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12/08/2015

Des prix fous fous fous !

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Ce petit "camembert" en boîte, à priori dégue..asse mais qui vient de France, est vendu 935 pesos le kilo (soit 91 euros au taux officiel, mais "seulement" 62 euros au "blue")

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En bientôt trois ans de vie à Buenos Aires, je me demande encore comment font les Argentins pour jongler avec les prix qui augmentent sans cesse !

Avec une inflation d’officiellement  25 % en 2014, , mais estimé en réalité à 40 % il est dur de suivre les augmentations vu u'elles sont fort inégales. En moins de trois ans, le paquet de Marlboro (je sais c'est pas bien !) a tout de même pris 150%, c'est tout dire...

Si on ajoute qu'il existe ici un taux parallèle (le "blue") accessible aux étrangers et à quelques Argentins qui possèdent des devises étrangères et qui vont les changer dans la rue ou dans des officines discrètes et tolérées, on fini par ne plus vraiment se rendre compte du prix des choses.

L'euro "blue" remonte en ce moment (les élections d'octobre prochain en sont en grande partie la cause), et pour 1 euro vous obtiendrez 15 pesos au taux parallèle alors que vous n'en aurez que 10 si vous les changez bêtement à la banque ! Pile-poil 50% de plus de pouvoir d'achat pour les heureux possesseurs de dollars et autres euros...

Généralement, face à un prix quelconque, je le transforme donc en "blue", puis je le compare à des prix français. Et là, on encore bien souvent des surprises !

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Un "camembert" argentin, plutôt informe et qui n'a de camembert que le nom, est vendu à 454 pesos le kilo, soit 44 euros au tau officiel et 30 euros au "blue". Cela fait tout de même (au blue) 7,5 euros les 200gr, alors qu'un savoureux Le Petit de Normandie de 250gr coûte environ 2,50 euros en France !

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Et pour finir, toujours dans la catégorie "produits d'exportation" cette magnifique conserve légèrement rouillée de ce qui semble être du foie gras d'oie (il n'y a aucune indication de la provenance) vendue 41 euros les 130gr (au taux officiel), ce qui fait tout de même 28 euros au "blue" !

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(Aujourd'hui, au Disco de l'Avenida Quintana)

04/03/2015

La centolla

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Centolla au Naturel, et ci-dessous au paprika

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Avant que nous passions à la suite du voyage, un petit tour à table !

Car je me dois d'évoquer ici, brièvement, la principale spécialité culinaire d'Ushuaïa ; enfin "culinaire" c'est un bien grand mot puisque la centolla (prononcer "cènntocha") est le plus souvent servie froide avec un peu de mayo ou de sauce cocktail (oui, celle avec du ketchup!).

On trouve ce crustacé, de son vrai nom latin "lithodes santolla", sous différentes appellations : crabe royal de Patagonie, du sud ou bien encore de l’Antarctique. Ici et au Chili, c'est tout simplement la "centolla".

Sa chair rappelle celle de l'araignée de mer que nous connaissons en Europe. On la consomme "au naturel", mais aussi cuisinée (au parmesan, au paprika, en gratin, en ravioles, consommé, etc...).

Comme de nombreux autres produits naturels argentins, celui-ci dépasse rarement les frontières de sa propre région de production, ou c'est alors pour s'envoler, surgelé ou en conserve, vers d'autres horizon plus lointain (essentiellement les États-Unis en ce qui concerne la centolla).

On n'en trouve donc pratiquement jamais à Buenos Aires, ce qui explique que j'en ai un peu abusé le mois dernier, malgré son prix assez élevé (on n'en trouve jamais, "au naturel", à moins de 220 pesos -20 euros- la portion).

Petit hic : Même si l'on peut voir ici et là quelques spécimens en aquarium afin d'attirer le chaland, il est fort a parier que la grande majorité des restaurants d’Ushuaïa servent uniquement de la centolla congelée (je n'en ai pour ma part pas une seule fois vu servie dans sa carapace) ; si ce n'est d'ailleurs pas tout simplement du "centollón", une espèce beaucoup plus petite mais au goût similaire...

