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28/05/2014

Les vallées "de la Luna" et "de la Muerte"

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(La Vallée de la Mort, San Pedro de Atacama, Mai 2014)

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San Pedro de Atacama, ses oasis et son salar, sont bordés à l'est par les hauts sommets de la chaîne andine. A l'ouest, une "pré-cordillère", communément appelée la Cordillère de Sel, abrite la Vallée de la Lune et celle de la Mort...

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C'est sans doute l'excursion la plus affligeante que j'ai fait cette semaine là; malheureusement pour moi, car les sites valaient vraiment le détour (surtout la vallée de la Lune). Une des plus belles vues, je l'ai en fait découvert depuis les vitres du van qui me ramenait vers Calama (et son aéroport)... le jour du départ !

Programme : départ vers 15 heures, direction la "Valle de la Luna" : 1 arrêt pour payer l'entrée, 1 arrêt (assez) intéressant et un troisième totalement nul ! Puis direction la Vallée "de la Muerte", avec  un seul arrêt, cette fois pitoyable. Enfin, l'ultime halte : un promontoire qui surplombe San Pedro, avec juste une centaine d'autres touristes pour vous accompagner...

Un endroit calme à souhait, donc,  et idéal pour apprécier l'inévitable coucher de soleil...

Si vous passez par là, prenez le temps de visiter ces vallées, à pied, en vélo ou à cheval (bon, une voiture, c'est bien aussi !), et fuyez cette excursion minable...

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(La Vallée de la Lune, mai 2014) 

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En vélo depuis San Pedro de Atacama, il faut compter 5 km pour arriver jusqu'au parc. En comptant une dizaine de kilomètres pour le parcourir, ça fait tout de même au total une balade d'au moins 30 km... sous le soleil et à 2500 mètres d'altitude !

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Les agences ne savent plus quoi inventer, à l'instar de ce camion "safari", d'où les occupants peuvent siroter l'apéritif en admirant le coucher de soleil... trois mètres plus haut que tout le monde !

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26/05/2014

Les lagunas Miñiques et Miscanti

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(Lagunas Miñiques et Miscanti, mai 2014)

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Socaire se trouve à environ 90 kilomètres au sud de San Pedro de Atacama. On découvre ci-dessus sa petite église et une partie des terrasses, ainsi aménagées autour du petit village depuis près de 1000 ans!

20 kilomètres plus au sud, une piste monte en direction du Volcan Miñiques au pied duquel se trouvent les deux "lagunas".

Nous sommes passés en un peu plus d'une heure de 2500 à 4120 mètres d'altitude !

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La Laguna Miñiques, la plus petite, fait à peine 1,7 kilomètre de long.

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J'ai longtemps hésité à savoir si je devais  louer ou non une voiture pour ces quelques jours à Atacama. J'ai finalement décidé de ne pas le faire, puisque qu'ayant dans l'idée de passer du côté bolivien, le véhicule aurait été bloqué pour rien au moins quatre jours à San Pedro ! (il faut savoir aussi que le prix des locations est salé, et qu'il faut facilement compter 50 euros/jours pour un pot de yaourt et plus de 100 euros pour le premier 4x4 : seul, c'est la ruine ; à 3 ou 4, faut voir !).

Sans voiture, il n'y avait donc plus qu'une issue : l'excursion, ce truc qui m’insupporte vous pouvez même pas imaginer ! 

Autant vous le dire : je n'en ai apprécié aucune des cinq autour de San Pedro...

Si les agences se bousculent au village, ce n'est pas par leur imagination et leur créativité qu'elles se distinguent. Tout est formaté, identique, impersonnel, fade ; il n'est d'ailleurs pas rares que les agences se refilent les clients, histoire de rentabiliser les bus et les 4x4 ; pas de problème, puisque le programme est le même pour tous !

Et comme le touriste est là pour seulement 2 ou 3 jours, on s'arrange pour proposer des excursions bien calibrées : celles du matin (devrais-je dire de l'aube !) qui reviennent juste à temps pour l’immanquable déjeuner, puis celle qui de l'après midi, de 15h jusqu'au coucher du soleil... Il y en a aussi quelques-unes d'une journée (de 8h à 16/17 heures).

- les principales excursions du matin sont : "Geysers del Tatio"; "Valle ArcoiIris"; "Termas de Puritama"

- celles du soir : "Valle de la Luna y de la Muerte"; "Laguna Cejar y Ojo del Salar"

- celles de la journée complête : "Lagunas Altiplanicas" (Miñiques y Miscanti + Salar de Atacama); "Piedras Rojas"; "Salar de Tara".

C'est bien évidemment toujours au travers de la vitre que l'on voit les plus beaux paysages, et seulement au travers de la vitre ! Les excursionnistes ont en effet la fâcheuse habitude de rarement s’arrêter en chemin (sauf pour un tour aux toilettes ou bien à l'échoppe de souvenirs...).

Quand ils finissent par stopper le moteur, c'est toujours à moins de 50 mètres du "truc" à voir, d'où bien sûr les photos presque identiques que rapportent les touristes !

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Durant ce séjour dans l'altiplano, j'ai pu observer de très nombreuses hardes de vigognes (vicuñas). Cette altitude et ces rudes conditions climatiques ne conviennent apparemment pas au guanaco, qui est ici inexistant...

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Le volcan Miñiques surplombe les deux lacs du haut de ses 5910 mètres !

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La Laguna Miscanti, longue d'environ 6kilomètres, avec en arrière plan le Cordón de Puntas Negras .

