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13/04/2014

Le Sanctuaire de la Difunta Correa à Vallecito

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Sur le bord d'une route, des centaines de bouteilles d'eau sont amassées autour d'un petit autel dédié à la "Défunte Correa".

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(Vallecito, 14 mars 2014)

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On trouve dans la partie basse du sanctuaire une vingtaine de "chapelles" dont les murs sont recouverts d’ex-voto.

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La chapelle où reposerait le corps de Deolinda, et toujours de l'eau pour apaiser sa soif par delà la mort...

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Syncrétisme totalement assumé sur cet autel ou se côtoient entre autres la Difunta Correa, le Christ, Gauchito Gil (avec son foulard rouge) ou bien encore la Vierge de Luján !

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Les offrandes, rassemblées pêle-mêle mais par genre, représentent soit des vœux, soit des remerciements suite à une faveur obtenue : ici des maisons et des jouets, là des trophées sportifs, où bien encore des cadres et des robes de mariée !

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On découvre, dressés sur le bord des routes argentines, des milliers d'humbles petits sanctuaires, souvent fait de bric et de broc.

S'ils sont parfois dédiés à quelques Saintes et Saints (ou bien encore à des personnes décédées lors d'un accident), les grands "vainqueurs" toutes catégories confondues de ces érections sauvages sont, sans conteste, la Difunta Correa et le Gauchito Gil.

Ces deux personnages (réels ou mythiques, selon le point de vue de chacun, mais qui n'ont jamais été "sanctifié" par l’Église) font l'objet d'un culte absolument incroyable, infiniment plus important que pour la plupart des autres Saints ; ils attirent à eux deux les pèlerins par centaines de milliers.

Ici, à Vallecito (un petit village situé à une soixantaine de kilomètres de San Juan, capitale de la province éponyme), on parle d'un million de fervents visiteurs qui viennent  chaque année se recueillir dans le sanctuaire de la Difunta Correa !

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Tout parait ici tellement décalé pour le profane,  qu'il n'y a plus vraiment lieu de s’étonner en découvrant, ici une montagne de vélos, ou bien là un musée ou trône les gants de boxes, le short où la serviette de bain de quelques célébrités...

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Une galerie couverte (et aussi passablement recouverte !) mène au petit sanctuaire en haut de la colline. C'est apparemment l'endroit idéal pour y laisser sa plaque minéralogique !

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Deolinda Correa était une jeune femme dont l’époux fut recruté durant l'une des guerres civiles qui agita l'Argentine au milieu du 19ème siècle.

Inquiète pour son mari elle entreprit de suivre, avec son jeune bébé  la petite armée jusque dans les déserts reculés de San Juan. Ses maigres provisions épuisées, elle se coucha à l’ombre d’un arbre, son fils au sein, et finit par mourir de soif, de faim et d’épuisement.

Des muletiers retrouvèrent le lendemain son corps sans vie, mais le nourrisson, qui avait continué à téter sa mère, était toujours vivant.

On ne connaît pas avec certitude le destin de cet enfant, mais sa mère reposerait depuis ici, au pied de la petite colline de Vallecito.

On attribua très vite à cette mère formidable (mais également épouse exemplaire puisque prête à tout pour son mari !) de nombreux miracles, à commencer par celui de la survie de son fils par delà sa propre mort...

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Partout sur la colline, de petites maisons de bois et de carton comme autant d'ex-voto.

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Des vêtement, des drapeaux, des photos, des chaussures, des casques de chantier, ... : un vrai inventaire à la Prévert ! Et toujours bien sûr des bouteilles d'eau, comme sur le bord des routes.

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En haut de la colline, deux représentations taille nature de la Difunta : c'est ici qu'elle serait décédée...

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 (Vallecito, vendredi 14 mars)

08/04/2014

De Villa Unión à San Agustin del Valle Fértil (jour 6)

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(Villa Unión, 13 mars 2014)

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La saison des vendanges touche à sa fin et les grappes sur les ceps se font rares...

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Ma petite Clio qui s'est pendant dix jours parfaitement comportée !

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Journée plutôt calme. J'avais décidé de visiter le Parc Ischigualasto avant de me diriger vers San Agustin del Valle Fértil, soit 200 kilomètres environ. La journée, commencée sous un soleil radieux, finissait sous un ciel chargé qui annonçait les orages de la nuit...

Je passait aussi en quelques kilomètres d'une vallée extrêmement aride à une autre qui ne porte pas son nom tout à fait par hasard !

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(San Agustin del Valle Fértil, 13 mars 2014)

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Le lac de retenue de San Agustin

05/04/2014

Le Parc d'Ischigualasto (la Vallée de la Lune)

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ischigualasto : la moitié des blogs et des guides affirment que ce nom signifie " terre sans vie". L'autre moitié des blogs et des guides (ainsi que wikipedia) opte pour " le lieu où se pose la lune"... ce qui vous l'avouerez n'a vraiment rien à voir !

Ce mot est pourtant censé venir du Quechua, une langue encore vivante, et je n'en connais toujours pas avec certitude l'origine !

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Juste avant d'arriver au parc, deux maras traversent (paisiblement) la route. Ce sont les premiers que je vois ailleurs qu'au zoo de Buenos Aires !

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Le premier arrêt est pour nous présenter le site et nous rappeler les consignes (faites pas ci, faites pas ça !). On a même la chance contempler sous un rocher les uniques fossiles (de plantes)...de la matinée !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Le second arrêt sera pour la fameuse "Vallée de la Lune", l'autre nom donné au parc provincial ; c'est évidemment plus facile à retenir que "Ischigualasto" !

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Et rebelote : pendant cette troisième (et dernière) visite "encadrée" de la semaine, j'ai de nouveau rongé mon frein et tempéré ma frustration !

Mais heureusement, comme pour le Cañon de Talampaya et la Laguna Brava, il me restait le paysage, assez extraordinaire pour me sauver la mise...

Avant d'écrire un article, je me promène souvent sur le net, pour, avant tout, recouper des informations qui me semblent approximatives ou même parfois carrément farfelues. Ce que j'ai découvert sur les blogs à propos de ce parc fut assez navrant, dans le sens ou tout le monde dit exactement la même chose et montre exactement les mêmes images !

Ceci pour la bonne raison que tout le monde a fait, au mètre près, le même parcours (d'ailleurs aussi peut-être avec le même guide !). Vous ne trouverez donc rien de bien original dans ce post !

La visite se fait en convoi de voitures particulières qui cheminent à la queue leu-leu, avec en prime la poussière de celui qui vous précède (nous étions ce jeudi-là, en basse saison, 13 voitures et environ 32 touristes !). Cinq arrêts sont prévus sur les vingt premiers kilomètres, puis il faut refaire la même distance pour retourner jusqu'à l'entrée du parc (il y a une seconde piste, mais elle n'était pas praticable ce jour là).

Les arrêts durent entre 15 et 20 minutes et le "tour" complet environ 3 heures.

Sincèrement, je n'ai pas trop aimé la visite, ou plutôt devrais-je dire la "façon" dont elle est organisée...

Et puis nous vendre à tout bout de champ que l'endroit est juste exceptionnel ; qu'on y trouve (ou a trouvé) des centaines de squelettes de dinosaures ayant vécu sur des périodes couvrant plusieurs millions d'années ; que c'est une incroyable et unique (au monde!) réserve fossilifère ; pour en fin de compte ne nous montrer qu'une unique et petite fougère de cinq centimètres de long, c'est vous l'avouerez un brin frustrant !

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On découvre au troisième arrêt les fameuses "boules". Là encore je suis dans l'expectative : certains disent qu'il y en a des centaines à travers le parc, d'autres qu'elles sont toutes rassemblées ici afin de les protéger des vols ! Allez savoir...

Quant à leur origine, on lit aussi un peu n'importe quoi, comme par exemple ICI : "elles se sont formées dans les montagnes et sont descendues dans la plaine". Ben oui, genre elles ont roulé jusqu'en bas avec le temps... C'est passablement idiot, mais en définitive assez joli :)

Et à ceux qui ânonnent en boucle que c'est le seul endroit au monde où l'on trouve ce type de bouboule, qu'ils aillent jeter un coup d'oeil par ICI. J'ajouterais enfin que j'en possède d'ailleurs une de ce genre, mais que la mienne vient du désert... lybique !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ça, c'est le "sous-marin (sic), au quatrième arrêt !

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On aperçoit souvent à Ischigalasto des renards gris d'Argentine (Lycalopex griseus). Ces derniers, habitués au va-et-vient quotidien des voitures, viennent en quête de quelque nourriture abandonnée par le visiteur...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Et enfin "le champignon" (mon dieu que c'est original!) au cinquième et dernier arrêt...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

31/03/2014

La Laguna Brava (jour 5)

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(La Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Quelques kilomètres après Vinchina, on traverse la "précordillère", reconnaissable à ces strates dressées presque à la verticale.

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Sur la gauche, la route passe au pied de l'étrange "Pyramide", une formation rocheuse naturelle (je sais, ça parait énorme, mais c'est vraiment naturel !)

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Les Vigognes et les Guanacos font partie de la même famille des camélidés. Comme sur cette photo, on trouve parfois une horde des uns pâturant près de celle des autres (ici, les vigognes sont au premier plan, et les guanacos juste derrière). Ils ne sont par contre pas du même "genre" et ne se "mélangent" donc jamais...

La vigogne est à la fois plus petite et plus fine. Quand au guanaco, on le reconnait avant tout à son museau, son visage et ses oreilles qui sont d'un gris noirâtre.

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La Laguna Brava se trouve à environ 200 kilomètres au nord de Villa Unión. Une route asphaltée mène d'abord au village de Vinchina (où se trouve l'entrée du parc provincial), avant de laisser place à une piste sinueuse jusqu'à la laguna. On passe alors assez vite de 1 200 à plus de 4 200 mètres...

Je dois avouer que si je devais garder un seul souvenir de ce périple de 10 jours, je choisirais cette ballade jusqu'à la laguna ; je précise bien la "ballade", car plus encore que la lagune saline elle-même, ce sont les montagnes qui la précèdent sur les vingt derniers kilomètres qui méritent surtout le détour : les formes sont douces, toutes en courbes, et le camaïeu tendre, pastel et souvent clair des teintes est juste extraordinaire !

La laguna, longue d'une petite vingtaine de kilomètres (sur un à trois de largeur), est  bien évidemment de toute beauté, surtout depuis ses berges colorées d'où l'on admire de nombreuses espèces de flamants.

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Au loin, le Volcan Veladero, qui culmine à 6436 mètres !

