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30/04/2016

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Découvrez une sélection de mes meilleures photos du sud de l'Argentine dans ce nouvel album Flickr  :

SOUVENIRS D'ARGENTINE (moitié sud)

12/04/2016

Souvenirs : Le Fitz Roy à El Chaltèn

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Un moment magique lors du trek "des Trois Lacs", à El Chaltèn...

Redécouvrez (ICI) ce post de novembre 2013

02/04/2016

Souvenirs : Randos autour d'El Chaltèn

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Redécouvrez (ICI et LA) ces posts de novembre 2012

04/03/2015

La centolla

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Centolla au Naturel, et ci-dessous au paprika

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Avant que nous passions à la suite du voyage, un petit tour à table !

Car je me dois d'évoquer ici, brièvement, la principale spécialité culinaire d'Ushuaïa ; enfin "culinaire" c'est un bien grand mot puisque la centolla (prononcer "cènntocha") est le plus souvent servie froide avec un peu de mayo ou de sauce cocktail (oui, celle avec du ketchup!).

On trouve ce crustacé, de son vrai nom latin "lithodes santolla", sous différentes appellations : crabe royal de Patagonie, du sud ou bien encore de l’Antarctique. Ici et au Chili, c'est tout simplement la "centolla".

Sa chair rappelle celle de l'araignée de mer que nous connaissons en Europe. On la consomme "au naturel", mais aussi cuisinée (au parmesan, au paprika, en gratin, en ravioles, consommé, etc...).

Comme de nombreux autres produits naturels argentins, celui-ci dépasse rarement les frontières de sa propre région de production, ou c'est alors pour s'envoler, surgelé ou en conserve, vers d'autres horizon plus lointain (essentiellement les États-Unis en ce qui concerne la centolla).

On n'en trouve donc pratiquement jamais à Buenos Aires, ce qui explique que j'en ai un peu abusé le mois dernier, malgré son prix assez élevé (on n'en trouve jamais, "au naturel", à moins de 220 pesos -20 euros- la portion).

Petit hic : Même si l'on peut voir ici et là quelques spécimens en aquarium afin d'attirer le chaland, il est fort a parier que la grande majorité des restaurants d’Ushuaïa servent uniquement de la centolla congelée (je n'en ai pour ma part pas une seule fois vu servie dans sa carapace) ; si ce n'est d'ailleurs pas tout simplement du "centollón", une espèce beaucoup plus petite mais au goût similaire...

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(Février 2015)

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Au Naturel

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Avec poireaux, en gratin

03/03/2015

Autour d'Ushuaïa : les lagos Escondido et Fagnano

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Terrasse au bord de l'eau, au bout du monde...

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(Février 2015)

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Les lupins, fleurs emblématiques de la Terre de Feu...

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Le Lago Escondido depuis le Paso Garibaldi. Sans avoir soudoyé mon guide, il a pourtant accepté que je fasse seul à pied cette descente jusqu'au bord du lac...

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Feuillage très reconnaissable d'un représentant du genre nothofagus, dont les différentes espèces recouvrent presque l'ensemble de la Terre de Feu...

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Le Lago Escondido

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La plupart des visiteurs qui passent quelques jours en Terre de Feu seront avant tout séduits par l'une des nombreuses croisières sur le Canal Beagle (pour ma part, en partance pour l'Antarctique, je n'en ai pas spécialement ressenti le besoin). Puis leur attention se reportera ensuite invariablement sur une virée dans le Parc National.

Ceux qui auront encore du temps auront alors le choix entre quelques excursions "terrestres", dont celle qui mène à l'Estancia Harberton (et l'Ile Martillo et ses manchots) ; ou bien alors un peu plus au nord, vers les lacs Escondido et Faragno et la petite ville de Tolhuin.

J'ai opté quand à moi pour une excursion en 4X4.... dont je ne dirais pas beaucoup de bien.

Le seul "intérêt" de la chose étant d'emprunter une piste (en fait, l'ancienne nationale N°3) exactement en parallèle de la nouvelle qui est, elle, bien entendu, asphaltée !

Vingt kilomètres après avoir quitté la ville, premier arrêt dans un chenil où hurlent des chiens de traîneau aux yeux bleus. Passionnant. Après trente nouveaux kilomètres (dont une partie sur la fameuse piste), c'est le second arrêt, Paso Garibaldi. De là on découvre une très jolie vue sur le lac Escondido que l'on profite de partager avec les occupants des onze autres tout-terrain garés là.

Puis tous les véhicules descendent au bord du lac, à la queue leu-leu.

J'obtiens de mon guide qu'il m'oublie un peu et m'autorise à faire ces trois kilomètres à pied, au grand étonnement de mes compagnons d'un jour, apparemment moins téméraires.

La promenade est assez sympa, mais moins que le ciel qui reste lui très couvert....

Après un arrêt au bord du lac (près de maisons au bord de la ruine), encore une petite vingtaine de kilomètres pour atteindre cette fois le Lago Faragno (100km de long et 7 de large, dont un petit bout se trouve en territoire chilien), de nouveau au milieu de bicoques un peu déglinguées.

Voilà, la visite est terminée et on reprend la route (asphaltée cette fois, bien entendu : pas de temps à perdre!) pour retourner à quelques centaines de mètres de notre premier arrêt du jour (si! là où hurlaient les huskys!), mais cette fois pour déguster un très correct assado (là, c'est pas un joke!) dans une assez jolie cabane (ça aussi c'est plutôt vrai!) un peu en contrebas de la route : il faut bien justifier les 1100 pesos (112 euros ou 80 euros au blue) que m'a couté cette inénarrable ballade !

Peut-être deviens-je associable avec le temps (mais non je rigole!), mais je vous conseille tout de même, dans la mesure du possible, et surtout si vous êtes à plusieurs, de louer une voiture (un truc avec quatre roues, un truc normal quoi !), grâce auquel vous verrez cent fois plus de chose, et à votre rythme..., quitte à vous contenter d'un sandwich pour le déjeuner !

Si vous êtes seul, comme moi, il vous faudra sans doute composer avec ces tellement sympathiques agences !

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Le Cytarria, un champignon parasite mais comestible

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Le lac Fagnano

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(Février 2015)

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Les tourbières comme celles-ci sont très nombreuses en Terre de Feu...

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(Février 2015)

01/03/2015

Le train du bout du monde

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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Je vais, dans ce post, me retenir pour ne pas trop me moquer.

Car il faut bien le dire, à part le tracé qui reprendrait celui du train d'origine (ce qui reste encore à démontrer) et l'écartement inhabituel des rails (0,50m), ce train n'a vraiment rien de très historique. La seule assertion qui ne peut, en définitive, être mise en cause, c'est que ces actuelles sept kilomètres de voies ferrées sont bien les plus australes du monde...

Un peu d'histoire : quand le pénitencier d'Ushuaïa ouvre ses portes en 1902, le besoin est grand en pierre et en sable (pour la construction), mais surtout en bois de chauffage. Les bagnards vont alors être mis à contribution pour construire une ligne qui mènera de la prison jusqu'à 25km plus à l'ouest à l'intérieur de la forêt. Les rails sont au début en bois !

La ligne, qui deviendra vite ferrée, va alors régulièrement transporter les bagnards-bûcherons, et ce jusqu'à la fermeture du pénitencier, en 1947. La voie de chemin de fer, mise à mal après un tremblement de terre en 1949, est définitivement abandonnée en 1952.

En 1994, quelques amoureux des locos à vapeur (assistés probablement par des financiers un brin moins philanthropes) décident de remettre cette ligne au goût du jour et offrir un joli cadeau aux touristes qui commencent à se bousculer par ici...

Il n'est pas nécessaire d'avoir une maîtrise d'histoire pour se douter que les bagnards d'antan ne voyageaient pas exactement dans ce type de voitures !

Mais le buzz à fonctionné et des centaines de touristes se pressent aujourd’hui quotidiennement pour effectuer les... sept kilomètres du trajet. Car si c'est sans nul doute la voie ferrée la plus australe du monde, c'est aussi probablement la plus courte !

Côté prix, on atteint évidemment des sommets : de 420 pesos en seconde classe à 800 pesos en première, et jusqu'à 1500 pesos en version VIP (sic). Tout cela sans compter l'entrée du parc national de 140 pesos...