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(Laguna Miscanti, mai 2014)

21/05/2014

Le Salar d'Atacama

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(Salar d'Atacama, mai 2014)

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(Salar d'Atacama, mai 2014)

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Un "salar" (ou "salinas") est le nom que l'on donne en Amérique du sud à un désert de sel.

C'est souvent à l'origine un lac dont l'alimentation en eau a été beaucoup moins importante que la forte évaporation ambiante.

Après des milliers d'années, les sédiments, constitués principalement de sels (chlorures, borates, carbonates et autres sulfates) apportés par les précipitations sur la chaîne andine voisine, se sont déposés dans le bassin sans être ensuite drainés vers la mer.

Le Salar d'Atacama, avec ses 3 000km² est le plus grand du Chili et le cinquième plus grand au monde. Il est à la même altitude que San Pedro, soit environ 2500 mètres.

La croûte du salar peut être plutôt lisse (comme c'est le cas à d'Uyuni ou à Salinas Grandes en Argentine) ou bien plutôt "tourmentée" comme ici : cela est dû au fait que les eaux du lac situé sous le salar, en s'évaporant, se "cimentent" avec les poussières et la sable apportés par les vents...

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Les zones d'extractions du Lithium : vue depuis l'avion du retour

et capture d'écran Google Earth.

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Les incroyables richesses de ces sols ont depuis le milieu du 19e siècle aiguisé l'appétit des puissances ; à commencer par le salpêtre (utilisé comme engrais mais également dans la fabrication de la poudre à canon) qui fut à l'origine de la Guerre du Pacifique (1879-1884) à l'issue de laquelle le Chili ravit à la Bolivie un territoire de 125 000km² et son unique accès à l'Océan Pacifique.

C'est aujourd'hui le lithium qui est devenu l'objet de toute les attentions : les salars de l'Altiplano bolivien, chilien et argentin (le fameux triangle du lithium) concentrent à eux seuls plus de 60% des réserves mondiales, et le Chili, grâce au seul Salar d'Atacama, en est aujourd'hui le premier producteur mondial.

Le lithium est très prisé dans l'industrie du verre, mais c'est surtout l’explosion de la demande pour la fabrication des batteries (pour l'automobile, la téléphonie et l'informatique) qui ont fait que son prix à décuplé ces dernières années.

Cette extraction "exponentielle" mais surtout hydrophage génère bien évidemment le dérèglement du fragile écosystème, ce qui n'est pas (encore) vraiment le premier souci des touristes de passage...

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Pluvier de la puna

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Flamant du Chili

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17/05/2014

San Pedro de Atacama (SPA)

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(San Pedro de Atacama, Mai 2014)

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Il ne reste pas grand chose de la première église dédié à San Pedro (Saint-Pierre), si ce n'est peut-être son inimitable style andin-colonial. La fondation du sanctuaire remonte au 16e siècle mais les murs actuels en briques d'adobe ont été érigés au 18e et 19e. La charpente en bois de caroubier et cactus semble elle aussi assez récente,

La tour d'origine, en bois, a été remplacée en 1964...

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(San Pedro de Atacama, Mai 2014)

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En toile de fond la Cordillère des Andes et ses volcans, dont le fameux Licancabur (dont je vous parlerai plus tard) qui marque la frontière avec la Bolivie.

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Si les rues en terre battue sont assez calme en journée (quand les touristes sont en excursion!), elle deviennent vite le soir noire de monde ! 

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Le Désert d'Atacama, avec ses 105 000 km², couvre près d' 1/7ème du territoire Chilien. C'est l'une des zones les plus arides au monde (seulement 0,8mm de pluie par an à Arica, par exemple) et celle qui présente la plus faible densité d'activité organique sur Terre !

san pedro de atacama .pngIl est bordé à l'est par une chaîne volcanique dont de nombreux sommets frôlent les 6000 mètres et qui font office de frontière "naturelle" avec la Bolivie et l'Argentine voisines.

Comme dans tout désert qui se respecte, on y trouve également quelques oasis, dont la plus fameuse : celle de San Pedro de Atacama, faiblement alimenté en eau par les Rios Puritama et Purificada.

Ce village d'environ cinq mille âmes est devenu depuis les années 1980 la principale plaque tournante du tourisme chilien : ses 4000 heures d'ensoleillement par an (ce qui signifie, pour faire court, du soleil tous les jours), la proximité de nombreux sites naturels (salars, lagunes, volcans, geysers, etc...) ou bien archéologiques, les activités multiples (randonnées à pied ou à cheval, ski sur les dunes, bains thermaux et autre promenade à vélo), la proximité des frontières argentine et bolivienne en on fait la cible idéale des touristes du monde entier.
San pedro est également le point de départ idéal pour une virée dans le Lipez jusqu'au salar d'Uyuni...

Ce succès a évidemment un prix : plus aucun descendant Atacameña n'habite les quelques rues en terre battue du village, aujourd'hui uniquement phagocytées par les hôtels, les bars-restaurants et les agences proposant toutes les mêmes excursions...

Les habitants, totalement inféodés au tourisme (bien plus rarement au travail d'extraction de minerais) se sont repliés au nord et à l'est du village, dans des zones moins sexy et assez loin du regard des visiteurs...

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Sur la jolie place qui jouxte l'église, on trouve quelques arbres centenaires.

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Le marché artisanal, dont la quasi totalité des produits proviennent de la Bolivie voisine... quand ce n'est pas de Chine !