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Quelques geysers plutôt "inactifs"...

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Un flamant des Andes

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Je prenais quelques clichés quand j'ai aperçu un renard approchant dans ma direction (il est au centre de l'image ci-dessus). J'ai vite compris qu'il était plus intéressé par le petit troupeau paisible de vigognes à ma gauche que par mon réflex, et que son but était probablement de semer la zizanie dans le harpail pour ensuite s'attaquer plus facilement au jeune le plus faible.

Mais il n'en aura pas l'occasion : en une fraction de seconde, celui que je suppute être le mâle dominant s'est littéralement jeté sur le goupil déconfit et l'a poursuivi sur plusieurs centaines de mètres devant son harem ébaubi !  

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Une dizaine de refuges furent construits dans les années 1870 dans la vallée afin d'abriter les gauchos qui menait du bétail d'Argentine au Chili. Celui-ci, qui surplombe le lac, à ceci de particulier qu'il abrite la tombe d'un Chilien mort ici de froid en 1964.

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Comme pour la visite de Talampaya la veille, je n’étais de nouveau, malheureusement, pas maître de l'organisation.

Si il est possible de se rendre jusqu'à la lagune avec son propre véhicule, on ne peut de toute façon entrer  dans le parc sans être accompagné d'un guide habilité. J'avais donc trouvé, via mon hôtel, un chauffeur-guide et son 4X4 ; le prix annoncé était de 500 pesos si il trouvait d'autres pigeons touristes intéressés ! (auquel il fallait ajouter 40 pesos pour l'entrée sur le parc).

L'excursion en tant que telle fut carrément naze, en dépit des merveilles qui nous entouraient. Dans la montée magnifique qui nous menait à la Lagune, Emilio (le guide-chauffeur) a à chaque fois, sous divers prétextes, refusé de s’arrêter, que ce soit pour admirer la vue ou bien prendre une photo.

Il nous disait que nous le ferions au retour, ce qui s'est évidemment avéré un pieux mensonge...

Le premier et unique stop fut au bord de la lagune, près du seul autre 4x4 à des kilomètres à la ronde. Au bout de 20 ou 30 minutes, prêt à repartir, il nous proposa de nous emmener de l'autre coté de la lagune ; c'était parait-il encore plus joli là-bas ! Mais pour ce petit plus, il nous demanderait 100 pesos de supplément à chacun ! Ce n'était ni plus ni moins du racket, contraint que nous étions à lui dire oui ! Nous n'étions pas venu de si loin pour rien !

Emilio a donc fait 15km de plus (j'ai vérifié avec Google Earth) avant de se garer de l'autre côté de la lagune ...  de nouveau près de la voiture de son pote. Deuxième arrêt !

Le troisième et dernier arrêt fut près d'un refuge, en redescendant vers Vinchina, et bien évidemment près du sempiternel 4x4 ; cette fois pour grignoter nos sandwichs. 

Si je vous raconte cela, ce n'est pas pour me plaindre (même si j'étais prêt à étrangler cette espèce d'enfoiré), j'en ai vu d'autre, mais prévenir de futurs voyageur afin qu'ils prennent les devants...

J'ai tout de même réussi à faire des photos depuis la voiture, et en sauver quelques unes....

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

30/03/2014

De La Rioja à Villa Unión (jour 4)

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(La Cathédrale San Nicolás de Bari, La Rioja, 11 mars 2014)

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La Rioja

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Cela peut bien évidemment paraître anecdotique, mais cette photo prise depuis la chambre de mon hôtel résume assez bien une partie du quotidien de nombreux Argentins.

Si, à Buenos Aires, on les voit faire la queue surtout pour prendre le bus, c'est en province par contre, et à de multiples reprises (quelque soit d'ailleurs la taille de la cité) que je les ai vu attendre en de longues files dès potron-minet afin d’accéder à divers services tel que la banque, la sécu, ou bien encore le Corréo argentino !

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De La Rioja, je redescends plein sud vers Patquia (je ne sais pas encore que je serai obligé d'y repasser une troisième fois !). Je prends à l'ouest en direction des parcs de Talampaya et d'Ischigalasto qui en fait n'en font qu'un. Je passe devant l'entrée de ce dernier (que je visiterai dans deux jours) et remonte plein nord vers la toute petite ville de Villa Unón, à environ 130 kilomètres de là.

La route est plutôt jolie (je commence à connaître) et le temps absolument magnifique...

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(11 mars 2014)

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L'entrée du Parc de Talampaya. Il faut compter encore une cinquantaine de kilomètres avant d'arriver au fameux

Cañon de Talampaya

28/03/2014

Le Cañon de Talampaya

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(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)

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Au centre d'accueil des visiteurs, un petit sentier aménagé présente une quinzaine de restitutions de dinosaures. C'est pas vraiment intéressant, mais ça tue une dizaine de minutes en attendant son "tour" !

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L'entrée du Cañon

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Il est difficile de dissocier le parc de Talampaya de celui d'Ischigualasto.

D'abord parce qu’ils sont d'un seul tenant (seulement traversés par la frontière séparant les provinces de la Rioja et de San Juan) et surtout parce que les 2750km² de ces deux parcs furent classés Patrimoine mondial de l'Unesco en 2000 en raison de leur totale interdépendance : à eux deux, il renferment l'ensemble fossilifère et géologique le plus complet au monde concernant la période du Trias (ou Triasique).

06) Talampaya.jpgLe Trias, qui a duré une cinquantaine de millions d'années (entre -252 et -201), a vu proliférer les dinosaures et naître les mammifères. Pendant ce temps, la Pangée entamait sa lente dislocation qui se poursuit encore aujourd'hui...

Si je ne souhaite en aucun cas dissuader les éventuels touristes, je dois reconnaître que malgré la beauté du site, j'ai quelque peu été déçu.

Plusieurs raison à cela, à commencer par la quasi "privatisation" du parc estampillé "Unesco", qui laisse en définitive très peu de liberté au visiteur : les excursions (obligatoires) sont totalement encadrées (il ne faut pas s'éloigner du camion!), et à un prix que je trouve excessif (entre 250 et 300 pesos + le droit d'entrée sur le parc !) au regard de la prestation offerte.

La "ballade" se résume en fait à un circuit de trois stop dans le petit canyon (qui fait moins de trois kilomètres de long), puis un quatrième et dernier arrêt pour découvrir quelques formations rocheuses, baptisées de sobriquets à l'attention du touriste : le champignon, le totem, le moine, etc...

Une bien courte visite en somme ! 

Une autre remarque : on vous vend les deux parcs comme étant d'incroyables réservoirs de fossiles triasiques, alors que le seul que nous verrons (à Ischigualasto) sera celui d'une petite fougère de 5 cm de long !

Mais sans doute ma plus grande frustration fut de n'avoir que cette unique alternative, et ne malheureusement pouvoir découvrir qu'une infime partie de ce grand parc.  

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Un guanaco passe par là...

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Certaines parois du canyon atteignent les 150 mètres de hauteur !

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(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)

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Tout au long de la visite, on découvre les nombreuses formes qu'a engendrée l'érosion au fil des millénaires.

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Des hommes ont évidemment très vite reconnus le caractère unique du lieu et y ont laissé des traces. Malheureusement, aucune datation réaliste ne peut aujourd'hui être avancée quant à ces pétroglyphes...

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Mortiers aménagés à même roc.

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Comme dans tous ces parcs "minéraux", on nomme les roches d'après leur forme (approximative) : Le totem, le champignon, le moine, etc...

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(Parque de Talampaya, 11 mars 2014)

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26/03/2014

De Catarmarca à La Rioja (jour 3)

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La Cathédrale Basilique Nuestra Señora del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca.

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(10 mars 2014)

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La Maison du Gouvernement

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Temple et couvent de San Francisco

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San Fernando de Catamarca

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Suite au violent orage de la veille, je m'étais "réfugié" à Catamarca, ce qui n'était pas du tout prévu au programme.

Au petit matin, je visite rapidement la ville qui n'a (je commence à avoir l'habitude) rien de bien original : la plupart des bâtiments intéressants se trouvent sur la place centrale qui mesure 130 mètres de côté, se nomme invariablement "25 de Mayo" (25 mai 1810, date de la Révolution), "Independencia" ou "9 de Julio" (9 juillet 1816, date de l'indépendance). Tout aussi invariablement, il trône une fois sur deux en son centre une statue équestre du "Libertador", le Général San martin !

Après cette rapide visite, je reprends la route, en direction de Villa Unión, à environ 420 km de là.

Après avoir traversé de très jolies vallées, patatras !, je me trouve bloqué à 70km de ma destination : la route est coupée. C'est pourtant là que commence la fameuse "Cuesta Miranda", une des plus jolie côte d'Argentine !

Demandant au préposé comment je dois m'y prendre pour atteindre Villa Unión, ce dernier me conseille, sans affectation aucune, de passer par Patquía, à 170 km de là. Vu qu'il faudra y ajouter les 200 km qui mènent à ma destination finale, ce n'est rien de moins qu'un détour de 370 km qu'il me propose là. De toute façon, c'est ça ou rien...

Fataliste, je me dirige donc vers Patquía pour au moins dans un premier temps (vu que l'heure tourne) y passer la nuit. Mais nouvelle déception : ce gros point noir sur ma carte s'avère être en fait un trou perdu, et après la visite du seul hôtel (carrément miteux), je décide de pousser 70 km de plus jusqu'à La Rioja, la capitale de la province éponyme, afin d'y trouver le gîte. Une nouvelle étape qui n'était pas, elle non plus, prévu au programme !

J'y trouve un hôtel tout près de la place centrale qui, tout comme celle de ce matin, fait 130 mètres de côté et se nomme "25 de Mayo". Comme celle de matin, on y trouve la cathédrale, la Maison du Gouvernement, et en son centre l'incontournable statue équestre du Général San Martin !

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Entre Villa Mazán et Aímogasta, route 60

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L'église de San Blas de las Sauces (les saules), fondée en 1732.

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Un repère d'ufologue ?

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(10 mars 2014)

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La fameuse "Ruta 40". 3900km plus au sud s'ouvre le Détroit de Magellan !

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Les contreforts de la Sierra Famatina dont le plus haut sommet, le "Cerro General Belgrano" culmine à 6250 mètres.

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A 70 km de Villa Unión, ces montagnes toutes d'ocres annoncent la Cuesta Miranda... que je ne verrais jamais !

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Le Saint patron de La Rioja, Saint Nicolas de Bari, accueille discrètement le voyageur !

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Sur la Place du 25 Mai, nous retrouvons la Maison du Gouvernement...