C'est pas vraiment donné pour moins d'une heure de trajet (à laquelle il faut retrancher presque la moitié puisque le convoi s'arrête à mi-chemin afin de permettre aux touristes d'aller découvrir une ridicule reconstitution d'un campement Yàmana).

Moi je dis ça, je dis rien...

De toute façon, puisque tous les "tours" passent par là, vous pourrez à tout le moins découvrir les deux gares sans avoir mis un pied dans le train...

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

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(Train du bout du monde, Ushuaïa, février 2015)

28/02/2015

Les musées d'Ushuaïa

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(Presidio d'Ushuaïa, février 2015)

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Maquette de l'ancien pénitencier d'Ushuaïa, construit à partir de 1902. Une aile entière est restée inchangée depuis la fermeture de la prison en 1947.

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(Ushuaïa, février 2015)

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D'anciennes cellules, celles-là rénovées, accueillent les différentes expositions. Il y en a pour tout les goûts : histoire du bagne (mais aussi de tous ceux, fameux,à travers le monde!), histoire des prisonniers célèbres, histoire de la ville d'Ushuaïa, de ses pionniers, des premières expéditions polaires, des baleiniers, des naufrages, etc, etc...

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Le musée maritime retrace l'histoire des principaux navires (c'est ballot!) qui ont mouillés au large des côtes de la Terre de Feu. Les maquettes, réalisées par le même artiste, sont toutes à la même échelle, ce qui permet de facilement comparer les caractéristiques des bâtiments.

Ci-dessus, le fameux "Beagle" de Darwin et FitzRoy...

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Artefacts en ivoire réalisé par des baleiniers...

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Je ne tenais pas spécialement à vous faire une liste exhaustive des musées d'Ushuaïa (dont la visite est pourtant la bienvenue quand le soleil fait place à la pluie!), mais au moins vous les présenter car ils sont la mémoire de cette ville connue du monde entier mais dont l'origine est pour le moins particulière.

En effet, Ushuaïa était avant tout une ville de bagnard, un "Cayenne" version froid et humide !

Quand le "presidio" (la prison) voit le jour, en 1902, cela fait à peine 30 ans que quelques dizaines de "blancs" téméraires ont décidé de s'installer sur ces terres inhospitalières. La plupart sont des missionnaires britanniques arrivés à partir de 1869 et rejoint dès 1884 par des fonctionnaires argentins qui viennent surtout ici afin d'affirmer la présence de l'état.

Le pénitencier s’agrandit au fur et à mesure de l'arrivée des prisonniers et les missions britanniques sont elles gentiment démantelées...

Le bagne comptera jusqu'à 550 "pensionnaires" qui construiront (en plus de leur propre prison) les premières routes d'Ushuaïa, les première maisons, la ligne de chemin de fer, etc...

Quand Perón décide en 1947 de fermer définitivement le pénitencier, Ushuaïa n'est encore qu'un gros village d'à peine plus de 2 000 habitants !

C'est seulement à partir des années 80 et 90 que la "cité du bout du monde" va réellement prendre son envol (et pas seulement grâce à Nicolas Hulot et au gel douche) : le tourisme en Terre de Feu (mais aussi le début des croisières Antarctique) attire de plus en plus de curieux en quête d'exotisme et d'horizons toujours plus lointains.

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Le petit musée Yàmana retrace l'origine des quatre ethnies indigènes qui vivaient chacune de leur côté avant l'arrivée des premiers blancs et décrit (à force de maquettes) leur mode de vie, proche en ce milieu du 19e siècle de celui de l’âge de pierre.

C'est bien entendu le côté un peu sombre de cette conquête de la Terre de Feu présentée parfois de façon un peu "flamboyante" : en un demi siècle, la quasi totalité des 10 à 12 000 Yàmanas, Haush, Selknams et Alakalufs vont disparaître ! Du fait de la maladie, bien sûr, mais également de ce que l'on appelle ici pudiquement les "persécutions" et que l'on pourrait aussi traduire par "exécutions"ou "éliminations"...

Ils n'étaient plus que 250 dans les années 1920...

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Deux autres musées "du bout du monde" ne sont à visiter que s'il pleut vraiment beaucoup! Je plaisante évidemment, quoique rapport qualité-prix, on en a pas vraiment pour son argent...

L'un prend place dans l''ancienne banque de la Nation argentine, construite en 1912 (elle fonctionnera jusqu'en 1977) et l'autre dans l'ancienne résidence du gouverneur.

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L'ancienne banque de la Nation argentine

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La salle des coffres... et des oiseaux empaillés !

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Cette magnifique proue, récupérée sur un navire échoué en 1893, est surement la seule et unique belle pièce du musée. Elle prend les traits de la Duchesse dAlbany, épouse du 8e fils de la Reine Victoria.

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C'est en 1891 qu'est édifiée la Résidence du gouverneur (le premier étage sera ajouté en 1909).

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(Ushuaïa, février 2015)

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La salle du conseil, le bureau du gouverneur, quelques reproductions de cartes anciennes et de photos noir et blanc, et puis c'est tout...

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Ushuaïa au début du siècle : seule une route (l'actuelle Calle San Martin) traverse le village et mène jusqu'au pénitencier...

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Réinterprétation un peu kitsch d'un bar-épicerie...

24/02/2015

Le Parc national de la Terre de Feu

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Même si je n'ai pas vu de castors "canadiens" (il y a pour cela des visites guidées dédiées), on ne peut que se rendre compte de leur présence. De 26 couples introduits en 1946 pour des raisons purement mercantiles, on en compte maintenant des centaines de milliers !

En l'absence de prédateurs, leur expansion continue (on les trouve à présent au nord de la frontière naturelle que formait le Détroit de Magellan!) et les autorités, devant cet impact négatif sur la biodiversité, se trouvent pour le moins démunies.

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Le Parc National "Tierra del Fuego", dont l'entrée se trouve à environ 10km d'Ushuaïa, est un incontournable pour qui visite la ville "du bout du monde". Seuls 2 000 km², sur les 63 000 km² que comptent ce parc créé en 1960, sont accessibles aux visiteurs, dont le nombre s'élève aujourd'hui à près de 300 000 par an!

Une dizaine de sentiers, de 400m à 8km, permettent à chacun de trouver son plaisir (et à son rythme), tout en évitant les groupes qui débarquent par bus entiers.

Au nord du parc, dans les zones non touchées par l'homme, on trouve la forêt primaire la plus australe de la Terre (que l'on nomme également forêt magellanique subpolaire ou fuégienne). Cette partie du parc est classée depuis 1990 comme "réserve naturelle stricte" et l’accès en est totalement interdit aux touristes...

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On trouve au hasard des sentiers de nombreux couples de "cauquen communs" (Chloephaga picta), en Français ouette ou encore bernache de Magellan.

Cette "oie" (dont le mâle porte un superbe plumage noir et blanc) est également l'emblème de la ville d'Ushuaïa.

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Pour de nombreux touristes, le clou d'une visite guidée est l'arrivée à Bahia Lapataia, là où se termine la course de la Route n° 3, après qu'elle ait longé la côte atlantique sur 3060km depuis Buenos Aires !

L'occasion pour les guides de mettre à l'honneur le drapeau de la province Tierra del Fuego : la partie orange (couleur de feu) reprend la "forme" de la province ; Le bleu, la mer qui l'entoure et les étoiles les îles revendiquées par l'Argentine (Malouines, Shetland, Géorgie, etc...) ; au centre, un majestueux albatros, symbole de liberté...

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La Baie Lapataia

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

21/02/2015

Ushuaïa et la Terre de Feu

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(Ushuaïa, février 2015)

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(La Quiaca, située à 5 000 kilomètre d'Ushuaïa, est la ville la plus au nord d'Argentine, à la frontière avec la Bolivie)

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La Terre de feu est le nom donné à l'archipel qui se situe au sud du Détroit de Magellan. 

Ce territoire, que se partagent le Chili et l'Argentine, est constitué d'une île principale (généralement appelé "Grande île de la Terre de Feu") et d'une multitude d'archipels et d'îles plus petits.

Horn, l'île la plus au sud (dans l'archipel Hermite), a donné son non au cap légendaire !

