il est également à proximité de quartiers plutôt pauvres où il n'est pas vraiment recommandé de se perdre !

Ce "barrio" doit son nom aux abattoirs (mataderos) de Buenos Aires qui furent inaugurés ici en 1900. Ces nouvelles installations remplaçaient les précédentes, plus près du centre mais devenues obsolètes. Le quartier de Mataderos était à cette époque à la limite de la campagne et donc idéal pour le transit et la transformation des animaux.

Malgré qu'il y ait encore, sur des dizaines d'hectares, de nombreux corrals affectés à la vente de bétail, Mataderos est surtout devenu aujourd'hui, pour les Porteños qui s'y pressent en masse, synonyme de la parfaite destination dominicale afin de redécouvrir une partie de leurs racines "gauchesques"... et accessoirement passer un bon moment !

C'est en 1986, à l'initiative de Sara Vinocur, qu'est inauguré la fameuse "Féria". Cette passionnée, aujourd’hui encore coordinatrice de l’événement, souhaitait dès l'origine que le maximum de traditions trouvassent ici leur place : la musique, la danse, le chant, les spécialités culinaires, l'artisanat, et tout ce qui avait trait au mode de vie des "gauchos", ces "cowboys" argentins...

La Féria, bien que commerciale, garde cette fraîcheur originelle et l'ambiance y est bien plus sympathique et conviviale (voir ludique) comparée par exemple à celle de San Telmo, beaucoup plus sage !

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Dans une des ailes des "abattoirs", un charmant petit musée, au prix d'entrée dérisoire.

Dans cinq ou six salles, un mélange hétéroclite d'objets, de costumes, de maquettes, de tableaux, d'animaux empaillés, ...et j'en oublie !

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Depuis la cour du petit musée, on accède à la "pulperia", une fidèle reconstitution (où l'on peut consommer!) de ce qui était autrefois dans les villages, à la fois un bar et une épicerie...

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La scène principale accueille tous les dimanches de nombreux groupes venant de tout le pays. La Feria est aussi l'occasion de célébrer des fêtes régionales populaires ponctuelle du calandrier argentin, comme par exemple celle de la Pachamama...

Et au son de l'orchestre, les visiteurs attaquent bien volontiers quelques pas de danse!

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La "carrera -ou corrida- de sortija" (la "course de l'anneau"), trouve son origine dans l'Europe moyenâgeuse, ainsi que chez les Maures.

Le but est d’attraper avec une sorte de stylet un anneau (la "sortija") pendu à un arceau. Traditionnellement, ceux qui réussissaient allait ensuite l'offrir à leur "dame"...

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La Féria déborde largement au-delà des stands "officiels", et l'on trouve aujourd'hui un peu de tout sur les pelouses alentours...

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(Feria de Mataderos, septembre 2013)

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Page officielle de la Feria : ICI

01/10/2013

El Angosto, le village le plus au nord de l'Argentine

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(Août 2013)

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On aperçoit, à droite de l'image, la piste qui mène à El Angosto...

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La voiture a finit par prendre, elle aussi, de bonnes couleurs !

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(El Angosto, août 2013)

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Nous arrivons maintenant à la fin de ce petit voyage dans le nord-ouest argentin.

El Angosto _01.jpgDepuis Santa Catalina, j'emprunte une dernière piste d'environ 30km qui va me mener jusqu'à El Angosto, le village le plus au nord du pays. A vol d'oiseau, Buenos Aires se trouve à plus de 1600km !

Après un dernier col, une grande et superbe vallée s'ouvre devant moi ; le dénivelé est vertigineux et la piste vraiment étroite ; elle s'arrête d'ailleurs au village ; à peine plus loin, en suivant le rio asséché, commence la Bolivie...

El Angosto se compose de deux petits groupes d'habitations. Ici, pas pas de chambres d'hôte, ni de halte pour se restaurer : le tourisme est inexistant. Il y a une petite église, dont on distingue les briques en adobe et qui attend son prochain ravalement. Les rues sont bien entendu désertes, si ce n'est quelques lamas qui errent en petits groupes, à la recherche de quelque chose à grignoter.

Plus inhabituels, ces nombreux panneaux solaires nous rappellent que le réseau électrique n'arrive pas jusque là...

Je ne resterais qu'une heure ou deux au milieu de ce nulle-part si attachant de quiétude avant d'entreprendre le chemin du retour : 100 km de piste jusqu’à La Quiaca, puis 180 de (bonne) route pour rejoindre mon"camp de base", Huacalera.

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(Août 2013)

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Et toujours des vigognes, ici comme ailleurs à l'état sauvage...

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La Ruta 40 est "La" route mythique d'Argentine ! Comme la "66" au États-Unis ou notre bonne vieille "nationale 9".

La route 40 est, avec ses 5100km, la plus longue du pays, quelle traverse du nord au sud de La Quiaca à Rio Gallagos en Patagonie. J'aurais bien sûr l'occasion de l'emprunter de nouveau (j'en ai déjà parcouru un tronçon aux alentours de Calafate et d'El Chalten), puisqu'elle longe idéalement (à mon goût) la Cordillères des Andes.

Cette nationale, bitumée à seulement 48%, traverse 11 provinces, 20 parcs nationaux et 27 cols andins, à parfois plus de 5000 mètres d'altitude !

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(Août 2013)

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27/09/2013

Santa Catalina

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(Santa Catalina, août 2013)

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Une église et une école, perdus un peu au milieu de nulle-part !

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Des lamas, des moutons, une espèce de flamands pas trés roses, et aussi quelques oies...

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La piste qui n'en finit pas...

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Une partie de Santa Catalina, au fond de la vallée...

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L'église du 17ème siècle et son intérieur très "colonial".

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Il me restait encore deux jours à la fin de ce voyage que j'avais largement improvisé.

Comme je m'étais déjà fait les dents sur quelques pistes coriaces (comme par exemple celle qui mène à Iruya), je me sentais maintenant prêt pour aller encore un peu plus loin, et cette fois-ci sans filet : visiter des contrées où les touristes ne viennent pas et où l'on peut rouler des heures durant sans jamais rencontrer personne.

Je jetais mon dévolu sur Santa Catalina, à environ 70km de La Quiaca, où j'espérais trouver le gîte pour la nuit, et rejoindre le lendemain, 30km plus loin, El Angosto, le village le plus au nord de l'Argentine.

(Car contrairement à ce qu’affirme wikipédia, ce n'est pas Santa Catalina qui est la localité la plus au nord ; et toc !)

Je disais "sans filet", car voyager seul, dans une simple voiture de tourisme, sur 100km de pistes à peine recouvertes de "ripio" (une sorte de gravier), passant des cols à 4000 mètres (avec souvent des à-pic vertigineux sur les côtés), sans jamais croiser personne, dans une région et à une époque où les températures descendent allègrement la nuit en dessous de zéro, c'est limite kamikaze !

Il aurait suffit que je crève une fois pour bien me mettre dans la panade (car je suis évidemment nul en mécanique !), puis une seconde fois pour me faire réellement flipper !

Heureusement, tout c'est bien passé...

Arrivé à Santa Catalina, je me suis mis en quête d'un lit pour la nuit. Comme l'une des deux (modestes, très modestes) chambres d'hôtes était fermée, je me suis rabattu sur la seconde. C'était une maison du 17ème siècle, dont les propriétaires, à peine moins âgés que les murs, me reçurent de la façon la plus charmante. Je vous épargnerait le récit de la nuit, où, ayant tellement froid malgré les innombrables couvertures, je me suis relevé pour récupérer mon bonnet en laine de lama (souvenir du Pérou) et me le flanquer sur la tête avant de me rendormir !

Santa Catalina, dont les origines remontent donc au 17ème siècle, fut active jusqu'au début du 20ème, grâce, comme souvent dans la région, au commerce autour de la mine. De larges avenues, assez peu communes les villages de la Puna, nous rappellent d'ailleurs ce "riche" passé...

