Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/03/2016

Carthagène des Indes (4) : Playa Blanca

Playa blanca 01.JPG

Playa Blanca, Février 2016

Playa blanca 02.JPG

Playa blanca 03.JPG

Playa blanca 04.jpg

Playa blanca 05.jpg

Courage, fuyons !

Rien de plus normal, quand on passe quelques jours à Carthagène (où le sable gris est loin de faire rêver), que de vouloir aller découvrir les jolies plages de l'Archipel du Rosaire, à une bonne trentaine de kilomètres à vol d'oiseau plus au sud.

Échaudé par ce que l'on peut trouver comme informations sur internet, j'avais décidé de ne pas faire le trajet en bateau (qui inclut généralement la visite du parc océanographique, très moyen paraît-il, ainsi qu'un déjeuner semble t-il tout aussi moyen) , mais de me rendre directement en bus à Playa Blanca.

En effet, si quelques privilégiés ont accès à des plages (voir des îles) privatisées par des hôtels de luxe (ou pas), plus de 90% de touristes échouent inexorablement sur la presqu'île de Barú, et plus précisément à Playa Blanca et ses deux kilomètres de sable blanc (comme son nom l'indique)...

Malheureusement, cette très jolie plage est plus que victime de son succès, et l'image paradisiaque de la Caraïbe en prend un coup : à 9h elle est déserte ; à 12 h, c'est la bousculade et à 16h tout le monde est parti !!! (seuls échappent à ce cycle infernal les quelques "sac-à-dos" qui décident de passer la nuit dans des cabanes de fortune).

Alors, allez-y !, surtout si vous avez une journée à perdre :)

Playa blanca 06.JPG

Playa blanca 07.JPG

Playa blanca 08.jpg

Playa blanca 09.JPG

Playa Blanca, février 2016

Playa blanca 11.JPG

Playa blanca 10.JPG

Playa blanca 12.JPG

Les autres posts :

Carthagène des Indes 1 : Histoire et fortifications

Carthagène des Indes 2 : La vieille ville et le quartier de Getsemani

Carthagène de Indes 3 : Le Fort San Felipe

16/03/2016

Carthagène des Indes (3) : le Château de San Felipe de Barajas

cartagene des indes 01.JPG

Le Castillo San Felipe, Carthagène, février 2016

cartagene des indes 02.JPG

cartagene des indes 03.JPG

cartagene des indes 04.JPG

cartagene des indes 05.JPG

Le "Castillo de San Felipe" n'a bien évidemment rien d'un château, mais tout d'une impressionnante forteresse inexpugnable. D'ailleurs, pour faire court, c'est tout simplement le plus important ouvrage militaire édifié par les espagnols sur le continent américain à l'époque coloniale !

Le premier fort fut construit dès 1536 sur la colline Saint Lazare, puis reconstruit en 1657 et enfin renforcé au milieu du 18e siècle. Situé à moins de 500 mètres des murailles de Getsemani, on pouvait sans difficulté y contrôler tous les accès à la ville, qu'ils fussent terrestre ou maritimes... Cela n'a pourtant pas empêché, soit dit en passant, le français De Pointis, baron de son état, de s'emparer de la forteresse en 1697 !

C'est au 18e siècle que la forteresse, longue de 300 mètres, sera très largement remaniée et dotée de grande salles (où ont eu lieu quelques sommets internationaux), mais aussi d'un labyrinthe de souterrains permettant l'évacuation du fort en cas de prise par l'ennemi.

Le Castillo de San Felipe a, tout comme la vieille ville de Carthagène, été inscrit par l'Unesco en 1984 sur la liste du Patrimoine de l'humanité.

cartagene des indes 06.JPG

cartagene des indes 07.JPG

cartagene des indes 08.JPG

Le Castillo San Felipe, Carthagène, février 2016

cartagene des indes 09.JPG

cartagene des indes 10.JPG

Les autres posts :

Carthagène des Indes 1 : Histoire et fortifications

Carthagène des Indes 2 : La vieille ville et le quartier de Getsemani

Carthagène de Indes 4 : Playa blanca

13/03/2016

Carthagène des Indes (2) : la Vieille ville et le quartier de Getsemani

carthagene des indes 02.JPG

Passé la Tour de l'Horloge, le visiteur tombe sur une grande place dégagée, la "Plaza de las Coches".

carthagene des indes 04.JPG

A quelques mètres de là, on trouve la "Plaza de la Aduana (de la douane), deux fois plus grande, qui ouvre sur le réseau de ruelles de la vieille ville...

carthagene des indes 08.jpg

carthagene des indes 11.JPG

Ce sera probablement un divorce à l'amiable.

Mais après des années de collaboration (!) avec la plateforme BlogSpirit, je dois bien avouer que j'en ai ma claque. Il faut dire qu'il y 10 ans, les choses étaient bien différentes, et la taille des photos étaient le cauchemar des hébergeurs. Si beaucoup de sites ont évolués avec le temps et se sont bien améliorés, Blogspirit s'est avéré, depuis le début, un "abimeur" d'image. J'ai alors louvoyé, en téléchargeant par exemple mes photos sur ImageShack (à l'époque de "pat l'expat au Caire) qui, un jour, ont toutes disparues !

Un autre temps, j'ai créé des albums sur Yamaphoto (non mais !, quel nom ridicule !) et mes 2000 photos d'Egype et du Soudan y sont encore alors que je n'ai jamais déboursé un centime ! (voir ICI).

Quoi qu'il en soit,  Blogspirit n'a pratiquement pas évolué en 10 ans et vit maintenant d'une paisible rente (je le soupçonne même de compressé encore plus qu'avant les images pour encore gagner un peu de place et surtout plus d'argent).

Je ne suis malheureusement pourtant pas sûr de mettre un terme brutal au contrat qui nous lie, au risque de perdre des heures et de des heures de travail et de partage...

De toute façon "pat l'expat à Buenos Aires", en tant que tel, est appelé à disparaitre puisque je quitterai la terre des gauchos dans maintenant moins de 5 mois !

Mais revenons à Carthagène, qui se découvre justement autant en image que par les mots (et ma présentation dans le poste précédent - voir ICI- est de fait largement suffisante).

J'ai réactivé à l'occasion mon compte FLICKR où vous pourrez découvrir (ICI) quelques images supplémentaires, et bien évidemment colorées, de cette perle des Caraïbes...

carthagene des indes 15.JPG

 Carthagène des Indes, février 2016

carthagene des indes 26.JPG

carthagene des indes 28.JPG

 Carthagène des Indes, février 2016

carthagene des indes 28a.jpg

carthagene des indes 29.JPG

"Le" Botero de Cartagena

carthagene des indes 50.jpg

Les autres posts :

Cartagène des Indes 1 : Histoire et fortifications

Cartagène des Indes 3 : Le Fort San Felipe

Carthagène des Indes 4 : Playa Blanca

03/03/2016

Carthagène des Indes (1) : Les fortifications

carthagene des indes 01.JPG

Le monument "Noli Me Tangere" ("Ne me touchez pas !", hommage à tous les combattants qui périrent afin de protéger la cité) semble vouloir prendre sous sa protection la Tour de L'Horloge qui est depuis l'origine l'entrée principale de la vieille ville...

carthagene des indes 02.JPG

(Cartagena, février 2016)

carthagene des indes 03.JPG

A l'abri des murailles, l'église San Pedro Claver...

carthagene des indes 04.jpg

Carthagène des Indes (Cartagena de Indias) est, avec son million d'habitant, la sixième ville de Colombie.

carthagene des indes 05.JPG

carthagene des indes 06.JPG

Carthagène des Indes, que les murailles ont protégé du temps, est sans nul doute l'une des plus belles cités coloniales d'Amérique du Sud. Fondée en 1533, c'est également l'une des plus anciennes.

Les vingt premières années suivant la "découverte des Amériques", les petites colonies espagnoles restèrent concentrées sur les îles Caraïbes, principalement Cuba et Hispaniola (aujourd’hui partagée entre Haïti et Saint-Domingue). C'est entre 1492 à 1504 que Colomb entreprendra ces quatre voyages.

Mais les richesses (surtout l'or) commencent à se raréfier et certains voient déjà un peu plus loin...

C'est à 180km au nord de Carthagène que s'établira en 1510 la première colonie espagnole sur le  continent : Santa Marta, officiellement fondée en 1525, est à ce jour la plus ancienne ville (non indienne) d'Amérique du Sud.

Porté par des rêves d'or, de découvertes et de puissance, ces premières années du siècle connaissent une incroyable effervescence : Magellan découvre en 1420 le détroit qui porte son nom, Cortès conquiert l'empire aztèque à partir de 1519 et fonde Mexico en 1521 (sur les ruines fumantes de Tenochtitlan) ; Pizarro, lui, s'attaque à l'empire inca en 1531 et fonde Lima en 1535 ; puis ce sera le tour de Cali en 1536, d'Asunción en 1537, de Sucre et Bogotá en 1538, Potosí en 1545, La Paz en 1548, et tant d'autres...... Les nouvelles cités poussent comme des champignons !

