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31/08/2013

Uquía et Maimara

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Maimara

Maimara est un petit village que l'on rencontre à environ cinq kilomètres de Tilcara.

Il n'a rien de vraiment spécial et doit sa modeste renommée à son cimetière coloré, perché sur deux collines, qui a pour toile de fond les couleurs si particulières de la Quebrada de Humahuaca.

Les tours-opérateurs se contentent souvent, pour la photo, de ne s'arrêter que quelques minutes sur le bord de la route...

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(Maimara, août 2013)

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Uquía

Uquía, qui se trouve à dix kilomètres avant Humahuaca, ressemble un peu au village précédent. Cependant, son église exceptionnelle et les montagnes alentours méritent vraiment que l'on s'y arrête un peu plus longtemps. 

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L'église Saint François de Paul, édifiée en briques d'adobe l'an 1691, n'a pour ainsi dire pas changer depuis...

Reconnaissable à sa tour-clocher séparée de la nef, elle abrite le plus vieux retable de la région, probablement rapporté en 1699 depuis Potosi, riche cité bolivienne distante de plus de 500 kilomètres.

Mais son véritable trésor, ce sont ses anges-arquebusiers de l'école Cusquenienne, des tableaux rares que l'on ne trouve qu'à deux endroit en argentine : ici, dans la petite église d'Uquía, ainsi que dans celle d'Asunción à Casabindo, où je vous emmène prochainement.

Ces neuf anges (ou archanges) ailés sont représentés en habit militaire (et aristocratique) de la fin du 17ème siècle, date de leur réalisation. Les œuvres sont ornés d'une frise florale, typique de l'école de Cuzco.

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(Uquía, août 2013)

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Une viscache des montagnes

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(Uquía, août 2013)

30/08/2013

Las Salinas Grandes

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(Août 2013)

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Un col à passer...

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La "cuesta de Lipán" : on passe de 2100 à 4100 mètres !

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L'eau est encore souvent gelée, à cette altitude, et en plein hiver...

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Las "Salinas Grandes" de la province de Jujuy se trouvent à un peu plus d'une centaine de kilomètres de l'excellente route asphaltée qui mène de Purmamarca à Susques, puis à la frontière chilienne ; plus loin encore, vers le désert d'Atacama....

J'ai l'impression (mais je peux me tromper !) que le succès de ces salines est en grande partie dû à la proximité de la "Quebrada de Humahuaca", qui a gagnée ses lettres de noblesse lors de son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

Car soyons honnêtes, il y a bien d'autres "salars" de la sorte en Argentine, dont une au nord de Cordobá, qui avec une surface de 6 000 km² est juste... 30 fois plus grande ! Ce dernier s'appelle également "Salinas Grandes", d'où sans doute parfois une confusion entre les deux...

Ces "Salinas Grandes" de la province de Jujuy, celles qui nous intéressent aujourd'hui, sont donc plutôt petites (200km²) et carrément minuscules en comparaison au fameux "Salar d'Uyuni" bolivien (400 km plus au nord) et ses 10 582 km²...

Mais ne boudons pas notre plaisir, et cette visite, jointe à celle du village de Purmamarca, offre une superbe journée de découverte.

La croûte de sel (d'une épaisseur de 30 à 40 centimètres) est partiellement creusée (mécaniquement) pour faire remonter l'eau par infiltration. Ce sont les cristaux qui se déposent au-dessus de l'eau qui donneront la fleur de sel destinée à la consommation.

A d'autres endroits le sel brut, prévu pour un usage industriel, est récupéré d'une façon évidemment plus ... industrielle !

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Un four solaire ; l'eau bout en quelques (dizaines de) minutes !

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(Août 2013)

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Quelques bâtiments ainsi que les aires "touristiques" sont construits en briques de sel...

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Amen !

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Comme dans tous les "salars" du monde, les touristes jouent des perspectives et débordent d'imagination !

