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02/04/2015

Hannah Point, la fin du voyage...

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(Hannah Point, février 2015)

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Ces dames ont une discussion et les papous s'en fichent...

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(Hannah Point, février 2015)

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Il ne faut pas croire que les manchots sont en permanence immaculés ! Certaine fois la toilette laisse réellement à désirer !

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Hannah Point, sur l'île Livingstone (la seconde plus grande de l'archipel des Shetlands du Sud), sera notre dernier débarquement avant que nous n'entreprenions notre remontée vers Ushuaïa.

C'est là notre ultime chance de randonner à travers ces colonies de manchots fortes de plusieurs milliers d'individus. L'occasion également de rencontrer nos premiers éléphants de mer (nos guides en dénombreront près de 100 !), ces amas de corps plutôt inertes mais incroyablement bruyants où le mâle dominant veille jalousement sur son harem.

S'ensuivront deux jours et demi dans le Passage de Drake durant lesquels nous seront copieusement secoués, ce qui ne restera néanmoins qu'un simple aperçu de ce qu'une mer déchaînée peut quelquefois réserver !

Dans ce dernier post, je ne peux éluder la question que l'on m'a, depuis mon retour, si souvent posée : qu'ai-je préféré de l'Arctique ou de l'Antarctique (dans les deux cas pour un séjour de 10 jours in situ, sachant bien évidemment que je vis actuellement en Argentine) ? Vaste question...

L'Arctique s'offre, je pense, plus "facilement". Le Svalbard ne se trouve en effet qu'à 4h de vol de Paris. A peine l'avion posé, vous êtes déjà comme dans un rêve ! Si le beau temps est de la partie, vous aurez droit à une magnifique croisière pleine de banquise, d'ours blancs, de morses, de rennes et d'une multitude d'oiseaux ; c'est aussi une vingtaine de sorties à terre, l'occasion de faire de merveilleuses marches le long des côtes du Spitzberg. C'est aussi les 24 heures de soleil par jour, une expérience décoiffante !

L'Antarctique se mérite un peu plus : d'abord 13 heures de vol jusqu'à Buenos Aires (pour un parisien), puis 4 autres de plus jusqu'à Ushuaïa et enfin deux jours et demi d'une mer pas toujours sympathique ! De plus cet éloignement a bien évidemment un coût, loin d'être négligeable.

Mais l'Antarctique, malgré sans doute le trop court moment durant lequel nous auront eu l'occasion de l'approcher (il faut compter cinq jours de pleine mer et donc uniquement cinq jours aux abords du continent), offre bien évidemment son incroyable lot de sensations et de découvertes uniques, à commencer par la multitude des colonies de manchots ainsi que des dizaines (des centaines ?) de baleines que nous aurons l'occasion d'observer. L'Antarctique, c'est également, bien entendu, ce mythe du continent inaccessible, un réel bout du monde, fort d'un passé où des hommes ont réellement risqué leur vie afin de le découvrir ; c'était il y a à peine 150 ans !

Nous avons eu, enfin, à l'occasion de ce voyage , un temps plutôt couvert (les photos le prouvent) ; le modeste amateur de photo que je suis n'aurait pas craché sur quelques rayons d'un soleil un brin plus généreux... 

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(Hannah Point, février 2015)

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(Hannah Point, février 2015)

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30/03/2015

Les manchots

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(Antarctique, février 2015)

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Le papou est le plus rapide des manchots : 35 km au compteur !

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Je me devais de consacrer un petit article aux manchots, ces incroyables oiseaux qui ne volent donc pas !

Nos descentes à terre auraient en effet paru bien ternes sans leur braiement incessant, l'odeur persistante des colonies, mais surtout le ravissant spectacle de leur comportement.

Je regrette un peu de n'avoir pas fait de vidéos (que je ne maîtrise pas trop avec un reflex) car c'est dans le mouvement que tout prenait du sens : les aller-retour jusqu'au rivage, les guéguerres autour d'un nid, les glissades sur la neige, les démarches empotées, les parents nourrissant leur petit ou les petits coursant ces derniers en réclamant leur pitance, le gravissement d'obstacles, les marches en groupe, les regards curieux, les plongeons, le marsouinage, la sortie de l'eau et plein d'autres choses encore...

Rien à voir donc avec les phoques et autres otaries définitivement plus "statiques" !

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On dit des manchots qu'ils "marsouinent"

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Les manchots sont une grande famille bien disparate. En fait, le seul point commun à tous est de vivre uniquement dans l'hémisphère sud, généralement dans les iles sub-antarctiques (Shetlands, Orcades Géorgie, Crozet, Kerguelen, Sandwich, etc...), mais aussi plus au nord (Argentine, Chili ou Pérou) et carrément jusqu'à l'équateur, comme le manchot des Galapagos.