Le Détroit de Magellan fut découvert par le célèbre navigateur et explorateur portugais en 1520, lors du tout premier tour du monde de l'histoire. Magellan ne terminera d'ailleurs pas cette circumnavigation et décédera d'une lance philippine empoisonnée sur le chemin du retour, l'année suivante...

L'archipel au sud du détroit fut dénommé dans un premier temps "Tierra del Humo" (terre de la fumée) puis très vite "Tierra del Fuego" (terre de Feu) : cela faisait suite à l'observation de très nombreux feux à l'intérieur des terres, allumés à l'époque par les tribus indigènes, Onas ou Alacufs.

Les chiliens et les argentins donnent également chacun le nom de "Provincia de Tierra del Fuego" à leur "moitié" respective de la "Grande île"

C'est sur la "Grande île de Terre de Feu", côté argentin, que l'on trouve Ushuaïa, la ville la plus australe du monde (Puerto William -au Chili- se trouve certes à 10 km plus au sud qu'Ushuaïa, mais avec ces quelques 2 500 habitants, elle ne peux malheureusement pas prétendre à la qualification de "ville"). 

Subtilité des découpages frontaliers : un touriste arrivant du nord de la Patagonie argentine se devra d'entrer au Chili, traverser en ferry le Détroit de Magellan (à Punta Delgada) avant d'entrer de nouveau, 150km plus loin, en argentine !  

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On se rend bien compte sur ce planisphère que seul l'Argentine et le Chili possèdent un large territoire sous le 35e parallèle sud.

(on y trouve également la partie la plus méridionale de l'Australie -avec Canberra- et une partie de la Nouvelle Zélande -avec Wellington-)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Ushuaïa, la fameuse ville du bout du monde : del fin del mundo !

Je m'étais promis de ne seulement la visiter qu'à l'occasion d'une virée "encore plus au sud" et c'est maintenant chose faite...

Même si tout se mange ici à cette sauce généreusement resservie de "bout du monde" (la poste "del fin del mundo", la posada, les ascenseurs, le journal "del fin del mundo" ou bien encore le train, le phare ou le musée "del fin del mundo"), Ushuaïa est une ville plutôt sympathique et à taille humaine... 

Coincée entre les montagnes aux sommets enneigés (qui la protègent -un peu- des vents trop violents) et le Canal Beagle (du nom du bateau sur lequel Charles Darwin et le Capitaine FitzRoy firent leur tour du monde entre 1831 et 1836), Ushuaïa (et ses 60 000 habitants), est une ville essentiellement tournée vers le tourisme, offrant hiver comme été toutes la gamme des activités de plein air. 

C'est toutefois le port qui reste le cœur de toute cette mécanique touristique (même s'il accueille régulièrement quelques porte-containers): l'ensemble des bateaux qui organisent leurs virées sur les eaux du Beagle mouillent ici à l'année et pratiquement tous les navires en partance pour l’Antarctique font eux aussi escale, un jour ou deux, dans ses eaux suffisamment profondes...

Les températures ressenties à Ushuaïa sont dans une moyenne entre 2° et 10° tout au long de l'année (plus favorable de novembre à avril), et les précipitations, plutôt régulières elles aussi, sont d'environ 48mm par mois, c'est à dire comme à Paris !

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Le premier établissement "non aborigène" d'Ushuaïa date seulement de 1869, il y a donc moins de 150 ans : il s'agissait alors de l'installation d'une mission anglicane. Les voisins ne furent pas très nombreux jusqu'à ce que le gouvernement décide d'installer là un pénitencier qui fonctionnera de 1904 à 1947, date à laquelle la ville ne comptait pas plus de 2 000 habitants !

C'est à partir des années 80 que la population n'a cessé de croître, portée par le naissant tourisme de masse....

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(Ushuaïa, février 2015)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Le Saint-Christopher, bâtiment de guerre américain construit en 1943. A participé aux opération du débarquement de Normandie en 1944 (sous pavillon britannique) et a fini échoué dans le Beagle en 1957 (sous pavillon argentin). Une allégorie à lui tout seul....

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La partie Est d'Ushuaïa

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...et la photo que je ne pouvais pas ne pas faire !

20/12/2014

Bariloche

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L'hôtel Llao Llao, construit dans les années 40-50, est sans doute le plus bel hôtel de la région, et bien sûr l'un des plus cher...

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(Bariloche, novembre 2014)

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(Novembre 2014)

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San Carlos de Bariloche

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La Cathédrale néogothique Nuestra Señora del Nahuel Huapi à San Carlos de Bariloche.

L'église, terminée en 1946, est devenue cathédrale suite à la création en 1993 du diocèse de Bariloche par Jean-Paul II.

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On doit à Alejandro Bustillo (l'architecte de la cathédrale) cette Chapelle "San Eduardo" (1938), construite en rondins de cyprès.

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Ouettes à tête grise

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Il faut se faire à l'idée que lorsqu'on se risque en Patagonie, l'on se doit de s'adapter au climat, quel qu’il soit. Depuis le début de mon séjour, j'avais réussi (en partie) à me tenir assez éloigné du mauvais temps, quitte à largement modifier mes plans. En ce 4 novembre, je profitais enfin de ma plus belle (et dernière!) journée au cœur de la montagne. Ce n'était pas encore la panacée (le vent violent ridant la surface de l'eau) mais j'avais enfin un aperçu de ce que pouvait offrir la région lorsque la météo sait se montrer un brin conciliante...

De San Carlos de Bariloche, je retiens surtout qu'il doit falloir une bonne dose de patience pour en profiter sereinement en haute saison ! Depuis l'embouchure du Rio Limay jusqu'à Llao Llao, une seule route longe les 40km de côtes bordant le lac Nahuel Huapi. Elle traverse Bariloche ainsi que d'autres agglomérations, toutes proposant une offre hôtelière impressionnante : hosteria, albergus, hostel, hospedaje, inn, resort, spa, golf, B&B et autre rent-appart, de 50 euros (en basse saison!) à (largement) plus de 500 euros, il y en a vraiment pour toutes les bourses....

Vu que j'y étais en novembre (et donc en basse saison : la preuve, j'étais l'unique client de mon hôtel!) et que la circulation m'indisposait déjà (sans compter les limitations de vitesse et les ralentisseurs) j'imagine les heures nécessaires pour longer cette côte, "cul à cul", au cœur de la saison haute, été comme hiver !

A part ça, et pour rester objectif, rien ne sert de vouloir absolument "faire" tous les lacs de la région : les environs de Bariloche (à commencer par le "circuito chico" de 27km) offre une large panoplie de ce qu'il y a à découvrir dans le coin.

Ceux qui choisiront de s'éloigner seront sans doute plutôt à la recherche d'un peu plus de sérénité...

Avec ce post se termine ce petit voyage dans la région des lacs.

Si tout se déroule comme prévu, c'est Ushuaïa et l’Antarctique que je vous proposerais bientôt de découvrir...

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(Novembre 2014)

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Vanneau téro (vanellus chilensis)

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(Novembre 2014)

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Le "Ventisquero Negro" (le fameux "glacier noir" au pied du Cerro Tronador) se mérite car il faut compter pas moins de 80km de piste aller et retour ! Comme de plus la circulation est alternée, cela demande au minimum une demi-journée.

Personnellement je ne pense pas que le jeu en vaille la chandelle, à part si l'on veut jouer à Loeb et faire chauffer la boîte de vitesse...

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Renard gris d'Argentine

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Durant la saison estivale, de nombreux télésièges (ici celui du Campanario) permettent de profiter de la vue à plus de 1000 mètres de haut !

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(Bariloche, novembre 2014)

17/12/2014

Villa La Angostura

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(Novembre 2014)

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(Novembre 2014)

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En ce huitième jour le vent, la pluie et la neige laissent enfin un peu de place au soleil et, malgré de lourds et parfois menaçants nuages, la descente de San Martin de Los Andes vers Bariloche reste très agréable.

A mi-chemin, on rencontre Villa La Angostura, une agglomération dont la population a doublé en 10 ans (passant de 7 000 à 15 000 habitants). La petite ville vit exclusivement du tourisme, hiver comme été (avec une offre de près de 4000 lits), et n'a de réel intérêt que la nature environnante, ainsi que ses deux charmants petits ports situés à 3km du centre-ville.