Quand on voyage seul, ces clichés sont malheureusement plus difficiles à obtenir :(

(ici une photo du Net)

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3500 mètres d'altitude : c'est marqué !

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Une Vigogne traverse ; tranquille, tranquille...

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(Août 2013)

29/08/2013

Purmamarca

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(Août 2013)

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L'église Santa Ana de Lima

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On trouve, à 65 km de San Salvador de JuJuy (la capitale de la province éponyme, où commence ce voyage), 3km à l'ouest de la route principale, le petit village de Purmamarca, connu principalement pour sa "montagne aux sept couleurs".

L’altitude est déjà de 2324 mètres, soit 1100 de plus qu'à Jujuy...

La petite localité, dont la plupart des maisons sont construites en adobe (briques faites d'un mélange d'argile et d'un peu de paille, puis séchées au soleil), est distribuée autour de la jolie église Santa Rosa de Lima (1648), qui, outre ses belles peintures de l'école "cusqueña", à la particularité d'avoir son toit construit en bois de cactus !

Une très jolie promenade, au sud du village, permet de découvrir ces étranges "cerros" multicolores...

Les "Salinas Grandes" se situent elles, à environ à 125km de Purmamarca ; ce sera le sujet du prochain post.

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(Août 2013)

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(Août 2013)

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La fameuse "cuesta de lipán", qui mène à Salinas Grandes

25/08/2013

Quebradas et Puna au nord de Jujuy : Prologue

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Le village de Huacalera, qui se situe à mi-chemin entre Tilcara et Humahuaca, est traversé par le Tropique du Capricorne.

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Je suis rentré ce week-end à Buenos Aires, après une dizaine de jours passés tout au nord du "nord-ouest" argentin (le NOA), à quelques 2000 kilomètres de la capitale.

solar del tropico argentine_05.jpgDans la dizaine de posts qui va suivre, je vous propose de découvrir une partie de cette province de Jujuy (prononcer "rourouille") que j'ai parcouru du sud au nord, jusqu'à la frontière bolivienne.

Au mois d'août, c'est encore ici, de ce côté du globe, l'hiver. Il n'a donc pas plu depuis de longs mois et les vallées asséchées manquent cruellement de verdure. Les températures, même si elle peuvent monter au-dessus des 25° la journée, descendent également allègrement en-dessous de 0° pendant la nuit.

On est donc souvent un peu "gelé", surtout que les habitations, ici comme aussi souvent au Pérou ou en Bolivie, sont rarement adaptée à cette "fraîcheur" qui ne dure que deux ou trois mois dans l'année.

L'avantage de l'hiver, c'est surtout d'être sûr qu'il ne tombera pas une seule goutte d'eau, ce qui est plutôt rassurant quand on parcours, seul, les pistes désertes et escarpées avec un banal véhicule de tourisme.

Et puis je ne vais pas me plaindre, car mis à part le premier jour (où soufflait un vent glacial) et le dernier (ou de lourds nuages recouvraient San Salvador de Jujuy), j'ai eu le droit durant ce séjour à huit jours d'un temps exceptionnel, où pas un seul nuage ne venait gâcher le bleu profond du ciel...

Si la ville San Salvador de Jujuy, capitale de la province éponyme, ne se trouve qu'à 1200 mètres d'altitude, les communes plus au nord sont elles généralement situées entre 2500 et 3500 mètres, avec quelques passages de col à plus de 4000 mètres.

La province de Jujuy est, pour faire simple, principalement composée de trois types de paysages : La "Quebrada" (vallée montagneuse), la "Puna" (vaste plateau aride) et les "Yungas" (fôrets de montagne plutôt humides à la végétation exubérante, que je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de découvrir cette fois-ci).

Si j'ai passé quelques nuits à Iruya, La Quiaca ou Santa Catalina, c'est à Huacalera que j'avais établi mon "camp de base", au Solar del Tropico, une excellente chambre d'hôte tenue par un couple franco-argentin, d'où les principaux villages de la Quebrada de Humahuaca (classée depuis 2003 sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco) ne sont distant que de quelques kilomètres.