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... la Cathédrale San Nicolás de Bari,

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... et la statue équestre du Libertador !

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(10 mars 2014)

24/03/2014

De Tafi del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca (jour 2)

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Au bout du Lac : Tafi del Valle...

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(09 mars 2014)

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El Mollar, où l'on peut visiter le Parc des Menhirs

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Tafi del Valle se situe au bord du lac artificiel de La Angostura, à quelques 50 km des Ruines de Quilmes, que j'avais découvert en octobre dernier. Si je tenais à revenir dans cette petite vallée, c’était cette fois pour visiter le Parc des Menhirs à 'El Mollar, un village qui se trouve de l'autre côté du lac...

Nous étions dimanche matin, et évidemment le "musée à ciel ouvert" n'ouvrait qu'à 14h. Une habitante, devant mon désarroi m'a gentiment indiqué comment faire le mur !

Après cette rapide visite j'ai repris ma route vers sud... 

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Depuis Conception, je prends la route en direction de la Sierra del Aconquija. Je traverse d'abord une forêt tropicale humide, typique de cette région dans laquelle se situe le parc national de "Los Alisos".

Nous sommes à environ 2000 mètres d'altitude...

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La Cuesta del Clavillo

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(09 mars 2014)

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Après ce col, je me retrouve dans une vallée cette fois très "alpine".

Je suis passé également de la Province de Tucumán à celle de Catamarca.

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Après une cinquantaine de kilomètres dans cette verte vallée, s'annonce une incroyable dépression.

C'est la que commence la Cuesta de la Chilca, une des plus impressionnante côte j'ai eu l'occasion de pratiquer !

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Comme souvent, ces côtes incroyables sont en "ripio", ce qui signifie non goudronnées

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La Cuesta de la Chilca

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A l'approche de Pomán, le ciel se couvre.

Je ne sais pas encore que je vais essuyer le pire orage de grêle de ma vie ; au point de modifier mon trajet et trouver le gîte à Catamarca

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Je suis accueilli à Catamarca par des torrents de boue qui dévalent les rues...

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(Catamarca, 9 mars 2014)

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22/03/2014

Le Parc des Menhirs à El Mollar

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(Parc des Menhirs, El Mollar, 9 mars 2014)

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On trouve le Parc des Menhirs à El Mollar, l'une des deux localités qui bordent le lac artificiel de La Angostura. C'est comme un petit parc-musée, dans lequel on a regroupé près d'une centaine de monolithes retrouvés ici et là dans la région, afin d'empêcher qu'ils ne soient volés ou endommagés.

Ces menhirs aux motifs humains, animaux ou simplement géométriques (peut-être étaient-ils également ornés de plumes et autres matériaux) ont malheureusement perdu beaucoup de leur intérêt archéologique puisque peu d'études ont été faite dans leur environnement d'origine, et qu'il est donc aujourd'hui bien difficile de connaître avec précision les circonstances de leur érection.

Il paraît cependant évident que leur symbolisme premier ait eu trait à des cultes de la fertilité et/ou de la fécondité, le tout mêlé probablement d'un peu de magie, de mysticisme ou d'astrologie.

Les spécialistes (dont le premier fut l'Argentin Juan Bautista Ambrossetti, en 1897) qui ont étudié ces mégalithes de parfois plus de trois mètres de hauteur pour un poids de plusieurs tonnes restent encore très vague sur leur datation qui pourrait être comprise entre 1000 et... 10 000 ans !

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Avec certains menhirs, la symbolique phallique ne fait guère de doute...

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(Parc des Menhirs, El Mollar, 9 mars 2014)

21/03/2014

De Tucuman à Tafi del Valle (jour 1)

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La Cathédrale de San Miguel de Tucumán

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(08 mars 2014)

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La Place de l'Indépendance et ci-dessous la "Federación Economica"

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Cette première étape fut très courte. Je récupérais mon véhicule de location à l'aéroport de San Miguel de Tucuman en milieu d'après-midi, avant de visiter un peu la ville et me diriger vers Tafi del Valle, via Monteros, à une bonne centaine de kilomètres de là.

La province de Tucuman, dont San Miguel est la capitale, est la fois la plus petite des 23 provinces argentines, mais également celle où la densité de population est la plus élevée. Elle a été crée en 1564...

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L'Eglise Notre-Dame de la Merced

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La Maison du Gouvernement

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L'Eglise San Francisco

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Le ciel est bien chargé quand j'arrive, tard, à Tafi del Valle...

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(08 mars 2014)

20/03/2014

Débriefing

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Avant de vous présenter, dans une série de posts chronologiques (ou thématiques), ce petit périple qui m'a mené de Tucuman à Mendoza, je tenais à vous faire part de quelques généralités.

J'ai parcouru en 10 jours plus de 3600 km, dont 800 ou 900 pour les seules déviations ! Il faut dire que lorsque suite à de violents orages des pans entiers de route disparaissent, on a pas vraiment le choix.

Je pense que ces quelques photos parlent d'elles même !

Ce projet de voyage m'a parfois paru un peu fou : ces longues heures au volant d'une petite Clio, sans rencontrer âme qui vive à des dizaines de kilomètres à la ronde, furent quelquefois un peu flippantes ; je me suis parfois dit que face à un pépin, je me sentirais très vite plutôt seul ; d'un autre côté, c'est un peu pour retrouver ces sensations que je m'étais lancé !

Toute proportion gardée, je me prenais parfois pour un marin en solitaire... en version super confortable !

Par ailleurs, chaque fois que je croisais des cyclistes au long cours, exténués, réalisant des voyages de plusieurs centaines (voire milliers) de kilomètres, je me disais que ma situation était par trop facile et que c'était évidemment eux les véritables héros de la route...

 

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(Quelque part dans La Rioja, mars 2014)

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Une bonne chose à savoir quand on projette ce type de périple, c'est d'éviter de louer une voiture dans une ville pour ensuite la rendre dans une autre : le coût de "l'abandon" fera généralement doubler la facture ! Quand à l'option "kilométrage illimité", elle s'impose de fait !

0a.jpgMalgré quelques incidents de parcours, il faut pourtant reconnaître que les routes sont de bonne qualité dans l'ensemble. De plus, les contrôles routiers étant inexistants (tout comme les radars), on peux raisonnablement (si les conditions le permettent, bien sûr !) se déplacer à 120 ou 130 kilomètres-heure.

Les routes étaient bien souvent désertes et j'en déduis donc que les Argentins voyagent rarement de cette manière (il faut dire qu'avec 14 jours de congés par an, il n'ont pas vraiment de temps à perdre !).

Les touristes "étrangers" sont eux déjà bien occupés à découvrir les spots "obligés", à savoir Buenos Aires, le NOA, Les Chutes d'Iguazú, Mendoza (et ses vignes), Cordoba, la régions des Septs Lacs (autours de Bariloche), la Péninsule Valdès (et ses baleines), Calafate et El Chalten (pour le Fitz Roy et le Perito Moreno) et bien évidemment Ushuaïa et la Terre de Feu.

L'offre touristique est évidemment proportionnelle au nombre de ces visiteurs, et j'ai parfois galéré pour trouver des hôtels sympathiques où passer la nuit. Seules quelques rares petites localités (Tafi Del Valle, Uspallata, Villa Union ou  Villa San Agustin) proposent un choix raisonnable d’hébergements, mais bien souvent, c'est sur la capitale de la province qu'il faut alors se rabattre !

Je vous avouerais enfin que les nombreuses villes (grandes ou petites) et les innombrables villages traversés ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable et que j'ai souvent regretté le charme, malgré leur décrépitudes, de quelques jolies localités plus au nord !

 

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(Quelque part dans La Rioja, mars 2014)

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"Avant de traverser, vérifiez la hauteur de l'eau" !

07/03/2014

Un road trip, de Tucuman à Mendoza

Déjà 18 mois sont passés depuis que j'ai foulé pour la première fois le sol argentin. J'ai depuis fait la plupart des visites touristiques "classiques" : Le Perito Moreno et El Chalten, les Chutes d'Iguazú, Le Nord-Ouest argentin (NOA) (de La Quiaca à Cafayate), et pour finir la Péninsule Valdés...

(Les découvertes d'Ushuaïa et de l’Antarctique sont, elles, déjà programmées pour février 2015 !)

argentine_2aa.jpgLe voyage que j'entreprends demain est cette fois bien différent : j'ai en effet choisi de suivre (peu ou prou) la fameuse "Route 40", afin de rallier, seul et en voiture de tourisme, les villes de San Miguel de Tucumán et Mendoza.

Si le trajet à vol d'oiseau est d'un peu moins de 800 km, c'est au moins le double et plus certainement le triple que je m'apprête à parcourir dans les 10 prochains jours ; tout dépendra évidemment du chemin emprunté (côtes improbables, pistes ou déserts rocheux) et bien sûr de la clémence du ciel !

Ce n'est pas moins de six provinces que je vais donc en partie traverser (Tucuman, Catamarca, La Rioja, San Juan, San Luis et Mendoza) sans avoir préalablement décidé précisément ni ce que je visiterai ni où je dormirai !

Un vrai road trip à l'ancienne, quoi !

Rendez-vous donc dans une dizaine de jours :)

04/03/2014

La Basilique Notre-Dame de Luján

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(Luján, février 2014)

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La "Virgen de Luján", sur la croix de fer qui surmonte la flèche gauche de la basilique, veille à 106 mètres au-dessus de la ville.

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(Luján, février 2014)

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Pour aller à Luján (prononcer "lourrán"), qui se trouve à 70km à l'ouest de la capitale, il faut compter environ deux heures en bus (le 57) depuis la Plaza Italia ; la ville de 80 000 habitants est aussi la capitale du "partido" (arrondissement) éponyme, l'un des 135 composant la "Province de Buenos Aires".

Du temps de la Vice-royauté, Luján était une étape importante du "Camino Réal", cette route "royale" qui menait  de Buenos Aires jusqu'aux plateaux du Haut-Pérou (l'actuelle Bolivie) ; la ville possède donc à ce titre un assez riche passé que l'on peut d'ailleurs découvrir au musée historique situé dans l'ancien cabildo (et qui est aussi en passant le plus important d'Argentine).

Cependant, c'est bien à sa fameuse basilique que Luján doit depuis plus d'un siècle son incroyable renommée, qui fait se déplacer chaque année les fidèles par centaines de milliers. Il faut dire que le sanctuaire abrite la très vénérée Vierge de Luján, sainte patronne de l’Argentine, du Paraguay et de l'Uruguay !