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(Février 2015)

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Au Naturel

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Avec poireaux, en gratin

20/09/2014

Journées du patrimoine 2014 à l'Ambassade de France à Buenos Aires

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(Ambassade de France, 20 septembre 2014)

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La façade sur la rue Cerrito

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La façade sur la rue Arroyo

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Plaza Cataluña

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(Ambassade de France, 20 septembre 2014)

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La foule était (très) nombreuse à se presser ce samedi aux abords de l'Ambassade de France à Buenos Aires, en ce premier jour des "journées du Patrimoine" !

C'était l’occasion idéale pour les Porteños d'à la fois visiter l'Ambassade de France (qui ouvrait ses portes après plus d'un an de très importants travaux), mais également de se régaler avec tous les stands qui proposaient une multitude de délicieuses gourmandises.

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A consommer sur place.... ou a emporter !

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(Ambassade de France, 20 septembre 2014)

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Les chanteurs se succédaient sur la scène....

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(Ambassade de France, 20 septembre 2014)

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Ce n'est qu'après plusieurs heures d'attente que les plus patients ont enfin pu pénétrer dans l'Ambassade de France !

La visite, qui se faisait par petits groupes accompagnés par des guides de Buenos Aires, permettait de découvrir les six salons de réception du premier étage (le reste du bâtiment étant dévolu au travail des personnels de l'Ambassade)...

Le Palacio Ortiz Basualdo, conçu en 1912 par l'architecte Français Paul Pater fut livré en 1918. En 1939, le palais devint propriété de la France qui y installa alors son Ambassade...

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La visite commence dans le vestibule au remarquable revêtement de marbre !

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L'escalier d'honneur mène au premier étage dans le hall qui dessert toutes les salles de réception...

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... à commencer par le jardin d'hiver.

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Puis nous découvrons la salle-à-manger, inspirée du baroque anglais...

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La table est dressée comme à l'occasion des nombreuses réceptions que donne l’Ambassadeur.

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Puis vient le "Salon chinois" ou "Salon de musique"

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La splendide "Salle de bal", ou "Salon d'Honneur", ou "Salon Doré", est de style "plutôt" Louis XV.

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Le "fumoir" ou "salle de billard", toute en boiserie, est dans un style anglais Tudor. L'impressionnante cheminée en marbre polychrome donne le ton...

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La visite se termine enfin par la petite bibliothèque de style "gothique anglais"

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(Samedi 20 septembre 2014)

13/09/2013

Dimanche 15 septembre, marché "français", Plaza de Francia !

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14/07/2013

Réception du 14 Juillet à l'Ambassade de France

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(Samedi 13 juillet 2013)

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La réception du 14 Juillet en l'honneur de la Communauté française s'est déroulée le samedi 13 juillet (!) au soir, dans le cadre somptueux du Palais Ortiz Basualdo qui abrite les services de l'Ambassade de France.

D'importants travaux de rénovation sont en cours dans le palais, et de nombreux salons sont donc actuellement fermés ; d'où le nombre d'invités sensiblement plus réduit cette année !

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(Samedi 13 juillet 2013)

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L'Ambassadeur de France, Jean-Pierre Asvazadourian

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(Samedi 13 juillet 2013)

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Comme dans toutes les Ambassades de France du monde, on court après les sponsors afin d'allèger la facture ! (les fameux "financements innovants" chers au Ministère)

Cette année, on aura donc dégusté du "Chandon" argentin... à défaut de Moët :)

12/03/2013

La Fête de la Francophonie 2013

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Le mercredi 20 mars prochain, à l'occasion de la Journée internationale de la francophonie, une trentaine de pays se réunira Plaza San Martin pour offrir au public pléthore d'expositions et animations culturelles, stands gastronomiques et autres informations touristiques.

Si le beau temps n'est (vraiment) pas de la partie, la fête sera repoussée au lendemain...

09/02/2013

Enfin un peu de chocolat noir !

Le Chocolat noir n'existe pas en argentine ! Et c'est vraiment pas ma veine car j'en raffole ; voilà plus de cinq mois que j'étais en manque !