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En rouge, le trajet effectué ainsi que les principaux villages (ou villes) visités.

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Juste en face du monument marquant le passage du Tropique du Capricorne, et au-delà du Rio Grande (dont le lit devient large sur près de 100 mètres à la saison des pluies !) on trouve el "Solar de Tropico, la chambre d'Hôte d'Analia et Remy...

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(Huacalera, août 2013)

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Depuis ma chambre, bien au chaud (merci le poêle à bois), jolie vue du soleil qui se lève sur la quebrada.

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Quand on visite le nord, une région assez pauvre et principalement rurale, on se doit d'oublier nos codes traditionnels : ici, un chevreau mort-né éviscéré, fera une fois empaillé, le bonheur d'un enfant...

13/08/2013

La Casa Rosada, Palais de la Présidence

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(Août 2013)

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(Août 2013)

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La salle-à-manger...et son plafond très travaillé !

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Côté mobilier, mis à part de rares pièces intéressantes, rien de bien folichon !

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Les parties du Palais réservées au travail, sont aménagées de façon plus moderne.

Dans tous les couloirs des dizaines de photos à la gloire des célébrités argentines de ces cent dernières années, de Gardel, à Fangio ou Barenboim (photo ci-dessus), en passant par Messi ou Mafalda !

On trouve également de nombreuses oeuvres contemporaines, réalisées (bien entendu !) par des artistes argentins !

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La salle de conférence de presse est dédiée aux femmes argentines qui ont compté dans l'histoire du pays, à commencer par Evita Peron, dont la Présidente "utilise" bien volontier l'image encore aujourd'hui très populaire... 

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Toujours des oeuvres contemporaines et, plus incongru, une robe d'Evita !

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Je vous avais déjà parlé, il y a de cela déjà presque un an maintenant (ICI), de la Casa Rosada, siège du Gouvernement argentin. Je me suis décidé ce WE, l'hiver étant propice, à en visiter l'intérieur...

Le bâtiment se situe à l'exact emplacement du premier édifice d'importance construit à Buenos Aires (en 1594) : la Forteresse Royale.

Le Fort était comme il se doit défendu par un pont-levis, qui ne sera définitivement supprimé que dans les années 1820 ! Ce dernier donnait sur la présente Place de Mai...

Trois siècles seront nécessaires pour effacer toute trace du fort d'origine et nous offrir l'actuelle vision d'une facade pour le moins asymétrique. La raison en est fort simple : On avait construit sur l'un des terrains de l'ex-Fort un Palais des Postes, qui fini par faire de l'ombre, par sa qualité, à celui réservé au Gouvernement.

Dans un premier temps (vers les années 1880), le Président Roca entreprit des travaux afin d'embélir "son" Palais afin qu'il soit à la "hauteur" du voisin. En 1994, sous l'impulsion du Président Sáez Peña, les deux bâtiments furent définitivement réunis par un énième ajout !

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La Casa Rosada "nouvelle version" fut inaugurée en 1898...

Cette histoire, pour le moins mouvementée, explique en partie l'hétérogénéité des salons, des escaliers et des patios qui composent l'édifice.

Nous ne sommes bien sûr pas ici dans le faste et le luxe des palais de la République Française, hérités des 17, 18 et 19ème siècles, et l'ensemble, assez hétéroclite reste, somme toute, assez modeste.

Pour ce qui est de la couleur "rosada" : le bâtiment en est "revêtu" depuis les années 1870...

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Le bureau présidentiel (photo du Net puisqu'il est interdit de le photographier)

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Un des nombreux autres salons....

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Depuis les balcons, on découvre la Place de Mai, son Cabildo et l'obélisque célébrant la Révolution de Mai 1810.

Au premier plan, une statue équestre du Général Belgrano, créateur du drapeau argentin.

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"El Salón Blanco", la pièce la plus importante du Palais, est réservé aux cérémonies les plus prestigieuses.