La Couronne d’Espagne, devant l'immensité de ces nouveaux territoires (et de peur que les conquistadors ne se servent un peu trop en passant !) crée dans la foulée la vice-royauté de Nouvelle Espagne en 1525, celle de Nouvelle Grenade en 1538 et enfin celle du Pérou en 1542.

De l'autre côté du continent, les portugais commence dès 1500 à coloniser le Brésil.

Les cinquante premières années de ce 16e siècle, en Amérique, furent fulgurantes, et souvent effrayantes. L'or et l'argent, mêlé au sang de millions d'indiens exterminés et d'esclaves noirs déportés, redistribua le pouvoir au cœur de l'Europe et changea à tout jamais la face du monde...

Mais je m'égare, et revenons à Carthagène, puissant bastion donc, de cette couronne espagnole pendant près de trois cents ans ans, et devenue un incontournable centre aussi bien politique qu'économique : il faut dire que la ville était le point de transit d'une grande partie de l'or soustrait aux aztèques et aux incas, mais également l'un des  centres les plus importants des traites négrières...

carthagene des indes 07.JPG

En arrière plan, les tours du quartier de Bocagrande

carthagene des indes 08.JPG

L'église San Pedro Claver, depuis l'Esplanade des Martyres

carthagene des indes 09.jpg

Les contours de la Vieille ville, délimités par les fortifications, n'ont pratiquement pas changé depuis près de 3 siècles (cette carte date de 1735). Seul l'espace lagunaire et marécageux entre les deux principaux quartiers s'est lentement développé à partir de la fin du 19e siècle ; le style y est évidemment moins "colonial" et l'on trouve même quelques immeubles "modernes", heureusement pas très haut !

carthagene des indes 11.JPG

Ces trois chevaux ailés (Los Pegasos) ont remplacé en 1992 d'autres sculptures mal en point. Ils dominent la partie du port dévolu au tourisme "de masse". C'est en effet d'ici que partent chaque matin des centaines de touristes à la découverte des iles alentours...

carthagene des indes 10.JPG

 Une des nombreuses entrées du Parque Centenario qui, en quelque sorte, sépare la "Vieille ville" et le quartier de Getsemani...

carthagene des indes 12.jpg

Deux charmantes fontaines en marbre de Carrare complètent la statuaire de cette Esplanade des Martyres (Camellón de los Mártires).

 carthagene des indes 13.JPG

carthagene des indes 15.JPG

L'ouvrage militaire de Las Bovedas ("les arches", qui sont au nombre de 47), fut construit à partir de 1789 afin d'y loger des troupes au plus près des murailles. C'est aujourd’hui le plus grand marché artisanal de Carthagène.

carthagene des indes 14.JPG

(Cartagena, février 2016)

carthagene des indes 16.JPG

carthagene des indes 17.JPG

Les fortifications du côté de Getsemani et, au loin, les tours de Bocagrande...

Les autres posts :

Carthagène des Indes 2 : La vieille ville et Getsemani

Carthagène des Indes 3 : Le Fort San Felipe

Carthagène des Indes 4 : Playa Blanca

20/11/2015

Ile d'Oahu, Archipel d'Hawaï

Oahu 1.jpg

Oahu, Septembre 2015

Oahu 2.jpg

Plages de Waikiki

Oahu 3.jpg

Honolulu, capitale de l’État d'Hawaï

Oahu 4.jpg

 Les plages de Waikiki depuis le Hilton

Oahu 5.jpg

 Ce 26 septembre, j'ai pu profiter de la grande parade annuelle de l'Aloha Festival.

Ci-dessous, l'"Honolulu Mayor's Office of Culture and the Arts"

Oahu 6.jpg

Quand on visite l'Archipel d'Hawaï, il faut savoir faire des concessions : pour pratiquement tout voir (et profiter à la fois des plages et des randos), il faudrait compter idéalement une semaine par île, soit près de deux mois de vacances !

C'est bien évidemment difficile (et je vous parle même pas du porte-monnaie) et chacun adapte donc son choix à ses envies. J'avais opté quant à moi pour une version plutôt "sportive", soit 4 îles en 15 jours. Pour mener à bien ce programme, je devais tout de même "sacrifier" l'île  ou je passerais le moins de temps, ...et ce fut Oahu.

Je n'avais pas spécialement envie de rester à Honolulu (où se concentre 500 000 habitants, soit un tiers de la population de tout l'archipel!) ni non plus d'aller visiter le Mémorial de Pearl Harbour.

Je souhaitais seulement me faire une idée du quartier si réputé de Waikiki et voir aussi de plus près la fameuse statue du roi kamehameha Ier :)

Si cette dernière s'est avérée correspondre à mon attente, le quartier de Waikiki m'a lui bien déçu : bien sûr ses plages sont plutôt sympatriques, mais pas plus (loin de là) que tant d'autres dans l'archipel, et la concentration de visiteurs y est juste ahurissante.

En fait il n'y a que des touristes dans ce quartier totalement dépersonnalisé ; une pléiade d'hôtels, de restaurants et de magasins de luxe et aucun Hawaïen à l'Horizon, si ce n'est les tenanciers (et les employés) de tout ces commerces ô combien lucratifs...

Oahu 7.jpg

Le Palais Iolani, construit entre 1845 et 1879, est l'ancien palais des souverains Hawaïens. Il se trouve dans le Downtown, comme la plupart des autres édifices historiques importants de la capitale.

Oahu 8.jpg

 Le Honolulu Hale est le siège de la Municipalité et du Gouvernement du Comté.

Oahu 9.jpg

 Devant la Cour Suprême de l’État se trouve la statue la plus célèbre de tout l'archipel, celle du roi Kamehameha Ier, premier souverain hawaïen.

Pour la petite histoire, elle apparait dans chacun des épisodes de Hawaï 5.0 (la version modernisée de "Hawaï police d’État" -rappelez vous : Steve McGarrett-), ou comme ici dans la bande originale de la série.

Oahu 10.jpg

Oahu 11.jpg

 Oahu, septembre 2015

Oahu 13.jpg

 Oahu 14.jpg

 Oahu 15.jpg

 Oahu 16.jpg

03/11/2015

La "Big Island" de l'Archipel d'Hawaï

hawai 02.jpg

Big Island, septembre 2015

hawai 01.jpg

hawai 03.jpg

hawai 04.jpg

Big Island est l'autre nom que l'on donne à l'île d'Hawaï, ceci afin d'éviter d'éventuels malentendus puisque Hawaï est également le nom de l'Archipel tout entier ! Big Island d'ailleurs porte bien son nom : elle est en effet et de loin, avec ses 10 432km², la plus grande de ses proches voisines (elle fait 5 fois la taille de Maui et 7 fois celle d'Oahu !).

Par comparaison, la superficie de la Corse est de "seulement" 8 640km² !

De par sa taille, Big Island concentre sans difficulté à elle seule toutes les caractéristiques des autres îles de l'Archipel. Cependant, du haut de ses 400 000 ans, c'est également la plus jeune, et elle se distingue donc par une activité volcanique plutôt fougueuse qui fait d'ailleurs du Kilauea l'un des volcans les plus grands et plus actif au monde (on a calculé que depuis les années 1980, l’ile s'était "agrandi" de plus de 200 ha grâce aux coulées de lave s'étant durcie au contact de l'océan...)

Big Island est également réputée pour ses observatoires au sommet du Mauna Kea (à 4200 mètres d'altitude), mais également pour son café, le kona (l'un des arabicas les plus recherchés au monde) et ses noix de macadamia.