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(San Pedro de Atacama, Mai 2014)

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L'Atacama est un désert d'altitude ; San Pedro se trouve à 2438m au dessus du niveau de la mer !

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Gustave Le Paige, prêtre jésuite Belge, également ethnologue et archéologue, a réuni à partir des années 50 une importante collection d'artefacts prouvant que la présence humaine sur les terres d'Atacama datait d'au moins 10 000 ans. 

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Le musée qui présente cette collection a probablement perdu une partie de ces visiteurs depuis 2008, date a laquelle il a cessé d'exposer des momies vieilles de 2500 ans !

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Poterie Atacameña (à droite) et Tiwanaku (à gauche)

La culture d'Atacama a fortement été  influencé par celle de Tiwanaku, qui domina la moitié sud des Andes entre le 5e et le 11e siècle. Le coeur de cette civilisation battait 800km plus au nord, près des rives du Lac Titicaca (voir mon post de juin 2009).

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Les rues sont bien calmes au petit matin...

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Les employés de tout ces commerces qui vivent du tourisme (chauffeur, guides, femme de chambre, cuisiniers, etc...) sont relégués aux abords du village, dans des maisons qui n'ont pas vraiment le charme "traditionnel" de l'adobe...

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(San Pedro de Atacama, Mai 2014)

29/04/2014

Mendoza (jour 10 et fin !)

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Les "Chevaux de Marly" du Parc San Martin.

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(Mendoza, 17 mars 2014)

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Le Paseo Sarmiento est piétonnier sur trois cuadras, soit environ 400 mètres.

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Voilà, le récit de mon petit voyage de dix jours touche à sa fin !

Je serais bien resté perché dans la montagne plus longtemps, mais il était temps de rentrer. Je passais donc une nuit à Mendoza, d’où je devais prendre mon vol pour Buenos Aires.

0a.jpgUne fois de plus, je n'ai pas été vraiment emballé par la ville, même si j’admets que c'est la plus agréable des cinq "Capitales" de province que j'ai visité au cours de cette semaine.

La ville est verte et "aérée" et les avenues, à l'instar du Paseo Sarmiento, sont généreusement plantées de platanes. La place centrale est inhabituellement grande, puisque qu'elle couvre quatre "manzana" (paté de maison), soit un carré d'environ 250m de côté.

On trouve aussi quatre autres places (d'Espagne, d'Italie, du Chili et... San Martin) cette fois de taille "normale" et situées à un "cuadra" de chaque angle de la place centrale ; ce qui est également assez inhabituel...

Côté verdure, il y a encore le très joli Parc San martin, dessiné par l'incontournable Charles Thays, le créateur des principaux jardins de Buenos Aires. Ce parc est doté d'une imprésionnante grille d'entrée toute dorée, d'une réplique des Chevaux de Marly et d'un lac de près d'un kilomètre de long...

Mendoza a été victime en 1861 d'un tragique tremblement de terre qui a rasé la ville et tué 10 000 personnes. A partir de 1863,  un Français, Jules Balofret,, a redessiné cette capitale régionale dont la population métropolitaine, forte d' 1 350 000 habitants, la hisse en quatrième position des centres urbains argentins, après Buenos Aires, Córdoba et Rosario...

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L'hôtel Hyatt, place Independencia

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La Plaza Pedro del Castillo doit son nom au conquistador qui fonda  la ville (en 1561) en l'honneur de son maître Garcia Hurtado de Mendoza, gouverneur du Chili et vice-roi du Pérou.

Cette place, qui accueille un musée (fermé le lundi, jours de ma visite !) consacré à l'histoire de la ville ainsi que les ruines de l'église jésuite San Francisco, nous rappelle qu'ici battait le cœur de la cité avant le terrible tremblement de terre de mars 1861.

Suite à ce séisme, au cours duquel péri la moitié de la population, on transféra la place principale à deux kilomètres de là...

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Ruines de l’Église San Francisco

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A gauche, l'incontournable monument en l'honneur du Général San Martin, qui se trouve vous l'aurez deviné... Place San Martin !

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La Maison du Gouvernement

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La superbe grille d'entrée du Parc San Martin.
On aperçoit juste derrière une reproduction des Chevaux de Marly.

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(Mendoza, 17 mars 2014)

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On trouve en Argentine de nombreuses "Avenues Boulogne-sur-Mer". C'est en hommage au Général San Martin (eh oui! encore lui) qui décéda dans le Nord-Pas-de-Calais en 1850, après une vingtaine d'années d’exil (volontaire) en France.

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J'ai visité la plupart des régions viticoles françaises et il y en a certaines dont les paysages m'ont réellement marqués. Ce ne fut pas vraiment le cas ici, autour de Mendoza, où tout est désespérément plat et plutôt fade ; en fait, seule parfois la vision de la Cordillère tout au fond relève un peu le tableau...

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La bodéga Ruca Malen, au bord de la Ruta 7

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(Mendoza, 17 mars 2014)

27/04/2014

Sur la route de l'Aconcagua (jour 9)

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 (16 mars 2014)

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Laguna "los Horcones"

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L'Aconcagua, avec ses 6962 mètres, est le plus haut sommet des Amériques.

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Un lièvre...

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OK, je l'admet, le titre du post est un peu présomptueux : si j'ai vu l'Aconcagua, c'est tout de même d'assez loin, et je n'ai pas non plus suivi l'un des sentiers qui permet, après 8 ou 11 heures de marches d'accéder aux premiers camps de base !