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(Santa Catalina, août 2013)

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J'ai eu le plaisir d'assister à un spectacle organisé avec les enfants de la petite école. Il va sans dire que j'étais, cette nuit là, l'unique étranger du village !

Cette fête est en fait la commémoration d'évènements qui se sont déroulés en 1812 : Devant l'avancée des troupes royaliste, le Général Belgrano choisit la politique de la terre brulée ; tout les habitants ont le choix de le suivre, ...ou bien celui de mourir ; des milliers de paysans vont ainsi converger plus au sud, laissant derrière eux leurs maisons en flamme...

On appelle cet épisode "l'Exode de Jujuy"

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Les enfants ont, depuis des jours, construit un village en carton.

A la fin de la soirée, ils y mettent le feu (sauf bien entendu à l'église !) reproduisant ainsi symboliquement un moment glorieux de l'histoire de leurs ancêtres...


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Ma logeuse ma dit : "pour manger, allez chez Rosa" (ou peut-être Flora, je ne sais plus). C'est en fait l'unique habitante du village qui restaure les touristes égarés !

Ici pas de carte, seulement le plat du jour...

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En route pour El Angosto...

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(Août 2013)

22/09/2013

Yavi et le Marquisat de la Vallée de Tojo

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(Yavi, août 2013)

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L’église San Francisco, consacrée en 1680 fut terminée en 1690 ; elle n'a pratiquement pas changée depuis. Elle a la particularité de posséder plusieurs retables magnifiques : deux dans la nef principale et un troisième dans la chapelle des Âmes (réservée aux rites funéraires de la famille marquisale), tous bien sûr abondamment recouverts de feuilles d'or. Certains éléments de cette riche décoration furent apportés directement depuis le Pérou.

Autre particularité de l'église, ses fenêtres, dont les carreaux sont constitués de fines plaques d’onyx...

On trouve enfin quelques tableaux de l'école cusqueña, dont certains de la main de Matías Pizarro, le peintre "officiel" du Marquis.

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(Yavi, août 2013)

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On a un peu de mal à imaginer que Yavi (prononcer "chavi"), petit village presque endormi à quinze kilomètres de La Quiaca, fut à l'aube du 17ème siècle une bourgade puissante et prospère .

Yavi comptait à cette époque près de 3000 habitants, alors qu'à Jujuy (capitale de la province, forte aujourd'hui de 240 000 âmes), ils étaient à peine 2000 !

La population de Yavi se répartissait alors ainsi : 80% "d'indigènes", 18% de créoles et métis, et à peine 2% d'espagnols !

Au 18ème siècle, quand la Vice-royauté du Pérou, qui contrôlait difficilement l'ensemble du continent sud-américain, fut scindée en trois entités, le Marquisat de la Valle de Tojo se retrouva dans l'escarcelle de l'éphémère Vice-royaume du Rio de La Plata, créé en 1776.

Éphémère en effet, car il suffit d'à peine quarante ans et d'âpres guerres menées contre la couronne espagnole pour que le Paraguay, l'Argentine, le Chili et à la Bolivie obtiennent (entre 1810 et 1820) leur indépendance !

Au même moment l'Uruguay gagnait aussi la sienne contre le Brésil, possession portugaise...

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L'hacienda du Marquis de Yavi, contiguë à l'église, est formée d'un quadrilatère d'environ quarante mètres de côté, dont toutes les pièces donnent sur la cour pavée centrale.

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L'hacienda abrite un petit musée historique ainsi qu'une bibliothèque destinée aux villageois.

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L’Espagne conféra le titre de Marquis de la Valle de Tojo à Juan José Fernandez Campero y Herrera en 1708. Ce sera le seul et unique marquisat créé sur les terres de la future Argentine !

Il s'étendait de Potosi (en actuelle Bolivie) à San Antonio de Los Cobres, 500km plus au sud. Cet immense territoire était le passage obligé de toutes les marchandises (mais avant tout l'or et l'argent) qui circulaient, via le "Camino Real", du Haut-Pérou jusqu'au Rio de la Plata.

Yavi, résidence principale du Marquis, devint le centre de ce petit empire durant une centaine d'années.

Le quatrième (et avant dernier) Marquis de Yavi, Juan José Campero, choisit de combattre aux côtés des forces indépendantistes ; il fut malheureusement arrêté par les forces royalistes et déporté en Espagne, au moment même ou l'Argentine obtenait enfin son indépendance.

C'en était finit du glorieux marquisat... 

(Les restes de Juan José Campero, mort en exil à Kingston (Jamaïque) en 1820, ont été rapatriés en Argentine en 2010 et reposent aujourd'hui dans la Cathédrale de San Salvador de Jujuy).

Il ne reste maintenant de ce prestigieux passé que quelques larges avenues pavées, une remarquable église et la noble hacienda qui accueille un modeste musée historique ainsi que la bibliothèque du village...

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De nombreux ânes dans la Puna vivent à l'état sauvage...

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On trouve entre La Quiaca et Yavi la petite chaîne montagneuse dite des "Sept (ou huit !) Frères".

C'est au pied de cette formation rocheuse (à environ 8km du village) et aux abords de la Laguna Colorada, qu'il est possible d'admirer quelques pétroglyphes (ces derniers sont d'ailleurs assez nombreux dans la région, que ce soit à Yavi Chico ou vers Tres Cruces).

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(Yavi, août 2013)

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Le site est absolument désert, mais même sans guide, il n'est pas très difficile de retrouver les pétroglyphes : la plupart sont cernés par de petits murs en pierre.

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J'ai recherché sur le Net quelques infos quant à l'origine et la datation de ces pétroglyphes, sans rien trouver de vraiment convaincant, si ce n'est qu'ils sont évidemment antérieurs à l'arrivée des premiers européens...

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Je n'ai rencontré ce jour là à Yavi qu'un seul couple de touristes (argentins), et absolument personne autour des pétroglyphes.

On est bien loin, ici, du tourisme de masse :)

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(Yavi, août 2013)

19/09/2013

La Quiaca, ville frontalière avec la Bolivie

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(Août 2013)

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La Quiaca se trouve à 3443 mètres d'altitude.

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La gare routière est à moins d'un kilomètre de la frontière. Entre les deux, toute la journée (et sous un soleil de plomb), des femmes burinées et sans âge transportent au pas de course leur fardeau !  

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Je me dirige encore plus au nord !

Après les quebradas colorées, place maintenant à la puna et ses paysages plats et arides qui semblent si bien convenir aux lamas !

A environ 70km d'Abra Pampa, nous arrivons à La Quiaca, seule ville frontalière avec la Bolivie (dans la province de Jujuy). Nous sommes à près de 2000km de Buenos Aires et à plus de 5000km d’Ushuaïa (par la route) !

La Ville de La Quiaca et ses plus de 10000 âmes est séparée par le Rio du même nom de sa "sœur" bolivienne, Villazón, qui compte elle cinq fois plus d'habitants.

(Presque) Personne ne vient jusqu'ici juste pour son bon plaisir. La ville, totalement inintéressante (d'un point de vue éminemment touristique s'entend) est avant tout la zone d'un intense trafic (dans tout les sens du terme, j'imagine) commercial !

Si quelques "sac-à-dos" égarés arrivent pourtant jusqu'à la gare routière (il n'y a plus de train depuis bien longtemps) c'est simplement pour passer, dans un sens ou dans l'autre, la frontière ; et si quelques-uns poussent jusqu'à découvrir Yavi (à 15km de là), le tourisme régional s'arrête généralement là !

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Au premier plan, au-dessus des arches, le passage pour "piétons" ; il cache celui des véhicules, juste derrière.

De l'autre côté du pont, en Bolivie, les marchandises s'entassent tout au long de la journée...

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Côté Argentin, les "équipes" ont apparemment choisi le maillot rouge !

 

 

Deux mini-vidéo du "trafic" sur le pont...