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Les douanes argentines, quelques kilomètres avant le "Paso Cardinal Samoré" qui marque la frontière avec le Chili.

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La baie Mansa, à trois kilomètres du centre de Villa La Angostura

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La baie Mansa

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(Novembre 2014)

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Tout au fond, au pied des montagnes enneigées : San Carlos de Bariloche.

13/12/2014

San Martin de los Andes

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

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San martin de Los Andes est nichée dans une petite vallée, à l’extrémité est du Lago Lacar. Ce lac d'origine glaciaire, comme presque tous ceux de la région, est long d'une vingtaine de kilomètres et profond par endroit de plus de 250 mètres ; c'est le dernier (ou le premier, question de point de vue!) de la fameuse Route des sept lacs qui relie San Martin à Bariloche, 190 km plus au sud...

San Martin de Los Andes, avec 25 000 habitants, est aujourd'hui l'une des grandes villes de la Province de Neuquèn. Fondée par l'armée argentine en 1898, elle ne fut pourtant longtemps qu'une petite garnison militaire posée là pour assoir légitimité du gouvernement face à la fois aux Mapuches (indiens dépossédés de leur terres ancestrales), mais aussi aux chiliens qui avait des vues sur le Lac Lacar (la frontière passe à l'extrémité ouest du lac). 

San Martin n'a commencée à se développer qu'au début des années 40, suite à la création du Parc national Lanin, mais n'a connu un vrai boum, grâce au tourisme, que dans les années 60 et 70.

Comme la météo, en ce premier WE de novembre, était épouvantable, j'avais posé mon sac dans un charmant petit hôtel en attendant le soleil (ces quelques photos ont été prise à l'arrivée et au départ !).

J'ai donc eu largement le temps de me rendre compte qu'il n'y a vraiment pas pas grand chose à faire ici quand le mauvais temps s'en mêle ! Par contre c'est l'endroit parfait pour qui cherche un peu de calme et de sérénité et je n'ai absolument pas regretté mon choix de ne pas rester à Bariloche...

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

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La Route 40, dont le tracé définitif (sic) avait été fixé en 2005, passait encore il y a peu à une cinquantaine kilomètres de là.

En 2012, dans un souci de développement touristique, le gouvernement et la province ont modifié les plans afin que la "Route des sept lacs" intègre enfin la mythique "Ruta 40" qui traverse du nord au sud toute Argentine ! 

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La tour de la "Municipalité" jouxte la Place San Martin ou trône évidemment une statue du "Libertador".

Un monument à San Martin à San Martin de los Andes, ça a du sens :)

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L'église San José

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(San martin de Los Andes, novembre 2014)

03/12/2014

La Route des 7 lacs

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(Route des 7 Lacs, octobre 2014)

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(Route des 7 Lacs, octobre 2014)

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J'ai passé la Nuit à Bariloche chez l'ami d'un ami (merci Miguel et Daniel) et je me tâte quant à la suite du programme ! La journée s'annonce correcte (c'est a dire couverte mais sans pluie), bien meilleure en tout cas que ce qui est annoncé pour les deux jours a venir! 

Je sens que je vais être vite "bloqué" par le mauvais temps et il me faut trouver un point de chute où faire le dos rond et patiemment attendre un peu de soleil.

J'opte donc pour la petite ville de San Martin de los Andes (je trouve Bariloche trop "grande") que je vais rallier en parcourant l'incontournable et magnifique Route des 7 lacs. Cette dernière, longue de 190 km, traverse des forêts et les vallées tout un longeant quelques magnifiques lacs.

Sur presque toute la première moitié du voyage, on découvre les côtes déchiquetées et tentaculaires du lac Nahuel Huapi, aussi grand et profond que le Léman ! Ce lac se trouve à une altitude de 768 mètres et les sommets alentour culminent, eux, à une moyenne de 2500 mètres.

Passé Villa La Angostura, viennent alors les autres lacs, Corentoso, Espejo, Escondido, Traful, Villarino, Falkner et Machonico jusqu'au Lago Lacar où se niche San Martin de Los Andes.

Si on prend en compte les lacs Hermoso et Meliquina qui se trouvent à quelques kilomètres de la route, c'est donc au total au moins dix lacs qui s'offrent au visiteur. 

Nahuel Huapi signifie en langue Mapuche "île jaguar" ou bien "île tigre", on ne sait pas trop (le tigre d'eau est en effet le nom que les indiens donnaient à la loutre du Chili).

C'est également le nom d'un immense Parc national (plus grand que le département des Côtes d'Armor), qui s'étend sur 150 km le long de la frontière avec le Chili.

C'est l'incontournable "Perito" Moreno qui est à l'origine (suite à un legs de 75km² fait à l'état en 1903) de la création de ce qui devenait en 1916 le premier parc naturel d'Argentine.

C'est sur cette terre tant aimée, qu'il fut l'un des premiers blancs à découvrir et à étudier (dès 1876), qu'aujourd'hui il repose ; une modeste tombe sur la petite et discrète île Centinela. 

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La presque totalité de la route est aujourd'hui goudronnée, et seul une vingtaine de kilomètres réserve encore quelques surprises !

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(Route des 7 Lacs, octobre 2014)

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27/11/2014

Au fil du Rio Limay

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(Rio Limay, octobre 2014)

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De nombreuses fermes piscicoles élèvent d'énormes et succulentes truites...

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Allez ! C'est parti pour 430 km d'une très jolie route sans encombre...

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Les Andes, au loin...

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En ce quatrième jours de voyage, je ne pouvais rêver d'un meilleur fil conducteur !

Le Rio Limay, long de 500 km commence en effet sa course à Bariloche et la termine à Neuquén ; je vais quant à moi "remonter" la rivière dans le sens inverse...

Le Rio Limay (dont le débit est plus ou moins comparable à celui de la Loire) n'est pas un fleuve ordinaire, car il se transforme sur environ la moitié de son cours en une série d'impressionnantes retenues d'eau large parfois de plusieurs kilomètres.

Pour en arriver là, pas moins de cinq barrages hydrauliques on été construits, qui produisent annuellement un total de 12,5 milliards de kilowattheures.

Le Rio Limay est aussi renommé pour accueillir l'unique usine d'eau lourde d'Amérique du Sud. Elle se trouve à Arroyito, à environ 60 km à l'ouest de Neuquén.

C'est à Neuquén justement que le Rio Limay termine sa course, officiellement en tout cas. Car c'est aussi là qu'il rencontre là une autre rivière, le Rio Neuquén, avec laquelle il va désormais former, et ce sur les 500 km qui mènent jusqu'à la côte atlantique, le fameux Rio Negro.

Enfin, et pour finir, le Rio Limay sert également de frontière naturelle entre les provinces de Neuquén et de Rio negro...

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A mi-chemin de mon petit voyage, je traverse la localité de Piedra Aguila (3 500h), reconnaissable à son "monument" perché en haut d'une colline. C'est un haut lieu du tourisme régional, spécialement réputé pour la pêche sportive...

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On découvre les superbes paysages de la Valle Encantado (dont les formations rocheuses caractéristiques sont d'origine volcanique) à une cinquantaine de kilomètres avant Bariloche.

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(Valle Encantado, octobre 2014)

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L'imposant Lac Nahuel Huapi (avec au fond la Ville de San Carlos de Bariloche), dont le Rio Limay est l'émissaire...

22/11/2014

Sur la route de Neuquèn

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(Zapala, octobre 2014)

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Au lieu-dit "Primeros Pinos"

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En ce troisième jour, le soleil semble être de la partie, pour le moins au-dessus de Zapala. Je décide donc de me diriger vers le Lac et la ville d'Aluminé, une bonne centaine de kilomètres plus à l'ouest.

Le vent est aussi violent que la veille et les nuages au loin chapeautent la chaîne montagneuse. A mi-chemin, aux abords du lieu-dit "Primeros Pinos" ("les premiers pins", ces araucarias centenaires), les choses se compliquent presque instantanément. Je me retrouve vite sur une route partiellement enneigée, sans aucun équipement (ni d’ailleurs l'habitude), et je n'ai bien sûr pas la moindre idée de ce qui se trouve plus avant.