En fait, quand j'évoque la "route de l'Aconcagua", je pense plutôt à ce tronçon de la Ruta 7 qui mène sur environ 80 kilomètres de Uspallata à la frontière chilienne, en longeant les vallées où coulent les Rios Mendoza et Las Cuevas : une très bonne route qui offre des paysages vraiment somptueux.

L'entrée du Parc de L'Aconcagua se trouve environ à trois kilomètres du Pont de l'Inca. On pose la voiture, et c'est parti pour un grand bol d'air frais.

J'ai eu également la chance d’apercevoir un couple de condors que je suis resté une bonne heure à contempler...   

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Un condor des Andes

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Le pont suspendu ; c'est à partir de là que commencent les treks plus "physiques" !

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Le couple de condors

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Condor au-dessus de l'Aconcagua !

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 (16 mars 2014)

22/04/2014

Le Pont de l'Inca

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(Le Pont de l'Inca, 15 mars 2014)

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El Puente del Inca se trouve à 70 km d'Uspallata, 130km de Mendoza et à environ 17 km de la frontière avec le Chili ; nous sommes à 2717 mètres d'altitude.

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Restauration légère, commodités, magasins de souvenirs : tout est prévu pour les touristes dont le bus ne s'arrête qu'une poignée de minutes !

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(Le Pont de l'Inca, 15 mars 2014)

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Juste au dessus de ce qu'il reste des thermes, on trouve une petite chapelle. L'Hôtel Puente del Inca, qui se trouvait juste à côté, a été emporté par un éboulement en 1965, puis abandonné...

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Depuis 2005, le pont est interdit au public ; les personnes sur la photo avaient semble-t-il quelque autorisation !

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Une carte postale ou l'on découvre que la route passait alors "sur" le Pont de l'Inca...

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Je ne suis pas certain que les visiteurs soient nombreux à venir jusqu'ici uniquement pour admirer le Pont de l'Inca ; mais comme ce dernier est heureusement situé juste au bord de la route, tous les voyageurs qui se rendent au Chili (ou qui en viennent), ou bien encore les randonneurs qui s'en vont crapahuter dans le Parc de l'Aconcagua tout proche, s'y attardent avec plaisir quelques instants.

Il faut dire que la visite est brève : on observe le pont depuis la rive Est du Rio de Las Cuevas ...et puis c'est tout : depuis 2005, par principe de précaution, l'accès au pont est en effet interdit au public ; officiellement pour risque d’écroulement, mais plus certainement pour éviter les accidents !

Fini donc l'escalade ou les trempettes dans une eau à 37°...

Mais bon, l'endroit a du charme et les couleurs sont extraordinaires, surtout quand le soleil est de la partie (ou la neige en hiver). Le Pont de l'Inca a aussi son histoire récente, celle d'un l'hôtel pour curistes fortunés, construit en 1917 et détruit par un dramatique éboulement en 1965. Seule subsiste aujourd'hui la petite chapelle et une partie des thermes.

Le pont a enfin bien évidemment sa légende qui se décline en de nombreuses versions ! En voici une parmi d'autres : un roi Inca était venu depuis Cuzco pour y guérir son fils atteint dune maladie inconnue. La source d'eau se trouvant de l'autre côté du rio, les braves soldats formèrent un pont de leur corps. Le père accompagna son fils boire l'eau miraculeuse de la source, et quand ils se retournèrent, les vaillants fantassins étaient tous pétrifiés... mais le fils guéri !

Les géologues avancent deux hypothèses quant à l'origine du pont qui mesure 48 mètres de long, 28 mètres de large et 8 mètres d’épaisseur : Une version "glace" et une version "moraine" ; dans les deux cas, ce sont les eaux thermales riches en sel, en fer et autre soufre qui ont cimenté avec le temps la couche de roches agglomérées sur le dessus...  

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Le Ferrocarril Trasandino fait partie intégrante de l'histoire de la Vallée, et il a sans doute largement contribué à la renommée du Pont de l'Inca où il déposait chaque années des centaines de curistes.

La ligne de chemin de fer, inaugurée en 1910, reliait sur 250 kilomètres Mendoza à Los Andes (au Chili). Elle transporta des passagers jusqu'en 1978, et du fret quatre années de plus.

En ce début de 20e siècle, les voyageurs n'avaient alors besoin que de 36 heures (correspondances incluses) pour rallier (sur 1 400km)  le port de Buenos Aires, sur la côte atlantique, à celui de Valparaiso, côté pacifique.

Par la mer (en passant par le Cap Horn) il fallait alors compter 11 jours de traversée !

Cette voie ferroviaire était aussi, de fait, la transcontinentale la plus haute du monde : dans la vallée de Las Cuevas, située entre les massifs de l'Aconcagua (6962m) et du Juncal (5965m), le Trasandino empruntait, à 3200 mètres d'altitude, un étroit tunnel de 3,2km entre l'Argentine et le Chili.

Depuis 1980, c'est un nouveau tunnel, autoroutier cette fois, mais toujours parallèle au premier, qui a pris la relève...

Le transport aérien mettra un peu de temps avant de détrôner le rail ; ce n'est en effet qu'à partir de 1929 que l'Aéropostale (et ses mythiques pionniers : Jean Mermoz, Henri Guillaumet ou bien encore Antoine de Saint-Exupéry) ouvrira ses premières lignes régulières destinées à transporter le courrier et quelques marchandises...

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La "estación Puente del Inca"

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(15 mars 2014)

18/04/2014

De San Juan à Uspallata (jour 8)

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"Vérifiez la hauteur de l'eau avant de traverser" !