 

 

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Même ici (ou surtout ici !), la frontière semble bien étanche : des femmes (encore elles) dévalent la pente en courant, traversent le Rio pratiquement à sec et ralentissent enfin, "arrivées" en Bolivie.

Je n'ai bien sûr pas tout compris de ces manigances, mais il semble évident que certains douaniers se montrent (généreusement ?) très coulants !

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 (Août 2013)

15/09/2013

Iruya

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En haut des cols, on passe de la province de Jujuy à celle de Salta.

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En cette fin d'hiver, les rios sont à sec et la végétation exsangue.

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Le village d'Iruya (prononcer "iroucha"), accroché à la montagne, tel qu'on le découvre après deux petites heures de piste.

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Les rues sont pavées et en (très) forte pente.

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Sur la place principale, en ce jour de fête patronale, se tenait le marché. Les stands proposaient principalement des vêtements, des chaussures et de la quincaillerie, ainsi que quelques spécialités pour se restaurer. Un marché réellement local, où rien n'etait destiné au touriste ! 

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(Iruya, août 2013)

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(Iruya, août 2013)

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L'église est pratiquement le seul édifice un peu "élaboré" du village...

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A voir la façon dont les villageois sont habillés, on pense bien sûr plus volontiers à la Bolivie qu'à l'Argentine !

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On trouve, à environ 30 km de Humahuaca, l'embranchement qui mène au village d'Iruya.

Fini l'excellente "ruta 9" et place maintenant, sur une bonne cinquantaine de kilomètres, à une piste un peu trash qui serpente entre les cols, à 4000 mètres d'altitude.

Arrivé à Iruya, un pueblo d'environ mille âmes, la piste s'arrête... définitivement. C'est dire si l'on est un peu au bout du monde !

Des bus viennent pourtant jusqu'ici. Il semble que la localité sache très bien se vendre (une pub Guiness, tournée il y a quelques années y est peut-être pour quelque chose) ; quoiqu'il en soit, les touristes sont de plus en plus nombreux à venir découvrir ce village sans réellement grand intérêt, mais idéalement perdu dans sa vallée, toute minérale.

En ce week-end de fête patronale, j'ai même ramé pour trouver une chambre d'hôtel !

Les origines d'Iruya remontent officiellement à 1753, même si l'on sait que le coin était déjà habité dès le 17ème siècle. La zone est soumise à de régulière secousses sismiques dont la dernière, de magnitude 6,1 sur l'échelle de Richter, eu lieu en 2010.

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Le lit des rivières, recouverts depuis des mois de poussière, paraissent gris et ternes. Pourtant, il suffit d'un peu d'eau pour alors découvrir une incroyable palette de couleurs.

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Des perruches, que je ne m'attendais pas vraiment à trouver par ici !

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Les promenades autour d'Iruya, à pied ou à cheval, sont variées, la plus classique étant le petit trek qui mène à San Isidro, un "pueblito" distant d'environ sept kilomètres. Si les véhicules tout-terrain peuvent éventuellement suivre le lit de la rivière durant la saison sèche, il leur est toutefois impossible d’accéder jusqu'au village...

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(San Isidro, août 2013)

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Seuls les ânes et les chevaux circulent dans les quelques rues du village.

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(San Isidro, août 2013)

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Tri de "papas"

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Sur le chemin du retour, de nombreuses vigognes...

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Si le ciel est bleu et le soleil impitoyable, il ne faut pas oublier qu'en cette saison, les températures descendent allègrement, la nuit, en dessous de zéro !

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(Août 2013)

13/09/2013

Dimanche 15 septembre, marché "français", Plaza de Francia !

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12/09/2013

Humahuaca et le fabuleux "Hornocal"

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L'Hornocal

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 L’impressionnant monument de l'Indépendance, à Humahuaca

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En bas des marches, la cathédrale et la mairie...

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La "Iglesia de Nuestra Señora de la Candelaria y San Antonio" est l'une des plus anciennes de la Quebrada. Le premier édifice, dont l'origine remontait à 1595, fut détruit lors d'un tremblement de terre en 1873.

L'actuelle église, et son portique plutôt "classique", fut largement remodelée du début du 20ème siècle...

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Juste en face de l'eglise-cathédrale se trouve la "Municipalidad" (ou "Cabildo" : la mairie en quelque sorte) ; C'est un étrange bâtiment construit dans les années 40, mais au même emplacement que les Cabildos qui se succédèrent depuis 1594 !

Les touristes confondent souvent ce bâtiment avec l'église d’à côté, à cause de ses deux tours, de ses cloches, mais surtout de son attraction majeure : un automate aux traits de San Antonio (le saint patron de l'église d'en face, donc !), qui apparait chaque jour à midi, à l'une des fenêtres de l'édifice (en bas à droite sur la photo).

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(Humahuaca, août 2013)

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Je dois vous avouer que Humahuaca, mis à part sa touche éminemment locale, ne m'a pas beaucoup plus enthousiasmé que Tilcara. Il faut dire que sans le classement de la Quebrada en 2003 par l'Unesco, le village ne serait sans doute pas devenu cette incontournable halte touristique.

Mis à part son église, maintenant cathédrale, son étrange cabildo (la mairie) datant des années 40 et un monument à l'indépendance quelque peu surdimensionné pour une bourgade de cette importance (environ 10000 habitants), rien de vraiment bien extraordinaire ; si ce n'est bien sûr le nombre d'hôtels, de bars et de magasins pour touristes !

J'admets volontiers que l'hiver n'est peut-être pas la saison qui sied le mieux à l'endroit, et que le fraîcheur piquante de la fin d'après midi n'invite pas le touriste à flâner plus que ça !

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  La peuplade indigène des "Omaguacas" est à l'origine du nom "Humahuaca"

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(Humahuaca, août 2013)

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Tout au long de la Quebrada, de Jujuy jusqu'à La Quiaca, on retrouve ces rails abandonnés depuis des années.

Une partie du réseau ferré argentin fut démantelé dans les années 90 et offert au privé ; le train Général Belgrano, qui reliait alors Buenos aire à La Bolivie, s'arrête aujourd'hui à Jujuy...

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Humita ou tamal, je ne sais toujours pas vraiment faire la différence (l'humita est, semble t'il, préparée avec du maïs frais, alors que le tamal l'est avec de la farine de maïs). Le tout peut-être mélangé à plein de choses, puis cuit au bouillon, enrobé de papillotes diverses : feuilles de maïs, de bananier, etc...)

Ce délicieux (mais roboratif) plat traditionnel d'Amérique latine se déguste du Mexique jusqu'au nord-ouest argentin ; il existe donc sous de nombreuses appellations et tout autant de recettes !

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L'autre particularité de Humahuaca, et non la moindre, c'est le quasi désintérêt de son office du tourisme pour ce qui est probablement l'une des merveilles de la Quebrada : la montagne Hornocal.

Les guides papier ne sont d'ailleurs pas en reste : pas un seul mot dans le Routard 2012 ! C'est à n'y rien comprendre, alors qu'une seule petite heure de piste est nécessaire pour accéder à ce coin de paradis.

Si j'ai fait ces 30 (gentils) kilomètres avec une simple voiture de tourisme, c'est que tout le monde peut le faire !

Mauvaise langue, j'ai même pensé un instant que les tours-opérateurs préféraient faire cracher le touriste au bassinet des échoppes colorées du village, plutôt que de leur offrir cette vision féérique, où, malheureusement heureusement, aucun bus ne mène...

Si vous passez dans le coin, n'hésitez pas à faire le détour !

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Une route légèrement sinueuse, mais tout a fait praticable, conduit jusqu'à un joli point de vue sur l'Hornocal.

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L'Hornocal se dresse entre 4000 ou 4700 mètres d'altitude (selon les sources) !

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(Hornocal, août 2013)

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Mon 2x2 à moi !