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Le Cabildo (1772) et la Maison du Vice-roi (1803) abritent le musée historique de Luján.

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(Luján, février 2014)

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La construction de l'église, de style néogothique, a commencé en 1889 et ne s'est achevé qu'en 1935. Son architecte principal, Uldèric Courtois, était Français, et de nombreux éléments du sanctuaire ont également été acheminés depuis la France, comme par exemple la rosace centrale large de 10 mètres, les vitraux (de Gustave Pierre Dagrand à Bordeaux), l'orgue du facteur Cavaillé-Coll, les calices en émail et argent, jusqu'à la petite couronne en or de la Vierge...

L'imposant édifice mesure 104 mètres de longueur et 68,5 mètres de large au niveau du transept. Les croix de fer qui surmontent les deux flèches culminent à 106 mètres au dessus de la ville. Une longue et large avenue bordée de boutiques précède l'édifice et en renforce la solennité. Le portique central de la basilique est dédié à l'Argentine, celui de l'ouest à l'Uruguay et celui de l'est au Paraguay.

Si ce n'est en 1930 que la petite statuette en terre cuite provenant du brésil est déclarée patronne des trois pays, cela fait déjà déjà 300 ans que la Vierge est vénérée (le miracle - ou la légende, selon le point de vue - qui accompagne l'histoire de l'icône s'est déroulé en 1630 !) ; elle a donc connu bien d'autres sanctuaires (parfois très modestes) avant d'être finalement placée au centre du maître-autel de la basilique.

Pour la petite histoire, notez que l'on déclara également la Vierge de Luján patronne des routes en 1944, de la Police fédérale en en 1946 et des chemins de fer en 1948 ! Une autre époque...

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(Luján, février 2014)

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Nuestra Señora de Luján

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 Les vitraux de la Maison Dagrand à Bordeaux, et la grande rosace centrale réalisée elle aussi en France.

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(Luján, février 2014)

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La crypte de la basilique abrite des représentations de vierges mariales venant du monde entier. La France est représentée (en partie) par celles de Lourdes et du Puy.

On y présente également le "trésor", dont la petite couronne en or (l'originale) de la Vierge.

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Des dizaines de boutiques de souvenirs (très) kitsch occupent les galeries latérales qui mènent au sanctuaire.

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(Luján, février 2014)

26/02/2014

Le Cimetière de Chacarita (et la tombe de Carlos Gardel)

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(Tombe de Carlos Gardel, Cimetière de Chacarita, février 2014)

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L'entrée du Cimetière

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(Cimetière de Chacarita, février 2014)

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Le Cimetière de Chacarita (ou de La Chacarita) est, avec la "réserve écologique", l'un des rares espaces de la capitale vraiment reposant (et ce ne sont pas les habitants des lieux qui me contrediront !).

Il y a bien sûr également le grand ensemble que forment autours des "Bois de Palermo" le Parc zoologique, le Jardin japonais, la Roseraie, le Jardin botanique, etc...

chacarita_14.jpgMais si chacun de ces parcs a un réel intérêt, il n'est cependant pas toujours évident d'y trouver le calme, ou devrais-je dire le silence : en cause les grandes avenues qui les longent ou les traversent, la proximité de l'aéroport national, sans compter bien sûr les centaines de badauds !

A Chacarita, le calme règne, vraiment, et il y a même des chances que vous y soyez le seul touriste le jour de votre visite !

Couvrant 95 hectares, ce cimetière est de loin le plus grand des trois que compte la capitale : il y a aussi celui de San José de Flores, quatre fois plus petit (25 ha) et celui de Recoleta (5,5 ha) dont la renommée est donc inversement proportionnelle à la surface !

Pour vous donner une petite idée, le Père-Lachaise, à Paris, fait 48 ha....

En 1871, une violente épidémie de fièvre jaune décime la population de Buenos Aires. La ville va perdre en quelques mois plus de 10% de sa population (entre 15 000 et 20 000 personnes selon les chiffres). Les cimetières de la capitale affichent déjà complet et le voisinage est étonnamment peu enclins à voir débarquer de si douteux trépassés !

La municipalité décide alors de créer un nouveau cimetière, un peu plus loin à l'ouest, dans une zone plus connue sous le nom de "las chacras de los Jesuitas" (chacra désignant en quechua une ferme ou un bâtiment agricole). Cela donnera son nom à La Chacarita...

Ce premier cimetière, officiellement fermé en 1875, continuera pourtant de fonctionner jusqu'en 1887, date à laquelle est créé, à quelques centaines de mètres, le "Cimetière de l'ouest". Après quelques années, ce dernier finira par reprendre l'ancien nom "Chacarita", qui est par ailleurs également celui de ce quartier.

Pour le touriste de passage, la seule "personnalité" renommée à reposer à Recoleta, c'est Evita Peron. Pour le même touriste, ce sera donc ici Carlos Gardel. De nombreuses gloires Argentines sont bien évidemment présentes dans les allées de Chacarita, mais elles restent peu connues des étrangers !

Pas de chance, le Che est enterré à Cuba et Borges à Genève !

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Le cimetière s'organise autour de trois espaces : dés l'entrée, de larges avenues bordées de caveaux et autres sépultures assez classiques, de la fin du 19ème au début du 20ème, comme on les rencontre a Recoleta.

Au centre, le columbarium, qui occupe un immense espace en sous-sol. il est constitué par des dizaines de galeries sur deux niveaux, toutes interconnectées.

Enfin, plus à l'ouest, un cimetière plus "traditionnel", avec ses tombes toutes simples, gazonnées et fleuries, marquées souvent que d'une simple croix de bois...

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Le columbarium de Chacarita

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La sépulture la plus fameuse de Chacarita, celle de Carlos Gardel : né à Toulouse en 1890, naturalisé Argentin, il décèdera dans un accident d'avion en Colombie en 1935.

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Le cimetière compte également depuis 1892 deux secteurs privés, destinés aux communautés protestantes, allemande et Britannique.

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Dans un coin du cimetière, quelques artistes fameux du monde du tango, comme Osvaldo Pugliese, Aníbal Troilo, ou bien encore Agustin Magaldi, semblent avoir été rassemblés pour un dernier boeuf...

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Evita, inhumée à Recoleta, a tout de même droit ici à un cénotaphe...

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16/02/2014

Le Delta du Paraná, aux portes de Tigre

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Club de régates "La Marina"

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Si l'on trouve quelques rares bâtisses hors normes, comme par exemple ici une construction début 19ème aujourd'hui transformée en musée consacré à l'art argentin des 19ème et 20ème siècle, la plupart des maisons du delta sont construites en bois et sur pilotis...

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Le Rio Paraná (troisième réseau hydrographique du monde), après une course de près de 4000 km commencée au cœur du Brésil, se jette dans le Rio de La Plata en de multiples affluents...

En jaune le Rio Uruguay, qui se jette lui aussi dans l'estuaire de La Plata, fait office de frontière entre l'Argentine et l'Uruguay.

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Je vous avais proposé l'an dernier, à la même époque, un petit article sur la ville de Tigre qui se situe à environ 25km au nord-ouest du centre de Buenos Aires (il faut compter une heure à partir de la gare de Retiro, le train n'étant pas particulièrement vif !).

Je complète aujourd'hui cet article en vous offrant une promenade ensoleillée au cœur du Delta du Paraná, que beaucoup de visiteurs découvrent justement à partir de la ville de Tigre, idéalement équipée pour la navigation "touristique".

Vu la taille du Delta "inférieur" (environ 100 km de long et 50 km de large), c'est évidemment qu'une infime partie de ce dernier que l'on découvre à chacune de ses sorties en bateau. Des centaines de "rios" navigables serpentent en tout sens, chacun bordés par des habitations particulières (il y en aurait environ 5000 dans tout le delta !), des clubs divers ou bien encore des hôtels et des restaurants aux terrasses invitant à la farniente...

De nombreux habitants ont, eux, choisis de définitivement s'installer sur une des îles, vivant généralement de production maraîchère.

Le Delta est évidemment très prisé des Porteños, surtout en fin de semaine. Ils y viennent passer la journée et parfois d'aileurs un peu plus. Toutes les activités sont permises, de la sportive sortie en kayak, en passant par le Jet Ski, jusqu'à une traversée plus cool en catamaran qui mènera à la frontière uruguayenne !

Si le bateau traditionnel du Delta reste la "lancha" toute en bois (qui fait souvent office de bus ou de taxi), on rencontre également de nombreuses autres embarcations, de la plus simple à la plus chic, type voiliers et hors-bord, voire (plus rarement) quelques yachts carrément "bling-bling".

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Des pontons, toujours des pontons...

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La "lancha", l'embarcation traditionnelle

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L'étonnante "casa" de l'ancien Président Domingo Sarmiento date de 1855.

La petite villégiature (aujourd'hui transformée en musée historique) a été totalement recouverte d'une protection vitrée en 1996...

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On croise parfois le long des rios quelques "épiceries", fixes ou mobiles...

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Le point d'orgue d'une journée réussie dans le delta :  le déjeuner !

Une jolie terrasse ensoleillée, la quiétude du bord de l'eau, une excellente viande grillée à la parilla et la bouteille de son vin préféré (en l’occurrence ici un Torrontès de Cafayate), qu'attendre de plus !

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Delta du Paraná, février 2014

12/02/2014

Téléphoner en Argentine

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Il n'est pas toujours très simple de s'y retrouver lorsque l'on souhaite téléphoner en Argentine ! Je vous rappelle donc les principes de base :

 

- Le code international pour appeler l'Argentine est le 00 54 (ou +54)

- On trouve ensuite un indicatif régional (ou interurbain) à 2,3 ou 4 chiffres (souvent indiqué avec un 0 devant) : c'est par exemple le 011 pour Buenos Aires, et le 02901 pour Ushuaïa.
En règle général, plus la localité est petite, plus le numéro est long !

- Puis vient le numéro à proprement parlé, généralement à 6, 7 ou 8 chiffres (pour les portables, le numéro est précédé du 15)

 

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1) Téléphoner en Argentine depuis l’étranger (ou depuis l'Argentine mais avec un portable français)

a) appeler un fixe argentin

Pour appeler un numéro fixe argentin depuis l'étranger, composez le 00 54 + [indicatif régional (sans le 0)] + [numéro de téléphone à 6, 7 ou 8 chiffres]

Exemple pour le Consulat Général de France à Buenos Aires : 00 54 11 4515 6900

b) appeler un portable argentin

Lorsque l'on appelle un portable argentin depuis l'étranger, il faut ajouter un 9 entre l'indicatif international et l'indicatif interurbain (sans le 0), et ne pas composer le 15 qui précède le numéro de portable !