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(San Juan, 15 mars 2014)

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 Une fois de plus, la plaza mayor (la place principale) de la ville se nomme "Place du 25 Mai"; on y retrouve (comme d'habitude !)  la cathédrale, mais également ce monument à la mémoire du Président Sarmiento...

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La cathédrale originelle de 1712, consacrée à Saint Joseph, fut détruite en 1944 par un tremblement de terre qui ravagea la province. En 1979, on inaugurait ce nouvel édifice, aujourd'hui dédié à Saint-Jean-Baptiste...

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On trouve à trois "cuadras" de la cathédrale la "Maison natale de Sarmiento".

Domingo Faustino Sarmiento est l'enfant du Pays. Homme politique, écrivain, directeur de presse, il accède à la Présidence en 1868. Fervent défenseur de la démocratie, il est également profondément engagé pour l'éducation, la laïcité, et la condition féminine. C''est un peu (pour faire court) le Jules Ferry Argentin. Ayant beaucoup voyagé de par le Monde, il en rapporte de nouvelles idées et tente de les appliquer au modèle argentin, faisant passer alors le pays, bien souvent à la botte de quelques petits dictateurs locaux (les caudillos) à une société plus moderne, éduquée et développée.

Comme pour la plupart des hommes politiques argentins du 19e siècle, cette médaille à bien sûr son revers : voici ce que par exemple Sarmiento disait des indiens : "Parviendrons-nous à exterminer les Indiens ? J’éprouve pour les sauvages d’Amérique une invincible répugnance, sans pouvoir y remédier. Cette canaille n’est autre chose que quelques Indiens répugnants que je donnerais l’ordre de pendre s’ils réapparaissaient aujourd’hui. Lautaro et Caupolicán sont des Indiens pouilleux, car ils le sont tous. Incapables de progrès, leur extermination est providentielle et utile, sublime et grande. Il y a lieu de les exterminer, sans pardonner même au petit, lequel possède déjà la haine instinctive contre l’homme civilisé",

Ou bien encore ce qu'il disait des juifs : "Le peuple juif. Dispersé sur toute la terre, à exercer l’usure et à accumuler des millions, rejetant la patrie dans laquelle il naît et meurt, au bénéfice d’une patrie idéale que baigne chichement le Jourdain, et à laquelle il ne pense pas retourner jamais. Ce songe, qui se perpétue depuis vingt ou trente siècles, car provenant de l’origine même de la race, continue jusqu’à aujourd’hui à perturber l’économie des sociétés dans lesquelles ils vivent, mais dont ils ne font pas partie. Et en ce moment même, dans la Russie barbare comme dans la Prusse illustre, s’élève le cri de répulsion contre ce peuple, qui se croit élu mais est dépourvu de sentiment humain, d’amour du prochain, d’attache à la terre, du culte de l’héroïsme, de vertu, des hauts faits où que ceux-ci se produisent"

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Une sculpture de Sarmiento, devant "Sa" maison.

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En ce huitième jour, je n'avais rien de vraiment prévu, si ce n'est de descendre plus au sud en direction de Mendoza.

La visite de San Juan fut assez rapide. Il ne reste rien de la cité coloniale, fondée en 1562 par Juan Jufré, depuis que le tremblement de terre de 1944 a dévasté la ville. Le seul vestige (redressé ?) étant la maison natale du 7e chef de l’État argentin.

Puis ce fut 170 kilomètres plutôt fades sur la route 40, définitivement moins pittoresque par ici que plus au nord.

Arrivé à Mendoza, je n'avais qu'une envie : de nouveau grimper dans la montagne !

Je décidais alors qu'Uspallata serait mon douillet refuge pour la nuit. A 20 km au sud de Mendoza, je m’engageais plein ouest sur la Ruta 7, cette route historique longue de 1200 km qui relie Buenos Aires à la frontière chilienne ! Des 600 à 800 mètres d'altitude rencontrés au cours de la journée, je repassais allègrement au-dessus des 2000 mètres, en remontant la sinueuse et magnifique vallée au fond de laquelle coulait, assez faiblement en cette saison, le Rio Mendoza !

Après un peu plus de 100 kilomètres, je découvrais alors comme une sorte d'oasis au beau milieu des sierras arides : Uspallata...

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Les vignes de San Juan, avec en arrière plan,  les Andes et la pré-cordillère...

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Le lac de retenue de Potrerillos (où passait la Ruta 7 d'origine) a été inauguré en 2001. Il mesure environ 14 km de long sur 2 à 3 km de large...

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Tout au long de la vallée, la route suit à la fois le Rio Mendoza, mais aussi la ligne de chemin de fer "Transandino" aujourd'hui désaffectée, qui reliât entre 1910 et 1984 les villes de Mendoza (en Argentine) et Santa Rosa de Los Andes (au Chili), distante d'environ 250 kilomètres !

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(La vallée du Rio Mendoza, 15 mars 2014)

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(Uspallata, 15 mars 2014)

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(Uspallata, 15 mars 2014)

15/04/2014

Où je rate la Vallée Fertile... (jours 7)

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(Vendredi 14 mars 2014)

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Euh ! Là non, c'est vraiment pas possible !

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Pour ce septième jour, mon plan était bétonné : à peine plus de 200 km pour me rendre de San Agustin à San Juan, plus au sud ; une journée super cool, à découvrir sereinement la fameuse Vallée Fertile...