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Du bon chocolat est pourtant fabriqué dans l'ouest de la Patagonie, et des villes comme San Carlos de Bariloche (où vivent de nombreux descendants de colons Suisses) s'en sont même fait une spécialité. Malheureusement, ils en sont restés au chocolat au lait ou, pire encore (de mon point de vue), au chocolat blanc, chargé de trop de graisse et de sucre !

Afin de déguster quelques carrés de "noir" intense à plus de 70% , parfumé pourquoi pas d'un peu de fleur de sel, il vous faudra donc attendre patiemment la visite de quelques amis (très) prévenants...

Perso, j'ai reçu ce week-end ces 48 tablettes, de quoi tenir plusieurs mois !

J'ai par ailleurs eu droit à plein d'autres surprises, comme par exemple du fromage de chèvre (Sainte-Maure fermier et autre Crottin de Chavignol (encore une de mes drogues) dont l'entrée en Argentine est limite tolérée, ainsi qu'un peu de rillettes et de foie gras !

Un grand merci à M et PY d'avoir osé braver les douanes ;)


Mea culpa : sur ce coup là, c'est moi qui suis "chocolat" !

V'là t'y pas que ces mêmes amis qui viennent de m'apporter toutes ces plaquettes découvrent dans la même journée, à Buenos Aires, deux magasins dédiés au chocolat Lindt (de l'exclusif comme sait très bien le faire monsieur nespresso).

Il faut dire que ces points de vente hyper branchés se situent dans des galleries marchandes hyper friquées (entre les vitrines Armani, Guess et autre D&G) que je fréquente guère.

Plus généralement d'ailleurs les malls m'insupportent...

A près de 50 pesos la tablette (environ 6 euros), c'est quand même au moins 3 fois plus cher qu'en France, mais c'est tellement "so" chic de trouver son "noir intense" ailleurs que dans un banal supermarché...

Je vais à présent me mettre en quête d'un showroom Amora, moi qui adore la moutarde forte ; peut être du côté de Zara !

28/01/2013

Jean-Marc Ayrault à l'Ambassade de France

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"Oui, nous sommes bien le 25 janvier 2013, comme c'est écrit là !"

 

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L'Ambassade de France depuis le 11ème étage de l'hôtel Four Seasons

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La façade nord de l'ambassade, sur la rue Arroyo
 

C'est au Palais Ortiz Basualdo, siège de l'Ambassade de France en Argentine, que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait convié vendredi 25 janvier dernier la communauté française.

Malgré l'heure inhabituelle de cette réception (8h30 !) plus de 400 compatriotes avait répondu présent. Certains pour entendre le discours du Premier ministre et tenter d'échanger avec lui quelques mots, d'autres profitant simplement de l'occasion pour venir découvrir le palais.

Enfin, il y en a sûrement quelques-uns, à n'en pas douter, dont l'intérêt se situaient plutôt au plus près des buffets, où les viennoiseries de la première heure ont vite fait place aux canapés salés et au Champagne venu spécialement de France.

Le Palais Ortiz Basualdo (du nom de la famille qui l'a fait construire à partir de 1912) accueille les services de l'Ambassade de France depuis 1939.

Cette riche demeure, qui se voulait en ce début de vingtième siècle une ode au savoir-faire et au bon goût français a pourtant bien failli disparaître dans les années 70.

C'est en effet en 1971 que les autorités argentines font savoir à la France qu'elle va être expropriée et que le Palais Ortiz sera ensuite entièrement raser pour les besoins de son grand projet urbanistique : le percement de l'Avenue 9 de Julio, "la plus grande avenue du monde"...

S'ensuivront plus de 10 années de tensions entre nos deux pays, au terme desquelles le palais ne perdra que... son jardin ! C'est à son emplacement que commence aujourd'hui l'autoroute qui dessert le nord de la capitale et qui est emprunté chaque jour par des milliers de véhicules !

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Tel l' "irréductible village gaulois", le Palais Ortiz est donc l'un des rares bâtiments (avec la Mansion Alzaga -actuel Hôtel Four Seasons-) qui subsista après le percement dans les années 70 de l'Avenue 9 de Julio, longue de près de 4 kilomètres.