Soit : 00 54 + 9 + [indicatif régional (sans le 0)] + [numéro de portable à 6, 7 ou 8 chiffres]

Exemple : pour un numéro de portable 15 XX XX XX XX situé à Buenos Aires, il faut composer le 00 54 9 11 XX XX XX XX

 

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2) Téléphoner localement :

a) s'il s'agit d'un appel dans la même province (donc l'indicatif interurbain ne diffère pas) :

D’un portable vers un portable : [numéro] (le 15 ainsi que l'indicatif sont facultatifs)
D’un portable vers un fixe : [numéro] (l'indicatif est facultatif)
D’un fixe vers un portable : 15 + [numéro] (le 15 est obligatoire)
D’un fixe vers un fixe : [numéro]

 

b) s'il s'agit d'un appel d'une province à une autre (donc l'indicatif interurbain est différent) :

D’un portable vers un portable : [indicatif précédé du 0] + [numéro] (le 15 est facultatif)
D’un portable vers un fixe
[indicatif précédé du 0] + [numéro]
D’un fixe vers un portable :
[indicatif précédé du 0] + 15 + [numéro] (le 15 est obligatoire)
D’un fixe vers un fixe :
[indicatif précédé du 0] + [numéro]

 

Je n'ai plus qu'a vous souhaiter bonne chance :)

 

En prime, voici tous les indicatifs argentins classés par nom de ville :

 

Prefijo

Localidad

2345 25 DE MAYO (PROV. BUENOS AIRES)
2902 28 DE NOVIEMBRE
2317 9 DE JULIO (PROV. BUENOS AIRES)
3469 ACEBAL
3585 ADELIA MARIA
3865 AGUILARES
3827 AIMOGASTA
3438 ALCARAZ
3465 ALCORTA
2225 ALEJANDRO KORN
2941 ALLEN
3571 ALMAFUERTE (PROV. CORDOBA)
3547 ALTA GRACIA
3892 AMAICHA DEL VALLE
11 AMBA
2337 AMERICA
3844 AÑATUYA
3835 ANDALGALA
3827 ANILLACO
3758 APOSTOLES
3543 ARGÜELLO
2478 ARRECIFES
2353 ARRIBEÑOS
3576 ARROYITO (PROV. CORDOBA)
3402 ARROYO SECO
3491 ARRUFO
2353 ASCENCION
2296 AYACUCHO
2281 AZUL
291 BAHIA BLANCA
2266 BALCARCE
353 BALLESTEROS
3563 BALNEARIA
3857 BANDERA
3329 BARADERO
3466 BARRANCAS (PROV. SANTA FE)
2648 BARREAL
3722 BARRIO LOS PESCADORES
3534 BELL VILLE
2292 BENITO JUAREZ
3741 BERNARDO DE IRIGOYEN
2925 BERNASCONI
2314 BOLIVAR
3387 BOUCHARD
3438 BOVRIL
2342 BRAGADO
2658 BUENA ESPERANZA
3894 BURRUYACU
3781 CAA CATI
3868 CAFAYATE
297 CALETA OLIVIA
2335 CALEUFU
2648 CALINGASTA
3489 CAMPANA
3846 CAMPO GALLO
3471 CAÑADA DE GOMEZ
3463 CANALS
3752 CANDELARIA (PROV. MISIONES)
2651 CANDELARIA (PROV. SAN LUIS)
2226 CAÑUELAS
2323 CAPILLA DEL SEÑOR
2478 CAPITAN SARMIENTO
341 CARCARAÑA
2936 CARHUE
2254 CARILO
2395 CARLOS CASARES
2274 CARLOS SPEGAZZINI
2357 CARLOS TEJEDOR
2273 CARMEN DE ARECO
2929 CASBAS
3464 CASILDA
2245 CASTELLI
3833 CATAMARCA
264 CAUCETE
3491 CERES
2352 CHACABUCO
3582 CHAJAN
3456 CHAJARI
3826 CHAMICAL
3721 CHARADAI
3731 CHARATA
2241 CHASCOMUS
3821 CHEPES
3825 CHILECITO
2346 CHIVILCOY
2946 CHOELE CHOEL
2948 CHOS MALAL
299 CINCO SALTOS
2982 CLAROMECO
3718 CLORINDA
2473 COLON (PROV. BUENOS AIRES)
3447 COLON (PROV. ENTRE RIOS)
2333 COLONIA BARON
3722 COLONIA BENITEZ
3716 COMANDANTE FONTANA
2962 COMANDANTE LUIS PIEDRA BUENA
2291 COMANDANTE N. OTAMENDI
297 COMODORO RIVADAVIA
3865 CONCEPCION (PROV. TUCUMAN)
3442 CONCEPCION DEL URUGUAY
345 CONCORDIA
351 CORDOBA
342 CORONDA
2223 CORONEL BRANDSEN
2921 CORONEL DORREGO
3582 CORONEL MOLDES (PROV. CORDOBA)
2922 CORONEL PRINGLES
2926 CORONEL SUAREZ
2265 CORONEL VIDAL
3468 CORRAL DE BUSTOS
3783 CORRIENTES
3541 COSQUIN
3467 CRUZ ALTA
3549 CRUZ DEL EJE
3774 CURUZU CUATIA
299 CUTRAL CO
2316 DAIREAUX
2924 DARREGUEIRA
3521 DEAN FUNES
2626 DESAGUADERO
2245 DOLORES (PROV. BUENOS AIRES)
2317 DUDIGNAC
2334 EDUARDO CASTEX
2902 EL CALAFATE
3783 EL SOMBRERO
3401 EL TREBOL
3751 ELDORADO
2335 EMBAJADOR MARTINI
3488 ESCOBAR
3496 ESPERANZA (PROV. SANTA FE)
2945 ESQUEL
3454 FEDERAL
3465 FIRMAT
3717 FORMOSA
2337 FORTIN OLAVARRIA
3854 FRIAS
3404 GALVEZ
3752 GARUPA
2952 GENERAL ACHA
2344 GENERAL ALVEAR (PROV. BUENOS AIRES)
2625 GENERAL ALVEAR (PROV. MENDOZA)
2353 GENERAL ARENALES
2243 GENERAL BELGRANO
2245 GENERAL CONESA (PROV. BUENOS AIRES)
2931 GENERAL CONESA (PROV. RIO NEGRO)
358 GENERAL DEHEZA
2268 GENERAL GUIDO
3725 GENERAL JOSE DE SAN MARTIN
2286 GENERAL LAMADRID
2267 GENERAL MADARIAGA
3711 GENERAL MOSCONI
2302 GENERAL PICO
2356 GENERAL PINTO
2265 GENERAL PIRAN
2941 GENERAL ROCA (PROV. RIO NEGRO)
237 GENERAL RODRIGUEZ
3388 GENERAL VILLEGAS
2224 GLEW
3498 GOBERNADOR CRESPO
2202 GONZALEZ CATAN
3777 GOYA
3444 GUALEGUAY
3446 GUALEGUAYCHU
2929 GUAMINI
2224 GUERNICA
2933 HUANGUELEN SUR
2336 HUINCA RENANCO
3887 HUMAHUACA
3716 IBARRETA
3711 INGENIERO GUILLERMO N. JUAREZ
2940 INGENIERO JACOBACCI
2335 INGENIERO LUIGGI
3467 INRIVILLE
3786 ITUZAINGO
2647 JACHAL
3525 JESUS MARIA
3877 JOAQUIN V. GONZALEZ
2320 JOSE C. PAZ
2354 JUAN B. ALBERDI
2229 JUAN MARIA GUTIERREZ
2264 JUAN N. FERNANDEZ
2362 JUNIN (PROV. BUENOS AIRES)
2972 JUNIN DE LOS ANDES
3584 LA CARLOTA
2623 LA DORMIDA
2264 LA DULCE
3548 LA FALDA
3437 LA PAZ (PROV. ENTRE RIOS)
2626 LA PAZ (PROV. MENDOZA)
221 LA PLATA
3575 LA PUERTA (PROV. CORDOBA)
3885 LA QUIACA
3822 LA RIOJA
2655 LA TOMA
3385 LABOULAYE
3783 LAGUNA BRAVA
3891 LAMADRID
2285 LAPRIDA
2268 LAS ARMAS
2244 LAS FLORES (PROV. BUENOS AIRES)
3877 LAS LAJITAS
3715 LAS LOMITAS
3482 LAS TOSCAS (PROV. SANTA FE)
3533 LAS VARILLAS
3754 LEANDRO N. ALEM (PROV. MISIONES)
3472 LEONES
2242 LEZAMA
220 LIBERTAD
3886 LIBERTADOR GENERAL SAN MARTIN
2355 LINCOLN
3497 LLAMBI CAMPBELL
2261 LOBERIA
2227 LOBOS
2948 LONCOPUE
3327 LOPEZ CAMELO
2322 LOS CARDALES
3547 LOS MOLINOS (PROV. CORDOBA)
2358 LOS TOLDOS (PROV. BUENOS AIRES)
2323 LUJAN (PROV. BUENOS AIRES)
261 LUJAN DE CUYO
2953 MACACHIN
3734 MACHAGAI
3476 MACIEL
2221 MAGDALENA
2268 MAIPU (PROV. BUENOS AIRES)
261 MAIPU (PROV. MENDOZA)
2627 MALARGÜE
2257 MAR DE AJO
223 MAR DEL PLATA
3472 MARCOS JUAREZ
220 MARCOS PAZ
3722 MARGARITA BELEN
2927 MEDANOS (PROV. BUENOS AIRES)
261 MENDOZA
2324 MERCEDES (PROV. BUENOS AIRES)
3773 MERCEDES (PROV. CORRIENTES)
2657 MERCEDES (PROV. SAN LUIS)
220 MERLO (PROV. BUENOS AIRES)
2656 MERLO (PROV. SAN LUIS)
3876 METAN
2291 MIRAMAR (PROV. BUENOS AIRES)
3409 MOISES VILLE
3717 MOJON DE FIERRO
2271 MONTE
3775 MONTE CASEROS
2921 MONTE HERMOSO
3841 MONTE QUEMADO
3891 MONTEAGUDO
3863 MONTEROS
237 MORENO
3562 MORTEROS
2656 NASCHEL
2272 NAVARRO
2262 NECOCHEA
299 NEUQUEN
3435 NOGOYA
3825 NONOGASTA
2343 NORBERTO DE LA RIESTRA
3861 NUEVA ESPERANZA
2342 O' BRIEN
3755 OBERA
3856 OJO DE AGUA (PROV. SANTIAGO DEL ESTERO)
2284 OLAVARRIA
3532 OLIVA
3572 ONCATIVO
3878 ORAN
2982 ORENSE
343 PARANA
3772 PASO DE LOS LIBRES
2928 PEDRO LURO
2396 PEHUAJO
2477 PERGAMINO
2963 PERITO MORENO
2923 PIGÜE
2242 PILA
2322 PILAR (PROV. BUENOS AIRES)
2254 PINAMAR
223 PLAYA CHAPADMALAL
3752 POSADAS
3734 PRESIDENCIA DE LA PLAZA
3732 PRESIDENCIA ROQUE SAENZ PEÑA
3722 PUERTO BASTIANI
297 PUERTO DESEADO
3757 PUERTO IGUAZU
2965 PUERTO MADRYN
3743 PUERTO RICO
2962 PUERTO SANTA CRUZ
3722 PUERTO TIROL
2932 PUNTA ALTA
2333 QUEMU QUEMU
3843 QUIMILI
2651 QUINES
2317 QUIROGA
2475 RAFAEL OBLIGADO
3492 RAFAELA
3407 RAMALLO
3869 RANCHILLOS
3861 RAPELLI
2297 RAUCH
2965 RAWSON (PROV. CHUBUT)
2331 REALICO
3482 RECONQUISTA
3832 RECREO (PROV. CATAMARCA)
3722 RESISTENCIA
3783 RIACHUELO
3543 RIO CEBALLOS
2931 RIO COLORADO (PROV. RIO NEGRO)
358 RIO CUARTO
2966 RIO GALLEGOS
2964 RIO GRANDE (PROV. TIERRA DEL FUEGO)
2903 RIO MAYO
3574 RIO PRIMERO
3572 RIO SEGUNDO
3571 RIO TERCERO
2902 RIO TURBIO
2935 RIVERA
2475 ROJAS
341 ROSARIO
3445 ROSARIO DEL TALA
3382 RUFINO
3782 SALADAS
2344 SALADILLO (PROV. BUENOS AIRES)
2393 SALAZAR
2394 SALLIQUELO
3542 SALSACATE
387 SALTA
2474 SALTO
3582 SAMPACHO
2646 SAN AGUSTIN DEL VALLE FERTIL
2325 SAN ANDRES DE GILES
2326 SAN ANTONIO DE ARECO
2934 SAN ANTONIO OESTE
2257 SAN BERNARDO (PROV. BUENOS AIRES)
3404 SAN CARLOS CENTRO
0294 SAN CARLOS DE BARILOCHE
2252 SAN CLEMENTE DEL TUYU
3408 SAN CRISTOBAL
3564 SAN FRANCISCO (PROV. CORDOBA)
3522 SAN FRANCISCO DEL CHAÑAR
3754 SAN JAVIER (PROV. MISIONES)
3405 SAN JAVIER (PROV. SANTA FE)
3406 SAN JORGE (PROV. SANTA FE)
3458 SAN JOSE DE FELICIANO
264 SAN JUAN
2962 SAN JULIAN
3498 SAN JUSTO (PROV. SANTA FE)
3476 SAN LORENZO (PROV. SANTA FE)
2652 SAN LUIS (PROV. SAN LUIS)
3783 SAN LUIS DEL PALMAR
2261 SAN MANUEL (PROV. BUENOS AIRES)
2623 SAN MARTIN (PROV. MENDOZA)
264 SAN MARTIN (PROV. SAN JUAN)
2972 SAN MARTIN DE LOS ANDES
381 SAN MIGUEL DE TUCUMAN
3461 SAN NICOLAS
3329 SAN PEDRO (PROV. BUENOS AIRES)
3884 SAN PEDRO (PROV. JUJUY)
2627 SAN RAFAEL (PROV. MENDOZA)
388 SAN SALVADOR DE JUJUY
2225 SAN VICENTE (PROV. BUENOS AIRES)
3783 SANTA ANA (PROV. CORRIENTES)
223 SANTA CLARA DEL MAR
342 SANTA FE
3838 SANTA MARIA (PROV. CATAMARCA)
2954 SANTA ROSA (PROV. LA PAMPA)
3546 SANTA ROSA DE CALAMUCHITA
3460 SANTA TERESA (PROV. SANTA FE)
2246 SANTA TERESITA
385 SANTIAGO DEL ESTERO
3756 SANTO TOME
2934 SIERRA GRANDE
2324 SUIPACHA
3856 SUMAMPA
3493 SUNCHALES
3855 SUNCHO CORRAL
3867 TAFI DEL VALLE
2293 TANDIL
2283 TAPALQUE
3875 TARTAGAL (PROV. SALTA)
3858 TERMAS DE RIO HONDO
2656 TILISARAO
3837 TINOGASTA
3846 TINTINA
3471 TORTUGAS
3862 TRANCAS
3576 TRANSITO
2965 TRELEW
2392 TRENQUE LAUQUEN
2983 TRES ARROYOS
2394 TRES LOMAS
2622 TUNUYAN
3543 UNQUILLO
2901 USHUAIA
2624 USPALLATA
2354 VEDIA
3462 VENADO TUERTO
3483 VERA
2221 VERONICA
3436 VICTORIA
2338 VICTORICA
3583 VICUÑA MACKENNA
2920 VIEDMA
3735 VILLA ANGELA
2625 VILLA ATUEL
3541 VILLA CARLOS PAZ
3400 VILLA CONSTITUCION
3522 VILLA DE MARIA DE RIO SECO
3573 VILLA DEL ROSARIO (PROV. CORDOBA)
3524 VILLA DEL TOTORAL
3544 VILLA DOLORES
2255 VILLA GESELL
2336 VILLA HUIDOBRO
2925 VILLA IRIS
2944 VILLA LA ANGOSTURA
353 VILLA MARIA
2941 VILLA REGINA
3845 VILLA SAN MARTIN
3455 VILLAGUAY
2928 VILLALONGA
2265 VIVORATA
2333 WINIFREDA
2942 ZAPALA
3487 ZARATE