Cette famille (les spheniscidae) se subdivise en 6 genres et 18 espèces. Certaines de ces espèces comptent plusieurs millions d'individus (18M de gorfous dorés, 14M de manchot à jugulaire, 4M de manchot royaux, 2M de manchot de Magellan, etc...) alors que d'autres sont carrément en voie de disparition.

Quand à la reproduction, toutes ont leur cycle au printemps et en été (généralement sur les îles sub-antarctiques plus clémentes), alors que le manchot empereur choisit le cœur de l'hiver et uniquement le continent blanc !

En ce qui nous concerne, ce sont les trois espèces du genre Pygoscelis que nous avons eu le bonheur de découvrir durant ce voyage dans la proportion (subjective) suivante : 85% de papou, 10% de jugulaire et 5% d’Adélie. Ce qui peut d'ailleurs paraitre surprenant quand on sait que leur population globale est presque inversement proportionnelle (14M de jugulaire, 5M d'Adélie et seulement 600 000 manchots papou !).

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(Antarctique, février 2015)

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29/03/2015

La fantasmagorique Ile de la Déception

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(Ile de la Déception, février 2015)

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La plupart des croisières "Antarctiques" vous amènent directement d'Ushuaïa à la péninsule. Si vous avez plus de temps (et plus de moyens), vous pouvez opter pour un tour de trois semaines qui vous fera découvrir les Malouines, la Géorgie du sud ou bien encore les Orcades...

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(Ile de la Déception, février 2015)

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La veille de ce cinquième et dernier jour en Antarctique, devant l'imminence d'une dépression qui allait balayé les côtes de la péninsule, notre capitaine choisit de précipiter notre remontée en direction du Drake ; au petit matin, Déception était en vue...

Ile_de_la_Deception.jpgL'île, qui fait partie de l'archipel des Shetlands du sud, est particulière à bien des égards. On ne connait pas avec certitude l'origine de son nom. "Deception" signifiant en anglais "tromperie" ou bien "trahison", ce pourrait venir du fait que l'île cache bien son "entrée", ou bien encore à cause de l'éminence rocheuse (le "Raven rock") qui se trouve au beau milieu de ladite entrée mais à quelques mètres sous le niveau de la mer,... et donc invisible !

L'ïle de la Déception est en fait une caldéra d'une douzaine de kilomètres de large qui s'est formée il y a environ 10 000 ans, suite à l'effondrement d'un volcan sur lui-même : sa "matière" fut repoussée tout autour (jusqu'à plus de 500 mètre de hauteur tout de même!), ne laissant en son centre qu'une vaste et plate dépression. Une faille au sud (les Forges de Neptune) permit à l'eau d'ensuite s'y engouffrer...

L'activité sismique et volcanique n'a jamais vraiment cessée depuis... 

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(Ile de la Déception, février 2015)

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Un manchot à jugulaire

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Un goéland dominicain

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(Ile de la Déception, février 2015)

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Connue et fréquentée dés le début du 19e siècle par les marins qui y trouvaient refuge, l'île attira vite, grâce à sa situation géographique et ses caractéristique bien particulières, d'abord les phoquiers, puis les baleiniers qui y mouillaient leurs navires-usine.

Une véritable industrie se mit alors en place au début du 20e siècle, avec la construction de chaudières et d'énormes citernes afin de fabriquer et conserver cette huile alors indissociable du développement des villes occidentales.

En 1931, lors de la grande dépression, devant la conjonction de la baisse du prix de l'huile de baleine et de la mise au point de nouvelles technologies, ces impressionnantes installations qui avaient à peine 20 ans furent tout simplement abandonnées !

En 1944, lors de l'Opération Tabarin, les britanniques occupèrent l'île ; officiellement pour des objectifs liées à la Seconde guerre mondiale, mais certainement aussi, plus pragmatiquement, pour des raisons géo-politique de revendication des îles du coin. Une occasion de reconduire les argentins à la porte...

Après la fin de la guerre et suite au traité sur l'Antarctique de 1959, l'île de la Déception redevint une terre "consensuelle" accueillant des bases scientifiques, britannique et chilienne. L’accalmie fut toutefois de courte durée : deux éruptions volcaniques, en 1967 puis en 1969, détruisirent ces bases jusqu’à recouvrir de lave le cimetière ou était inhumés 45 personnes...

C'en était fini d'une occupation permanente de cette île décidément peu accueillante : seule ne subsiste aujourd'hui qu'une petite base estivante, l' espagnole Gabriel de Castille.

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(Ile de la Déception, février 2015)

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27/03/2015

Le musée / bureau de poste de Port Lockroy

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(Port Lockroy, février 2015)

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C'est toujours un émerveillement de voir nager les manchots !

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Avant de nous rendre sur la petite île Goudier, nous découvrons les alentours : de nouveau d’innombrables manchots papou, mais aussi de nombreux ossements qui nous rappellent l'époque pas si lointaine des baleiniers.