Enfin, c'est de l’ile d'Hawaï qu'est issue l'unique dynastie royale de l'archipel (celle de Kamehameha I) et c'est sur Big Island que mourut tragiquement en 1779 le Capitaine James Cook, un an seulement après avoir découvert l'archipel...

hawai 05.jpg

hawai 07.jpg

hawai 06.JPG

C'est à Kapaau, tout au nord de l'île qu'est né Kamehameha Ier, le premier roi de l’archipel. On y trouve donc sa statue, parfaitement identique à celle qui trône sur King Street à Honolulu.

hawai 08.jpg

hawai 09.jpg

hawai 10.JPG

 La Green sand Beach, qui se situe tout au sud de l'Ile, est uniquement accessible à pied ou en 4X4. C'est la seule plage de l'Ile dont le sable, qui contient de l'olivine, à la particularité de tendre vers le vert.

hawai 12.jpg

hawai 11.JPG

hawai 13.jpg

 La Rainbow fall, juste à la sortie de Hilo...

hawai 15.jpg

 On découvre sur le chemin qui mène de Kailua-Kona à Volcano de nombreuses plantations de caféiers dont les premières remontent au début du 19e siècle. Il faut se rappeler que le café, originaire d’Éthiopie puis du Yémen (12e-13e siècle) ne fut introduit en Amérique qu'au 18e siècle !

hawai 16.JPG

 hawai 17.JPG

 Le "Devastation Trail" est l'un des chemins qui mène à la caldera du Kalauea Iki...

hawai 19.JPG

 "Volcanoes National Park", septembre 2015

hawai 18.JPG

 hawai 20.JPG

 La Caldera du Kilauea est longue de plus de 5 kilomètres. C'est en son centre que l'on trouve le plus fameux cratère de l'île, le Puʻu ʻŌʻō, en éruption continue depuis 1983 ! Avec 52 éruptions pour le seul 20e siècle, on comprend vite pourquoi de nombreux sentiers sont fermés et qu'il est pour ainsi dire impossible d’approcher la "bête" !

hawai 21.JPG

hawai 22.JPG

 Depuis le Parc des Volcans, une route (the Chain of craters road) Thurdescend jusqu'à l'océan, traversant les multiples coulée de lave de ces dernières décennies.

hawai 23.JPG

hawai 24.JPG

hawai 25.jpg

 Le "Thurston Lava Tube" est l'un des tunnels de lave le plus accessible du parc.

hawai 26.JPG

hawai 27.jpg

hawai 28.JPG

Sur environ 15 km, la route qui longe la côte est aujourd'hui fermée au public. Trop souvent recouverte de lave, elle est maintenant réhabilitée au coup par coup et recouverte de gravillons...

hawai 29.JPG

 hawai 30.JPG

 Les noix de coco, apportées par l'océan, tentent de recoloniser ces espaces arides qui offrent d'ailleurs aussi parfois de très jolies plages de sable noir...

hawai 31.JPG

20/10/2015

Ile de Maui, Archipel d'Hawaï

maui_02.jpg

Kihei, île de Maui, Hawaï, septembre 2015

maui_01.jpg

 maui_03.jpg

 La route "d'Hana" (au nord), offre de merveilleux paysages, même si elle semble parfois bien longue à parcourir (80km de virages et 25km/h de moyenne!) et que les points d'accès à la mer soient plutôt rares...

maui_04.jpg

 maui_05.jpg

maui_06.jpg

 maui_07.jpg

L'observatoire du Haleakala se situe à plus de 3000 mètres d'altitude. Quand le temps n'est pas de la partie, mieux vaut plier bagage et tenter sa chance le lendemain !

maui_11.jpg

Le sabre d'argent (ahinahina, ci-dessus à gauche et ci-dessous) est une plante endémique de l'archipel d'Hawaï ; on la trouve uniquement sur les sommets volcaniques de Maui et de Big Island.

A l'instar des agaves, la floraison n'a lieu qu'une seule fois dans la vie de la plante (après parfois des dizaines d'années!) ; une fois après avoir dispersé au vent ses milliers de graines, la plante meurt...

ac 001.JPG

  maui_10.jpg

 maui_13.JPG

L'île de Maui est l'une des plus visitée de l'archipel.

Seconde par la taille, c'est un concentré de ce que le touriste recherche : plages magnifiques, champs de cannes à sucre, forêts tropicales, chutes d'eau, pâturages verdoyants et bien sur l’immense caldéra du Haleakala, longue de près de 10km que l'on peut parcourir en zigzagant entre les cônes volcaniques...

maui_12.jpg

maui_14.jpg

 maui_15.jpg

 Ile de Maui, septembre 2015

maui_16.jpg

Il n'y a pas que des surfers à Hawaï : les vaques et le vent ravissent aussi les véliplanchistes et les kitesurfers...

 maui_17.JPG

Le port de Lahaina, sur la côte ouest de Maui

maui_18.jpg

 maui_19.jpg

 maui_20.jpg

 Une tortue verte, ou tortue franche (Chelonia mydas).

maui_21.jpg

Le "shaka" est un signe utilisé couramment par les Hawaïens ; il signifie "bonjour", mais également "merci", comme je l'ai souvent constaté sur les routes !

maui_22.jpg

 Ile de Maui, septembre 2015

maui_23.jpg

11/10/2015

L'ïle de Kauai, Archipel d'Hawaï

kauai 01.jpg

 Kauai, Archipel d'Hawaï, septembre 2015

kauai 02.jpg

 kauai 03.jpg

 kauai 04.JPG

Waimea

kauai 05.JPG

 Fort Élisabeth, à Waimea

kauai 06.jpg

 C'est à l'embouchure de la rivière Waimea que Cook jeta l'ancre pour la première fois dans l'archipel. C'était le 20 janvier 1778. Le choix devait être judicieux puisque c'est également là que les russes construiront le Fort Élisabeth entre 1815 et 1817. Il est aujourd’hui en ruine, tout comme les deux autres qu'ils édifieront partiellement plus au nord, vers Hanalei.

kauai 07.JPG

kauai 09.jpg

On trouve des tikis en bois ici et là, généralement sur les heiau, ces anciennes enceintes religieuses qui furent abandonnées au début du 19e siècle devant l'avancé du protestantisme.  

kauai 10.jpg

kauai 11.JPG

 kauai 13.JPG

Le phare de Kilauea

kauai 11.JPG

kauai 12.JPG

Le phoque moine d’Hawaï (Monachus schauinslandi) est endémique de l'archipel. C'est par ailleurs la seule des 18 espèces de phoque à vivre sous les tropiques. Chassée jusqu'à la fin du 19e siècle, elle était à la limite de l'extinction. On estime actuellement sa population à environ 1200 individus.

kauai 14.jpg

Le Canyon de Waimea

kauai 15.JPG

 Si l'Ile de Kauai recèle de nombreux atouts, c'est avant tout le Canyon de Waimea et la côte de Napali qui attirent avant tout les voyageurs.

kauai 16.JPG

 Je n'ai malheureusement pas vraiment profiter de la sublime Côte de Napali à cause d'une météo particulièrement capricieuse (j'en apercevrais néanmoins un petit bout depuis le haut du Canyon Waimea -ci dessous-). C'est bien dommage car c'est probablement le lieu le plus époustouflant de tout l'archipel.

C'est là qu'ont été tournés de nombreux films (ou scènes) de King Kong, Pirates des Caraïbes, Lost ou  bien encore Jurassic Park, c'est tout dire !

Quand il fait beau, cela ressemble un peu à ça : Napali Cost

kauai 17.jpg

 J'avais prévu de faire un tour en hélicoptère, mais le vol fut annulé. Le lendemain, c'est le fameux trek du Kalalau qui à son tour était fermé, les pluies diluviennes l'ayant rendu trop dangereux.

kauai 18.jpg

 kauai 19.jpg

(Kauai, septembre 2015)

kauai 20.jpg

 kauai 21.jpg

kauai 08.JPG

kauai 22.jpg

 kauai 23.jpg

kauai 24.jpg

Kauai est également connu sous le nom de "Chicken Island", et pour cause : des milliers de poules et de coqs vivent sur l'ile en totale liberté depuis qu'un ouragan, en 1992, leur a redonné la liberté.

Comme elle n'ont pas de prédateurs et que les locaux ne se jettent pas dessus, leur nombre de cesse de croitre...  

kauai 25.jpg

 kauai 26.jpg

 La Vallée d'Hanalei

kauai 27.jpg

 kauai 28.JPG

 kauai 29.jpg

 kauai 30.jpg

 kauai 31.jpg

 (Kauai, septembre 2015)

DSC_4104.JPG

kauai 32.JPG

kauai 34.JPG

 kauai 33.jpg

kauai 35.jpg

 kauai 36.jpg

Au retour d'une petite promenade, j'ai eu la chance de tomber sur cet échange de voeux entre deux amoureux. J'ai eu de plus droit à une petite démonstration de danse hawaïenne !

 

 

 Quelques minutes auparavant, tout le monde courrait et criait sur la plage, et pour cause : un requin était en train de faire un petit tour dans la baie, à moins de 100 mètres des surfeurs !

DSC_4120bb.JPG

kauai 37.JPG

 kauai 38.jpg

05/10/2015

L'Archipel d'Hawaï

01.JPG

J'ai hésité à poster sur ce blog des photos de mon petit séjour à Hawaï, vu que cette destination n'a rien à voir ni avec l'Argentine ni même avec l'Amérique du Sud.

Je décide en fin de compte de le faire, en optant toutefois pour un service minimum, avec peu d’articles et seulement quelques photos...

Assez toutefois je l'espère pour vous donner une petite idée du voyage :)

02.JPG

Hawaï (ou bien Hawaii ou encore Hawai'i) est un archipel de l'océan Pacifique, long de 2600 km et composé de 137 îles. Seules 8 de ces dernières sont habitées ; la plus grande de ces îles, Hawaï, porte également le nom de 'Big Island"afin d'éviter les méprises.