 

10/02/2014

Petite balade à Colonia de Sacramento, en Uruguay...

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Colonia de Sacramento, février 2014

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Pour un post (beaucoup) plus complet, voir celui de février 2013 !!!!

09/02/2014

Petite balade au MNBA (le Musée National des Beaux-Arts)

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Rodin, "Le Baiser", 1890

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"La Nymphe surprise", Manet, 1861

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Van Gogh, "Le moulin de la Galette", 1886

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Degas, "Danseuse debout", 1877

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Degas, "Danseuses jaunes et roses", 1898

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Museo Nacional de Bellas Artes, Février 2014

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Deux très jolies toiles de 1898 de 'Espagnol Joaquín Sorolla

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Museo Nacional de Bellas Artes, Février 2014

11/01/2014

L'Exode Jujeño

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

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Dans la petite série de posts relatant mon voyage dans le nord-ouest argentin (NOA) en août dernier, j'avais décidé de passer sous silence mon dernier jour de voyage, celui qui me conduisit de la Quebrada de Humahuaca à San Salvador de Jujuy, d'où je devais reprendre l'avion.

Deux raisons à cela : d'abord la météo, avec un ciel bas, lourd et chargé, sans un coin de ciel bleu (comme je ne les aime décidément pas), tout à l'opposé des dix jours précédents qui avaient été exceptionnels ; ensuite les espoirs que je mettais dans ma prochaine escapade à San Antonio de Areco, pour y découvrir une des facettes "gaucho" de l'Argentine.

Areco fut une vraie déception, et il n'est sans doute pas trop tard aujourd'hui pour vous proposer quelques photos de ce fameux 23 août 2013.

Cette date est sans doute la plus importante du calendrier jujeño ; durant la semaine qui précède, toutes les villes et tous les villages organisent des festivités qui célèbrent le fameux exode de 1812 : des défilés de chars et en costumes traditionnels (comme j'ai pu le découvrir à Abra Pampa) ou encore la reconstitution de villages miniatures auxquels on mets le feu avant "le grand départ" (comme ici à Santa Catalina).

Le 23 août à Jujuy, c'est un peu la cerise sur le gâteau : plusieurs milliers de cavaliers convergent vers la capitale de la province pour venir y affirmer leur histoire, leurs racines, et avant tout porter haut et fort les couleurs de leur village.

Ce fameux exode de 1812 fut mené par le Général Belgrano, héros national et accessoirement "inventeur" du drapeau argentin.

A la tête des troupes indépendantistes, il dut faire face à l'armée loyaliste qui arrivait par le nord (à la frontière de l'actuelle Bolivie). En sous-nombre, il fit le choix radical d'une politique de la terre brulée : la population (avec ou sans son consentement évidemment !) fut prié de plier bagage, emportant l'essentiel avant de tout brûler, maisons, récoltes, etc...

Ce choix douloureux s'avéra payant, et les indépendantistes reprirent la main dans la région.

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

09/01/2014

La Manzana de las Luces

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La façade "gothique allemand" de l'église San Ignacio

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L'emplacement de la "Manzana de las Luces" sur un plan de 1746. Il y est inscrit : "Maison des Jésuites"

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Plan de situation aujourd'hui

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La rue Adolfo Alsina et l'église San Ignacio. Ci dessous, le monument au Président Roca.

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La "manzana" (ou "cuadra") désigne, dans la plupart des pays hispanophones, le pâté de maison régulier qui forme avec d'autres un plan de cité en damier.

Ce mode d'urbanisme, que l'on retrouve dans de nombreux pays et sur tout les continents fut systématiquement employé par les colonisateurs espagnol dès le 16ème siècle.

Le "cuadra" qui nous intéresse aujourd'hui, la fameuse "Manzana de las Luces" (l'îlot des Lumières) fut pendant plus de deux siècles le siège des pouvoirs politiques et intellectuels de la province de Buenos Aires, puis du pays, l'Argentine, qui était en train de naître. il se situe à moins de 200 mètres du Cabildo, de la Plaza Mayo et de la Casa Rosada.

A la fin du 18ème siècle, on trouvait concentré dans ce carré de 120m² de côté pas moins que : La Salle des Représentants, La Bibliothèque Nationale, les Archives générales, l'Université de Buenos Aires, les Académies des langues française et anglaise, la Banque de la province, la Chambre de Commerce, le Tribunal des comptes, le journal "La Presse", l'Académie de Dessin, etc, etc..., sans oublier bien sûr l'église San Ignacio.