Dans ma grande sagesse (sic), j'opte pour le repli stratégique, ce qui devient vite une routine en Argentine !

Je rebrousse chemin jusqu'à Zapala, et comme il est hors de question que j'y passe une troisième nuit, je file droit sur Neuquén (cette fois tout à l'est), la capitale de la Province éponyme. Je précise qu'évidemment Neuquèn n'avait jamais fait partie de mon programme initial !

Je traverse en route Cutral Có, la troisième ville de la Province (avec seulement 36 000 h), qui est en train de devenir l'un des centres du nouvel eldorado argentin. En effet, des forages menés depuis les années 2010 ont révélé une immense étendue de réserves d'hydrocarbures non conventionnels (oui, ça veut bien dire "de schiste" !) qui se trouvent dans les sous-sols de la région.

On parle là de milliards de barils qui pourraient rendre à l'Argentine son indépendance énergétique et, il est vrai, un peu moins des conséquences à terme, probablement désastreuses, sur l'environnement...

Est-ce prémonitoire ?, cette exceptionnelle réserve d'hydrocarbures porte le doux nom de "Vaca Muerta" (la vache morte).

Il y a bien quelques communautés Mapuches (descendantes des populations autochtones décimées à la fin du 19e siecle durant la très contestée "Conquête du Désert") qui manifestent leur désapprobation, mais cela n'aura bien sûr aucun effet face aux contingences économico-politiques du pays.

Arrivé à Neuquèn, je galére pour trouver une chambre : il y avait eu un déluge la veille à Buenos Aires et les aéroports de la capitale, en partie sous les eaux, avaient perturbés l'ensemble du trafic national...

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Les pollutions ne sont pas exclusivement dues aux forages de schiste : ici aussi (aux abords de Zapala) les sacs plastiques font des ravages...

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Le terminal de la ligne Général Roca : fondée dans les années 10, nationalisée dans les années 40 et abandonnée dans les années 90...

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L'impressionnante statue du Christ à Cutral-Có ; c'est en fait la seule chose à voir et ça tombe bien, car elle se trouve au bord de la Nationale 22 !

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On découvre des puits de pétrole (mais aussi de gaz) par milliers dans la région. Il sont facilement reconnaissables sur Google Earth, comme autant de tristes (mais nécessaires?) constellations...

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La "Casa de Gobierno" (1929) de la province de Neuquèn, que j’aperçois depuis la fenêtre de mon hôtel.

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Ci-dessous l’incontournable statue du Général San Martin, Avenida Argentina.

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Neuquén devient la 10e capitale de Province que je découvre !

Son intérêt historique reste plus que limité (elle n'est fondée qu'en 1904 et devient immédiatement capitale de province, en lieu et place de Chos Malal). Elle ne ressemble donc à aucune des capitales provinciales "classiques" et quatre fois centenaires comme, par exemple, Salta, Jujuy ou Córdoba.

Deux axes structurent la ville. Un nord-sud, le bien nommé Avenida Argentina et l'autre est-ouest qui est "porté" par la ligne de chemin de fer désaffectée. 

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La Cathédrale Maria Auxiliadora de Almagro (1950)

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La "estación" désaféctée de Neuquèn

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(Neuquèn, octobre 2014)

20/11/2014

De Zapala à Zapala (via Caviahue-Copahue)

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(octobre 2014)

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(Entre Zapala et Copahue, Province de Neuquén, octobre 2014)

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On trouve la formation rocheuse de "Riscos Bayos" ("les rochers escarpés de couleur baie" dans le texte) 25 km avant d'arriver à Caviahue. De nombreuses ouvertures naturelles laissent place à de petits autels...

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En ce deuxième jour je quitte sans tristesse Zapala qui, bien qu'elle soit la troisième ville de la province de Neuquén (avec environ 43 000 habitants), ne m'a pas laissé un souvenir inoubliable ! Il faut dire qu'à part son Musée Olsacher (minéralogie et de paléontologie) et ses deux casinos, il n'y pas vraiment grand chose à y faire...

Je ne sais pas encore que j'y retournerai le soir même !

Pour le moment, je trace la route qui mène jusqu'au fameux volcan Copahue, à 150 km de là.

Le vent est incroyablement déchaîné, et plus j'approche de mon but, plus le temps se dégrade. Arrivé à Caviahue, un village qui accueille en saison une station de ski, je dois cette fois faire face à une pluie violente et glacée.

C'est donc vraiment sceptique que je fais les derniers kilomètres jusqu'à Copahue et son célèbre volcan qui fait régulièrement parlé de lui même si sa dernière éruption majeure date de l'été 2012-2013. Je suis assez étonné de découvrir un village fantôme ; même si nous ne sommes pas à la bonne saison (ni celle de l'hiver, ni celle de l'été) l'endroit est totalement désert, au point que je n'ai pas vu âme qui vive durant les 30 ou 40 minutes de ma visite.

Devant une telle désolation, ajoutée au temps plus que capricieux, je n'ai plus qu'a rebrousser chemin. Ayant décidé de ne pas m'attarder non plus à Caviahue, je me décide tout simplement pour un repli stratégique à... Zapala !

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(Entre Zapala et Copahue, Patagonie, octobre 2014)

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Les maisons mais également les hôtels de Caviahue semblent un peu fait de bric et de broc, sans aucune harmonie ; pratiquement aucune rue n'est goudronnée...

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Le Lago Copahue est formé par deux "lobes" de quatre à cinq kilomètres de long. 

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On trouve sur les berges un nombre impressionnant d'aucarias, , un arbre endémique de cette région des Andes à cheval entre le Chili et l'Argentine ; certains spécimens sont vieux de plus de 1000 ans !

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Avant même d'arriver à Copahue, les relents de souffre sont de plus en plus prégnants ; une odeur d'œuf pourri. Je suis à n'en pas douter qu'à quelques centaines de mètres du fameux volcan culminant à 2997 mètres d'altitude, mais l'épaisse couche nuageuse m'empêche pourtant de le situer. 

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Les bassins d'eau bouillonnante, les margelles des piscines, les vestiaires : tout semble dans un total abandon et dans un état déplorable : j'imagine difficilement le lieu réaménagé avant la saison d'été qui arrive...

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Partout alentours d'autres bassins ainsi que des fumerolles qui s'échappent de la montagne.

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(Entre Zapala et Copahue, Patagonie, octobre 2014)

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13/11/2014

Dans le Nord-Ouest de la vaste Patagonie

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(Patagonie, octobre 2014)

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On se trouve ici à (environ) mi-chemin de la fameuse Ruta 40 qui traverse l'Argentine sur 5000 km, du nord au sud, de la frontière bolivienne jusqu'au Détroit de Magellan...

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La route reliant San Carlos de Bariloche à la capitale provinciale, Neuquén, longe le Rio Limay. De nombreux ouvrages hydrauliques on été installés sur le fleuve, le transformant en une immense retenue d'eau longue de plus de 100km !

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Patagonie.JPGLa Patagonie est si vaste que, lorsqu'on l'évoque (que l'on soit d'ailleurs ou non déjà passé dans le coin), il y a matière à la décrire à l'aune de ses propres réminiscences... voir de ses rêves.

Car la Patagonie a mille visages : des forêts tempérées, des prairies, des savanes et des brousses, des montagnes, des glaciers (côtiers ou de vallée), des volcans, des prairies de broussailles, des vallées fertiles, des littoraux (baignés par le Pacifique ou par l'Atlantique), mais encore des tas de fjords, d'îles, de bras de mer et de détroits...

Quand je vous dit qu'elle est vaste : avec environ 1 400 000 km² partagés entre l'argentine (surtout) et le Chili (un peu), la Patagonie est grande comme la France, l'Espagne et l'Allemagne réunies, et pour une population de seulement 4,3 millions d'habitants !

La patagonie "argentine" représente plus d'1/3 du territoire national !

C'est le Rio Colorado qui marque sa limite nord en Argentine et l'île de Chiloe côté chilien (en rouge sur la carte).

Dans les quelques posts qui suivront, c'est ce "nord-ouest" que vous allez découvrir...