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(Hornocal, août 2013)

07/09/2013

Casabindo, le 15 août : Vierge, Pachamama et "toreo de la vincha"

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(Casabindo, 15 août 2013)

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L'église de l'Assomption de Casabindo compte quelques "angeles arcabuceros" de l'école de Cuzco, les seuls existant en Argentine, avec ceux de l'église d'Uquia.

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(Casabindo, 15 août 2013)

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Dans un mélange de rituel païen et religieux, on retrouve à l'église, ainsi que dans la procession, ces quartiers d'agneau fraîchement équarris !

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Parmi les costumes traditionnels, ces atours en plume de suri, un cousin du ñandú

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Un officiant, portant un masque de taureau, attaque (symboliquement) la foule afin qu'elle laisse passer la procession.

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A peine discernable sur la photo, l'erke, un instrument traditionnel de la région (sorte de corne) qui peut mesurer jusqu'à 5 mètres de long !

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Pour être franc, je vous avoue que je ne sais toujours pas laquelle d'entre-elles est la "Virgen de Casabindo" !

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Chaque 15 août, un petit village perdu au fin fond de la Puna, à 50 km de piste d'Abra Pampa (et non 120 comme il est trop souvent écrit !), devient l'épicentre de la province de Jujuy.

Ce jour-là, des centaines de voitures convergent vers Casabindo dont l'église, inversement proportionnelle au nombre d'habitants du "pueblito" (moins de 200 âmes), est souvent surnommée "la cathédrale de la Puna" !

Casabindo se trouve sur l'antique chemin de l'inca (celui "de la montagne", qui menait, sur près de 5000 kilomètres de Quito (en Équateur) jusqu'à Mendoza). Le village "espagnol" date du début du 16ème siècle (1535 ?) et l'actuelle église de l'Assomption de 1722...

Les célébrations du 15 août à Casabindo s'articulent, pour faire court, en trois temps . D'abord les messes, bien sûr, qui commencent dès la veille au soir ; ensuite la procession, qui promène la Sainte (accompagnée d'autres saints patrons ou reliquaires d'alentours) à travers le petit village, le tout avec moult danses, chants et musique ; enfin, pour finir la journée, vient la partie sans doute la plus prisée par les touristes qui affluent chaque année de plus en plus nombreux : "el toréo de la vincha", l'unique manifestation taurine en Argentine.

Âmes sensibles, rassurez vous : il n'y a pas de mise à mort ! Les valeureux toreros d'un jour se contenteront (ce qui n'est déjà pas rien) d'essayer d'attraper le bandeau orné de vieilles pièces d'argent (la "vincha) qui se trouve entre les cornes des taureaux, afin d'aller le déposer au pied de la sainte patronne du Village.

Après une journée de folie, au son des fanfares, des pétards et des cris des aficionados, étourdis par les danses et les mouvement de la foule, par toutes ces couleurs bigarrées, enivrées d'effluves d'humitas et autres tamales, les visiteurs quittent peu à peu la village...

Une longue file de voiture se reforme sur la piste, dans un nuage de poussière visible à des kilomètres à la ronde, laissant Casabindo retomber dans une quasi léthargie pour une nouvelle année...

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(Casabindo, 15 août 2013)

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Entre la procession et "el toreo", ont lieu de nombreuses "interventions" : on profite du phénomène "Casabindo" : musiciens régionaux, messages politiques subliminaux, poèmes d'enfant du village, le tout est proposé un peu en vrac...

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Les taureaux sont prêts ; place à la démonstration !

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Des tribunes ont été dressées sur deux côtés de "l'arène".

Sur les deux autres, les aficionados sont simplement perchés sur les murs...

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Pour être franc, il faut admettre que les toreros sont, ce jour là, tout aussi amateurs que les taureaux !

Pour ce qui est du premier taurin a entrer dans "l'arène", c'était plutôt le toréro qui lui courrait après, espérant le pousser à l'offensive !

Une fois bien énervé, le taureau est enfin entré dans son rôle...

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La tradition "del toreo de la vincha" remonte au 18ème siècle. Elle perpétue l'histoire (ou la légende) de Quipildor, un indien qui se serait soulevé contre les Espagnols. Ces derniers, pour le punir, décidèrent de le faire mettre en pièce, au milieu de la place et devant tout le village, par deux taureaux aguerris.

Devant l'inhabituelle apathie des bestiaux, les espagnols placèrent alors entre les cornes d'un des animaux le bandeau de l'indien aux couleurs de son clan.

Par fierté, et bravant le danger, Quipildor réussit toutefois à récupérer sa "vincha"; mortellement blessé, il se traîna néanmoins jusqu'à l'église où, tout en demandant le pardon pour ces bourreaux avant de mourir, il déposa le bandeau au pied de la Sainte Vierge.

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(Casabindo, 15 août 2013)

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(Casabindo, 15 août 2013)

05/09/2013

Tilcara et son "pukara"

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(Tilcara, août 2013)

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Toutes les maisons du village sont de plain-pied.

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L’église Notre-Dame du Rosaire.

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Tilcara est l'un des trois villages (avec Purmamarca et Humahuaca, qui concentre l'essentiel du flot touristique de la vallée. A part son église et trois petits musées, rien ne le distingue vraiment des autres, si ce n'est son "pukara" (village pré-hispanique), l'un des mieux préservé et réhabilité de la quebrada...

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"Llama a la Provenzale" !

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Les pierres ne sont utilisées que pour les fondations ; le reste de la construction est généralement en briques d'adobe...

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(Tilcara, août 2013)

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Gelées colorées !

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On trouve dans le nord-ouest argentin (tout comme au Pérou et en Bolivie), une incroyable variété de papas andinas (pommes de terre).

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Bien que "pukara" signifie "forteresse" en quechua, ces villages d'avant la conquête espagnole avaient un rôle éminemment plus stratégique que défensif : leur situation en hauteur permettait avant tout le contrôle du commerce qui transitait par la Quebrada de Humahuaca...

Le Pukara de Tilcara, construit par les Omaguacas, indiens de la tribus des Tilcaras (!), s'est développé du 9ème au 15ème siècle, avec quelques aménagements à partir de la conquête inca (bâtiments administratifs ou destinés aux rituels).

A son apogée, le village comptait plus de 1500 habitants !

Après l'arrivée des espagnol, il fut peu à peu déserté, avant de devenir un champs de ruines. Des fouilles eurent lieu au début du 20ème siècle, mais ce n'est qu'à partir des années cinquante que fut entrepris le vaste travail de réhabilitation du site.

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Le Pukara domine de 60 mètres le village de Tilcara, qui se trouve juste de l'autre côté.

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Le monument aux archéologues qui restaurèrent le site.

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Les toits sont constitués de bois de cactus (qui ne manque pas par ici !), puis recouverts de terre.

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D'un côté de la butte, la fameuse "Ruta 9" qui mène (sur près de 2000 km) de Buenos Aires jusqu'en Bolivie ; de l'autre le Rio Grande (presque à sec en hiver) qui serpente tout le long de la Quebrada de Humahuaca.

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(Tilcara, août 2013)

03/09/2013

Le rituel des offrandes à la Pachamama

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La fumée des cigarettes et celle de l'encens éloignent les mauvais esprits

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J'ai eu la chance (et le privilège), lors de mon séjour dans le nord-ouest argentin, d'être invité à une "Pachamama".

Cette célébration, portée par les communautés Quechuas et Aymaras et héritée de leurs ancêtres d'avant la colonisation, est toujours très vivace dans toute la Cordillère des Andes, de l’Équateur au nord de l'Argentine et du Chili, en passant bien évidemment par le Pérou et la Bolivie.

En Argentine, elle est surtout présente dans la région Jujuy .

Si la date officielle de cette fête (que l'on appelle aussi Challa, Ch'alla, Challaco ou Pago) est fixée au 01 août, elle se déroule dans les faits tout au long du mois (et même parfois une fois par mois tout au long de l'année dans certaines régions !). Chaque cérémonie peut-être initiée par une famille, une communauté, un village, une institution, ou tout simplement un groupe d'amis : on peut, par exemple, participer à une ou plusieurs fêtes puis rendre l'invitation en la réalisant chez soi à son tour.