Les Jésuites furent, une fois encore, des précurseurs à Buenos Aires. Arrivés à Lima en 1568, ils essaimèrent très vite sur tout le continent, s'installant sur les rives du Rio de la Plata dès 1608. C'est en 1661 qu'ils commencent à organiser cette manzana, autour bien sûr d'une église et d'un collège.

D'abord conçue en adobe, comme tous les autres bâtiments de la ville, l'église de San Ignacio sera, en 1686, le premier édifice de Buenos Aires construit presque entièrement en briques cuites ! C'est aujourd'hui l'église la plus ancienne de la capitale

La Compagnie de Jésus subit la disgrâce, avant d'être chassée, entre 1759 et 1767, de France, d'Espagne, du Portugal et toutes leurs colonies. La jeune Vice-royauté du Rio de la PLata prendra alors  la suite des Jésuites et continuera à développer cette manzana qui ne prendra le nom "des lumières" qu'au début du 19ème siècle.

Malgré ce riche passé, la courte visite n'est pourtant pas bien folichonne. On découvre d'abord la Salle des Représentants (reconstituée), puis la cour principale. Ce qui doit être le clou du spectacle : d'antiques souterrains reliant au 18ème la manzana au Fort et au Cabildo, s'avère encore plus décevante, puisqu'on en découvre à peine qu'une dizaine de métres !

Pour les plus curieux, un second guide vous emmène, pour le même prix, visiter l’église de San Ignacio...

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La Salle des Représentants

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(Buenos Aires, janvier 2014)

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Derrière l'église (en blanc) quelques vestiges de constructions en briques cuites.

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(Buenos Aires, janvier 2014)

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Les petits bouts de souterrains qu'on aperçoit seulement à travers les grilles...

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L'église San Ignacio

28/12/2013

La Quebrada de Las Conchas

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(Quebrada de Las Conchas, octobre 2013)

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Plusieurs "haltes", auxquels on a trouvé un nom en fonction des formes de la roche, sont aménagés pour les visiteurs... tout compte fait pas si nombreux que ça !

Ci-dessus "l'Obelisco", et ci-dessous "Los Castillos" (les châteaux)...

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C'est sans doute quelque part par ici, le 10 janvier prochain (dans l'étape entre San Miguel de Tucumán et Salta) que débouleront en vrombissant les mécaniques de centaines de concurrents du Paris-Dakar 2014, dont Rosario accueille cette année le départ. (voir le parcours).

La Quebrada de Las Conchas (ici sur la carte), et ses somptueux paysages, est l'attraction phare de tout ceux qui choisissent de parcourir les routes (surtout des pistes, en fait !) dans le voisinage de la fameuse boucle "Salta-Cachi-Cafayate-Salta".

Elle offre sur une cinquantaine de kilomètres, dès la sortie de la paisible Cafayate (en direction de Salta), une suite de vallées (Las Conchas n'est que l'une d'entre elles) dont les couleurs et les formes vous éblouiront à chaque instant.

Toutes ces photos ont été prises en fin d'après-midi (entre 16h et 19h), et je peux vous assurer que le jour suivant, au départ de Cafayate, le paysage que j'ai découvert au zénith (autour de 11h-13h) avait perdu beaucoup de cette incroyable magie ! A vous donc de voir...

Avec ce dernier post d'une année bien chargée se termine ce petit périple dans le Noroeste argentino (NOA), dont vous aurez,  je l'espère, pu apprécier une partie des multiples facettes.

En ce début 2014, le boulot (eh oui, je travaille aussi :) va me laisser à priori un peu moins d'occasions de poursuivre cette passionnante découverte de l'Argentine ; mais n'ayez crainte, vous entendrez bien vite parler de moi...


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Le Rio de Las Conchas (Concha signifie à la fois coquille, carapace ou écaille)

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"Las Ventanas" (les fenêtres)

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L'impressionnante "Gorge du Diable" (encore une !).

On aperçoit mon pote Stéphane au centre de l'image...

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(Quebrada de Las Conchas, octobre 2013)

27/12/2013

Attaque de piranhas à Rosario !

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(Photo Pat l'expat, Pérou 2009)


Article de presse sur LeFigaro.fr :

L'attaque est survenue mercredi sur une plage de Rosario, ville qui accueillera le départ du prochain Dakar. Une petite fille de sept ans a dû être amputée d'un doigt.

Soixante personnes ont été blessées mercredi par des piranhas sur une plage au bord du fleuve Parana, en Argentine, dont une fillette âgée de 7 ans qui a dû être amputée d'un doigt. L'incident est survenu mercredi près de Rosario, ville d'un million d'habitants qui accueille la semaine prochaine le départ du Dakar, alors que les Argentins se précipitaient vers les points d'eau pour mieux supporter les températures caniculaires de l'été austral...

La suite de l'article sur LeFigaro.fr

23/12/2013

Les Ruines de Quilmes

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(Quilmes, octobre 2013)

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En parcourant les 5km qui mènent de la Ruta 40 jusqu'au site archéologique, on devine petit à petit la partie de la cité qui part à l'assaut de l'Alto del Rey.

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Autant vous l'avouer de suite, la visite de des ruines de l'ancienne cité des Quilmes ne m'a pas laissé pas un souvenir impérissable. Malgré tout, comme c'est en Argentine le seul vestige de cette taille datant de l'époque "précolombienne", il faut savoir s'en contenter...

Sans rentrer dans une polémique "culture" contre "civilisation", disons simplement que si le cône sud du continents fut habité depuis des millénaires par de nombreuses peuplades (Mapuches, Tehuelches, Guaranís et autre Diaguitas ...), aucune d'entre elles n'est parvenue à s’élever au rang de "civilisation", qui se caractérise un ensemble unifié, articulé autour de dispositifs techniques (comme les villes et les routes par exemple), juridiques ou culturels, et généralement gouverné par un état central.

Les principales civilisations sud-américaines furent celles de Caral, Tihuanaku, Chavin ; celles aussi des Nazcas, des Paracas, des Huaris et des Chimús... ; Les Incas arrivent chronologiquement en dernière position : leur immense empire s'étendait, à l'arrivée des conquistadors, de l’Équateur jusqu'au nord de l'Argentine...

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(Quilmes, octobre 2013)

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Mais revenons à nos Quilmes, une peuplade Diaguitas (ils en partageaient la langue), probablement venu du Chili voisin vers le 9ème siècle. Après s'être fait une place parmi les autres peuples de ces vallées calchaquies, ils arriveront à tenir tête d'abord à l'avancée inca, puis à celle des Espagnols au 16ème siècle.

En 1667, après semble-t-il 130 années d'une farouche résistance, la cité tombe aux mains des colonisateurs ; elle est rasée et les 2600 (?) survivants sont déportés (à pied) jusqu'aux rives du Rio de La Plata, à plus de 1300 kilomètres de là ; on estime aujourd'hui à seulement 400 le nombre de rescapés qui survécurent à cette marche inhumaine...

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Le site fut "redécouvert" à la fin du 19ème siècle, et les premières restaurations commencèrent à la fin des années 70.

Quilmes et les terres qui l'entourent sont depuis des années au centre de revendications indigènes qui dénoncent leur spoliation pure et simple et souhaitent récupérer leur bien. Au milieu de cet imbroglio juridique, les restaurations semblent avoir été effectuées un peu à la va-vite, plus dans un but touristique (avec des retombées sonnantes et trébuchantes) que dans une démarche éminemment scientifique. 

Seule une partie des trente hectares de la ville est aujourd’hui dégagée. La reconstitution des soubassements nous offre un étonnant "plan au sol" de la cité, même s'il est assez difficile de s'imaginer à quoi elle pouvait vraiment ressembler : les ressources pédagogiques (musée, dépliants, guides certifiés, etc...) et les recherches sont malheureusement réduites aujourd'hui à peau de chagrin...

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Du bois de cactus, comme celui qui devait probablement servir à recouvrir les habitations...

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(Quilmes, octobre 2013)

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De part et d'autre de la cité, deux miradors sont positionnés sur des éperons rocheux. Ils offrent une vue imprenable à des kilomètres à la ronde : les Quilmes avait largement le temps de voir arriver leurs ennemis, puis de se réfugier dans les parties hautes de la ville... 

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Quand on prononce le mot "Quilmes" en Argentine, on pense bien sûr avant tout à la bière nationale. Cette dernière doit son nom à la ville où elle fut elle fut brassée pour la première fois en 1888.

La Quilmes, au même titre que la Budweiser, la Leffe, la Corona ou la Hoegaarden fait partie aujourd'hui du premier groupe brassicole du monde : Anheuser-Busch InBev.

Mais quel est donc le rapport avec nos indiens ? Eh bien la bière Quilmes est encore aujourd'hui brassée à Quilmes (à 20 km au sud de Buenos Aires), ville dans laquelle furent déportés au 17ème siècle les derniers indiens survivants du peuple... Quilmes !

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A de nombreux endroit du site, on trouve ces mortiers qui servaient à l'ensemble de la communauté.

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21/12/2013

L'Argentine, habituel lieu de transit, se met à produire de la cocaïne

Article de presse sur l'Express.fr

L'Argentine passait jusqu'ici pour un lieu de transit de la drogue produite dans la cordillère des Andes, mais des laboratoires de production de cocaïne fleurissent depuis peu dans le pays et alarment la société.

L'Argentine, habituel lieu de transit, se met à produire de la cocaïne

"Ca a commencé il y a deux ans, mais cette année, on a intercepté des chargements plus volumineux et plus nombreux. L'Argentine s'est convertie en producteur. Nous avons détecté des laboratoires à divers endroits", avertit le juge fédéral José Luis Villada, basé à Salta, province du nord argentin, frontalière de la Bolivie, 3e producteur mondial de cocaïne, derrière la Colombie et le Pérou. 

D'après le magistrat, le fait que les précurseurs chimiques nécessaires à la transformation de la cocaïne soient produits localement rend attractif le territoire argentin.  

"Il y a des +cuisines+ (laboratoires, ndlr) partout dans le pays et même à Puerto Madero, à Canitas et San Isidro, dit un ex-policier fédéral en nommant des quartiers huppés de la capitale. Qui va aller les chercher là-bas' La drogue ne fait pas que passer par l'Argentine". 

La suite de l'article sur l'Express.fr

16/12/2013

Cafayate

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La vue depuis l'hôtel Killa, par ailleurs très recommandable...

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(Cafayate, octobre 2013)

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Cafayate semble perdue dans la vallée, large ici d'une petite dizaine de kilomètres ; seules les deux flèches de son église émergent des vignes...