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En ce premier après-midi, après avoir récupéré ma voiture de location à l'aéroport de Bariloche, je me décide pour remonter plus au nord : d'après les prévisions météo ce n'est que pluie et neige dans la montagne et je ne me sens pas prêt à affronter les éléments.

Je me contenterais pour le moment de faire connaissance avec les fameuses bourrasques patagoniennes qui ne me laissent aucun répit, tout en traçant mon chemin sur la Ruta 40 jusqu'à la petite ville de Zapala, à 400 km de là.

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(Sur la route de Zapala, octobre 2014)

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09/11/2014

De retour de Bariloche...

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Pour vous donner une idée, il y a environ 500 km à vol d'oiseau entre Caviahue et El Bolson

 

Autant vous le dire tout de suite, je n'avais pas choisi la bonne semaine pour ces vacances printanières ; juste la faute à pas de chance !

Capturebbbx.JPGCar si le soleil brille joyeusement aujourd'hui (9 novembre) sur l'ensemble du pays, c'était vraiment tout le contraire il y a une bonne dizaine de jours : plusieurs provinces subissaient un incroyable déluge de pluie. De nombreuses villes autour de Buenos Aires étaient sous les eaux, certaines ayant reçu en un jour les précipitations d'un mois entier.

Du côté des Andes, où je me trouvais, cette pluie se transformait plutôt en neige au fur à mesure que les températures chutaient !

J'ai donc passé les premiers jours à tenter de m'éloigner de ce temps pluvieux, neigeux et venteux en cherchant le soleil un peu plus à l'est, à l'intérieur des terres ; j’adaptais mon programme au jour le jour en fonction des prévisions peu fiables des services météo, eux aussi apparemment déboussolés...

Le mauvais temps ayant fini par me rattraper, j'arrêtais la voiture, posais l'appareil photo et "profitais" durant deux (très) longues journées des joies de la lecture au fond d'un lit, dans une douillette petite "hosteria" à San Martin de los Andes !

A la toute fin du séjour, il y eu de fait une nette amélioration et même carrément une très belle journée, ce qui a à peine suffit pour ne pas me voir quitter Bariloche tout dépité.

Mais comme disait Gabriel de Lautrec (1867-1938) : "Il vaut mieux encore du mauvais temps que pas de temps du tout !"

NB : En rouge sur la carte, les milliers de kilomètres parcourus depuis deux ans...

19/05/2014

Le plus grand dinosaure du monde découvert en Argentine

2643980-ide-amerique-argentine-01-jpg_2282544.jpg"D'abord, les chiffres du colosse : 40 mètres de long, 20 mètres de hauteur (7 étages) et près de 80 tonnes (le poids de 14 éléphants). Pour les paléontologues du musée Egidio Feruglio, situé en Patagonie dans la ville de Trelew, au sud de l'Argentine, pas de doute : ils ont, ni plus ni moins, découvert les restes du plus grand dinosaure du monde.

Les chercheurs argentins fondent leurs calculs sur les os du fémur presque intact qu'ils ont fini par déterrer il y a trois mois. Sa longueur : 2,40 m".

La suite sur : Le Point.fr

 

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 Trelew se trouve en Patagonie, juste en dessous de la Péninsule Valdès (voir ici mes posts d'octobre derniers).

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(Musée Paléontologique de Trelew, octobre 2013)

27/12/2012

(petit) Trek sur le Perito Moreno

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(Perito Moreno, Novembre 2012)

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Les "cabanes à crampons"

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Ok, les crampons de glacier ressemblent généralement plutôt à CELA.

Au Perito ou au Viedma, le touriste de passage se contentera, lui, d'une version beaucoup moins technique et nettement plus rustique ; mais surtout adaptable à n'importe quelle paire de chaussures (idéal donc pour ceux qui ont eu la mauvaise idée de venir en baskets ; si, si ! il y en a !)

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Je vous racontais là  ma tentative avortée, pour cause de gros temps, d'aller me promener sur le Glacier Viedma, pas loin d'El Chaltén. C'est donc à El Calafate que j'ai de nouveau tenté ma chance, avec cette fois plus de succès. J'avais choisi la version courte du trek sur le Perito Moreno (environ deux heures sur la glace) car le but était sutout de ressentir les sensations ressenties une fois les crampons arrimés.

Cétait bien sûr aussi l'occasion de venir voir le "monstre" d'un peu plus près.

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(Perito Moreno, Novembre 2012)

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Bob Moraine, alias pat l'expat

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Après l'effort, le réconfort.

Au détour d'un sérac et au beau milieu du glacier, une improbable table, des verres et quelques bouteilles de Famous Grouse (ok, c'est pas du grand luxe, mais c'est au moins écossais !). C'était le moment de sacrifier au traditionnel verre de l'amitié avec un peu de glace (hors d'âge, elle) arrachée au Perito Moreno...

Peut-être est-ce en fait la manière qu'avaient nos hôtes de nous remercier d'avoir déboursé pas mal de pesos pour cette journée, somme toute réussie.

A la fois très poli et très reconnaissant, j'en ai repris trois fois :)

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Bonne Année à tous,

 

et (à votre) bonne santé !!!

25/12/2012

De quoi se sentir un (tout petit) peu Argentin...

Lors de mon premier passage dans le Parc National des Glaciers, je me suis rendu compte qu'il existait plusieurs tarifs. Comme je me promène que très rarement avec mes papiers d'identité, j'ai bien évidemment dû payer le prix fort.

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Le lendemain, en présentant ma carte de "résident", le prix à baissé d'un coup de 60% ! C'était pas tant pour le montant (100 pesos = environ 15 euros), mais plutôt pour le principe : je me considère maintenant, quatre mois après mon arrivée, un peu plus "local" que simple touriste de passage...

22/12/2012

Le Perito Moreno

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(Glacier Perito Moreno, Patagonie, novembre 2012)

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Au loin le glacier, quand on arrive par la route d'El Calafate

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En bas à droite de l'image, on voit le glacier venir s'appuyer sur les contreforts de la Péninsule de Magellan et bloquer la circulation entre les deux parties du lac.

Quand l'eau n'arrive plus à passer sous la glace, le niveau de l'un des deux lacs peut alors monter jusqu'à 30 mètres avant de "forcer" le glacier à céder sous la pression.

C'est une attaction spectaculaire qui n'arrive "malheureusement" que tous les trois ou quatre ans !

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(Glacier Perito Moreno, Patagonie, novembre 2012)

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Pour peu que la météo soit clémente le jour de votre visite, la découverte du Glacier Perito Moreno est sans aucun doute le point d'orgue d'un voyage en Patagonie. C'est aussi, bien évidemment, une manne intarissable pour tous les voyagistes de la terre...

Ce succés, le Perito ne le doit pas à sa taille. Avec ses 250 km² (3 fois la surface de Paris intra-muros tout de même !), il fait figure de petit joueur comparé au Glacier Upsala (son voisin distant d''une cinquantaine de kilomètres) et ses 870 km² !

Mais le Perito réunis deux qualités qui lui assureront pendant encore de longues années sa renommée : il est d'une part l'un des rares glaciers du Parc National à ne pas régresser (il avance même d'environ 3 mètres par jour), mais il est surtout le seul à faire face, jusqu'à le toucher, à un promontoire rocheux (la Péninsule de Magellan), accessible à tous, d'où la vue est tout simplement bluffante ! Il est enfin à moins de deux heures d'El Calafate et de son aéroport...

Même si ce n'est pas le plus grand des glaciers, le Perito Moreno est tout de même impressionnant. J'ai réalisé un petit montage (voir ci-dessous, et excusez moi par avance de la digression) pour que vous gardiez à l'esprit, en regardant les photos, les mensurations exceptionnelles de cette mer de glace : 60 mètres de hauteur en moyenne et un front de plus de 5 kilomètres le long du lac. Quand on le regarde de face, les premiers versants montagneux se situe à plus de 15km ! Quand à la "profondeur" du glacier, elle atteint par endroit les 700 mètres...

Il y a bien sûr des milliers de touristes qui débarquent chaque jours par bus entiers ; mais suivant les horaires et surtout grâce à la multitude de passerelles (de très bonne facture par ailleurs) on peut facilement profiter du spectacle sans être trop oppressé.