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Ce salon met à l'honneur des peintres argentins du 19ème et du début du 20ème siècle.

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(Août 2013)

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Il faut souligner enfin la grande facilité qu'il y a à visiter, tout au long de l'année (le WE), la Casa Rosada. La majeure partie des salons est généralement accessible au public en fonction bien sûr du calendrier présidentiel.

J'ai par exemple pu, samedi dernier, visiter le bureau du Chef de l'Etat, Cristina Kirchner, même si c'est la seule pièce où les photos restent interdites...

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Au rez-de-chaussée, le Hall d'Honneur accueille la Galerie des Bustes où, comme son nom l'indique, on peut admirer les bustes, donc, de tous les Chefs d'Etat "démocratiques" (!) qui ce sont succédé à la tête de l'Argentine (exit donc Menem, De la Rúa et autre Duhalde).

Ci-dessous, celui de Perón...

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La garde, en habit, est présente un peu partout pour assurer la sécurité

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Le porche principal

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(Août 2013)

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10/08/2013

Le Zoo de Buenos Aires

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(Buenos Aires, août 2013)

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Les "maras", ou "lièvres de Patagonie" sont les stars du zoo. Ils sont des centaines à vivre dans le parc en totale liberté, et font bien entendu la joie des enfants

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Le mini-pavillon "égyptien" accueille des suricates ; le "marocain", deux ou trois chameaux...

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Le Zoo de Buenos Aires est situé en plein centre-ville, dans le quartier de Palermo. Si c'est une bonne chose pour les enfants, ça l'est évidement moins pour les animaux, qui vivent au milieu du bruit et de la polution.

Le parc, créé en 1875, n'avait à l'époque qu'une une section zoologique. Cette dernière a pris de l'ampleur au début du 20ème siècle jusqu'à atteindre aujourd'hui les 18 hectares.

La plupart des bâtiments que l'on trouve sur le site datent d'ailleurs de cette époque, où l'on choissisait de montrer les animaux dans des "atmosphères" rappelant leur pays d'origine. Beaucoup de ces constructions sont aujourd'hui dans un piteux état et ne correspondent plus guère aux critères actuels de présentation des espèces...

Paradoxalement, c'est en partie à cause de ces pavillons que l'Etat à classé le zoo "monument historique national" en 1997.

Le Zoo, qui  accueille environ 2500 animaux, fait la part belle à la faune argentine, andine, ainsi qu'à celle, voisine, des forêts d'Amazonie.

Les espèces les plus à plaindre sont, comme toujours, les félins, les primates et les grands mamifères d'Afrique qui n'ont pas vraiment leurs place dans ce zoo du bout du monde, si peu adapté à leur besoin.

Un ours polaire, le seul qu'abritait le zoo, est d'ailleurs mort l'été dernier d'un coup de chaleur...

En parcourant les allées, on s'aperçoit bien vite du manque de moyens financiers pour améliorer tout cela. Malheureusement, le zoo est gèré depuis plus de vingt ans par un opérateur privé, qui en plus reverse à la ville près de 2 millions d'euros par an...

En conclusion : Si vous êtes seulement de passage à Buenos Aires, ne vous sentez pas obligé de passer par ici...

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La grande cage ou végète un seul et unique condor des Andes

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(Buenos Aires, août 2013)

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Tamanoir et capybara

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L'agará-guazú (ou zorro grande) est un canidé d'Amérique du Sud en voie d'extinction.

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(Buenos Aires, août 2013)

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 Le pavillon "forêt amazonienne" est juste ridicule ; et mériterait mieux, en l'état, d'être fermé !

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Le vivarium est lui aussi plutôt indigent ; quant à la salle qui propose aux visiteurs des papillons multicolores et autres insectes épinglés dans de grands cadres, je vous épargne les photos !

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Un orang-outan, seul, comme tant d'autres animaux de ce zoo, et pour lequel j'ai vraiment ressenti beaucoup de tristesse...