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Cafayate (prononcer "cafachaté") est une très jolie petite bourgade du sud de la province de Salta, presque à la frontière avec celle de Tucumán. Située à 1683 mètres d'altitude et peuplée d'environ 12 000 Cafayateños, c'est l'une des villes du nord de l'Argentine les plus réputées pour son vignoble ; entre autres cépages pousse ici le fameux "torrontès" qui donne ce vin blanc et sec reconnaissable entre tous.

Quand on découvre le circuit classique des "vallées calchaquies", Cafayate est à la fois une halte obligatoire, mais tellement recommandée !

On trouve ici quelques musées, dont bien entendu celui de "la vigne et du vin", ainsi que la sympathique église Notre-Dame du Rosaire (datant de 1885) qui a, comme semble-t-il seulement trois autres édifices religieux de tout le continent sud-américain, la particularité de posséder cinq nefs !

La quiétude de la cité invite à la détente, et c'est avec une saine paresse que l'on s'attardera à l'une des terrasses de la place centrale... après avoir bien entendu visité une (ou deux) bodega...

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(Cafayate, octobre 2013)

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Un bien étrange atelier d'artiste...

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Partout des vignes, et encore des vignes...

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(Cafayate, octobre 2013)

06/12/2013

Monsieur Mandela

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C'était l'été 1991.

Cela faisait à peine un an et demi qu'il était sorti des géôles sud-africaines, après 27 ans d'incarcération.

Madiba n'était pas encore président : il le sera trois ans plus tard, en avril 1994.

Entre 1990 et 1994, à l'invitation de Roland Dumas (et du Président de la République François Mitterrand !), Nelson Mandela séjournera deux fois au Château de la Celle Saint-Cloud, la résidence de fonction du Ministre des Affaires Etrangères, située près de Versailles.

Accompagné de membres de sa famille, il s'y reposera plusieurs semaines, accomplissant dans le même temps quelques examens de santé dans un établissement voisin...

C'est à l'occasion de l'une de ces visites que j'ai pu le côtoyer et partager un peu de son temps et de son intimité...


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***

Le Château de la Celle Saint-Cloud sur WIKI

Le Château de la Celle Saint-Cloud sur le site du Ministère des Affaires Etrangères

Journée du Patrimoine 2011 sur le blog de Choupette

02/12/2013

Pour une respiration...

Le blog fait une pause d'une quinzaine de jours.

Profitez-en pour aller découvrir sur mon précédent blog :  pat l'expat  un peu de

Cuba, de l'Ouzbékistan, du Spitzberg, de la Birmanie, du Pérou, ou bien encore du Laos ...

Avec 1200 articles et plus de 8000 photos, vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer :)

A bientôt !

30/11/2013

De Cachi à Cafayate

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

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Cette seconde journée de voyage nous mène de Cachi à Cafayate (prononcer "cafachaté"), soit environ 160 km de piste. Vu l'état de la fameuse "Ruta 40" sur ce tronçon, son étroitesse parfois et les petits hameaux à traverser, notre vitesse de croisière se situera quelque part entre 30 et 40 km à l'heure ; une vitesse somme toute idéale pour profiter du paysage !

Sans compter les arrêts photo et les petites balades, cette étape nous prendra une bonne demie journée...

Sur une majeure partie du trajet la route longe le Rio Calchaquí et ses enclaves fertiles. Quelquefois, on perd de vue le lit de la rivière pour alors s'engager dans de petites vallées (quebradas) arides dont la plus réputée est celle de "Las Flechas".

Nous nous arrêterons également, pour notre plus grand plaisir, dans de nombreux petits villages aux quelques centaines d'âmes, généralement en retrait de la route principale, et dont l’intérêt majeur reside bien souvent en leur église...

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Le Rio Calchaquí

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

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Le village de Seclantas

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Ici et là, on découvre les premières vignes. L’altitude se situe entre 2000 et 3000 mètres.

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Si l'on rencontre dans la région de nombreuses espèces d'oiseaux, les mammifères sauvages se font, quant à eux, plutôt rares : au cours de ce petit périple de quatre jours, le seul que nous apercevrons sera un petit renard gris traversant la route devant la voiture !

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L'église San Pedro de Nolasco à Molinos. Comme bien souvent dans le nord-ouest argentin, son toit est en grande partie constitué de bois de cactus...

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Les cactus "candélabres" (cardones) que nous croisons par milliers sur le chemin ont en général de petites fleurs dont la couleur varie du jaune au blanc. Ce fut donc réellement une surprise de découvrir dans un village , sur le bord de la route ces fleurs impressionnantes, probablement d'une autre espèce.

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L'église d'Angastaco.

C'est à partir du village que commence la fameuse Quebrada de Las Flechas, dont la structure géologique est facilement reconnaissable. Sur une petite vingtaine de kilomètres, la piste se faufile à travers les strates pliées et fracturées dont les formes en pointe de flèche ont donné son nom à la vallée.   

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

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Quebrada de Las Flechas

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En sortant de la quebrada, nous retrouvons le Rio Calchaqui dont nous n'hésitons pas à aller prendre la température...

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Les vignes deviennent de plus en plus présentes aux abords de Cafayate, qui est en quelque sorte la capitale de la région viticole qui l'entoure et où la production est la plus élevée du nord du pays.

C'est ici, à plus de 1600 mètres d'altitude, que s’épanouit le fameux "torrontès", un cépage blanc aux origines incertaines (muscat d'Alexandrie + mission ?), mais qu'on ne trouve qu'en Argentine...

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

27/11/2013

Cachi, perle des vallées calchaquies

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(Église de Cachi, octobre 2013)

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Si le village est situé à environ 2300 mètres d'altitude, quelques montagnes alentours dépassent les 6000 !

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(Cachi, octobre 2013)

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Une des particularités du village est la hauteur impressionnante de certains trottoirs.

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Les rues sont pavées à l'ancienne ou bien avec des autobloquants, plus récent mais discrets.

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Je dois vous avouer que j'ai eu un petit coup de cœur pour Cachi.

Cette localité, riche de 2 à 3000 âmes, nous offre d'une certaine façon la vision "idéalisée" du village colonial, niché au fond d'une vallée, au bord du rio.

Cachi, d'une étonnante unicité de style, nous apparait à la fois authentique... et "vivante" !

Pour réussir ce tour de force, il a fallu avant tout mener (depuis au moins 20 ans à Cachi) une politique urbanistique des plus rigoureuses, en contrôlant tout, de la hauteur des murs jusqu'à l'écartement des portes et des fenêtres.

Il a aussi fallu que le village reçoive suffisamment de touristes pour générer des recettes, ...mais pas de trop, afin de n'y point perdre son âme.

Enfin, son enclavement, qui l'a jusqu'à aujourd'hui protégé : si l'actuelle piste en ripio devenait un jour un long et joli ruban goudronné, la quiétude légendaire de Cachi ne serait bien vite qu'un vague souvenir...

Plus au nord, j'ai rencontré des villes, comme Humahuaca ou Tilcara, qui semblaient un brin "vendues" ou  "abandonnées" (c'est selon) au tourisme de masse ; mais également de petits villages vraiment charmants, comme Santa Catalina ou Yavi, malheureusement amoché et bancals d'être si pauvre.

A Cachi, on semble avoir trouvé une bonne recette ;  la bonne mesure.

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Le Musée Archéologique Pío Pablo Diaz se situe depuis 1972 entre les murs de cette maison à la galerie très originale. Il regroupe de nombreux vestiges patiemment collectés dans les environs, qui nous racontent plus de 10 000 ans d’histoire.

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Le musée et l'église de Cachi, dont l'intérieur est plutôt sobre...

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(Cachi, octobre 2013)

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A cent mètres de là, derrière les frondaisons, le lit du Rio Calchaqui.

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De nombreuses fenêtres ont conservées leur grilles en fer forgé d'origine.

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(Cachi, octobre 2013)

24/11/2013

De Salta à Cachi

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(Parc de Los Cardones, octobre 2013)

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Ci-dessus, le "Cabildo" de Salta, qui date de 1780.

Ci-dessous, l'église de San Francisco, l'un des plus beau édifices de style néoclassique d'Argentine. Il est facilement reconnaissable à sa couleur rouge.

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Salta est la capitale de la province éponyme. C'est aussi, avec ses 500 000 habitants, la plus grande ville de la région du NOA (le Nord-ouest argentin).

Elle est située à 1200 mètres d'altitude, au centre d'une vallée fertile propice à l'agriculture. Sa position géographique en fait également un lieu stratégique de communication avec la Bolivie et le Chili. 

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La ville, fondée par Lerma en 1582, a gardé de nombreux vestiges d'architecture coloniale.

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La Cathédrale de Salta a été reconstruite au 19ème sur les fondations de la première église majeure, détruite par un tremblement de terre.

Elle jouxte le palais archiépiscopal et son balcon en bois sculpté.

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Comme la région du NOA (Nord-ouest argentin) s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres, j'avais décidé de la découvrir en deux fois.

Au mois d'août, j'ai donc parcouru les routes et les pistes qui vont de San Salvador de Jujuy jusqu'à la frontière bolivienne (voir ICI).

Le mois dernier, j'ai complété ce voyage par  une boucle, somme toute assez classique, au départ de Salta, passant par Cachi et Cafayate et traversant les fameuses quebradas de las Flechas et de las Conchas.

On appelle aussi cet ensemble géographique, qui couvrent une partie des provinces de Salta, de Tucumán et Catamarca,  les "Vallées Calchaquies".

A l'est de la boucle (de La Poma à Cafayate) j'ai donc de nouveau emprunté la fameuse "Ruta 40". Enfin route est un bien grand mot, car sur toute cette portion, elle se transforme en une piste en "ripio" d'à peine, parfois, trois mètres de large !


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La fameuse "Cuesta del Obispo" (la côte de l’Évêque) nous transporte allégrement au delà des 3000 mètres d'altitude...

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Au point le plus haut de la côte, on rencontre la petite chapelle de San Rafael, patron des voyageurs...

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Un peu plus loin, la "Recta Tin-Tin", une ligne droite d'onze kilomètres qui fait la fierté du coin (?)

Elle traverse une partie de l'immense "Parque de los Cardones" ; ce dernier tire son nom du "cardón", un cactus candélabre que l'on trouve ici par milliers et dont le bois est utilisé dans la région pour la confection des toitures, des portes et autres mobiliers.

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L'église de Payogasta,

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Six kilomètres avant le village de La Poma, on trouve "los Volcanes Gemelos" (les volcans jumeaux), ainsi qu'un sol jonché de pierres de lave...

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(Octobre 2013)

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La "Ruta 40"

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(Octobre 2013)