La Pachamama est la déesse-terre ; déité majeure et incontournable de la cosmogonie andine. Elle est essentiellement associée à la fertilité et à la protection, un peu comme la Gaïa des Grecs. Elle est considérée comme l'être vivant à la base de tout : de l'homme, du monde animal, végétal ou bien minéral. A partir du 16ème siècle et de l'arrivée du christianisme, le culte de la Pachamama est très vite associé, par syncrétisme, à celui de la Vierge Marie.

La cérémonie consiste donc à la fois à remercier la Pachamama pour les bienfaits de l'année écoulée, mais aussi à s'allier ses bonnes grâce pour la nouvelle année qui commence (le mois d'août marque en effet de ce côté du globe la fin de l'hiver) ; en espérant en premier lieu suffisamment de pluie, ainsi que de bonnes récoltes futures...

Elle implique également, outre la générosité, un acte de réciprocité. C'est ainsi qu'après le rituel d'offrandes à la Pachamama, c'est au tour des hommes de profiter de ses bienfaits et de partager entre eux un bon repas... bien arrosé !

Chaque région, chaque famille adapte le rituel à sa façon et les "offrandes" sont à la discrétion du "maître de cérémonie", ou de l'hôtesse, dans notre cas.

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Encens et laine de lama

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(Tilcara, août 2013)

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Au premier plan, les feuilles de coca qui sont, dans la région, loin d'être réservées à l'usage exclusif de la Pachamama !

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Papas andines, empanadas, fromage et eau bénite !

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Un large trou est creusé dans la terre à un endroit symbolique, par exemple sous un arbre centenaire, ou bien à un point haut (généralement au même emplacement que l'année précédente). Ce trou, que l'on désigne par le terme de "boca" (la bouche) est en quelque sorte, tout aussi symboliquement, le chemin qui mène au centre de la terre.

Après avoir purifié l'air à l'aide de fumée pour éloigner les mauvais esprits (on se sert d'encens et de cigarettes, allumées et plantées dans le sol), les participants vont chacun à leur tour (en général par petit groupe de deux ou trois, amis, couple, famille), s'agenouiller au bord du trou puis, les mains jointes, y verser "religieusement" les "nourritures terrestres" que leur passe l'officiant.

Dans notre cas le menu était plutôt complet : Des empanadas, du ragoût de viande, du fromage, des légumes et des fruits, des graines de quinoa et bien entendu beaucoup de feuilles de coca ! Côté boisson, la Pachamama était aussi à la fête : du vin blanc et du vin rouge, de la bière et de l'alcool presque pur. Ce jour là il y avait même une fiole d'eau bénite en provenance directe de Lourdes !

Il est possible de faire des vœux au cours de ce repas offert à la Pachamama, ou bien de déposer au fond du trou de petits de cartons colorés symbolisant chacun une demande de promesse pour l'avenir.

Une fois que tout les participants ont fait leurs "offrandes", toute la nourriture et les boissons restantes sont alors déposées dans la "boca" : on ne garde en effet rien pour soi, tout ce qui a été préparé pour la Pachamama se doit de lui revenir !

Le trou est rebouché, puis recouvert de tous les récipients à présent vides.

Place alors à la fête : on sort les cotillons (principalement des serpentins et des confettis, vendus dans de petits sachets pour l'occasion) et l'on chante une ou deux chansons traditionnelles avant de se diriger vers la grande tablée, afin d'y déguster les plats apportées par tous les convives...

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(Tilcara, août 2013)

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La "boca"

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On place de petites figurines en guise de vœux

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On rebouche le trou...

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La "boca" est recouverte de tous les plats vides

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Confettis et serpentins

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Une mini mini vidéo du chant qui clos généralement la cérémonie

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Place à la fête... des humains !

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31/08/2013

Uquía et Maimara

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Maimara

Maimara est un petit village que l'on rencontre à environ cinq kilomètres de Tilcara.

Il n'a rien de vraiment spécial et doit sa modeste renommée à son cimetière coloré, perché sur deux collines, qui a pour toile de fond les couleurs si particulières de la Quebrada de Humahuaca.

Les tours-opérateurs se contentent souvent, pour la photo, de ne s'arrêter que quelques minutes sur le bord de la route...

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(Maimara, août 2013)

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Uquía

Uquía, qui se trouve à dix kilomètres avant Humahuaca, ressemble un peu au village précédent. Cependant, son église exceptionnelle et les montagnes alentours méritent vraiment que l'on s'y arrête un peu plus longtemps. 

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L'église Saint François de Paul, édifiée en briques d'adobe l'an 1691, n'a pour ainsi dire pas changer depuis...

Reconnaissable à sa tour-clocher séparée de la nef, elle abrite le plus vieux retable de la région, probablement rapporté en 1699 depuis Potosi, riche cité bolivienne distante de plus de 500 kilomètres.

Mais son véritable trésor, ce sont ses anges-arquebusiers de l'école Cusquenienne, des tableaux rares que l'on ne trouve qu'à deux endroit en argentine : ici, dans la petite église d'Uquía, ainsi que dans celle d'Asunción à Casabindo, où je vous emmène prochainement.

Ces neuf anges (ou archanges) ailés sont représentés en habit militaire (et aristocratique) de la fin du 17ème siècle, date de leur réalisation. Les œuvres sont ornés d'une frise florale, typique de l'école de Cuzco.

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(Uquía, août 2013)

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Une viscache des montagnes

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(Uquía, août 2013)

30/08/2013

Las Salinas Grandes

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(Août 2013)

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Un col à passer...

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La "cuesta de Lipán" : on passe de 2100 à 4100 mètres !

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L'eau est encore souvent gelée, à cette altitude, et en plein hiver...

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Las "Salinas Grandes" de la province de Jujuy se trouvent à un peu plus d'une centaine de kilomètres de l'excellente route asphaltée qui mène de Purmamarca à Susques, puis à la frontière chilienne ; plus loin encore, vers le désert d'Atacama....

J'ai l'impression (mais je peux me tromper !) que le succès de ces salines est en grande partie dû à la proximité de la "Quebrada de Humahuaca", qui a gagnée ses lettres de noblesse lors de son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

Car soyons honnêtes, il y a bien d'autres "salars" de la sorte en Argentine, dont une au nord de Cordobá, qui avec une surface de 6 000 km² est juste... 30 fois plus grande ! Ce dernier s'appelle également "Salinas Grandes", d'où sans doute parfois une confusion entre les deux...

Ces "Salinas Grandes" de la province de Jujuy, celles qui nous intéressent aujourd'hui, sont donc plutôt petites (200km²) et carrément minuscules en comparaison au fameux "Salar d'Uyuni" bolivien (400 km plus au nord) et ses 10 582 km²...

Mais ne boudons pas notre plaisir, et cette visite, jointe à celle du village de Purmamarca, offre une superbe journée de découverte.

La croûte de sel (d'une épaisseur de 30 à 40 centimètres) est partiellement creusée (mécaniquement) pour faire remonter l'eau par infiltration. Ce sont les cristaux qui se déposent au-dessus de l'eau qui donneront la fleur de sel destinée à la consommation.

A d'autres endroits le sel brut, prévu pour un usage industriel, est récupéré d'une façon évidemment plus ... industrielle !

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Un four solaire ; l'eau bout en quelques (dizaines de) minutes !

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(Août 2013)

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Quelques bâtiments ainsi que les aires "touristiques" sont construits en briques de sel...

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Amen !

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Comme dans tous les "salars" du monde, les touristes jouent des perspectives et débordent d'imagination !

Quand on voyage seul, ces clichés sont malheureusement plus difficiles à obtenir :(

(ici une photo du Net)

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3500 mètres d'altitude : c'est marqué !