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(Buenos Aires, août 2013)

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08/08/2013

El Teatro Colón

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le Théatre Colón se trouve sur l'Avenue du 09 Juillet, à quelques mètres de l'Obélisque

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L'escalier d'honneur

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Le hall d'honneur

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De nombreuses scuptures, ici et là...

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Du marbre et des stucs, signes d'opulence...

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Détail des mosaïques qui décorent tous les sols

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C'est en mai 1908, avec l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi, qu'est inauguré le Théatre Colón, près 20 ans après le début de sa construction.

De nombreux retards ont en effet plombé le bon déroulement du projet : d'abord la mort du premier architecte, l'Italien Tamburini, en 1891, puis des difficultés financières ; le second architecte, Victorrio Meano, (Italien lui aussi, et élève du premier) meurt à son tour en 1904, assasiné par l'amant de sa femme !

C'est à un troisiéme architecte, le Belge Jules Dormal, qu'il reviendra de parachever le plus fameux théatre de la capitale.

Défenseur de l'académisme français, ce dernier apportera une indéniable "french touch" à un édifice au style déjà très largement "éclectique"...

En cent ans d'existence, le "Colón", considéré par son accoustique comme l'une des meilleures salles au monde, a bien évidemment reçu le gratin de l'art lyrique, de Caruso à La Callas, en passant par Crespin, Domingo ou Pavarotti.

Il a également vu passer nombre de musiciens et chefs d'orchestre célèbres, comme par exemple les Argentins Daniel Baremboim ou Astor Piazzolla...

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Le Hall d'honneur vu depuis le premier étage

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L'une des nombreuses et splendides verrières

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le Salon des Bustes

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Le Salon Doré

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le théatre compte environ 2500 places assises.

Au début du siècle il y avait également, aux niveaux supérieurs, suffisamment de place pour 500 spectateurs supplémentaires ; ces derniers devaient se tenir debout tout au long de la représentation !

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Les loges du premier balcon

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Le premier décor de la coupole, d'une surface de 318m², fut peinte par le Français Marcel Jambon (et oui !).

Malheureusement, suite à des infiltrations d'eau, cette fresque disparut définitivement (autour des années 1930),et c'est à l'Argentin Raúl Soldi qu'il revint d'en réaliser une seconde en 1960...

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L'entrée principale du Théatre Colón se trouvait à l'origine sur la Calle Libertad, et pour cause : l'Avenue du 9 Juillet n'avait pas encore été percée !

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... Cette entrée faisait face au Tribunal de Buenos Aires.

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L'entrée principale du théatre, à l'origine...

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(Théatre Colón, Août 2013)

06/08/2013

L'Avenue du 09 Juillet

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Je viens (suite à la publication du dernier post) de me rendre compte que, depuis bientôt un an que suis arrivé à Buenos Aires, je n'ai toujours pas consacré un petit article sur l'avenue de loin la plus emblématique de la capitale. 

J'en avais parfois parlé, ci et là, mais sans plus...

J'avoue que j'ai maintenant l'air un peu ballot, car mes photos, prises avant la construction des nouvelles lignes du metro-bus (voir le fameux post précédent), font déjà maintenant partie du passé !

Qu'à cela ne tienne, on dira que c'est mon modeste apport afin de démonter que cette ville change, encore et toujours....

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Photos prises fin 2012, avant les travaux des lignes du métro-bus

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L'autoroute du 9 Juillet (en jaune) continu au sud jusqu'au Rio Riachuelo. Au nord commence l'autoroute Président Arturo Illia (Président de la république entre 1963 et 1966, date ou il fût démis par un coup d'état)...

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L'idée de construire cette avenue démesurée (qui reste encore aujourd'hui la plus large du monde) germe dans l'esprit des bâtisseurs dès 1888. Ce n'est pourtant qu'en 1937 que commenceront les travaux, et il faudra compter encore une bonne trentaine d'années pour les voir enfin s'achever.

Les jonctions autoroutières nord et sud seront, elles, réalisées dans les années 1980...