Mais une fois de plus, je jouais de malchance ; suite aux orages (apparemment) diluviens de la veille, je trouvais la route coupée juste à la sortie de San Agustin del Valle Fèrtil. La ruta 27 qui part à l'Est l'était également.

Zéro solution, sauf de remonter plein nord et faire un grand détour par Patquia (petite bourgade insignifiante que je hais maintenant pour avoir du y passer trois fois à mon corps défendant !), puis Chepes.

Avec bien plus de 500km au compteur à l'arrivée, j'explosais évidemment un peu le programme !

Les routes (assez monotones) que je découvris ce jour là me donnèrent une petite idée de ce à quoi s'attendre quand l'eau se déchaîne...

Plus de 300km pour un simple détour ! Welcome Argentina !

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Et puis là, heureusement qu'il y a une déviation :)

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(Vendredi 14 mars 2014)

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Autels en l'honneur du Gauchito Gil...

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Ces quelques centaines de kilomètres m'ont aussi permis de découvrir ces dizaines d'autels, entre autres à la gloire du Gauchito Gil (comme ci-dessus) ou bien à celle de La Difunta Correa (ci-dessous).

Hasard ou habile transition, c'est le seul moment de la journée ou je profitais d'une pause bien méritée afin de visiter, à Vallecito, le fameux

Sanctuaire de la Difunta Correa...

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De nombreuse vignes annonçaient la ville de San Juan...

13/04/2014

Le Sanctuaire de la Difunta Correa à Vallecito

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Sur le bord d'une route, des centaines de bouteilles d'eau sont amassées autour d'un petit autel dédié à la "Défunte Correa".

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(Vallecito, 14 mars 2014)

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On trouve dans la partie basse du sanctuaire une vingtaine de "chapelles" dont les murs sont recouverts d’ex-voto.

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La chapelle où reposerait le corps de Deolinda, et toujours de l'eau pour apaiser sa soif par delà la mort...

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Syncrétisme totalement assumé sur cet autel ou se côtoient entre autres la Difunta Correa, le Christ, Gauchito Gil (avec son foulard rouge) ou bien encore la Vierge de Luján !

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Les offrandes, rassemblées pêle-mêle mais par genre, représentent soit des vœux, soit des remerciements suite à une faveur obtenue : ici des maisons et des jouets, là des trophées sportifs, où bien encore des cadres et des robes de mariée !

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On découvre, dressés sur le bord des routes argentines, des milliers d'humbles petits sanctuaires, souvent fait de bric et de broc.

S'ils sont parfois dédiés à quelques Saintes et Saints (ou bien encore à des personnes décédées lors d'un accident), les grands "vainqueurs" toutes catégories confondues de ces érections sauvages sont, sans conteste, la Difunta Correa et le Gauchito Gil.

Ces deux personnages (réels ou mythiques, selon le point de vue de chacun, mais qui n'ont jamais été "sanctifié" par l’Église) font l'objet d'un culte absolument incroyable, infiniment plus important que pour la plupart des autres Saints ; ils attirent à eux deux les pèlerins par centaines de milliers.

Ici, à Vallecito (un petit village situé à une soixantaine de kilomètres de San Juan, capitale de la province éponyme), on parle d'un million de fervents visiteurs qui viennent  chaque année se recueillir dans le sanctuaire de la Difunta Correa !

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Tout parait ici tellement décalé pour le profane,  qu'il n'y a plus vraiment lieu de s’étonner en découvrant, ici une montagne de vélos, ou bien là un musée ou trône les gants de boxes, le short où la serviette de bain de quelques célébrités...

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Une galerie couverte (et aussi passablement recouverte !) mène au petit sanctuaire en haut de la colline. C'est apparemment l'endroit idéal pour y laisser sa plaque minéralogique !

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Deolinda Correa était une jeune femme dont l’époux fut recruté durant l'une des guerres civiles qui agita l'Argentine au milieu du 19ème siècle.

Inquiète pour son mari elle entreprit de suivre, avec son jeune bébé  la petite armée jusque dans les déserts reculés de San Juan. Ses maigres provisions épuisées, elle se coucha à l’ombre d’un arbre, son fils au sein, et finit par mourir de soif, de faim et d’épuisement.

Des muletiers retrouvèrent le lendemain son corps sans vie, mais le nourrisson, qui avait continué à téter sa mère, était toujours vivant.

On ne connaît pas avec certitude le destin de cet enfant, mais sa mère reposerait depuis ici, au pied de la petite colline de Vallecito.

On attribua très vite à cette mère formidable (mais également épouse exemplaire puisque prête à tout pour son mari !) de nombreux miracles, à commencer par celui de la survie de son fils par delà sa propre mort...

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Partout sur la colline, de petites maisons de bois et de carton comme autant d'ex-voto.

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Des vêtement, des drapeaux, des photos, des chaussures, des casques de chantier, ... : un vrai inventaire à la Prévert ! Et toujours bien sûr des bouteilles d'eau, comme sur le bord des routes.

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En haut de la colline, deux représentations taille nature de la Difunta : c'est ici qu'elle serait décédée...

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 (Vallecito, vendredi 14 mars)

08/04/2014

De Villa Unión à San Agustin del Valle Fértil (jour 6)

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(Villa Unión, 13 mars 2014)

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La saison des vendanges touche à sa fin et les grappes sur les ceps se font rares...

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Ma petite Clio qui s'est pendant dix jours parfaitement comportée !