L'Archipel fait partie de la Polynésie, ce grand triangle délimité au nord par Hawaï, à l'ouest par la Nouvelle Zélande et à l'est par l’île de Pâques.

La superficie totale des terres immergées de l'archipel est d'environ 17 000 km² soit environ deux fois celle de la Corse.

C'est l'île d'Oahu qui abrite Honolulu, la capitale ; cette dernière concentre plus d'un quart des 1,4 million d'habitants de l'état.

Annexé par les États-Unis depuis 1898, Hawaï devient en 1959 le cinquantième (et dernier) état à rejoindre l'Union.

03.JPG

Il n'y a pas de certitude quant à l'origine et encore moins les dates d'arrivée des primo-habitants de l'archipel, même s-il est généralement admis que sont des Marquisiens qui les premiers firent ce long voyage (3500 km en pirogue tout de même!), il y a 1500 ou 2000 ans...

Le grand explorateur britannique James Cook sera, en 1778, lors de son troisième voyage, le premier européen à découvrir les îles ; officiellement en tout cas, car il est fort probable que d'autres navigateurs l'aient précédé..

Quoiqu’il en soit, c'est lui qui baptisera ces îles du nom de "Sandwich" en l'honneur de John Montagu, 4e Conte de Sandwich et amiral de la flotte royale.

Pour la petite histoire, on notera qu'Hawaï est le seul état américain à avoir abrité une dynastie royale, de 1810 à 1893. Le premier souverain de l'archipel, de son vrai nom Kalani Paiʻea Wohi o Kaleikini Kealiʻikui Kamehameha o ʻIolani i Kaiwikapu kauʻi Ka Liholiho Kūnuiākea, sera plus connu sous le nom de Kamehameha Ier...

27/09/2015

Plage de Waikiki, Honolulu, île ďO'Ahu

PicsArt_09-26-03.00.24.jpg

Honolulu, 26 septembre 2015

22/09/2015

Et puis une autre plage ; á Hawaï...

2015-09-21 17.22.19.jpg

21 septembre 2015

21/09/2015

Tortue Marine, Maui, archipel d'Hawaï

PicsArt_09-20-02.43.15.jpg

 20 septembre 2015

18/09/2015

Île de Maui, Hawaï

20150917_181908.jpg

17 septembre 2015

 

17/09/2015

Kauai, Hawaï

20150916_154338.jpg

16 septembre 2015

20150916_152640.jpg

 

15/09/2015

Waimea Grand Canyon, Kauai, Hawaï

2015-09-14 19.03.12.jpg

14 septembre 2015

12/09/2015

Au bout d'un monde...

patrick 333.jpg

Je m'en vais de ce pas, tel un enfant émoustillé, fouler quelques lointaines plages qui n'ont à voir ni avec l'Argentine ni même avec le sous-continent !

Je ne sais pas si j'en ferai des posts, mais sans nul doute que je reviendrai avec moult photos.

Besos, et à bientôt...

02/04/2015

Hannah Point, la fin du voyage...

Hannah point 01.JPG

(Hannah Point, février 2015)

Hannah point 02.JPG

Hannah point 03.JPG

Ces dames ont une discussion et les papous s'en fichent...

Hannah point 04.JPG

Hannah point 05.JPG

(Hannah Point, février 2015)

Hannah point 06.JPG

Hannah point 07.JPG

Il ne faut pas croire que les manchots sont en permanence immaculés ! Certaine fois la toilette laisse réellement à désirer !

Hannah point 08.JPG

Hannah Point, sur l'île Livingstone (la seconde plus grande de l'archipel des Shetlands du Sud), sera notre dernier débarquement avant que nous n'entreprenions notre remontée vers Ushuaïa.

C'est là notre ultime chance de randonner à travers ces colonies de manchots fortes de plusieurs milliers d'individus. L'occasion également de rencontrer nos premiers éléphants de mer (nos guides en dénombreront près de 100 !), ces amas de corps plutôt inertes mais incroyablement bruyants où le mâle dominant veille jalousement sur son harem.

S'ensuivront deux jours et demi dans le Passage de Drake durant lesquels nous seront copieusement secoués, ce qui ne restera néanmoins qu'un simple aperçu de ce qu'une mer déchaînée peut quelquefois réserver !

Dans ce dernier post, je ne peux éluder la question que l'on m'a, depuis mon retour, si souvent posée : qu'ai-je préféré de l'Arctique ou de l'Antarctique (dans les deux cas pour un séjour de 10 jours in situ, sachant bien évidemment que je vis actuellement en Argentine) ? Vaste question...

L'Arctique s'offre, je pense, plus "facilement". Le Svalbard ne se trouve en effet qu'à 4h de vol de Paris. A peine l'avion posé, vous êtes déjà comme dans un rêve ! Si le beau temps est de la partie, vous aurez droit à une magnifique croisière pleine de banquise, d'ours blancs, de morses, de rennes et d'une multitude d'oiseaux ; c'est aussi une vingtaine de sorties à terre, l'occasion de faire de merveilleuses marches le long des côtes du Spitzberg. C'est aussi les 24 heures de soleil par jour, une expérience décoiffante !

L'Antarctique se mérite un peu plus : d'abord 13 heures de vol jusqu'à Buenos Aires (pour un parisien), puis 4 autres de plus jusqu'à Ushuaïa et enfin deux jours et demi d'une mer pas toujours sympathique ! De plus cet éloignement a bien évidemment un coût, loin d'être négligeable.

Mais l'Antarctique, malgré sans doute le trop court moment durant lequel nous auront eu l'occasion de l'approcher (il faut compter cinq jours de pleine mer et donc uniquement cinq jours aux abords du continent), offre bien évidemment son incroyable lot de sensations et de découvertes uniques, à commencer par la multitude des colonies de manchots ainsi que des dizaines (des centaines ?) de baleines que nous aurons l'occasion d'observer. L'Antarctique, c'est également, bien entendu, ce mythe du continent inaccessible, un réel bout du monde, fort d'un passé où des hommes ont réellement risqué leur vie afin de le découvrir ; c'était il y a à peine 150 ans !

Nous avons eu, enfin, à l'occasion de ce voyage , un temps plutôt couvert (les photos le prouvent) ; le modeste amateur de photo que je suis n'aurait pas craché sur quelques rayons d'un soleil un brin plus généreux... 

Hannah point 09.JPG

Hannah point 10.JPG

Hannah point 11.JPG

Hannah point 12.JPG

(Hannah Point, février 2015)

Hannah point 13.JPG

Hannah point 14.JPG

Hannah point 15.JPG

Hannah point 16.JPG

Hannah point 18.JPG

Hannah point 17.JPG

Hannah point 19.JPG

(Hannah Point, février 2015)

Hannah point 20.JPG

30/03/2015

Les manchots

manchot papou 00.JPG

(Antarctique, février 2015)

manchot papou 01.JPG

manchot papou 02.JPG

Le papou est le plus rapide des manchots : 35 km au compteur !

manchot papou 03.JPG

Je me devais de consacrer un petit article aux manchots, ces incroyables oiseaux qui ne volent donc pas !

Nos descentes à terre auraient en effet paru bien ternes sans leur braiement incessant, l'odeur persistante des colonies, mais surtout le ravissant spectacle de leur comportement.

Je regrette un peu de n'avoir pas fait de vidéos (que je ne maîtrise pas trop avec un reflex) car c'est dans le mouvement que tout prenait du sens : les aller-retour jusqu'au rivage, les guéguerres autour d'un nid, les glissades sur la neige, les démarches empotées, les parents nourrissant leur petit ou les petits coursant ces derniers en réclamant leur pitance, le gravissement d'obstacles, les marches en groupe, les regards curieux, les plongeons, le marsouinage, la sortie de l'eau et plein d'autres choses encore...

Rien à voir donc avec les phoques et autres otaries définitivement plus "statiques" !

manchot papou 05.JPG

On dit des manchots qu'ils "marsouinent"

manchot papou 04.JPG

manchot papou 08.JPG

Les manchots sont une grande famille bien disparate. En fait, le seul point commun à tous est de vivre uniquement dans l'hémisphère sud, généralement dans les iles sub-antarctiques (Shetlands, Orcades Géorgie, Crozet, Kerguelen, Sandwich, etc...), mais aussi plus au nord (Argentine, Chili ou Pérou) et carrément jusqu'à l'équateur, comme le manchot des Galapagos.

Cette famille (les spheniscidae) se subdivise en 6 genres et 18 espèces. Certaines de ces espèces comptent plusieurs millions d'individus (18M de gorfous dorés, 14M de manchot à jugulaire, 4M de manchot royaux, 2M de manchot de Magellan, etc...) alors que d'autres sont carrément en voie de disparition.