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Un cormoran royal

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(Port Lockroy, février 2015)

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En cet après-midi du quatrième jours, nous poursuivons notre remontée vers le nord sur une bonne cinquantaine de kilomètres au cours de laquelle nous retraversons le Canal Lemaire. Nous jetons l'ancre au large de l'ïle Goudier qui abrite l'ancienne base scientifique de Port Lockroy, aujourd'hui transformée en musée et en... bureau de poste !

L'île est très petite (moins de 1 km²) et les bâtiments plus encore ! C'est pourquoi  seules 60 personnes au maximum peuvent y débarquer à la fois. Une partie donc des passagers ira en attendant découvrir la Pointe Jouglas voisine, ses ossements de baleines et ses... manchots!

Cocorico : contrairement à ce que l'on pourrait penser, le nom de cette base britannique n'a pas été donnée par les anglais : en effet Édouard Lockroy fut un homme politique et journaliste français, né à Paris en 1838. Parlementaire et plusieurs fois ministre (notamment de la Marine), il avait aidé Charcot à la réalisation de son premier hivernage... (Lockroy est en fait le pseudonyme qu'avait pris son père, comédien et dramaturge, pour ne pas froisser son propre père, un général d'Empire !)

Le site de Port Lockroy fut un lieu de rendez-vous de baleiniers avant que les britanniques décident d'y construire secrètement la "Base A" en 1944. De la fin de la guerre jusqu'à 1962, le site retournera dans le giron civil (et bien sûr scientifique) avant d'être définitivement abandonné.

C'est en 1996 qu'il fut décidé de sa restauration et de sa transformation en musée. Ce sont  aujourd'hui (en partie) les bénéfices du bureau de poste et du magasin de souvenirs (près de 18 000 touristes passent ici à chaque saison!), qui permettent de garder ouverte cette base environ cinq mois dans l'année...    

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(Port Lockroy, février 2015)

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Prière de ne pas se tromper de gratte-bottes !

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Plus de 70 000 lettres ou cartes postales sont envoyées chaque année à partir de Port Lockroy. Ce service dépend de la poste anglaise, la Royal Mail, qui achemine les plis dans près de 100 pays ; il faut compter entre 2 et 6 semaines de patience pour les heureux destinataires...

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Le "bureau de poste" et l'un des trois préposés qui cachette à tour de bras... (Seul en effet trois salariés-aventuriers sont choisis chaque année pour venir vivre ici une incroyable expérience rémunérée 1.300 euros, nourri, logé, blanchi !).

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(Port Lockroy, février 2015)

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Plusieurs salles ont été restaurées. On y découvre le quotidien de ces hommes qui ne devaient pas être plus d'une dizaine à vivre l'hivernage...

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25/03/2015

L' île Petermann

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(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

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Ce refuge de secours a été construit par les argentins en 1955.

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Un phoque de Wedell

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La petite île de deux kilomètres de long et dont la moitié est recouverte de glace abrite (entre autre) une colonie d'environ 3 000 couples de manchots papous.

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(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

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Cette croix commémore le décès de trois membre de la British Antarctic Survey survenu en 1982.
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Le Plancius mouille à Port Circoncision ; ce nom a été donné par Jean-Baptiste Charcot lors de son hivernage de 1909 et correspond à une fête religieuse célébrée alors le 01 janvier l

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En ce troisième jours, nous avons déjà, d'une certaine façon, entamé le chemin du retour. Tout en remontant plein nord vers le Canal Lemaire, nous jetons l'ancre dans la même baie de l'île Petermann où Charcot fit son hivernage en 1909 à bord du "Pourquoi pas ? IV" , lors de sa seconde expédition en Antarctique.

Trois jours déjà que nous avons mis les pieds pour la première fois sur le continent. Nous nous sommes habitués au climat, assez doux en somme, et les manchots font maintenant partie de notre quotidien ! Bien sûr nous voyons ici et là d'autres colocataires (phoques, baleines, labbes ou cormoran) mais c'est bien les "pinguins" qui occupent le terrain et font le spectacle.

C'est vraiment un pur bonheur de les observer vaquer à leurs tâche : marcher, courir, nager, glisser, nourrir leur petit, se chamailler, s'appeler ou nous jauger ; le spectacle est de tout les côtés.

La météo est également avec nous ce jour là, avec un vent presque nul et de très belles éclaircies. Nous resterons près de trois heures sur ce petit cailloux d'à peine deux kilomètres de long !

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(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

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Un Adélie ajoutant une pierre à son nid...

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C'est également sur l'Ile Petermann que nous aurons le loisir de découvrir notre plus belle colonie de manchots Adélie, facilement reconnaissable avec sa livrée blanche et noire ; noir comme leur bec.