Pour concevoir cette "plus grande avenue du monde", le gouvernement de l'époque fit raser 26 cuadras de 120 mètres de côté, soit une surface de plus de 35 hectares, ...en plein centre ville !

(L'Ambassade de France se trouve dans le petit carré rouge...)

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La façade Est, qui faisait face au jardin maintenant disparu...

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Le hall d'entrée donne tout de suite le ton : marbres, onyx, bronzes et boiseries de chêne...

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Pour les besoins de ce type de réception, on déménage évidemment beaucoup de mobilier (commodes, tables et fauteuils de style) et l'on met à l'abris les objets d'art les plus précieux (vases de Sèvres ou sculptures) qui décorent habituellement la demeure...

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Une estrade avait été dressée dans l'ancienne "salle de bal"

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Depuis le "salon de musique" on découvre, en face, le vestibule et à gauche la salle à manger

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Le premier étage est presque exclusivement réservé aux besoins des réceptions. Les bureaux de l'Ambassadeur et de ses plus proches collaborateurs se trouvent au deuxiéme étage, les autres services se partageant le rez-de-chaussé et le troisième et dernier étage.

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(Ambassade de France, 25 janvier 2013)

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Le vestibule du premier étage donne accès aux différents salons.

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Le "salon Renaissance", avec son incroyable cheminée style "François Ier"

On appelle aussi ce salon la "galerie des portraits" car sur un pan de mur sont disposées les photos des ambassadeurs qui se se sont succédés dans le palais depuis 1939... 

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Un des nombreux et massifs escaliers en bois qui desservent les quatre niveaux (mais je vous rassure, il y a aussi des ascenseurs !)

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La salle à manger..., 

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... et Henri IV qui attend patiemment la foule !

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Après une brève cérémonie et un dépot de roses blanches en l'honneur des français disparus pendant la dictature (on trouve leur portrait dans le hall du rez-de-chaussée), le discours peut commencer.

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Le Premier Ministre était accompagné de Benoît Hamon, Ministre délègué à l'Economie sociale et solidaire...

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Des écrans placés dans les salons permettaient de suivre le discours

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A droite, l'Ambassadeur de France, Jean-Pierre Asvazadourian

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(Ambassade de France, 25 janvier 2013)

11/01/2013

Le Quartier Chinois de Buenos aires

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On entre dans le "petit" quartier chinois (il s'étend sur à peine deux cuadras, à Belgrano) en passant sous la fameuse arche (paifang) gardée par deux lions.

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(Janvier 2013)

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Le "Barrio Chino" de Buenos Aires n'a rien de comparable (par la taille) avec les "Chinatowns" de New-York, San-Francisco, Montréal ou de Londres (entre autres!...)

Cela tient en partie à une bien plus faible communauté chinoise présente en Amérique du Sud, mais surtout à une ancienneté toute relative puisque les balbutiements du barrio remontent à peine aux débuts des années 80 (date à laquelle la première épicerie, la Casa China, a ouvert ses portes).

Si des milliers de porteños, à la recherche d'un peu d'exotisme, choississent à présent d'y venir (surtout le WE), c'est avant tout pour s'approvisionner dans les quatre ou cinq supermarchés asiatiques du quartier : il y a en effet certains produits (épices et condiments d'asie, en passant par le kit du parfait "sushi-man") qu'on ne trouve définitivement qu'ici.

Le Barrio Chino est aussi largement réputé pour ses rayons "poissonnerie", les mieux achalandés de la capitale...

C'est donc au Barrio Chino que j'ai dégoté (en une seule fois, ce qui est un exploit à Buenos Aires) tout le  nécessaire pour confectionner mes premiers makis (le riz koshihikari, les feuilles de nori, le vinaigre de riz, le gingembre mariné, le wasabi ainsi que l'indispensable petite natte en bambou !)

Je vous présente donc en avant-première mes tout premiers makis, réalisés cette semaine !

Pour la cuisson du riz (qui est la seule vraie difficulté de l'exercice), c'était pas encore vraiment ça, mais je vais perséverer...