Pour compléter la visite, il y a aussi moyen d'approcher du glacier en bateau, et même d'aller y faire une petite ballade entres les séracs bleutés. Ce sera d'ailleur le sujet du prochain post...

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Je sais, c'est un brin incongru, mais l'image est parlante !

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J'ai cru voir le Sphinx ! Ah l'Egypte, quand tu nous tiens...

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(Glacier Perito Moreno, Patagonie, novembre 2012)

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Il faut bien l'avouer : chaque visiteur est à l'affût, caméra à la main, de l'énorme bloc qui viendrait à tomber (ce qui arrive souvent) dans un vacarme sidérant.

D'ailleurs en parlant de bruit, j'ai surtout été impressionné par les craquements sourds, puissants et incessants provenant du coeur du glacier et que l'on entend à des kilomètres à la ronde...

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Chapeau aux concepteurs d'avoir prévu un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite

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20/12/2012

Au fil du Largo Argentino...

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(Lago argentino, novembre 2012)

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Au risque de vous décevoir, je dois vous avouer que je n'ai que moyennement apprécié cette croisière sur le Lago Argentino, le plus grand lac argentin de Patagonie !

Plus que le ciel qui était passablement chargé et avare d'éclaircies, plus que ce vent qui put parfois être à la fois glacial et violent, c'est surtout la promiscuité avec deux cents touristes dans la même "pièce" qui m'a pesé. Et là, quand je dit "touristes", c'est avec un ton légèrement négatif.

Oui, je sais, vous me répondrez que je n'était moi aussi, ce jour là qu'un touriste de plus ; je vous l'accorde ! N'empêche que toujours souvent parfois, j'aime les sentir beaucoup un peu plus loin de moi ; je préfère apprécier ce genre de paysage avec énormément un peu plus de sérénité...

Dans un coin, il y avait par exemple des chinois (je n'ai bien sûr rien contre les chinois !) qui ont joué aux cartes une bonne partie du voyage. Ce n'étaient qu'invectives, rires et éclats de voix : on ce serait cru dans un tripot à Macao !

Et tout cela pendant sept longues heures, entrecoupées par les commentaires (rabâchés) d'une hôtesse d'accueil qui s'est, le temps d'une croisière, crue spécialiste en glaciologie.

J'avais quitté mon hôtel à 8h00, et, après tout les habituels ramassages, embarquement et autres attentes au port, ce n'est qu'à 19h que j'ai pu enfin, soulagé, retrouver le confort et surtout le calme de ma chambre.

J'admet que des glaciers, j'en ai vu des dizaines au Spitzberg (voir ICI ou LA) et dans des conditions autrement magiques.

Ceci explique sans doute cela...

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Ce glacier, comme presque tout ceux du parc national, régresse inéxorablement.

Il fut pourtant une époque (assez lointaine il est vrai) où tout le Lac Argentino, profond de parfois plus de 500 mètres, n'était lui aussi, qu'un immense glacier !

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(Lago argentino, novembre 2012)

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(Lago argentino, novembre 2012)

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Au loin, l'immense et inaccessible Glacier Upsala, bloqué par une barrière d'iceberg

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16/12/2012

La Laguna Nimez

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Flamants du Chili

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Lessonie noire

La Laguna Nimez se trouve entre le Lago Argentino et la petite ville d'El Calafate, à seulement quelques minutes de l'artère principale. C'est l'endroit idéal pour aller flâner avant ou après une excursion.

Selon l'heure et la météo, des dizaines d'espèces d'oiseaux se retrouvent dans cette petite lagune de moins d'un d'1km² totalement préservée. On a un peu moins de chance quand les oiseaux, comme par exemple les flamants, ont décidé d'aller dîner un peu plus loin au bord du lac !

Il est assez difficile de prendre des photos si l'on est pas bien équipé (les oiseaux sont souvent à la fois rapides et petits, en plus d'être éloigné !), et il vaut mieux alors profiter des jumelles qui sont en location à l'entrée du site...

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Ibis à face noire

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(El Calafate, novembre 2012)

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Un couple d'ouettes (ou oies) de Magellans

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(El Calafate, novembre 2012)

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15/12/2012

D'El Chaltén à El Calafate

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(El Chatén, novembre 2012)

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Le quatrième jour de ce séjour en Patagonie fut en grande partie consacré à me rendre d'El Chaltén à El Calafate, les deux localités étant distantes d'un peu plus de 200 kilomètres.

Avant de quitter El Chaltén, j'ai profité de la superbe matinée pour aller me régaler une dernière fois de la magnifique vue sur la vallée et le Fitz Roy depuis le Mirador de Los Condores ; ce dernier porte à priori bien son nom car j'ai eu la chance d'y admirer pendant près d'une heure un couple de condor des Andes...

Ce furent ensuite près de trois heures de route à travers la pampa.

Arrivé à El Calafate, on change un peu de monde !

Même si la ville n'est pas bien grande (plus de 7000 habitants tout de même), on est vite enveloppé par l'effervescence touristique qui y règne. De nombreux bus sillonnent la ville ainsi que d'autres navettes plus modestes qui font l'aller-retour entre les hôtels et le centre-ville.

Partout l'on sent l'omniprécence des tour-operator, El Calafate restant le passage obligé pour pouvoir admirer le fameux glacier Perito Moreno !

La ville s'est donc dotée de ce qu'attendent généralement les touristes "internationaux" :  des bars, des restaurants, quelques hôtels de luxe, des magasins de souvenirs, mais aussi un casino et  quelques musées. (si certains sont recommandables, comme le "Glacarium", d'autres le sont nettement moins....).

Ce qui m'a en fait le plus gêné à El Calafate, c'est que rien n'est vraiment prévu pour pouvoir aller "simplement" se promener dans les environs (qui sont d'ailleurs bien moins majesteux qu'à El Chaltén !).

En quelques heures, je suis passé du mode "une rando par jour" à celui d'"une excursion par jour" !

Quelque soit l'activité : admirer les glaciers, faire un tour à cheval ou en bâteau sur le lac, découvrir la vie d'une estancia, etc... il vous faudra immanquablement passer par une agence qui vous fera payer un bon prix chacune de ses prestations !  

Vous devrez également, en plus de supporter l'interminable "ramassage" de vos nouveaux amis excursionnistes à leur hôtel respectif, vous acquitter de 15 euros à chacune de vos entrée dans le Parc National...

Ce même parc qui est gratuit quand on se trouve à El Chaltén...

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 Un rapace indéterminé...

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Le lac Viedma

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Le Condor des Andes est sur la liste des espèces menacées. Sa population, estimée à seulement 10000 individus (repartis sur les 5 pays que traverse la Cordillière), est en baisse constante depuis plus de 30 ans !

Cette rencontre m'en a rappelé une autre, au Pérou, en 2009...

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Au loin, le Glacier Viedma...

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La mythique Ruta 40, qui traverse l'Argentine du Nord au Sud sur plus de 5000 km !

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Et, une dernière fois, la silhouette (à droite) du Fitz Roy...

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El Calafate...

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Son musée du jouet, ...et un autre consacré à Evita Perón

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Son casino....

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... et ses échoppes touristiques !

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De gauche à droite : Le Perito Moreno, un pingouin de Patagonie et le fameux agneau du coin...

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Las Cabanitas, une auberge "familiale" ou je fus fort bien accueilli...

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Une autre manière de préparer et surtout de présenter l'asado ; un brin plus élaborée et mieux adaptée aux touristes de passage :)

C'était néanmoins délicieux...

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Lièvre de Patagonie en escabèche...

(ce rongeur herbivore, de son vrai nom Mara, bien qu'il ressemble au lièvre, fait partie de la famille des cochons d'indes !)

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Généreuse portion (pour 1 personne) de ce fameux agneau dont la Patagonie est si fière !

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Le Musée "de la glace et des glaciers" de Patagonie : le "Glacarium"

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(El Calafate, novembre 2012)

11/12/2012

Le trek "des trois lacs" : Piedras Blancas, Las Tres et Sucia

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(27 novembre 2012)

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Durant cette journée, j'ai traversé de nombreuses forêts de nothofagus....

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Le lago de Las Piedras Blancas

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Un condor...