On aperçoit également souvent une partie du 'blanc" de leur l’œil, ce qui leur donne un regard assez étonnant...

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(Ile Petermann, Antarctique, février 2015)

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22/03/2015

La base ukrainienne Vernadsky

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(Février 2015)

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Un léopard de mer sur son glaçon.

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Un phoque de Wedell.

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En cet après-midi de notre troisième jour en Antarctique, nous allons atteindre la limite sud de notre périple, à exactement 66°15' Sud. Nous ne sommes alors plus qu'à 145 km du cercle polaire antarctique (66°30') mais encore à 2 760 km du pôle !

La station ukrainienne Akademik Vernadsky, est située dans l'archipel Argentine. C'est l'une des 70 bases (environ) qu'abrite le continent et que se partagent une trentaine de pays. Certains en entretiennent plusieurs, dont en premier lieu ceux qui ont des revendications territoriales - à savoir le Chili, L'argentine, la Norvège, le Royaume-Uni, la France, l'Australie et la Nouvelle Zélande - mais également d'autres comme les USA, la Russie, Le Japon, l’Allemagne ou l'Italie.

Si l'Inde ou le Brésil participent de cette aventure, il est plus surprenant d'apprendre que la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, le Pérou, l’Équateur ou même l'Uruguay ont également une base scientifique en Antarctique ! 

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La station originelle fut établie par les britanniques dès 1947 ; il en subsiste l'abri principal, la "Wordie House", aujourd'hui transformé en un petit musée. Les nouveaux bâtiment furent construit en 1954 à quelques centaines de mètres de là.

C'est en 1996 que l'Ukraine reprit en charge la base pour une Livre symbolique en échange de la continuité du programme scientifique (météorologie, glaciologie, sismologie et plein d'autres matière en "gie") engagé jusque là par les britanniques. La station "Faraday" devint "Vernadsky"...

La base, construite sur des fondations de roche, est composée de neuf bâtiments. elle accueille 24 personnes en été mais seulement 12 durant l'hivernage. On trouve, en plus des chambrées et des lieux collectifs (cuisine, salle à manger, bar, bibliothèque, etc...), une salle médicalisée, des laboratoires et autres lieux de travail ou de stockage...

A l'attention des touristes qui passent par là (et afin d'arrondir les fins de mois), les ukrainiens proposent également quelques souvenirs à emporter, un service postal (délai de réception estimé de 2 à 3 mois !), ou même un petit remontant au bar...

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Probablement l'une des chapelles orthodoxes les plus australes du monde...

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Le ponton d'accueil...

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(Base Akademik Vernadsky, février 2015)

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Le bar (notez les soutiens-gorge sur la droite !!!)

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Stade de foot ou bassin de water polo pour manchot ?

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A quelques centaines de la base actuelle se trouve celle d'origine (1947), maintenant transformée en un petit musée...

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La "Wordie" house...

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(Février 2015)

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20/03/2015

Le Canal Lemaire et Port Charcot

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Un Cormoran royal

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 Le Canal Lemaire, long de 11km (et parfois large de seulement de 1,6km), est entouré de montagnes hautes de plus de 1000 mètres. Il ne fut franchi la première fois qu'en décembre 1898 par le "Belgica", le navire de la célèbre expédition du Belge Adrien de Gerlache. Ils seront cette année là (le trois-mâts et son équipage), les premiers à effectuer un hivernage complet en Antarctique  !

C'est De Gerlache qui nomma le canal en l'honneur d'un autre célèbre explorateur belge, Charles Lemaire (qui lui, soit dit en passant, n'explora principalement que le Congo !).

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(Canal Lemaire, février 2015)

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Avant (et après) chaque débarquement, nous passons nos bottes dans un bain aseptisant afin de les débarrasser de tout risque de contamination...

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Dix zodiacs nous permettent d'effectuer rapidement les aller-retour jusqu'au rivage.

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(Baie de la Salpêtrière, février 2015)

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En ce matin de notre troisième jour dans les terres australes, après avoir emprunté le Canal Lemaire, nous jetons l'ancre à Port Charcot, le lieu du premier hivernage français en Antarctique en 1904.

Cette année là, le capitaine à bord de la goélette " Le Français" (construite pour l'occasion à Saint-Malo) n'est autre que Jean-Baptiste Charcot, docteur en médecine, champion de France de rugby, médaillé olympique en voile, mais aussi explorateur et aventurier dans l'âme.

Il va devenir pour la postérité le père des missions polaires françaises en Antarctique.

Il donnera le nom de Port Charcot et de Baie de la Salpêtrière à cette partie de l'Ile Booth en l'honneur de son père, Jean-Martin Charcot, célèbre neurologue à l'origine de l'Ecole de la Salpêtrière.

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Un papou et ses deux poussins...