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(Janvier 2013)

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Empanadas "chinois"

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Cabinet de médecine...

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....et canards laqués !

02/01/2013

L'Argentine, l'autre pays du... vin

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Dans les rayons du fond, "seulement" 360 bouteilles différentes de Cabernet-Sauvignon ; Toutes entre 35 et 90 pesos (5 et 14 euros) : quand choisir devient prise de tête...

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En me promenant en cette période de Fêtes dans les allées de l'un des supermarchés du centre-ville, j'ai comme d'habitude été surpris par le choix incroyable de vin proposé : mis à part quelques bouteilles de Champagne (français, et donc de 2 à 4 fois plus cher que chez nous), la quasi totalité des vins sont argentins.

(En passant, je vous avouerais que s'il y a du choix, ce n'est bien qu'au rayon vin ! Car pour ce qui est de la nourriture, c'est plutôt tristounet quand ce n'est pas dramatique ! J'aurai l'occasion de vous en reparler dans un prochain post).

Mais revenons-en donc au vin.

Si l'Argentine est (ex-aequo avec l'Australie) le 5ème producteur mondial de vin (derrière l'Italie, la France, l'Espagne et les US), elle reste cependant un piètre exportateur.

Encore faudrait-il avoir de quoi exporter : à cause d'une importation quasi inexistante de flacons venus d'ailleurs, la production locale est bue à près de 90% par les Argentins eux mêmes (à peu de chose près, ils consomment presqu'autant par an et par personne que les Français, les Italiens ou les Portugais).

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Les vendeurs (assurément pas très formés) mélangent allègrement les genres : ici en haut, du Moët et Chandon français, et juste en-dessous le "Chandon" argentin ! Plus loin, le Pommery français côtoit le "Mumm" élaboré localement.

De 54 pesos, on peut passer d'un coup à 1100 pesos pour, par exemple, une bouteille de Dom Perignon (elle se trouve à droite de la Veuve Clicquot) !

Ceci dit, les cuvées "prestiges" de ce vin "local de type champenois" sont au même prix que l'entrée de gamme des Champagnes français...

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Les 211000 hectares de vignes plantées en Argentine représentent un quart de la surface du vignoble français. Si la tradition vinicole n'est pas ici millénaire, cela fait tout de même 500 ans (depuis l'introduction de la vigne par les conquistadors) que chacun des cépages importé au cours des siècles à tranquillement pu ici trouver son terroir...

Car c'est bien de "cépages" dont il s'agit.

En effet, la majeure partie de la production est vendue (à l'instar de beaucoup d'autres pays dans le monde) sous la seule appellation du type de vigne dont est issus le raisin. On trouve donc en Argentine des bouteilles de Malbec, de Cabernet-Sauvignon, de Pinot Noir, de Syrah et autre Merlot pour le vin rouge ; de Chardonnay, de Sauvignon, de Viognier, de Chenin et de Semillion pour le vin blanc. Tous ces cépages étant originaires de France...

D'autres nous viennent d'Espagne, comme le Tempranillo, ou bien encore d'Italie comme le Bonarda. Certains enfin, issus de greffes diverses, sont endémiques, comme par exemple le Torrontes.

Les vignes argentines ont pour particularité de pousser sur des terroirs en altitude, entre 800 et 1700 mètres d'altitude (on en trouve jusqu'à 2500 mètres !). L'été , l'irrigation est donc indispensable vu les températures très élevées, et l'hiver les pertes importantes à cause du froid et de la grêle. En revanche, comme l'emploi de pesticides et autres fongicides est pratiquement inutile, les vins sont d'une bien meilleure qualité biologique.

La varieté des produits et le nombre de propriétaires dépassent déjà l'entendement, mais vu que de plus en plus de producteurs se mettent à élaborer également des vins d'assemblages (comme c'est le cas en France pour la plupart des appellations), le choix devient vite cornélien !

Mes trois années en Argentine risquent d'être donc un peu courtes pour espérer faire le tour du sujet...