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Journée plutôt calme. J'avais décidé de visiter le Parc Ischigualasto avant de me diriger vers San Agustin del Valle Fértil, soit 200 kilomètres environ. La journée, commencée sous un soleil radieux, finissait sous un ciel chargé qui annonçait les orages de la nuit...

Je passait aussi en quelques kilomètres d'une vallée extrêmement aride à une autre qui ne porte pas son nom tout à fait par hasard !

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(San Agustin del Valle Fértil, 13 mars 2014)

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Le lac de retenue de San Agustin

05/04/2014

Le Parc d'Ischigualasto (la Vallée de la Lune)

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ischigualasto : la moitié des blogs et des guides affirment que ce nom signifie " terre sans vie". L'autre moitié des blogs et des guides (ainsi que wikipedia) opte pour " le lieu où se pose la lune"... ce qui vous l'avouerez n'a vraiment rien à voir !

Ce mot est pourtant censé venir du Quechua, une langue encore vivante, et je n'en connais toujours pas avec certitude l'origine !

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Juste avant d'arriver au parc, deux maras traversent (paisiblement) la route. Ce sont les premiers que je vois ailleurs qu'au zoo de Buenos Aires !

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Le premier arrêt est pour nous présenter le site et nous rappeler les consignes (faites pas ci, faites pas ça !). On a même la chance contempler sous un rocher les uniques fossiles (de plantes)...de la matinée !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Le second arrêt sera pour la fameuse "Vallée de la Lune", l'autre nom donné au parc provincial ; c'est évidemment plus facile à retenir que "Ischigualasto" !

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Et rebelote : pendant cette troisième (et dernière) visite "encadrée" de la semaine, j'ai de nouveau rongé mon frein et tempéré ma frustration !

Mais heureusement, comme pour le Cañon de Talampaya et la Laguna Brava, il me restait le paysage, assez extraordinaire pour me sauver la mise...

Avant d'écrire un article, je me promène souvent sur le net, pour, avant tout, recouper des informations qui me semblent approximatives ou même parfois carrément farfelues. Ce que j'ai découvert sur les blogs à propos de ce parc fut assez navrant, dans le sens ou tout le monde dit exactement la même chose et montre exactement les mêmes images !

Ceci pour la bonne raison que tout le monde a fait, au mètre près, le même parcours (d'ailleurs aussi peut-être avec le même guide !). Vous ne trouverez donc rien de bien original dans ce post !

La visite se fait en convoi de voitures particulières qui cheminent à la queue leu-leu, avec en prime la poussière de celui qui vous précède (nous étions ce jeudi-là, en basse saison, 13 voitures et environ 32 touristes !). Cinq arrêts sont prévus sur les vingt premiers kilomètres, puis il faut refaire la même distance pour retourner jusqu'à l'entrée du parc (il y a une seconde piste, mais elle n'était pas praticable ce jour là).

Les arrêts durent entre 15 et 20 minutes et le "tour" complet environ 3 heures.

Sincèrement, je n'ai pas trop aimé la visite, ou plutôt devrais-je dire la "façon" dont elle est organisée...

Et puis nous vendre à tout bout de champ que l'endroit est juste exceptionnel ; qu'on y trouve (ou a trouvé) des centaines de squelettes de dinosaures ayant vécu sur des périodes couvrant plusieurs millions d'années ; que c'est une incroyable et unique (au monde!) réserve fossilifère ; pour en fin de compte ne nous montrer qu'une unique et petite fougère de cinq centimètres de long, c'est vous l'avouerez un brin frustrant !

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On découvre au troisième arrêt les fameuses "boules". Là encore je suis dans l'expectative : certains disent qu'il y en a des centaines à travers le parc, d'autres qu'elles sont toutes rassemblées ici afin de les protéger des vols ! Allez savoir...

Quant à leur origine, on lit aussi un peu n'importe quoi, comme par exemple ICI : "elles se sont formées dans les montagnes et sont descendues dans la plaine". Ben oui, genre elles ont roulé jusqu'en bas avec le temps... C'est passablement idiot, mais en définitive assez joli :)

Et à ceux qui ânonnent en boucle que c'est le seul endroit au monde où l'on trouve ce type de bouboule, qu'ils aillent jeter un coup d'oeil par ICI. J'ajouterais enfin que j'en possède d'ailleurs une de ce genre, mais que la mienne vient du désert... lybique !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ça, c'est le "sous-marin (sic), au quatrième arrêt !

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On aperçoit souvent à Ischigalasto des renards gris d'Argentine (Lycalopex griseus). Ces derniers, habitués au va-et-vient quotidien des voitures, viennent en quête de quelque nourriture abandonnée par le visiteur...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Et enfin "le champignon" (mon dieu que c'est original!) au cinquième et dernier arrêt...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

31/03/2014

La Laguna Brava (jour 5)

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(La Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Quelques kilomètres après Vinchina, on traverse la "précordillère", reconnaissable à ces strates dressées presque à la verticale.

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Sur la gauche, la route passe au pied de l'étrange "Pyramide", une formation rocheuse naturelle (je sais, ça parait énorme, mais c'est vraiment naturel !)

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Les Vigognes et les Guanacos font partie de la même famille des camélidés. Comme sur cette photo, on trouve parfois une horde des uns pâturant près de celle des autres (ici, les vigognes sont au premier plan, et les guanacos juste derrière). Ils ne sont par contre pas du même "genre" et ne se "mélangent" donc jamais...

La vigogne est à la fois plus petite et plus fine. Quand au guanaco, on le reconnait avant tout à son museau, son visage et ses oreilles qui sont d'un gris noirâtre.