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Le fameux "caïrn", dressé par l'équipage du "Français" en 1904, est encore vaillant...

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Manchot à jugulaire

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Skua (ou grand labbe)

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(Baie de la Salpêtrière, février 2015)

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18/03/2015

La Baie Paradis et la base argentine Brown

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(Baie Paradis, février 2015)

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Baleines à bosse

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En cet après-midi du 2e jour, le bateau a jeté l'ancre dans la bien nommée baie Paradis.

Nous allons, à tour de rôle, faire un tour en zodiac (et pouvoir admirer moult baleines à bosse qui s'approchent vraiment très très près de nous, mais également de très nombreux léopards de mer se prélassant sur leur glaçon), ou bien mettre de nouveau le pied sur le continent, à la hauteur de la base argentine Brown en ce moment en "rénovation".

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Base scientifique Almirante Brown

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Et encore de paisibles (je ne m'approcherais pas trop tout de même !) léopards de mer...

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Ces manchots sont à eux seuls un vrai spectacle : qu'il marchent, plongent ou nagent, c'est le bonheur garanti...

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Une énergique élégance !

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Quoi de mieux qu'un asado sur le pont arrière du bateau pour parfaitement terminer notre journée !

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17/03/2015

L'otarie à fourrure antarctique (ou otarie de Kerguelen)

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(Péninsule Antarctique, février 2015)

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On trouve généralement l'otarie à fourrure antarctique beaucoup plus au nord (à plus de 2000km de là!), depuis l'archipel de la Géorgie du Sud (où se reproduit plus de 90% de l'espèce!) jusqu'à celui des Kerguelen.

Chassée pour sa fourrure tout au long des 18e et 19e siècles, l'espèce avait bien failli disparaitre : seule une colonie subsistait sur l'île Bird au début du 20e siècle. Grâce, dans un premier temps, au fait qu'on croyait qu'elle avait disparue, puis dans un second temps aux conventions multiples qui protègent depuis plus de 50 ans l'ensemble de ces territoires, le cheptel s'est depuis très largement reconstitué. On évolue aujourd'hui sa population entre 2 et  4 millions d'individus, au point que certains se demandent si il ne faudrait pas freiner un peu son expansion...

Avec un poids entre 60 et 120 kg pour les mâles et entre 30 et 50 kg pour les femelles, c'est peu dire que le dimorphisme de cette espèce est évident. L’otarie de Kerguelen se nourrit exclusivement de krill et de poisson qu'elle va généralement chercher entre 40 et 80 mètres de profondeur. Son espérance de vie se situe entre 15 et 25 ans.

L'otarie se distingue principalement de son cousin le phoque, à la fois par ses "oreilles" apparentes, mais également par ses membres antérieurs plus développés qui lui permettent de "marcher" alors que le phoque se contente de ramper !

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(Péninsule Antarctique, février 2015)

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15/03/2015

Port Neko

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En cette matinée du deuxième jours sur le continent blanc, nous sommes encore un peu plus au sud. Le Plancius à jeté l'ancre à Port Neko dans la superbe baie d'Andvord où se déversent de nombreux glaciers.

Port Neko tient son nom d'un baleinier qui dans les années 1920 venait à chaque saison de pêche s'y mettre à l'abri.

Une nouvelle occasion de découvrir la vie d'une colonie de papou qui, inlassablement, font le chemin de la mer au nid pour y nourrir leur progéniture.

Les photos ne rendent bien sûr pas le vacarme incessant ni les odeurs peu ragoutantes que nous finissons d'ailleurs par oublier...

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(Février 2015)

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Là, c'est indéniablement ce visiteur un peu distrait qui va devoir laisser le passage à ces trois manchots bien décidés et nullement impressionnés !

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Nous délaissons un moment les papous pour, à notre tour, profiter de cette superbe vue sur le glacier...

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Le labbe n'est jamais très loin...

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Pour parcourir plusieurs fois par jour le chemin qui mène du bord de l'eau jusqu'à leur nid, généralement situé un peu plus en hauteur, le manchot emprunte des "autoroutes" tracées par ses ses coreligionnaires.

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Les manchots muent chaque année. En attendant leur nouveau plumage, ils ne peuvent plus aller se nourrir en mer et passent donc par une période de jeûne obligée.

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Une maman papou régurgite du poisson (sous forme de bouillie) pour nourrir son petit...

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(Février 2015)

13/03/2015

Le léopard de mer

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(Février 2015)

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Le léopard des mer, "seigneur des glaces", fait partie des cinq espèces de phoques présents en Antarctique (avec ceux de Ross et de Wedell, le crabier et l'éléphant de mer).

S'il n'est pas le "super-prédateur" des mers australes (il sert parfois de dessert à l'orque!), ce n'est pas non plus un tendre de l'avis même des juvéniles d'autres espèces de phoques ni des manchots qui représentent respectivement 35% et 10% de son régime alimentaire, le reste étant couvert par le krill (45%) et quelques poissons (10%)...