Quand à la reproduction, toutes ont leur cycle au printemps et en été (généralement sur les îles sub-antarctiques plus clémentes), alors que le manchot empereur choisit le cœur de l'hiver et uniquement le continent blanc !

En ce qui nous concerne, ce sont les trois espèces du genre Pygoscelis que nous avons eu le bonheur de découvrir durant ce voyage dans la proportion (subjective) suivante : 85% de papou, 10% de jugulaire et 5% d’Adélie. Ce qui peut d'ailleurs paraitre surprenant quand on sait que leur population globale est presque inversement proportionnelle (14M de jugulaire, 5M d'Adélie et seulement 600 000 manchots papou !).

manchot papou 06.JPG

manchot papou 09.JPG

(Antarctique, février 2015)

manchot papou 10.JPG

manchot papou 12.JPGmanchot papou 11.JPG

29/03/2015

La fantasmagorique Ile de la Déception

île de la déception 02.JPG

(Ile de la Déception, février 2015)

île de la déception 01.JPG

Carte du sud.JPG

La plupart des croisières "Antarctiques" vous amènent directement d'Ushuaïa à la péninsule. Si vous avez plus de temps (et plus de moyens), vous pouvez opter pour un tour de trois semaines qui vous fera découvrir les Malouines, la Géorgie du sud ou bien encore les Orcades...

île de la déception 03.JPG

île de la déception 04.JPG

(Ile de la Déception, février 2015)

île de la déception 05.JPG

La veille de ce cinquième et dernier jour en Antarctique, devant l'imminence d'une dépression qui allait balayé les côtes de la péninsule, notre capitaine choisit de précipiter notre remontée en direction du Drake ; au petit matin, Déception était en vue...

Ile_de_la_Deception.jpgL'île, qui fait partie de l'archipel des Shetlands du sud, est particulière à bien des égards. On ne connait pas avec certitude l'origine de son nom. "Deception" signifiant en anglais "tromperie" ou bien "trahison", ce pourrait venir du fait que l'île cache bien son "entrée", ou bien encore à cause de l'éminence rocheuse (le "Raven rock") qui se trouve au beau milieu de ladite entrée mais à quelques mètres sous le niveau de la mer,... et donc invisible !

L'ïle de la Déception est en fait une caldéra d'une douzaine de kilomètres de large qui s'est formée il y a environ 10 000 ans, suite à l'effondrement d'un volcan sur lui-même : sa "matière" fut repoussée tout autour (jusqu'à plus de 500 mètre de hauteur tout de même!), ne laissant en son centre qu'une vaste et plate dépression. Une faille au sud (les Forges de Neptune) permit à l'eau d'ensuite s'y engouffrer...

L'activité sismique et volcanique n'a jamais vraiment cessée depuis... 

île de la déception 07.JPG

île de la déception 06.JPG

île de la déception 08.JPG

(Ile de la Déception, février 2015)

île de la déception 09.JPG

Un manchot à jugulaire

île de la déception 10.JPG

île de la déception 11.JPG

île de la déception 12.JPG

île de la déception 13.JPG

Un goéland dominicain

île de la déception 14.JPG

(Ile de la Déception, février 2015)

île de la déception 15.JPG

île de la déception 17.JPG

Connue et fréquentée dés le début du 19e siècle par les marins qui y trouvaient refuge, l'île attira vite, grâce à sa situation géographique et ses caractéristique bien particulières, d'abord les phoquiers, puis les baleiniers qui y mouillaient leurs navires-usine.

Une véritable industrie se mit alors en place au début du 20e siècle, avec la construction de chaudières et d'énormes citernes afin de fabriquer et conserver cette huile alors indissociable du développement des villes occidentales.

En 1931, lors de la grande dépression, devant la conjonction de la baisse du prix de l'huile de baleine et de la mise au point de nouvelles technologies, ces impressionnantes installations qui avaient à peine 20 ans furent tout simplement abandonnées !

En 1944, lors de l'Opération Tabarin, les britanniques occupèrent l'île ; officiellement pour des objectifs liées à la Seconde guerre mondiale, mais certainement aussi, plus pragmatiquement, pour des raisons géo-politique de revendication des îles du coin. Une occasion de reconduire les argentins à la porte...

Après la fin de la guerre et suite au traité sur l'Antarctique de 1959, l'île de la Déception redevint une terre "consensuelle" accueillant des bases scientifiques, britannique et chilienne. L’accalmie fut toutefois de courte durée : deux éruptions volcaniques, en 1967 puis en 1969, détruisirent ces bases jusqu’à recouvrir de lave le cimetière ou était inhumés 45 personnes...

C'en était fini d'une occupation permanente de cette île décidément peu accueillante : seule ne subsiste aujourd'hui qu'une petite base estivante, l' espagnole Gabriel de Castille.

île de la déception 18.JPG

île de la déception 16.JPG

île de la déception 20.JPG

(Ile de la Déception, février 2015)

île de la déception 19.JPG

27/03/2015

Le musée / bureau de poste de Port Lockroy

Port Lockroy 01.JPG

(Port Lockroy, février 2015)

Port Lockroy 02.JPG

Port Lockroy 04.JPG

Port Lockroy 03.jpg

C'est toujours un émerveillement de voir nager les manchots !

Port Lockroy 06.JPG

Avant de nous rendre sur la petite île Goudier, nous découvrons les alentours : de nouveau d’innombrables manchots papou, mais aussi de nombreux ossements qui nous rappellent l'époque pas si lointaine des baleiniers.

Port Lockroy 05.JPG

Port Lockroy 07.JPG

Un cormoran royal

Port Lockroy 08.JPG

Port Lockroy 09.jpg

(Port Lockroy, février 2015)

Port Lockroy 10.JPG

Port Lockroy 11.jpg

Port Lockroy 12.JPG

En cet après-midi du quatrième jours, nous poursuivons notre remontée vers le nord sur une bonne cinquantaine de kilomètres au cours de laquelle nous retraversons le Canal Lemaire. Nous jetons l'ancre au large de l'ïle Goudier qui abrite l'ancienne base scientifique de Port Lockroy, aujourd'hui transformée en musée et en... bureau de poste !

L'île est très petite (moins de 1 km²) et les bâtiments plus encore ! C'est pourquoi  seules 60 personnes au maximum peuvent y débarquer à la fois. Une partie donc des passagers ira en attendant découvrir la Pointe Jouglas voisine, ses ossements de baleines et ses... manchots!

Cocorico : contrairement à ce que l'on pourrait penser, le nom de cette base britannique n'a pas été donnée par les anglais : en effet Édouard Lockroy fut un homme politique et journaliste français, né à Paris en 1838. Parlementaire et plusieurs fois ministre (notamment de la Marine), il avait aidé Charcot à la réalisation de son premier hivernage... (Lockroy est en fait le pseudonyme qu'avait pris son père, comédien et dramaturge, pour ne pas froisser son propre père, un général d'Empire !)

Le site de Port Lockroy fut un lieu de rendez-vous de baleiniers avant que les britanniques décident d'y construire secrètement la "Base A" en 1944. De la fin de la guerre jusqu'à 1962, le site retournera dans le giron civil (et bien sûr scientifique) avant d'être définitivement abandonné.

C'est en 1996 qu'il fut décidé de sa restauration et de sa transformation en musée. Ce sont  aujourd'hui (en partie) les bénéfices du bureau de poste et du magasin de souvenirs (près de 18 000 touristes passent ici à chaque saison!), qui permettent de garder ouverte cette base environ cinq mois dans l'année...    

Port Lockroy 13.JPG

Port Lockroy 15.JPG

(Port Lockroy, février 2015)

Port Lockroy 14.JPG

Port Lockroy 18.jpg

Port Lockroy 16.JPG

Port Lockroy 17.JPG

Prière de ne pas se tromper de gratte-bottes !

Port Lockroy 19.JPG

Plus de 70 000 lettres ou cartes postales sont envoyées chaque année à partir de Port Lockroy. Ce service dépend de la poste anglaise, la Royal Mail, qui achemine les plis dans près de 100 pays ; il faut compter entre 2 et 6 semaines de patience pour les heureux destinataires...

Port Lockroy 20.JPG

Le "bureau de poste" et l'un des trois préposés qui cachette à tour de bras... (Seul en effet trois salariés-aventuriers sont choisis chaque année pour venir vivre ici une incroyable expérience rémunérée 1.300 euros, nourri, logé, blanchi !).

Port Lockroy 21.JPG

Port Lockroy 22.jpg

(Port Lockroy, février 2015)

Port Lockroy 24.JPG

Plusieurs salles ont été restaurées. On y découvre le quotidien de ces hommes qui ne devaient pas être plus d'une dizaine à vivre l'hivernage...