La largeur de l'Avenue du 9 Juillet peut paraître un brin excessive, mais la raison en est toute simple : la zone étant habitée, on s'est résolu à détruire près de 26 pâtés de maisons déjà existant (et d'en expulser bien sûr leur centaines d'occupants).

Si on ajoute à ces ilots (qu'on appelle ici "manzana" et qui mesure environ 110 mêtres de côté), la largeur des 30 rues qui les séparaient, on obtient alors un joli rectangle de 3500 mètres sur 140 mètres. Ce qui nous donne à la louche 50 hectares... et la plus large avenue du monde ! 

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Tout au nord, l'Ambassade de France trône, tel un "irréductible village gaulois", sur une petite moitié de l'avenue longue de près de quatre kilomètres. Le Palais Ortiz-Basualdo est en effet, avec la Mansion Alzaga (actuel Hôtel Four Seasons) l'un des trois bâtiments qui, de haute lutte, résista à la fureur des buldozers.

Le troisième et dernier, connu sous le nom de MOP (Ministerio de Obras Publicas) fut construit à la fin des années 1930. Il abrite aujourd'hui le Ministère du Développement social.

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L'édifice est facilement reconnaissable car il arbore depuis 2011, sur ces faces nord et sud, deux immenses portraits d'Eva Peron. Les oeuvres, en métal, mesurent chacune plus de 30 mètres de haut.

L'Avenida de Mayo, qui relie d'un côté la Place de de Mai et la Casa Rosada (siège du Gouvernement) et de l'autre la Plaza del Congreso et le Congrès de la Nation, croise l'Avenue du 9 Juillet à peu près en son centre.

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Le monument le plus célèbre (et surtout le plus visible) de l'avenue reste bien évidement l'Obélisque, qui fut construit en 1936 à l'occasion de l'anniversaire des 400 ans de la fondation de la première colonie par Pedro de Mendoza.

Recouvert à l'origine de plaque en pierres blanches, il se contente aujourd'hui d'un revêtement en ciment poli.

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Pour la petite histoire : A l'emplacement de l'Obélique se dressait à l'origine une petite église où fut hissé pour la première fois, en 1816, le drapeau argentin...

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Les travaux du métro-bus ont commencé début 2013 et les 17 stations ont été innaugurées il y a seulement quelques jours, changeant à jamais (on aime ou pas !) la physionomie de la plus large avenue du monde...

02/08/2013

L'avenue du 09 Juillet fait sa révolution...

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(Juillet 2013)

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Vue depuis le haut de l'Obélisque (photo du Net)

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(Juillet 2013)

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Il y avait plus de cinquante ans que la plus grande large avenue du monde, la "09 de Julio" n'avait connu de tels chambardements !

Cette artère, longue de 4km (elle fait donc en largeur comme en longueur le double de celle des Champs-Elysées !) est sortie de terre à la fin des années 60, occasionnant en passant la destruction de plus de 26 pâtés de maison de 110m de côté chacun !

Depuis ce temps, entre les terre-pleins et les bas-côtés, on comptait jusqu'à 20 "voies de circulation" en parralèle.

Depuis la semaine passée, le "mètro-bus" a fait son apparition et a changé d'un coup la donne. A présent, prés d'un tiers de l'avenue est réservé à l'unique circulation de 11 lignes bus, qui s'arrêteront dans les 17 nouvelles stations créées à l'occasion.

Ce projet, qui a mis six mois à voir le jour, subit l'assaut de nombreux détracteurs (coût, utilité, incidence environnementale, etc...) et je serais moi bien en mal d'émettre un avis !

Je pense que c'est sur la durée que l'on jugera du succés (ou non) de cette réalisation qui devrait être utile à près de 200 000 Porteños....

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Avant-après (photos du Net)

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(Si le 25 Mai 1810 marque le début de la révolution, la date du "09 Juillet" (1816) est celle de la proclamation de l'Indépendance....)

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(Juillet 2013)