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Une Vigogne traverse ; tranquille, tranquille...

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(Août 2013)

29/08/2013

Purmamarca

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(Août 2013)

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L'église Santa Ana de Lima

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On trouve, à 65 km de San Salvador de JuJuy (la capitale de la province éponyme, où commence ce voyage), 3km à l'ouest de la route principale, le petit village de Purmamarca, connu principalement pour sa "montagne aux sept couleurs".

L’altitude est déjà de 2324 mètres, soit 1100 de plus qu'à Jujuy...

La petite localité, dont la plupart des maisons sont construites en adobe (briques faites d'un mélange d'argile et d'un peu de paille, puis séchées au soleil), est distribuée autour de la jolie église Santa Rosa de Lima (1648), qui, outre ses belles peintures de l'école "cusqueña", à la particularité d'avoir son toit construit en bois de cactus !

Une très jolie promenade, au sud du village, permet de découvrir ces étranges "cerros" multicolores...

Les "Salinas Grandes" se situent elles, à environ à 125km de Purmamarca ; ce sera le sujet du prochain post.

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(Août 2013)

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(Août 2013)

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La fameuse "cuesta de lipán", qui mène à Salinas Grandes

25/08/2013

Quebradas et Puna au nord de Jujuy : Prologue

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Le village de Huacalera, qui se situe à mi-chemin entre Tilcara et Humahuaca, est traversé par le Tropique du Capricorne.

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Je suis rentré ce week-end à Buenos Aires, après une dizaine de jours passés tout au nord du "nord-ouest" argentin (le NOA), à quelques 2000 kilomètres de la capitale.

solar del tropico argentine_05.jpgDans la dizaine de posts qui va suivre, je vous propose de découvrir une partie de cette province de Jujuy (prononcer "rourouille") que j'ai parcouru du sud au nord, jusqu'à la frontière bolivienne.

Au mois d'août, c'est encore ici, de ce côté du globe, l'hiver. Il n'a donc pas plu depuis de longs mois et les vallées asséchées manquent cruellement de verdure. Les températures, même si elle peuvent monter au-dessus des 25° la journée, descendent également allègrement en-dessous de 0° pendant la nuit.

On est donc souvent un peu "gelé", surtout que les habitations, ici comme aussi souvent au Pérou ou en Bolivie, sont rarement adaptée à cette "fraîcheur" qui ne dure que deux ou trois mois dans l'année.

L'avantage de l'hiver, c'est surtout d'être sûr qu'il ne tombera pas une seule goutte d'eau, ce qui est plutôt rassurant quand on parcours, seul, les pistes désertes et escarpées avec un banal véhicule de tourisme.

Et puis je ne vais pas me plaindre, car mis à part le premier jour (où soufflait un vent glacial) et le dernier (ou de lourds nuages recouvraient San Salvador de Jujuy), j'ai eu le droit durant ce séjour à huit jours d'un temps exceptionnel, où pas un seul nuage ne venait gâcher le bleu profond du ciel...

Si la ville San Salvador de Jujuy, capitale de la province éponyme, ne se trouve qu'à 1200 mètres d'altitude, les communes plus au nord sont elles généralement situées entre 2500 et 3500 mètres, avec quelques passages de col à plus de 4000 mètres.

La province de Jujuy est, pour faire simple, principalement composée de trois types de paysages : La "Quebrada" (vallée montagneuse), la "Puna" (vaste plateau aride) et les "Yungas" (fôrets de montagne plutôt humides à la végétation exubérante, que je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de découvrir cette fois-ci).

Si j'ai passé quelques nuits à Iruya, La Quiaca ou Santa Catalina, c'est à Huacalera que j'avais établi mon "camp de base", au Solar del Tropico, une excellente chambre d'hôte tenue par un couple franco-argentin, d'où les principaux villages de la Quebrada de Humahuaca (classée depuis 2003 sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco) ne sont distant que de quelques kilomètres.

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En rouge, le trajet effectué ainsi que les principaux villages (ou villes) visités.

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Juste en face du monument marquant le passage du Tropique du Capricorne, et au-delà du Rio Grande (dont le lit devient large sur près de 100 mètres à la saison des pluies !) on trouve el "Solar de Tropico, la chambre d'Hôte d'Analia et Remy...

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(Huacalera, août 2013)

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Depuis ma chambre, bien au chaud (merci le poêle à bois), jolie vue du soleil qui se lève sur la quebrada.

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Quand on visite le nord, une région assez pauvre et principalement rurale, on se doit d'oublier nos codes traditionnels : ici, un chevreau mort-né éviscéré, fera une fois empaillé, le bonheur d'un enfant...

13/08/2013

La Casa Rosada, Palais de la Présidence

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(Août 2013)

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(Août 2013)

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La salle-à-manger...et son plafond très travaillé !

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Côté mobilier, mis à part de rares pièces intéressantes, rien de bien folichon !

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Les parties du Palais réservées au travail, sont aménagées de façon plus moderne.

Dans tous les couloirs des dizaines de photos à la gloire des célébrités argentines de ces cent dernières années, de Gardel, à Fangio ou Barenboim (photo ci-dessus), en passant par Messi ou Mafalda !

On trouve également de nombreuses oeuvres contemporaines, réalisées (bien entendu !) par des artistes argentins !

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La salle de conférence de presse est dédiée aux femmes argentines qui ont compté dans l'histoire du pays, à commencer par Evita Peron, dont la Présidente "utilise" bien volontier l'image encore aujourd'hui très populaire... 

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Toujours des oeuvres contemporaines et, plus incongru, une robe d'Evita !

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Je vous avais déjà parlé, il y a de cela déjà presque un an maintenant (ICI), de la Casa Rosada, siège du Gouvernement argentin. Je me suis décidé ce WE, l'hiver étant propice, à en visiter l'intérieur...

Le bâtiment se situe à l'exact emplacement du premier édifice d'importance construit à Buenos Aires (en 1594) : la Forteresse Royale.

Le Fort était comme il se doit défendu par un pont-levis, qui ne sera définitivement supprimé que dans les années 1820 ! Ce dernier donnait sur la présente Place de Mai...

Trois siècles seront nécessaires pour effacer toute trace du fort d'origine et nous offrir l'actuelle vision d'une facade pour le moins asymétrique. La raison en est fort simple : On avait construit sur l'un des terrains de l'ex-Fort un Palais des Postes, qui fini par faire de l'ombre, par sa qualité, à celui réservé au Gouvernement.

Dans un premier temps (vers les années 1880), le Président Roca entreprit des travaux afin d'embélir "son" Palais afin qu'il soit à la "hauteur" du voisin. En 1994, sous l'impulsion du Président Sáez Peña, les deux bâtiments furent définitivement réunis par un énième ajout !

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La Casa Rosada "nouvelle version" fut inaugurée en 1898...

Cette histoire, pour le moins mouvementée, explique en partie l'hétérogénéité des salons, des escaliers et des patios qui composent l'édifice.

Nous ne sommes bien sûr pas ici dans le faste et le luxe des palais de la République Française, hérités des 17, 18 et 19ème siècles, et l'ensemble, assez hétéroclite reste, somme toute, assez modeste.

Pour ce qui est de la couleur "rosada" : le bâtiment en est "revêtu" depuis les années 1870...

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Le bureau présidentiel (photo du Net puisqu'il est interdit de le photographier)

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Un des nombreux autres salons....

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Depuis les balcons, on découvre la Place de Mai, son Cabildo et l'obélisque célébrant la Révolution de Mai 1810.

Au premier plan, une statue équestre du Général Belgrano, créateur du drapeau argentin.

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"El Salón Blanco", la pièce la plus importante du Palais, est réservé aux cérémonies les plus prestigieuses.

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Ce salon met à l'honneur des peintres argentins du 19ème et du début du 20ème siècle.