Port Lockroy 23.JPG

18) Port Lockroy 25.JPG

25/03/2015

L' île Petermann

Ile petermann_02.JPG

(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

Ile petermann_01.JPG

Ile petermann_03.JPG

Ce refuge de secours a été construit par les argentins en 1955.

Ile petermann_04.JPG

Ile petermann_06.JPG

Un phoque de Wedell

Ile petermann_05.JPG

La petite île de deux kilomètres de long et dont la moitié est recouverte de glace abrite (entre autre) une colonie d'environ 3 000 couples de manchots papous.

Ile petermann_07.JPG

(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

Ile petermann_08.JPG

Ile petermann_09.JPG

17) Ile petermann_09b.JPG

Cette croix commémore le décès de trois membre de la British Antarctic Survey survenu en 1982.
Ile petermann_10.JPG

Ile petermann_11.JPG

Ile petermann_15.JPG

Le Plancius mouille à Port Circoncision ; ce nom a été donné par Jean-Baptiste Charcot lors de son hivernage de 1909 et correspond à une fête religieuse célébrée alors le 01 janvier l

Ile petermann_12.JPG

En ce troisième jours, nous avons déjà, d'une certaine façon, entamé le chemin du retour. Tout en remontant plein nord vers le Canal Lemaire, nous jetons l'ancre dans la même baie de l'île Petermann où Charcot fit son hivernage en 1909 à bord du "Pourquoi pas ? IV" , lors de sa seconde expédition en Antarctique.

Trois jours déjà que nous avons mis les pieds pour la première fois sur le continent. Nous nous sommes habitués au climat, assez doux en somme, et les manchots font maintenant partie de notre quotidien ! Bien sûr nous voyons ici et là d'autres colocataires (phoques, baleines, labbes ou cormoran) mais c'est bien les "pinguins" qui occupent le terrain et font le spectacle.

C'est vraiment un pur bonheur de les observer vaquer à leurs tâche : marcher, courir, nager, glisser, nourrir leur petit, se chamailler, s'appeler ou nous jauger ; le spectacle est de tout les côtés.

La météo est également avec nous ce jour là, avec un vent presque nul et de très belles éclaircies. Nous resterons près de trois heures sur ce petit cailloux d'à peine deux kilomètres de long !

Ile petermann_13.JPG

Ile petermann_14.JPG

(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

Ile petermann_16.JPG

Un Adélie ajoutant une pierre à son nid...

Ile petermann_18.JPG

C'est également sur l'Ile Petermann que nous aurons le loisir de découvrir notre plus belle colonie de manchots Adélie, facilement reconnaissable avec sa livrée blanche et noire ; noir comme leur bec.

On aperçoit également souvent une partie du 'blanc" de leur l’œil, ce qui leur donne un regard assez étonnant...

Ile petermann_17.JPG

Ile petermann_19.JPG

Ile petermann_20.JPG

Ile petermann_21.JPG

Ile petermann_22.JPG

Ile petermann_25.JPG

(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

Ile petermann_24.JPG

Ile petermann_23.JPG

22/03/2015

La base ukrainienne Vernadsky

16) Base Vernadsky 01.JPG

(Février 2015)

16) Base Vernadsky 02.JPG

Un léopard de mer sur son glaçon.

16) Base Vernadsky 03.JPG

16) Base Vernadsky 04.JPG

16) Base Vernadsky 05.JPG

16) Base Vernadsky 06.JPG

Un phoque de Wedell.

16) Base Vernadsky 07.JPG

16) Base Vernadsky 08.JPG

En cet après-midi de notre troisième jour en Antarctique, nous allons atteindre la limite sud de notre périple, à exactement 66°15' Sud. Nous ne sommes alors plus qu'à 145 km du cercle polaire antarctique (66°30') mais encore à 2 760 km du pôle !

La station ukrainienne Akademik Vernadsky, est située dans l'archipel Argentine. C'est l'une des 70 bases (environ) qu'abrite le continent et que se partagent une trentaine de pays. Certains en entretiennent plusieurs, dont en premier lieu ceux qui ont des revendications territoriales - à savoir le Chili, L'argentine, la Norvège, le Royaume-Uni, la France, l'Australie et la Nouvelle Zélande - mais également d'autres comme les USA, la Russie, Le Japon, l’Allemagne ou l'Italie.

Si l'Inde ou le Brésil participent de cette aventure, il est plus surprenant d'apprendre que la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, le Pérou, l’Équateur ou même l'Uruguay ont également une base scientifique en Antarctique ! 

DSC_2812.JPG

La station originelle fut établie par les britanniques dès 1947 ; il en subsiste l'abri principal, la "Wordie House", aujourd'hui transformé en un petit musée. Les nouveaux bâtiment furent construit en 1954 à quelques centaines de mètres de là.

C'est en 1996 que l'Ukraine reprit en charge la base pour une Livre symbolique en échange de la continuité du programme scientifique (météorologie, glaciologie, sismologie et plein d'autres matière en "gie") engagé jusque là par les britanniques. La station "Faraday" devint "Vernadsky"...

La base, construite sur des fondations de roche, est composée de neuf bâtiments. elle accueille 24 personnes en été mais seulement 12 durant l'hivernage. On trouve, en plus des chambrées et des lieux collectifs (cuisine, salle à manger, bar, bibliothèque, etc...), une salle médicalisée, des laboratoires et autres lieux de travail ou de stockage...

A l'attention des touristes qui passent par là (et afin d'arrondir les fins de mois), les ukrainiens proposent également quelques souvenirs à emporter, un service postal (délai de réception estimé de 2 à 3 mois !), ou même un petit remontant au bar...

16) Base Vernadsky 09.JPG

16) Base Vernadsky 10.jpg

Probablement l'une des chapelles orthodoxes les plus australes du monde...

16) Base Vernadsky 11.JPG

16) Base Vernadsky 12.jpg

16) Base Vernadsky 13.JPG

Le ponton d'accueil...

16) Base Vernadsky 14.jpg

16) Base Vernadsky 15.JPG

(Base Akademik Vernadsky, février 2015)

16) Base Vernadsky 16.jpg

16) Base Vernadsky 17.JPG

16) Base Vernadsky 18.JPG

Le bar (notez les soutiens-gorge sur la droite !!!)

16) Base Vernadsky 19.JPG

Stade de foot ou bassin de water polo pour manchot ?

16) Base Vernadsky 20.JPG

A quelques centaines de la base actuelle se trouve celle d'origine (1947), maintenant transformée en un petit musée...

16) Base Vernadsky 21.JPG

La "Wordie" house...

16) Base Vernadsky 22.jpg

16) Base Vernadsky 23.JPG

16) Base Vernadsky 26.JPG

16) Base Vernadsky 25.JPG

(Février 2015)

16) Base Vernadsky 24.JPG

20/03/2015

Le Canal Lemaire et Port Charcot

Canal Lemaire Port Charcot 01.JPG

Un Cormoran royal

15) Canal Lemaire Port Charcot 02b.JPG

 Le Canal Lemaire, long de 11km (et parfois large de seulement de 1,6km), est entouré de montagnes hautes de plus de 1000 mètres. Il ne fut franchi la première fois qu'en décembre 1898 par le "Belgica", le navire de la célèbre expédition du Belge Adrien de Gerlache. Ils seront cette année là (le trois-mâts et son équipage), les premiers à effectuer un hivernage complet en Antarctique  !

C'est De Gerlache qui nomma le canal en l'honneur d'un autre célèbre explorateur belge, Charles Lemaire (qui lui, soit dit en passant, n'explora principalement que le Congo !).

Canal Lemaire Port Charcot 03.JPG

(Canal Lemaire, février 2015)

Canal Lemaire Port Charcot 05.JPG

Avant (et après) chaque débarquement, nous passons nos bottes dans un bain aseptisant afin de les débarrasser de tout risque de contamination...

Canal Lemaire Port Charcot 06.JPG

Dix zodiacs nous permettent d'effectuer rapidement les aller-retour jusqu'au rivage.

Canal Lemaire Port Charcot 04.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 07.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 08.JPG

(Baie de la Salpêtrière, février 2015)

Canal Lemaire Port Charcot 09.JPG

En ce matin de notre troisième jour dans les terres australes, après avoir emprunté le Canal Lemaire, nous jetons l'ancre à Port Charcot, le lieu du premier hivernage français en Antarctique en 1904.

Cette année là, le capitaine à bord de la goélette " Le Français" (construite pour l'occasion à Saint-Malo) n'est autre que Jean-Baptiste Charcot, docteur en médecine, champion de France de rugby, médaillé olympique en voile, mais aussi explorateur et aventurier dans l'âme.

Il va devenir pour la postérité le père des missions polaires françaises en Antarctique.