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(Supermarché Disco de Retiro, décembre 2012)

15/12/2012

D'El Chaltén à El Calafate

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(El Chatén, novembre 2012)

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Le quatrième jour de ce séjour en Patagonie fut en grande partie consacré à me rendre d'El Chaltén à El Calafate, les deux localités étant distantes d'un peu plus de 200 kilomètres.

Avant de quitter El Chaltén, j'ai profité de la superbe matinée pour aller me régaler une dernière fois de la magnifique vue sur la vallée et le Fitz Roy depuis le Mirador de Los Condores ; ce dernier porte à priori bien son nom car j'ai eu la chance d'y admirer pendant près d'une heure un couple de condor des Andes...

Ce furent ensuite près de trois heures de route à travers la pampa.

Arrivé à El Calafate, on change un peu de monde !

Même si la ville n'est pas bien grande (plus de 7000 habitants tout de même), on est vite enveloppé par l'effervescence touristique qui y règne. De nombreux bus sillonnent la ville ainsi que d'autres navettes plus modestes qui font l'aller-retour entre les hôtels et le centre-ville.

Partout l'on sent l'omniprécence des tour-operator, El Calafate restant le passage obligé pour pouvoir admirer le fameux glacier Perito Moreno !

La ville s'est donc dotée de ce qu'attendent généralement les touristes "internationaux" :  des bars, des restaurants, quelques hôtels de luxe, des magasins de souvenirs, mais aussi un casino et  quelques musées. (si certains sont recommandables, comme le "Glacarium", d'autres le sont nettement moins....).

Ce qui m'a en fait le plus gêné à El Calafate, c'est que rien n'est vraiment prévu pour pouvoir aller "simplement" se promener dans les environs (qui sont d'ailleurs bien moins majesteux qu'à El Chaltén !).

En quelques heures, je suis passé du mode "une rando par jour" à celui d'"une excursion par jour" !

Quelque soit l'activité : admirer les glaciers, faire un tour à cheval ou en bâteau sur le lac, découvrir la vie d'une estancia, etc... il vous faudra immanquablement passer par une agence qui vous fera payer un bon prix chacune de ses prestations !  

Vous devrez également, en plus de supporter l'interminable "ramassage" de vos nouveaux amis excursionnistes à leur hôtel respectif, vous acquitter de 15 euros à chacune de vos entrée dans le Parc National...

Ce même parc qui est gratuit quand on se trouve à El Chaltén...

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 Un rapace indéterminé...

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Le lac Viedma

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Le Condor des Andes est sur la liste des espèces menacées. Sa population, estimée à seulement 10000 individus (repartis sur les 5 pays que traverse la Cordillière), est en baisse constante depuis plus de 30 ans !

Cette rencontre m'en a rappelé une autre, au Pérou, en 2009...

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Au loin, le Glacier Viedma...

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La mythique Ruta 40, qui traverse l'Argentine du Nord au Sud sur plus de 5000 km !

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Et, une dernière fois, la silhouette (à droite) du Fitz Roy...

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El Calafate...

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Son musée du jouet, ...et un autre consacré à Evita Perón

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Son casino....

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... et ses échoppes touristiques !

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De gauche à droite : Le Perito Moreno, un pingouin de Patagonie et le fameux agneau du coin...

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Las Cabanitas, une auberge "familiale" ou je fus fort bien accueilli...

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Une autre manière de préparer et surtout de présenter l'asado ; un brin plus élaborée et mieux adaptée aux touristes de passage :)

C'était néanmoins délicieux...

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Lièvre de Patagonie en escabèche...

(ce rongeur herbivore, de son vrai nom Mara, bien qu'il ressemble au lièvre, fait partie de la famille des cochons d'indes !)

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Généreuse portion (pour 1 personne) de ce fameux agneau dont la Patagonie est si fière !

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Le Musée "de la glace et des glaciers" de Patagonie : le "Glacarium"

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(El Calafate, novembre 2012)

24/11/2012

Mon premier "asado" (viandes cuites à la parilla)

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(Buenos Aires, 23 novembre 2012)

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Je ne pouvais pas laisser passer l'occasion de vous montrer à quoi peut ressembler un asado, le pilier de la culture festivo-gastronomique argentine (car c'est aussi plus largement un "acte social" ancré dans la tradition).