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Il se démarque des autres phoques, lourds et gras, par un corps plus "reptilien" et une tête puissante (dont la mâchoire comporte seize jolies dents) ; il fait penser, c'est selon, à un serpent, un dinosaure ou à Casimir (oui, celui de l'île aux enfants !).

Fait plutôt rare chez les mammifères, c'est la femelle qui est généralement plus grosse que le mâle (jusqu'à 4 mètres pour 500 kilos). Elle met au monde, après neuf mois de gestation, un petit "léopardeau" qui pèse déjà 30 kilos à la naissance ; elle l'allaitera pendant un mois et l'élèvera seule... 

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On recense très peu d'attaques de léopard envers l'homme (bon il y a quand même, en 2003, une plongeuse qui s'est faite entrainée par le fond et sans doute mangée toute crue).

Nous avons par contre été témoins de la vaine attaque d'un de ces phoques s'en prenant à ce kayak bleu qu'il a tenté de mordre à plusieurs reprises. Nos guides nous a raconté qu'un de ses condisciples avait réussi à crever un boudin de zodiac l'an passé !

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Le Léopard de mer doit son nom à sa vélocité, à sa férocité, et seulement accessoirement aux tâches sur son pelage. C'est un animal assez méconnu (même si on estime sa population à environ 300 000 individus), vu que son observation est très difficile en ces terres inhospitalière et inaccessibles en hiver.

C'est un phoque assez solitaire, et ne vit pas en colonie comme ses cousins les éléphants de mer. Si l'espèce, qui réside également au large des côtes australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines, n'est absolument pas menacée, elle est cependant protégée en Antarctique par la "convention pour la protection des phoques de l'Antarctique".

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(Février 2015)

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11/03/2015

Danco Island

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(Danko Island, février 2015)

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Baleines...

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En ce premier après-midi en Antarctique, après avoir naviguer dans le Détroit de Gerlache, nous accostons sur l'île Danko. Il neige légèrement et le ciel reste très couvert, mais nous commençons toutefois à nous habituer à cette belle lumière.

Certes il n'y a pas beaucoup de ciel bleu, mais la variété d'animaux que nous rencontrons en seulement quelques heures (baleines à bosse, rorqual, phoques léopard et de Wedell, otaries à fourrure, manchots papous et à jugulaire, cormorans royaux) nous le fait rapidement oublier.

Il ne fait pas très froid (quelque chose entre 0° et 5°) et le vent est totalement tombé.

Tout les sommets alentours sont recouverts d'une espèce de brume qui nous empêche de totalement délimité l'espace ; nous flottons comme dans un rêve plutôt doux et savourons notre chance de nous retrouver là...

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Otaries à fourrure

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Phoque léopard

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Manchots papous

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Phoque de Wedell

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Manchot à jugulaire

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(Février 2015)

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09/03/2015

Portal Point, Baie Charlotte

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(Février 2015)

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(Baie Charlotte, Portal Point, février 2015)

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Un petit pas pour....etc.... :)

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J'ai fait trop de photos ! C'est ballot...

Et puis je ne sais pas encore vraiment comment vous les présenter !

Alors je vais y aller doucement, parce qu'il faut bien que j'avance. Il y aura forcément quelques redites (eh oui, ces papous sont partout !) pour lesquelles je vous demande déjà un peu d'indulgence...

Portal Point, c'est là ou nous avons mis la première fois un pied sur le continent : après plus de deux jours sur le bateau, il nous tardait en effet de nous dégourdir les jambes !

Le cadre était posé : un ciel chargé mais avec une superbe lumière et plein d'animaux qui allaient vite nous émerveiller...

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Je vous présente ci-dessous mes nouveaux amis de quelques jours, les fameux manchots, que nous allons découvrir par milliers. C'est assez simple pour les reconnaître, surtout que le papou représente plus de 80% d'entre eux !

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Le manchot "papou" a un bec (et accessoirement des pattes) orange, et surtout deux tâches blanches au-dessus des yeux !

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Le manchot 'à jugulaire" a le bec noir et une "jugulaire" au niveau du cou. C'est le plus marrant de tous, car de face, on jurerait qu'il porte un casque sur la tête !

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Le manchot "adélie" sera le plus rare de ceux que nous auront l'occasion de découvrir durant ce voyage. Il est tout simplement noir et blanc...

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Le Skua ou "grand Labbe" est Le prédateur N°1 des manchots (en concurrence avec l'orque, dont je ne verrais pas l'ombre d'une dorsale!)