Il donnera le nom de Port Charcot et de Baie de la Salpêtrière à cette partie de l'Ile Booth en l'honneur de son père, Jean-Martin Charcot, célèbre neurologue à l'origine de l'Ecole de la Salpêtrière.

Canal Lemaire Port Charcot 11.JPG

Un papou et ses deux poussins...

Canal Lemaire Port Charcot 10.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 13.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 12.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 14.JPG

Le fameux "caïrn", dressé par l'équipage du "Français" en 1904, est encore vaillant...

Canal Lemaire Port Charcot 15.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 16.JPG

Manchot à jugulaire

Canal Lemaire Port Charcot 18.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 17.JPG

Skua (ou grand labbe)

Canal Lemaire Port Charcot 19.JPG

Canal Lemaire Port Charcot 20.JPG

(Baie de la Salpêtrière, février 2015)

Canal Lemaire Port Charcot 21.JPG

18/03/2015

La Baie Paradis et la base argentine Brown

Baie Paradis Base argentine Brown _01.JPG

(Baie Paradis, février 2015)

Baie Paradis Base argentine Brown _03.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _02.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _04.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _05.JPG

Baleines à bosse

Baie Paradis Base argentine Brown _06.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _07.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _08.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _09.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _10.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _11.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _12.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _13.JPG

En cet après-midi du 2e jour, le bateau a jeté l'ancre dans la bien nommée baie Paradis.

Nous allons, à tour de rôle, faire un tour en zodiac (et pouvoir admirer moult baleines à bosse qui s'approchent vraiment très très près de nous, mais également de très nombreux léopards de mer se prélassant sur leur glaçon), ou bien mettre de nouveau le pied sur le continent, à la hauteur de la base argentine Brown en ce moment en "rénovation".

Baie Paradis Base argentine Brown _14.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _15.JPG

Base scientifique Almirante Brown

Baie Paradis Base argentine Brown _16.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _17.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _18.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _20.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _19.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _21.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _22.JPG

Et encore de paisibles (je ne m'approcherais pas trop tout de même !) léopards de mer...

Baie Paradis Base argentine Brown _23.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _24.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _25.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _26.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _27.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _29.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _30.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _31.JPG

Ces manchots sont à eux seuls un vrai spectacle : qu'il marchent, plongent ou nagent, c'est le bonheur garanti...

Baie Paradis Base argentine Brown _32.JPG

Une énergique élégance !

Baie Paradis Base argentine Brown _33.JPG

Baie Paradis Base argentine Brown _28.JPG

Quoi de mieux qu'un asado sur le pont arrière du bateau pour parfaitement terminer notre journée !

14) Baie Paradis Base argentine Brown _34.JPG

 

17/03/2015

L'otarie à fourrure antarctique (ou otarie de Kerguelen)

otarie à fourrure 01.JPG

otarie à fourrure 02.JPG

(Péninsule Antarctique, février 2015)

otarie à fourrure 04.JPG

otarie à fourrure 05.JPG

otarie à fourrure 06.JPG

On trouve généralement l'otarie à fourrure antarctique beaucoup plus au nord (à plus de 2000km de là!), depuis l'archipel de la Géorgie du Sud (où se reproduit plus de 90% de l'espèce!) jusqu'à celui des Kerguelen.

Chassée pour sa fourrure tout au long des 18e et 19e siècles, l'espèce avait bien failli disparaitre : seule une colonie subsistait sur l'île Bird au début du 20e siècle. Grâce, dans un premier temps, au fait qu'on croyait qu'elle avait disparue, puis dans un second temps aux conventions multiples qui protègent depuis plus de 50 ans l'ensemble de ces territoires, le cheptel s'est depuis très largement reconstitué. On évolue aujourd'hui sa population entre 2 et  4 millions d'individus, au point que certains se demandent si il ne faudrait pas freiner un peu son expansion...

Avec un poids entre 60 et 120 kg pour les mâles et entre 30 et 50 kg pour les femelles, c'est peu dire que le dimorphisme de cette espèce est évident. L’otarie de Kerguelen se nourrit exclusivement de krill et de poisson qu'elle va généralement chercher entre 40 et 80 mètres de profondeur. Son espérance de vie se situe entre 15 et 25 ans.

L'otarie se distingue principalement de son cousin le phoque, à la fois par ses "oreilles" apparentes, mais également par ses membres antérieurs plus développés qui lui permettent de "marcher" alors que le phoque se contente de ramper !

otarie à fourrure 07.JPG

otarie à fourrure 08.JPG

otarie à fourrure 09.JPG

otarie à fourrure 10.JPG

otarie à fourrure 12.JPG

(Péninsule Antarctique, février 2015)

otarie à fourrure 13.JPG

otarie à fourrure 11.JPG

15/03/2015

Port Neko

Port Neko 01.JPG

Port Neko 02.JPG

Port Neko 03.JPG

En cette matinée du deuxième jours sur le continent blanc, nous sommes encore un peu plus au sud. Le Plancius à jeté l'ancre à Port Neko dans la superbe baie d'Andvord où se déversent de nombreux glaciers.

Port Neko tient son nom d'un baleinier qui dans les années 1920 venait à chaque saison de pêche s'y mettre à l'abri.

Une nouvelle occasion de découvrir la vie d'une colonie de papou qui, inlassablement, font le chemin de la mer au nid pour y nourrir leur progéniture.

Les photos ne rendent bien sûr pas le vacarme incessant ni les odeurs peu ragoutantes que nous finissons d'ailleurs par oublier...

Port Neko 05.JPG

Port Neko 06.JPG

(Février 2015)

Port Neko 07.JPG

Port Neko 08.JPG

Là, c'est indéniablement ce visiteur un peu distrait qui va devoir laisser le passage à ces trois manchots bien décidés et nullement impressionnés !

Port Neko 09.JPG

Port Neko 10.JPG

Nous délaissons un moment les papous pour, à notre tour, profiter de cette superbe vue sur le glacier...

Port Neko 11.JPG

Port Neko 12.JPG

Le labbe n'est jamais très loin...

Port Neko 14.JPG

Pour parcourir plusieurs fois par jour le chemin qui mène du bord de l'eau jusqu'à leur nid, généralement situé un peu plus en hauteur, le manchot emprunte des "autoroutes" tracées par ses ses coreligionnaires.

Port Neko 13.JPG

Port Neko 16.JPG

Les manchots muent chaque année. En attendant leur nouveau plumage, ils ne peuvent plus aller se nourrir en mer et passent donc par une période de jeûne obligée.

Port Neko 15.jpg

Une maman papou régurgite du poisson (sous forme de bouillie) pour nourrir son petit...

Port Neko 17.JPG

(Février 2015)

13/03/2015

Le léopard de mer

leopard de mer 1.JPG

(Février 2015)

leopard de mer 2.JPG

Le léopard des mer, "seigneur des glaces", fait partie des cinq espèces de phoques présents en Antarctique (avec ceux de Ross et de Wedell, le crabier et l'éléphant de mer).

S'il n'est pas le "super-prédateur" des mers australes (il sert parfois de dessert à l'orque!), ce n'est pas non plus un tendre de l'avis même des juvéniles d'autres espèces de phoques ni des manchots qui représentent respectivement 35% et 10% de son régime alimentaire, le reste étant couvert par le krill (45%) et quelques poissons (10%)...

leopard de mer 3.JPG

leopard de mer 4.JPG

Il se démarque des autres phoques, lourds et gras, par un corps plus "reptilien" et une tête puissante (dont la mâchoire comporte seize jolies dents) ; il fait penser, c'est selon, à un serpent, un dinosaure ou à Casimir (oui, celui de l'île aux enfants !).

Fait plutôt rare chez les mammifères, c'est la femelle qui est généralement plus grosse que le mâle (jusqu'à 4 mètres pour 500 kilos). Elle met au monde, après neuf mois de gestation, un petit "léopardeau" qui pèse déjà 30 kilos à la naissance ; elle l'allaitera pendant un mois et l'élèvera seule... 

leopard de mer 5.JPG

09b) Port Lockroy_244b.JPG

On recense très peu d'attaques de léopard envers l'homme (bon il y a quand même, en 2003, une plongeuse qui s'est faite entrainée par le fond et sans doute mangée toute crue).

Nous avons par contre été témoins de la vaine attaque d'un de ces phoques s'en prenant à ce kayak bleu qu'il a tenté de mordre à plusieurs reprises. Nos guides nous a raconté qu'un de ses condisciples avait réussi à crever un boudin de zodiac l'an passé !

09b) Port Lockroy_246bbb.JPG

leopard de mer 6.JPG

Le Léopard de mer doit son nom à sa vélocité, à sa férocité, et seulement accessoirement aux tâches sur son pelage. C'est un animal assez méconnu (même si on estime sa population à environ 300 000 individus), vu que son observation est très difficile en ces terres inhospitalière et inaccessibles en hiver.