Il est sans doute ce que l'on peut considérer ici comme le "plat national".

Celui-ci nous a été offert aujourd'hui au boulot pour fêter le départ en retraite d'une délicieuse personne...

J'ai bien dit "un" asado, car il y en a de multiples. Les mauvaises langues diront que ce n'est qu'un barbecue, ...mais quel barbecue !

Comptez environ 500 grammes de viande par personne, les saucisses n'étant en général que des amuse-bouche en prélude :)

On peut ajouter, au mieux, une sauce (le chumichurri fait maison est ce qui se fait de mieux), des poivrons et un peu de salade variée pour les rares convives rebutés par tant de viande.

Le dessert est bien souvent, lui aussi, facultatif...

C'est bien sûr la qualité de la fameuse viande argentine qui fait la différence, et je peux vous assurer que j'ai été scotché !

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Aux douteuses boissons du premier plan, les afficionados préfèrent généralement un bon cru argentin ! (j'ai évité de vous montrer les bouteilles vides !)

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21/11/2012

El Zapallito

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Zapallitos

Vous trouverez peut-être sur les marchés de Provence la Ronde de Nice, qui lui ressemble. En Italie aussi il existe quelques variétés de courges petites et toute aussi rondes. Mais celle-ci est bien d'ici ; elle n'est cultivé qu'en Argentine et dans l'Uruguay voisin...

Savez vous d'ailleurs que toutes les toutes les courges que l'on trouve aujourd'hui en Europe sont originaires d'Amérique du Sud !

En effet, il y a 500 ans, avant que l'Amérique ne soit découverte par Cristóbal, il n'y avait sur notre vieux continent ni haricot, ni tomate, ni maïs, ni pomme-de-terre (mais ça, vous le saviez déjà !) ; pas plus que de courges !

D'ailleurs, il ne poussait pas non plus à cette époque d'ananas, de manioc, d'arachide, de coton, de tabac, de cacao, d'hévea, d'avocat ou de piment, ni en Asie, ni en Afrique. Toutes ces cultures amérindiennes (et bien d'autres encore, la liste est longue) n'ont été introduites sur ces deux continents qu'entre le 16ème et le 18ème siècle !

Mais revenons à notre zapallito, puisque c'est de lui qu'il s'agit (zapallo désignant la "grosse" courge et zapallito étant le diminutif pour "petit" !). Comme j'ai maintenant reçu mon déménagement et que je n'ai plus de problèmes de casseroles, de planches et autre couteaux qui coupent, je peux tranquillement me mettre en quête des produits du marché.

Il n'y en a d'ailleurs malheureusement pas tant que ça par ici, et le rayon fruits et légumes d'un supermarché de Buenos Aires ressemble étrangement à celui d'une grande surface à Paris, le choix et la variété en moins...

logo_pn.jpgCar c'est là l'une des conséquences de la politique ultra-protectionniste de Cristina (la Présidente) : pratiquement rien n'est importé, et tout ce que l'on trouve sur les étals (ou presque), des pommes au kiwis en passant par les oranges, les bananes, et même le thé, le café, le chocolat, le riz ou l'huile d'olive, est "producto argentino" !

En étant (à peine) caricatural, on peux dire que ce qui ne pousse pas en Argentine ne se consomme pas en Argentine !

Le vin en est aussi un bon exemple : on ne peux trouver sur les présentoirs QUE des vins argentins ; pas l'ombre d'un petit bordeaux, d'un rioja ou autre chianti. Même les vins chiliens sont personae non gratae ! (si vous arriviez quand même à dégoter une bouteille d'un de ces crus étrangers dans un magasin -très très- spécialisé, il vous faudra alors débourser de 3 à 5 fois son prix "normal").

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Et le Champagne me direz vous ? Et bien il est argentin lui aussi et s'appelle ... Chandon. Ca ne s'invente pas ! (il est élaboré par la maison Moët Henessy (aujourd'hui LVMH), installée en Argentine depuis le début des années 60).