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(Portal Point, février 2015)

07/03/2015

Le Passage de Drake

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Albatros hurleur

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Le Plancius quitte le port d'Ushuaïa

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(Canal de Beagle, février 2015)

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Les premières heures dans le Canal de Beagle sont consacrées à la découverte du navire, l'installation dans les cabines, ainsi qu'à une batterie d’exercices de sécurité...

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Si tout allait vraiment très mal (syndrome Titanic), deux "embarcations de sauvetage" totalement insubmersibles sont en mesure d'accueillir l'ensemble des passagers.

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En route pour le Drake et l'Antactique !

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A la grande surprise de tous les spécialistes de la faune polaire à bord, nous croisons sur notre chemin un groupe de dauphins "aptère austral" (Lissodelphis peronii). C'est l'une des deux seules espèces (dans la famille "dephinidae" qui en compte 32) à ne pas posséder de nageoires dorsales ! 

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(Février 2015)

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Mis à part de très rares (et tout aussi riches) visiteurs qui se font déposer en avion directement sur le continent antarctique, les touristes "classiques" doivent en passer par le Drake, un cauchemar pour de nombreux navigateurs !

Ce détroit, qui reste le plus court chemin pour aller du Cap Horn jusqu'aux premières îles de la péninsule antarctique (les Shetland du sud), a tout de même près de 900 km de large! Il nous faudra deux jours et demi pour le traverser, et autant pour le retour... 

A mi-chemin, nous rencontrons la "convergence antarctique", une bande de mer longue d'environ cinquante kilomètres où les eaux "chaudes" des océans Pacifique et Atlantique rencontrent celles plus froides de l'Océan Austral : en moins de deux heures, la température extérieure baisse de quelques degrés !

Le passage du Drake, à cause de ces courants qui peuvent parfois être violents, reste une source d'appréhension pour tous les marins qui s'y collent, même si on peut également le traverser de manière euphorique (jour 1 dans notre cas), assez calme (jour 2), ou plutôt secouée (jours 8 et 9, au retour!).

Mais ce détroit sait aussi parfois être beaucoup moins sympathique, ce que nous n'auront heureusement pas l'opportunité de tester.

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Sir Francis Drake, à qui l'on a donné le nom du détroit, effectue la deuxième circumnavigation de la Terre entre 1577 et 1580.

En 1578, à la sortie du Détroit de Magellan, sa flotte est prise dans une terrible tempête qui déporte les navires beaucoup plus au sud. Il reste cependant peu probable que Drake ait atteint le Cap Horn, et encore moins le détroit qui porte aujourd'hui son nom !

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Au cours de cette première journée dans le Drake, on est plus près de "la croisière s'amuse" que de "tempête en haute mer" ! On en profite pour admirer le vol majestueux des albatros, qu'ils soient royaux, géants, hurleurs, ou à sourcils noirs....

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Les albatros sont des animaux extraordinaires, en plus d'être les plus grands oiseaux du monde (jusqu'à 3,60 m d’envergure !). Excellent voiliers, ils passent 90% de leur temps en mer (En 2004, une étude a montré qu'un spécimen a parcouru 22 500 kilomètres en 45 jours sans se reposer une seule fois !). L'albatros est également un oiseau fidèle qui reste en couple parfois toute sa vie d'adulte, c'est à dire durant plus de 50 ans (le plus vieil albatros bagué a 70 ans!).

Malheureusement, à cause d'un taux de reproduction très faible et de menaces de plus en plus présentes (introduction par l'homme de prédateurs sur les îles de reproduction, pêche à la palangre, pollutions diverses -surtout le plastique-), de nombreuses espèces d'albatros sont aujourd'hui menacées d'extinction.

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Albatros à sourcils noirs

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(Le Drake, Février 2015)

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Le deuxième jour de la traversée du Drake est déjà nettement moins "bleu". On découvre les damiers du Cap et nos premières baleines...

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... en l’occurrence des rorquals communs qui viennent jouer pendant une dizaine de minutes à l’étrave du bateau. Il s’agit de la deuxième plus grosse baleine au monde après la baleine bleue : plus de 20 m de long et quelques 40 à 50 tonnes.

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Trois très courtes vidéos en cadeau ! Je les ai prises au retour : elle vous donneront une petite idée de la mer "houleuse" (1), la même + le poste de pilotage (2), ou depuis le restaurant situé pourtant bien haut! (3).

 

05/03/2015

L'Antarctique, petit point histoire-géo (désolé, mais j'peux pas m'empêcher :)

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Je vais tenter dans ce post de résumer rapidement ce qu’est l’Antarctique car, il faut bien l’avouer, les cartes peuvent parfois prêter à confusion (comme par exemple ci-dessus, où le continent semble s’étendre sur plus de 20 000 km !). 

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D’abord évacuons la différence entre l'Arctique (au nord) et l'Antarctique (au sud) qui n’ont de commun que leur superficie (environ 14 000 000 km² chacun), les rudes conditions climatiques qui y règnent et donc leur très faible population.