C'est un phoque assez solitaire, et ne vit pas en colonie comme ses cousins les éléphants de mer. Si l'espèce, qui réside également au large des côtes australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines, n'est absolument pas menacée, elle est cependant protégée en Antarctique par la "convention pour la protection des phoques de l'Antarctique".

leopard de mer 7.JPG

(Février 2015)

leopard de mer 8.JPG

11/03/2015

Danco Island

Danko Island 01.JPG

(Danko Island, février 2015)

Danko Island 03.JPG

Danko Island 02.JPG

Danko Island 06.JPG

Danko Island 04.JPG

Baleines...

Danko Island 05.JPG

Danko Island 07.JPG

Danko Island 08.JPG

En ce premier après-midi en Antarctique, après avoir naviguer dans le Détroit de Gerlache, nous accostons sur l'île Danko. Il neige légèrement et le ciel reste très couvert, mais nous commençons toutefois à nous habituer à cette belle lumière.

Certes il n'y a pas beaucoup de ciel bleu, mais la variété d'animaux que nous rencontrons en seulement quelques heures (baleines à bosse, rorqual, phoques léopard et de Wedell, otaries à fourrure, manchots papous et à jugulaire, cormorans royaux) nous le fait rapidement oublier.

Il ne fait pas très froid (quelque chose entre 0° et 5°) et le vent est totalement tombé.

Tout les sommets alentours sont recouverts d'une espèce de brume qui nous empêche de totalement délimité l'espace ; nous flottons comme dans un rêve plutôt doux et savourons notre chance de nous retrouver là...

Danko Island 09.JPG

Otaries à fourrure

Danko Island 10.JPG

Danko Island 11.JPG

Danko Island 13.JPG

Phoque léopard

Danko Island 12.JPG

Danko Island 14.JPG

Danko Island 15.JPG

Manchots papous

Danko Island 17.JPG

Danko Island 16.JPG

Danko Island 18.JPG

Danko Island 20.JPG

Phoque de Wedell

Danko Island 21.JPG

Danko Island 22.JPG

Danko Island 19.JPG

Manchot à jugulaire

Danko Island 23.JPG

(Février 2015)

Danko Island 24.JPG

09/03/2015

Portal Point, Baie Charlotte

09) Portal Point_02b.JPG

(Février 2015)

Portal Point_03.JPG

Portal Point_04.JPG

(Baie Charlotte, Portal Point, février 2015)

Portal Point_05.JPG

Un petit pas pour....etc.... :)

Portal Point_06.JPG

Portal Point_07.JPG

J'ai fait trop de photos ! C'est ballot...

Et puis je ne sais pas encore vraiment comment vous les présenter !

Alors je vais y aller doucement, parce qu'il faut bien que j'avance. Il y aura forcément quelques redites (eh oui, ces papous sont partout !) pour lesquelles je vous demande déjà un peu d'indulgence...

Portal Point, c'est là ou nous avons mis la première fois un pied sur le continent : après plus de deux jours sur le bateau, il nous tardait en effet de nous dégourdir les jambes !

Le cadre était posé : un ciel chargé mais avec une superbe lumière et plein d'animaux qui allaient vite nous émerveiller...

Portal Point_08.JPG

Je vous présente ci-dessous mes nouveaux amis de quelques jours, les fameux manchots, que nous allons découvrir par milliers. C'est assez simple pour les reconnaître, surtout que le papou représente plus de 80% d'entre eux !

Portal Point_09.JPG

Le manchot "papou" a un bec (et accessoirement des pattes) orange, et surtout deux tâches blanches au-dessus des yeux !

Portal Point_10.JPG

Le manchot 'à jugulaire" a le bec noir et une "jugulaire" au niveau du cou. C'est le plus marrant de tous, car de face, on jurerait qu'il porte un casque sur la tête !

Portal Point_11.JPG

Le manchot "adélie" sera le plus rare de ceux que nous auront l'occasion de découvrir durant ce voyage. Il est tout simplement noir et blanc...

Portal Point_12.JPG

Le Skua ou "grand Labbe" est Le prédateur N°1 des manchots (en concurrence avec l'orque, dont je ne verrais pas l'ombre d'une dorsale!)

Portal Point_13.JPG

(Portal Point, février 2015)

07/03/2015

Le Passage de Drake

01.JPG

Albatros hurleur

02.JPG

Le Plancius quitte le port d'Ushuaïa

04.JPG

(Canal de Beagle, février 2015)

07.JPG

Les premières heures dans le Canal de Beagle sont consacrées à la découverte du navire, l'installation dans les cabines, ainsi qu'à une batterie d’exercices de sécurité...

09.JPG

Si tout allait vraiment très mal (syndrome Titanic), deux "embarcations de sauvetage" totalement insubmersibles sont en mesure d'accueillir l'ensemble des passagers.

10.JPG

En route pour le Drake et l'Antactique !

11.JPG

A la grande surprise de tous les spécialistes de la faune polaire à bord, nous croisons sur notre chemin un groupe de dauphins "aptère austral" (Lissodelphis peronii). C'est l'une des deux seules espèces (dans la famille "dephinidae" qui en compte 32) à ne pas posséder de nageoires dorsales ! 

12.JPG

14.jpg

15.JPG

(Février 2015)

15a.JPG

16.JPG

Mis à part de très rares (et tout aussi riches) visiteurs qui se font déposer en avion directement sur le continent antarctique, les touristes "classiques" doivent en passer par le Drake, un cauchemar pour de nombreux navigateurs !

Ce détroit, qui reste le plus court chemin pour aller du Cap Horn jusqu'aux premières îles de la péninsule antarctique (les Shetland du sud), a tout de même près de 900 km de large! Il nous faudra deux jours et demi pour le traverser, et autant pour le retour... 

A mi-chemin, nous rencontrons la "convergence antarctique", une bande de mer longue d'environ cinquante kilomètres où les eaux "chaudes" des océans Pacifique et Atlantique rencontrent celles plus froides de l'Océan Austral : en moins de deux heures, la température extérieure baisse de quelques degrés !

Le passage du Drake, à cause de ces courants qui peuvent parfois être violents, reste une source d'appréhension pour tous les marins qui s'y collent, même si on peut également le traverser de manière euphorique (jour 1 dans notre cas), assez calme (jour 2), ou plutôt secouée (jours 8 et 9, au retour!).

Mais ce détroit sait aussi parfois être beaucoup moins sympathique, ce que nous n'auront heureusement pas l'opportunité de tester.

20.JPG

Sir Francis Drake, à qui l'on a donné le nom du détroit, effectue la deuxième circumnavigation de la Terre entre 1577 et 1580.

En 1578, à la sortie du Détroit de Magellan, sa flotte est prise dans une terrible tempête qui déporte les navires beaucoup plus au sud. Il reste cependant peu probable que Drake ait atteint le Cap Horn, et encore moins le détroit qui porte aujourd'hui son nom !

19a.JPG

24.JPG

Au cours de cette première journée dans le Drake, on est plus près de "la croisière s'amuse" que de "tempête en haute mer" ! On en profite pour admirer le vol majestueux des albatros, qu'ils soient royaux, géants, hurleurs, ou à sourcils noirs....

22.JPG

Les albatros sont des animaux extraordinaires, en plus d'être les plus grands oiseaux du monde (jusqu'à 3,60 m d’envergure !). Excellent voiliers, ils passent 90% de leur temps en mer (En 2004, une étude a montré qu'un spécimen a parcouru 22 500 kilomètres en 45 jours sans se reposer une seule fois !). L'albatros est également un oiseau fidèle qui reste en couple parfois toute sa vie d'adulte, c'est à dire durant plus de 50 ans (le plus vieil albatros bagué a 70 ans!).

Malheureusement, à cause d'un taux de reproduction très faible et de menaces de plus en plus présentes (introduction par l'homme de prédateurs sur les îles de reproduction, pêche à la palangre, pollutions diverses -surtout le plastique-), de nombreuses espèces d'albatros sont aujourd'hui menacées d'extinction.

08) Le Drake 17.JPG

Albatros à sourcils noirs

35.JPG

36b.JPG

(Le Drake, Février 2015)

39.JPG

Le deuxième jour de la traversée du Drake est déjà nettement moins "bleu". On découvre les damiers du Cap et nos premières baleines...

40.JPG

42b.JPG

... en l’occurrence des rorquals communs qui viennent jouer pendant une dizaine de minutes à l’étrave du bateau. Il s’agit de la deuxième plus grosse baleine au monde après la baleine bleue : plus de 20 m de long et quelques 40 à 50 tonnes.

43.JPG

45.JPG

Trois très courtes vidéos en cadeau ! Je les ai prises au retour : elle vous donneront une petite idée de la mer "houleuse" (1), la même + le poste de pilotage (2), ou depuis le restaurant situé pourtant bien haut! (3).