Mais rendons à César...  L'Argentine est aussi un grand pays du Vin et je ne manquerais pas de vous en parler un de ces jours...

Je m'égare et j'en oublie mes zapallitos ! Je les ai donc cuisiné très simplement avec un peu d'huile d'olive (d'Argentine, vous me suivez ?) et une pointe d'origan, et ils ont parfaitement accompagné une pièce de boeuf ( elle aussi argentine, mais là c'est cool !) peut-être un peu trop généreuse.

A moins de 10 euros du kilo, on se laisse malheureusement très facilement tenter...

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En accompagnement, la fameuse sauce Chimichurri dont je vous parlerais une prochaine fois...

28/09/2012

Le "dulce de leche"

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La légende à longtemps attribué l'invention de la confiture de lait à un soldat de l'armée napoléonienne qui aurait oublié une casserole sur le feu.

Manque de chance, des registres la mentionnent dès 1620, importée du Chili par... des argentins. Pas de pot (c'est le cas de le dire) cette fois pour ces derniers qui revendiquent avec insistance la paternité de la friandise : J'ai déjà eu droit à l'histoire du gaucho dans la pampa qui oublie son lait..., etc, etc...

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Le dulce de leche est simplement fabriqué à base de lait de vache (exceptionnellement de chèvre) auquel on ajoute beaucoup de sucre (300 à 500gr au litre !) et un peu cannelle ou de vanille ! On le trouve en fait sous différentes appellations, de l'Argentine au Mexique en passant par le Brésil. La consistance et la couleur varies parfois, mais plus rarement la composition...

Ici, en Argentine, cette douceur est classée "monument national". On la trouve partout : sur et dans les pâtisseries, les biscuits, les crêpes, les beignets ou les macarons. Il est également accomodé en crème (dessert ou glacée) et en flan...

Gras et sucré, vous imaginez bien que, côté calories, l'on est plus près du Nutella que de la laitue !

Il faut juste savoir rester raisonnable...

17/09/2012

La semaine française à Buenos Aires

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(Buenos Aires, 16 septembre 2012)

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La quatrième édition de Vivi Francia (vivez la France) a été lancée ce dimanche matin par deux rendez-vous très attendus : d'abord l'ouverture au public de l'Ambassade de France dans le cadre des Journées du patrimoine et, sur la petite Place Pierre de Coubertin qui jouxte cette dernière, le "Marché" où de nombreux stands proposaient crêpes, pans bagnat, gâteaux et chocolats, sans oublier l'incontournable trilogie du "pain-fromage-vin".

La semaine francaise va se poursuivre avec de nombreux évenements qui feront la part belle à la gastronomie, la mode, la musique, le cinéma et bien d'autres choses (vous trouverez ICI le programme listé par lepetitjournal.com)

Tout au long de l'après midi, une interminable queue (qui faisait le tour de la placette et de la chancellerie, soit près de 300m) attendait patiemment avant d'accéder au fameux Palais Ortiz, siège de notre ambassade...

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(Buenos Aires, 16 septembre 2012)

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L'après-midi s'est déroulée dans une ambiance bon enfant, sous l'oeil bienveillant du Baron... 

07/09/2012

La douceur d'un dimanche matin

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(03 septembre 2012)

Le vénérable "Café de la Plaza Dorrégo" garde encore
le souvenir du passage de Jorge Luis Borges...


Soyons honnête, ce n'est pas encore le grand beau temps en Argentine : L'hiver tarde à se faire oublier et la pluie n'en fini pas de préparer la pampa pour un joli printemps !

Je ne me plaindrais pourtant pas, car mon premier WE, début septembre, a été carrément extraordinaire, et j'ai fait assez de photos pour alimenter le blog pour un mois!

En attendant, voici l'image de ma pose petit-déjeuner de dimanche dernier...

C'était l'occasion de goûter le fameux "dulce de leche", la confiture de lait locale qui n'est ici rien de moins qu'une institution. Dans le présent gâteau, elle se marie à ravir avec de la crème fraîche et quelques abricots !

Vous vous doutez bien que cela m'a servi à la fois de petit-dej... et de déjeuner !!!