L’Arctique est, pour faire bref, une immense banquise (de 1,5 à 4 mètres d'épaisseur) qui flotte sur l’Océan Arctique.

Une partie de cette banquise est pérenne, c’est-à-dire qu’elle ne fond jamais ; son épaisseur est de 3 à 4 mètres. Tout autour existe une banquise saisonnière, qui fond l’été puis se reconstitue en hiver et dont l’épaisseur (qui baisse d’année en année) est comprise entre 1,50 et 2,50 mètres.

Les territoires en bordure de cet océan (c’est-à-dire se situant à l’intérieur -ou à proximité- des limites du cercle polaire) font également partie de ce que l’on dénomme généralement l’Arctique. Il s’agit de l’Islande, du Groenland et des parties les plus au nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande, de la Russie, du Canada et de l’Alaska (USA).

L’antarctique est , pour faire aussi bref, un continent recouvert d’une calotte de glace de 1 600 mètres d’épaisseur (en moyenne) et qui est cerné par l’Océan Austral.

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C’est ce que l’on appelle un Islandis : une calotte polaire (qui peut atteindre ici jusqu’à 4 000 mètres d’épaisseur et qui repose sur un substrat rocheux (avec ses chaînes montagneuses, ses vallées, etc…)

Le continent regroupe environ 90% de la glace terrestre et près de 70% de l’eau douce de la planète. Si toute cette glace venait à fondre, le niveau des mers s’élèverait de 60 mètres !

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Si on retourne un globe terrestre, l’Antarctique paraît bien loin de tout ; seul le sud de la Patagonie se trouve à moins de 2 000 kilomètres du continent blanc.

C’est l’endroit le plus froid de la terre (beaucoup moins le long des côtes), et on y relève régulièrement des températures à moins de 80°.

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Peu de touristes ont l’occasion d’atteindre le cercle polaire antarctique. La plupart des "expéditions" se contentent de visiter l’extrémité de la péninsule en poussant au mieux jusqu'à la base Ukrainienne Vernadsky qui se trouve tout de même encore à plus de 2 800 kilomètres du pôle sud!

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Voici justement le chemin qu’a parcouru notre bateau, le Plancius, entre le 6 et le 10 février dernier, à la pointe de la péninsule.

L’histoire de l’Antarctique est assez courte : après une vaine recherche par de nombreux navigateurs entre le 16 et le 18e siècle, il faudra attendre 1820 pour que le continent soit vraiment « découvert » et 1821 pour qu’un homme y pose le pied pour la première fois (même si la date de cet épisode est contesté).

Il se passe alors quelques années, surtout propices au chasseurs de phoques et de baleines, avant que des explorateurs et des scientifiques décident d’aller plus avant. L'impulsion sera donné par le français Dumont d’Urville en 1840, rapidement suivi par les américains puis les britanniques.

L’âge d’or (dit « héroïque ») de cette exploration se situe en entre 1895 et 1922, avec bien entendu la folle envie d’atteindre le pôle.

Le belge De Gerlache réalisera un premier hivernage complet en 1898, à bord du Belgica. Un de ses hommes à bord, le fameux norvégien Roald Admunsen, reviendra là quinze ans plus tard et sera le premier homme à rallier le pôle (en traîneau, le 14 décembre 1911).

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La population de l’Antarctique se limite bien évidemment qu’aux seuls résidents de la cinquantaine de bases scientifiques (appartenant à une trentaine de pays) principalement construites le long des côtes.

Le nombre de ces résidents varie entre 5 000 en « été » et moins de 1 000 en hiver, quand le personnel est drastiquement réduit ou certaines bases tout simplement fermées.

La plus grande est la base américaine McMurdo (1000 personnes en été et 200 en hiver) et la plus petite est sans nul doute l’ancienne base militaire (puis scientifique) britannique de Port Lockroy, aujourd’hui transformée en musée / magasin de souvenir / bureau de poste et qui héberge 3 personnes en été afin de recevoir les touristes et oblitérer leurs cartes postales...

Pour terminer, l’Antarctique, malgré les vaines revendications territoriales de quelques pays, est protégé depuis 1959 par un traité reconnu par une cinquantaine d’état et qui stipule qu’il « continuera à être employé exclusivement à des fins pacifiques », chaque nation pouvant implanter une station où que ce soit sur le continent.

Les bases militaires, les essais nucléaires, les dépôts de produit toxiques, etc… y sont bien entendu totalement prohibés.

31/01/2015

Cap au sud ; mais alors vraiment très au sud :)

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... et retour vers là mi-février !

 

Profitez-en pour aller découvrir sur mon précédent blog un peu de Cuba, de l'Ouzbékistan, du Spitzberg, de la Birmanie, du Pérou, ou bien encore du Laos ...