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(Août 2013)

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Il faut souligner enfin la grande facilité qu'il y a à visiter, tout au long de l'année (le WE), la Casa Rosada. La majeure partie des salons est généralement accessible au public en fonction bien sûr du calendrier présidentiel.

J'ai par exemple pu, samedi dernier, visiter le bureau du Chef de l'Etat, Cristina Kirchner, même si c'est la seule pièce où les photos restent interdites...

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Au rez-de-chaussée, le Hall d'Honneur accueille la Galerie des Bustes où, comme son nom l'indique, on peut admirer les bustes, donc, de tous les Chefs d'Etat "démocratiques" (!) qui ce sont succédé à la tête de l'Argentine (exit donc Menem, De la Rúa et autre Duhalde).

Ci-dessous, celui de Perón...

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La garde, en habit, est présente un peu partout pour assurer la sécurité

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Le porche principal

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(Août 2013)

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10/08/2013

Le Zoo de Buenos Aires

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(Buenos Aires, août 2013)

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Les "maras", ou "lièvres de Patagonie" sont les stars du zoo. Ils sont des centaines à vivre dans le parc en totale liberté, et font bien entendu la joie des enfants

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Le mini-pavillon "égyptien" accueille des suricates ; le "marocain", deux ou trois chameaux...

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Le Zoo de Buenos Aires est situé en plein centre-ville, dans le quartier de Palermo. Si c'est une bonne chose pour les enfants, ça l'est évidement moins pour les animaux, qui vivent au milieu du bruit et de la polution.

Le parc, créé en 1875, n'avait à l'époque qu'une une section zoologique. Cette dernière a pris de l'ampleur au début du 20ème siècle jusqu'à atteindre aujourd'hui les 18 hectares.

La plupart des bâtiments que l'on trouve sur le site datent d'ailleurs de cette époque, où l'on choissisait de montrer les animaux dans des "atmosphères" rappelant leur pays d'origine. Beaucoup de ces constructions sont aujourd'hui dans un piteux état et ne correspondent plus guère aux critères actuels de présentation des espèces...

Paradoxalement, c'est en partie à cause de ces pavillons que l'Etat à classé le zoo "monument historique national" en 1997.

Le Zoo, qui  accueille environ 2500 animaux, fait la part belle à la faune argentine, andine, ainsi qu'à celle, voisine, des forêts d'Amazonie.

Les espèces les plus à plaindre sont, comme toujours, les félins, les primates et les grands mamifères d'Afrique qui n'ont pas vraiment leurs place dans ce zoo du bout du monde, si peu adapté à leur besoin.

Un ours polaire, le seul qu'abritait le zoo, est d'ailleurs mort l'été dernier d'un coup de chaleur...

En parcourant les allées, on s'aperçoit bien vite du manque de moyens financiers pour améliorer tout cela. Malheureusement, le zoo est gèré depuis plus de vingt ans par un opérateur privé, qui en plus reverse à la ville près de 2 millions d'euros par an...

En conclusion : Si vous êtes seulement de passage à Buenos Aires, ne vous sentez pas obligé de passer par ici...

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La grande cage ou végète un seul et unique condor des Andes

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(Buenos Aires, août 2013)

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Tamanoir et capybara

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L'agará-guazú (ou zorro grande) est un canidé d'Amérique du Sud en voie d'extinction.

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(Buenos Aires, août 2013)

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 Le pavillon "forêt amazonienne" est juste ridicule ; et mériterait mieux, en l'état, d'être fermé !

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Le vivarium est lui aussi plutôt indigent ; quant à la salle qui propose aux visiteurs des papillons multicolores et autres insectes épinglés dans de grands cadres, je vous épargne les photos !

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Un orang-outan, seul, comme tant d'autres animaux de ce zoo, et pour lequel j'ai vraiment ressenti beaucoup de tristesse...

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(Buenos Aires, août 2013)

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08/08/2013

El Teatro Colón

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le Théatre Colón se trouve sur l'Avenue du 09 Juillet, à quelques mètres de l'Obélisque

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L'escalier d'honneur

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Le hall d'honneur

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De nombreuses scuptures, ici et là...

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Du marbre et des stucs, signes d'opulence...

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Détail des mosaïques qui décorent tous les sols

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C'est en mai 1908, avec l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi, qu'est inauguré le Théatre Colón, près 20 ans après le début de sa construction.

De nombreux retards ont en effet plombé le bon déroulement du projet : d'abord la mort du premier architecte, l'Italien Tamburini, en 1891, puis des difficultés financières ; le second architecte, Victorrio Meano, (Italien lui aussi, et élève du premier) meurt à son tour en 1904, assasiné par l'amant de sa femme !

C'est à un troisiéme architecte, le Belge Jules Dormal, qu'il reviendra de parachever le plus fameux théatre de la capitale.

Défenseur de l'académisme français, ce dernier apportera une indéniable "french touch" à un édifice au style déjà très largement "éclectique"...

En cent ans d'existence, le "Colón", considéré par son accoustique comme l'une des meilleures salles au monde, a bien évidemment reçu le gratin de l'art lyrique, de Caruso à La Callas, en passant par Crespin, Domingo ou Pavarotti.

Il a également vu passer nombre de musiciens et chefs d'orchestre célèbres, comme par exemple les Argentins Daniel Baremboim ou Astor Piazzolla...

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Le Hall d'honneur vu depuis le premier étage

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L'une des nombreuses et splendides verrières

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le Salon des Bustes

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Le Salon Doré

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le théatre compte environ 2500 places assises.

Au début du siècle il y avait également, aux niveaux supérieurs, suffisamment de place pour 500 spectateurs supplémentaires ; ces derniers devaient se tenir debout tout au long de la représentation !

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Les loges du premier balcon

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Le premier décor de la coupole, d'une surface de 318m², fut peinte par le Français Marcel Jambon (et oui !).

Malheureusement, suite à des infiltrations d'eau, cette fresque disparut définitivement (autour des années 1930),et c'est à l'Argentin Raúl Soldi qu'il revint d'en réaliser une seconde en 1960...

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L'entrée principale du Théatre Colón se trouvait à l'origine sur la Calle Libertad, et pour cause : l'Avenue du 9 Juillet n'avait pas encore été percée !

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... Cette entrée faisait face au Tribunal de Buenos Aires.

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L'entrée principale du théatre, à l'origine...

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(Théatre Colón, Août 2013)

06/08/2013

L'Avenue du 09 Juillet

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Je viens (suite à la publication du dernier post) de me rendre compte que, depuis bientôt un an que suis arrivé à Buenos Aires, je n'ai toujours pas consacré un petit article sur l'avenue de loin la plus emblématique de la capitale. 

J'en avais parfois parlé, ci et là, mais sans plus...

J'avoue que j'ai maintenant l'air un peu ballot, car mes photos, prises avant la construction des nouvelles lignes du metro-bus (voir le fameux post précédent), font déjà maintenant partie du passé !

Qu'à cela ne tienne, on dira que c'est mon modeste apport afin de démonter que cette ville change, encore et toujours....

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Photos prises fin 2012, avant les travaux des lignes du métro-bus

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L'autoroute du 9 Juillet (en jaune) continu au sud jusqu'au Rio Riachuelo. Au nord commence l'autoroute Président Arturo Illia (Président de la république entre 1963 et 1966, date ou il fût démis par un coup d'état)...

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L'idée de construire cette avenue démesurée (qui reste encore aujourd'hui la plus large du monde) germe dans l'esprit des bâtisseurs dès 1888. Ce n'est pourtant qu'en 1937 que commenceront les travaux, et il faudra compter encore une bonne trentaine d'années pour les voir enfin s'achever.

Les jonctions autoroutières nord et sud seront, elles, réalisées dans les années 1980...

La largeur de l'Avenue du 9 Juillet peut paraître un brin excessive, mais la raison en est toute simple : la zone étant habitée, on s'est résolu à détruire près de 26 pâtés de maisons déjà existant (et d'en expulser bien sûr leur centaines d'occupants).