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Le lac de Las Piedras Blancas, dont l'on apperçoit l'eau gris-bleu dans la cuvette en contrebas des massifs...

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Ce fut l'une de mes deux plus belles journées de ce voyage ; et vu que cette randonnée-ci a duré près de dix heures, on peux dire que j'ai été chanceux !

Comme je n'aime pas particulièrement faire trois ou quatre heures de marche pour ensuite faire le chemin inverse afin de rentrer, j'avais choisi de me faire déposer (pour moins de sept euros) à une quinzaine de kilomètres au nord d'El Chalten, au commencement d'un sentier...

Je n'avais plus alors qu'à longer le creux de la vallée sur une vingtaine de kilomètres (sans compter les disgressions ponctuelles !), pour rejoindre le village ; tout cela sur un terrain assez plat, sauf la montée vers le Lago de Las Tres, un brin plus sportive..

Une très belle journée donc, au cours de laquelle j'ai découvert tout les types de paysages qu'il est possible de trouver dans la région ; des plaines où coulent de calmes rios, jusqu'aux sommets surplomblants des lacs glaciaires enneigés (ou d'autres d'un blanc/bleu laiteux), en passant par de plus sages marécages.

Si je n'ai pas vu de puma (faut tout de même pas rêver !),  je me suis régalé de centaines d'oiseaux.... ainsi que de quelques lièvres de Patagonie (ou marras), dont la vélocité vous prive de photos !

 

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(27 novembre 2012)

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"El Chalten"

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El Lago Sucia

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El Lago de La Mujer

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Eh oui ! On ne trouve pas des perroquets qu'à Buenos Aires, il y en a aussi dans les forêts de Patagonie ! Ici, ce sont plus exactement des "conures magellaniques" !

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Des ouettes à tête grise...

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(27 novembre 2012)

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El Lago Capri

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Aux abords d'El Chaltén, je découvre en contrebas la piste que j'avais emprunté quelques heures plus tôt.

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Pour clore cette riche journée, une rencontre avec cette moufette de Patagonie, qui remontait tranquillement le long du sentier, et qui semble au moins autant curieuse que moi...

08/12/2012

Le Glacier Viedma

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(26 novembre 2012)

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Plus de quarante glaciers descendent du "Champ de glace Sud de Patagonie", et un grand nombre d'entre eux se situent bien évidemment dans le Parc National des Glaciers.

Je ne vais pas ergoter sur les dimensions respectives de chacun d'entre eux (on trouve parfois sur le Net des chiffres un peu farfelus), mais ce qui est certain, c'est qu'ils sont nombreux (comme le Viedma) à avoir une façade s'étendant sur plusieurs kilomètres. Quant à leur longueur, c'est en dizaines de kilomètres qu'il faut compter !

D'aileurs, si je m'en tiens à Wikipédia, avec ses 575 km², le Glacier Viedma est (au minimum) au moins cinq fois plus grand que Paris !

La hauteur (au-dessus de l'eau) de ces glaciers avoisine les 50/60 mètres et rares sont ceux qui dépassent les 100 mètres ; par contre, à l'intérieur de ces masses impressionnantes, il est assez courant de mesurer des épaisseurs de plus de 500 mètres de glace !

Cette excursion (qui comprenait un treking "sur la glace") avait plutôt mal commencé, avec un ciel gris et couvert (somme toute assez courant par ici) accompagné d'un vent violent qui souflait sur le lac. Notre capitaine eut toutes les peines du monde pour accoster aux abords du glacier, et cela étant fait, nous ne sommes jamais descendus du bateau...

Nous nous sommes contentés d'attendre afin d'accueillir d'autres touristes dont l'excursion (tout comme la notre) tombait à l'eau !

Puis ce fut un retour direct au port, sous les bourrasques de vent....

Une sortie un peu ratée, donc ; mais en Patagonie, cela fait un peu parti du jeu et il faut savoir être patient.

D'ailleurs le lendemain fut la journée la plus ensoleillée de mon voyage !

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(26 novembre 2012)

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07/12/2012

Le trek de la "Laguna Torre"

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(Trek de la Laguna Torre, 25 novembre 2012)

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Le pic de Magellan...

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... les preuves de son passage...

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et puis "madame" pic de Magellan...

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Le nothofagus est un arbre (proche de la famille du hêtre) qui a littéralement phagocité l'ensemble de l'écosystème : on le trouve sous forme d'arbuste ou bien en arbre de bonne taille dont les troncs, bien souvent à moitié morts, tapissent les sous-bois et les landes...

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En ce premier jour de découverte, j'avais choisi un trek d'une gentille difficulté : environ six heures de marche en comptant l'aller et le retour.

Il nous mène depuis El Chalten jusqu'au lac glaciaire que surplomble le Cerro torre, cette aiguille pratiquement infranchissable qui culmine à 3102 métres ! 

Ce fut un émerveillement de chaque minute....

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Le majestueux Cerro Torre...

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Le Lago Torre, au pied du cerro éponyme...

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Un couple d'aigles dont j'ignore l'espèce...

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Et toujours le Cerro Torre ; le Chili commence juste derrière lui...

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(Trek de la Laguna Torre, 25 novembre 2012)

06/12/2012

Le village d'El Chalten

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D'où que l'on soit dans le village, difficile d'échapper à l'omniprésente silhouette du Fitz Roy

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 (El Chaltén, Patagonie, fin novembre 2012)

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Panneau signalétique à l'arrivée de l'aéroport d'El Calafate

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L'Eglise Nore-Dame de la Patagonie

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Comme je vous l'expliquais dans le post précédent, c'est donc dans le Parc National de los Glaciares que j'ai passé cette semaine de vacances. Ce parc de 5400 km² représente environ 1/3 de l'immense Campo de Hielo Sur (le Champ de Glace Sud) qui s'étend, lui, sur près de 350 km de long.

patagonie,el chaltenAu Sud du parc, on trouve la localité d'El Calafate, passage obligé pour aller découvrir le fameux glacier Perito Moreno. Au Nord, c'est El Chaltén, un village encore un peu oublié des tour-operator (il y a malheureusement un projet d'aéroport !), et où les marcheurs du monde entier viennent profiter de treks inoubliables.

Le village d'El Chaltén est aussi le point de départ pour les andinistes plus chevronnés, prêts à tenter l'ascension d'un sommet voisin, dont le célèbre Cerro Fitz Roy.

Cette montagne, avec ces 3405 mètres, est loin d'être la plus haute de la Cordilière des Andes (l'Aconcagua, 2000 km plus au nord -et toujours en territoire argentin-, culmine à 6962m !, ce qui en fait le plus haut sommet des "Amériques") mais son aspect, tel un rocher posé là, ainsi que les aiguilles voisines du Poincenot et du Cerro Torre font qu'il est bien difficile de le quitter des yeux...

Bien qu'El Chaltén soit passé d'une cinquantaine d'habitants dans les années 1980 à près de 500 aujourd'hui, sa situation à plus de 200 kilomètres d'un aéroport lui confère encore aujourd'hui un charme vraiment "authentique" et tellement paisible.

Pour partir en ballade, il suffit de choisir son chemin à la sortie du village. Pas besoin de guide et chose étonnante, l'entrée du parc est (encore) ici gratuite alors qu'il vous en coûtera plus de 15 euros à El Calafate ... à l'occasion de chaque excursion !

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Des infrastructures encore bien modestes !

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(El Chaltén, Patagonie, fin novembre 2012)

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La vue depuis mon B&B tout de bleu que je vous recommande : Nothofagus, du nom de l'arbre qui couvre ici toutes les forêts...

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04/12/2012

De retour de Patagonie, ... et quelques notes de tango pour vous faire patienter...

Bar La Zaina, El Calafate, 30 novembre 2012

 

Me voici de retour.

Une semaine dans le Parc National des Glaciers et des images plein la tête ! Qui dit images dit bien évidemment photos, et il me faudra un peu de temps pour venir à bout de cette profusion de sommets, de lacs, d'animaux et de glace...

En attendant, voici quatre morceaux d'un groupe de musiciens et chanteurs argentins qui se produisaient la semaine passée au bar La Zaina d'El Calafate ; personnellement, j'adore !!!

 

Bar La Zaina, El Calafate, 30 novembre 2012