Si on ajoute à ces ilots (qu'on appelle ici "manzana" et qui mesure environ 110 mêtres de côté), la largeur des 30 rues qui les séparaient, on obtient alors un joli rectangle de 3500 mètres sur 140 mètres. Ce qui nous donne à la louche 50 hectares... et la plus large avenue du monde ! 

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Tout au nord, l'Ambassade de France trône, tel un "irréductible village gaulois", sur une petite moitié de l'avenue longue de près de quatre kilomètres. Le Palais Ortiz-Basualdo est en effet, avec la Mansion Alzaga (actuel Hôtel Four Seasons) l'un des trois bâtiments qui, de haute lutte, résista à la fureur des buldozers.

Le troisième et dernier, connu sous le nom de MOP (Ministerio de Obras Publicas) fut construit à la fin des années 1930. Il abrite aujourd'hui le Ministère du Développement social.

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L'édifice est facilement reconnaissable car il arbore depuis 2011, sur ces faces nord et sud, deux immenses portraits d'Eva Peron. Les oeuvres, en métal, mesurent chacune plus de 30 mètres de haut.

L'Avenida de Mayo, qui relie d'un côté la Place de de Mai et la Casa Rosada (siège du Gouvernement) et de l'autre la Plaza del Congreso et le Congrès de la Nation, croise l'Avenue du 9 Juillet à peu près en son centre.

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Le monument le plus célèbre (et surtout le plus visible) de l'avenue reste bien évidement l'Obélisque, qui fut construit en 1936 à l'occasion de l'anniversaire des 400 ans de la fondation de la première colonie par Pedro de Mendoza.

Recouvert à l'origine de plaque en pierres blanches, il se contente aujourd'hui d'un revêtement en ciment poli.

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Pour la petite histoire : A l'emplacement de l'Obélique se dressait à l'origine une petite église où fut hissé pour la première fois, en 1816, le drapeau argentin...

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Les travaux du métro-bus ont commencé début 2013 et les 17 stations ont été innaugurées il y a seulement quelques jours, changeant à jamais (on aime ou pas !) la physionomie de la plus large avenue du monde...

02/08/2013

L'avenue du 09 Juillet fait sa révolution...

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(Juillet 2013)

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Vue depuis le haut de l'Obélisque (photo du Net)

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(Juillet 2013)

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Il y avait plus de cinquante ans que la plus grande large avenue du monde, la "09 de Julio" n'avait connu de tels chambardements !

Cette artère, longue de 4km (elle fait donc en largeur comme en longueur le double de celle des Champs-Elysées !) est sortie de terre à la fin des années 60, occasionnant en passant la destruction de plus de 26 pâtés de maison de 110m de côté chacun !

Depuis ce temps, entre les terre-pleins et les bas-côtés, on comptait jusqu'à 20 "voies de circulation" en parralèle.

Depuis la semaine passée, le "mètro-bus" a fait son apparition et a changé d'un coup la donne. A présent, prés d'un tiers de l'avenue est réservé à l'unique circulation de 11 lignes bus, qui s'arrêteront dans les 17 nouvelles stations créées à l'occasion.

Ce projet, qui a mis six mois à voir le jour, subit l'assaut de nombreux détracteurs (coût, utilité, incidence environnementale, etc...) et je serais moi bien en mal d'émettre un avis !

Je pense que c'est sur la durée que l'on jugera du succés (ou non) de cette réalisation qui devrait être utile à près de 200 000 Porteños....

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Avant-après (photos du Net)

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(Si le 25 Mai 1810 marque le début de la révolution, la date du "09 Juillet" (1816) est celle de la proclamation de l'Indépendance....)

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(Juillet 2013)

30/07/2013

Palermo

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(Palermo Viejo, juillet 2013)

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(Palermo Viejo, juillet 2013)

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Quand quelqu'un vous annonce qu'il habite à Palermo, vous n'êtes pas vraiment avancé !

Il faut dire que ce quartier est l'un des plus vastes de Buenos Aires (15km²), et qu'il a donc, de par sa taille, de multiples facettes.

Il porte également de nombreuses dénominations, ce qui n'aide pas vraiment à s'y retrouver : Palermo Soho, Palermo Viejo, Palermo Hollywood, Palermo Chico, etc...

Si certaines zones comptent un grand nombres de représentations diplomatiques, d'autres accueillent plutôt des magasins de fringues (branchées !), et les restaurants et les bars parmi les plus bobos de Buenos aires !

Un endroit idéal pour aller bruncher le dimanche en terrasse et sous le soleil !

Le quartier n'est pourtant pas si vieux que ça ; sur ce plan de 1892, Palermo Viejo sort à peine de terre et Palermo Hollywood est encore dans les limbes.

L'intérêt d'une grande partie de ce "barrio" tient au fait qu'il est longtemps resté en retrait du développement fulgurant de la mégapole au début du 20ème siècle ; il a été ainsi de fait largement épargné par le percement de larges avenues sans âmes. Comme le quartier est principalement résidentiel, il y a également beaucoup moins de bus qui circulent, ce qui ajoute évidemment au plaisir de s'y balader.

Plus on se rapproche de la partie ancienne du quartier, plus la hauteur des édifices s'amenuise ; on retrouve des rails et des pavés, des couleurs du calme et du ciel bleu...

Le barrio devient de fait chaque année de plus en plus "tendance"...

La partie nord de Palermo accueille quant à elle la majeur partie des espaces vert de la capitale, et ce depuis la fin du 19ème.

Les photos de ce post, qui datent du week-end dernier, illustrent le Palermo "idéalisé" par les bobos qui l'habitent ainsi que par les touristes de passage. Elles ont été prises aux alentours de la Plaza Cortázar (ex Placita Serrano), le coeur de Palermo Viejo, qui accueille chaque fin de semaine "sa" feria artisanale...

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Au sud du barrio, Palermo Soho englobe Palermo Viejo et Palermo Hollywood. Plus au nord, les nombreux espaces vert de la capitale...

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Si de nombreux bâtiments ont été largement remodelés, ils gardent bien souvent l'esprit d'origine...

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(Palermo Viejo, juillet 2013)

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La place Cortázar, coeur de Palermo Viejo, accueille chaque WE une féria artisanale...

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On trouve aussi à Palermo de nombreuses boulangeries "françaises"...

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(Palermo Viejo, juillet 2013)

25/07/2013

Le Palais des Eaux courantes, sous un ciel d'hiver...

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(Buenos Aires, Juillet 2013)

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Sur les façades aux fenêtres aveugles, brillent de nombreux motifs en céramique vitrifiée, commes les contours des fenêtres ou bien les blasons des différentes provinces argentines...

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Les posts se font à présent un peu plus rares. Saison basse...

C'est l'hiver à Buenos Aires, et le thermomètre n'hésite plus à descendre (la nuit) en dessous des cinq degrés !

C'est l'occasion rêvée de douillettement recevoir à la maison, ou bien de parcourir de nombreuses et passionnantes expositions.

On prend aussi parfois un peu l'air comme pour, par exemple, découvrir ce monument emblématique de la ville : le Palais des eaux courantes.

Il doit son nom à l'usage qui lui fût à l'origine affecté : cette construction de style "éclectique", bâtie entre 1887 et 1894, n'est en effet rien de moins qu'une immense citerne qui alimentait en eau la capitale dès la fin du 19ème siècle.

Dans ce quadrilatère d'environ 100 mètres de côté et plus de 20 mètres de hauteur (avec des murs de près de 2 mètres d'épaisseur) était stocké  jusqu'à 72 000 m3 d'eau, soit l'équivalent d'environ 30 piscines olympiques.

Une gageure technique pour l'époque !

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Le blason (ou bien l'écu) officiel de la république argentine date de 1813 (ci-dessus)

Il reprend les codes d'un modèle Jacobin de l'époque de la Révolution Française, avec pique et bonnet phrygien (ci-dessous)

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(Buenos Aires, Juillet 2013)