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La Laguna Brava se trouve à environ 200 kilomètres au nord de Villa Unión. Une route asphaltée mène d'abord au village de Vinchina (où se trouve l'entrée du parc provincial), avant de laisser place à une piste sinueuse jusqu'à la laguna. On passe alors assez vite de 1 200 à plus de 4 200 mètres...

Je dois avouer que si je devais garder un seul souvenir de ce périple de 10 jours, je choisirais cette ballade jusqu'à la laguna ; je précise bien la "ballade", car plus encore que la lagune saline elle-même, ce sont les montagnes qui la précèdent sur les vingt derniers kilomètres qui méritent surtout le détour : les formes sont douces, toutes en courbes, et le camaïeu tendre, pastel et souvent clair des teintes est juste extraordinaire !

La laguna, longue d'une petite vingtaine de kilomètres (sur un à trois de largeur), est  bien évidemment de toute beauté, surtout depuis ses berges colorées d'où l'on admire de nombreuses espèces de flamants.

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Au loin, le Volcan Veladero, qui culmine à 6436 mètres !

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Quelques geysers plutôt "inactifs"...

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Un flamant des Andes

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Je prenais quelques clichés quand j'ai aperçu un renard approchant dans ma direction (il est au centre de l'image ci-dessus). J'ai vite compris qu'il était plus intéressé par le petit troupeau paisible de vigognes à ma gauche que par mon réflex, et que son but était probablement de semer la zizanie dans le harpail pour ensuite s'attaquer plus facilement au jeune le plus faible.

Mais il n'en aura pas l'occasion : en une fraction de seconde, celui que je suppute être le mâle dominant s'est littéralement jeté sur le goupil déconfit et l'a poursuivi sur plusieurs centaines de mètres devant son harem ébaubi !  

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Une dizaine de refuges furent construits dans les années 1870 dans la vallée afin d'abriter les gauchos qui menait du bétail d'Argentine au Chili. Celui-ci, qui surplombe le lac, à ceci de particulier qu'il abrite la tombe d'un Chilien mort ici de froid en 1964.

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Comme pour la visite de Talampaya la veille, je n’étais de nouveau, malheureusement, pas maître de l'organisation.

Si il est possible de se rendre jusqu'à la lagune avec son propre véhicule, on ne peut de toute façon entrer  dans le parc sans être accompagné d'un guide habilité. J'avais donc trouvé, via mon hôtel, un chauffeur-guide et son 4X4 ; le prix annoncé était de 500 pesos si il trouvait d'autres pigeons touristes intéressés ! (auquel il fallait ajouter 40 pesos pour l'entrée sur le parc).

L'excursion en tant que telle fut carrément naze, en dépit des merveilles qui nous entouraient. Dans la montée magnifique qui nous menait à la Lagune, Emilio (le guide-chauffeur) a à chaque fois, sous divers prétextes, refusé de s’arrêter, que ce soit pour admirer la vue ou bien prendre une photo.

Il nous disait que nous le ferions au retour, ce qui s'est évidemment avéré un pieux mensonge...

Le premier et unique stop fut au bord de la lagune, près du seul autre 4x4 à des kilomètres à la ronde. Au bout de 20 ou 30 minutes, prêt à repartir, il nous proposa de nous emmener de l'autre coté de la lagune ; c'était parait-il encore plus joli là-bas ! Mais pour ce petit plus, il nous demanderait 100 pesos de supplément à chacun ! Ce n'était ni plus ni moins du racket, contraint que nous étions à lui dire oui ! Nous n'étions pas venu de si loin pour rien !

Emilio a donc fait 15km de plus (j'ai vérifié avec Google Earth) avant de se garer de l'autre côté de la lagune ...  de nouveau près de la voiture de son pote. Deuxième arrêt !

Le troisième et dernier arrêt fut près d'un refuge, en redescendant vers Vinchina, et bien évidemment près du sempiternel 4x4 ; cette fois pour grignoter nos sandwichs. 

Si je vous raconte cela, ce n'est pas pour me plaindre (même si j'étais prêt à étrangler cette espèce d'enfoiré), j'en ai vu d'autre, mais prévenir de futurs voyageur afin qu'ils prennent les devants...

J'ai tout de même réussi à faire des photos depuis la voiture, et en sauver quelques unes....

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

28/03/2014

Le Cañon de Talampaya

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(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)

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Au centre d'accueil des visiteurs, un petit sentier aménagé présente une quinzaine de restitutions de dinosaures. C'est pas vraiment intéressant, mais ça tue une dizaine de minutes en attendant son "tour" !

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L'entrée du Cañon

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Il est difficile de dissocier le parc de Talampaya de celui d'Ischigualasto.

D'abord parce qu’ils sont d'un seul tenant (seulement traversés par la frontière séparant les provinces de la Rioja et de San Juan) et surtout parce que les 2750km² de ces deux parcs furent classés Patrimoine mondial de l'Unesco en 2000 en raison de leur totale interdépendance : à eux deux, il renferment l'ensemble fossilifère et géologique le plus complet au monde concernant la période du Trias (ou Triasique).

06) Talampaya.jpgLe Trias, qui a duré une cinquantaine de millions d'années (entre -252 et -201), a vu proliférer les dinosaures et naître les mammifères. Pendant ce temps, la Pangée entamait sa lente dislocation qui se poursuit encore aujourd'hui...

Si je ne souhaite en aucun cas dissuader les éventuels touristes, je dois reconnaître que malgré la beauté du site, j'ai quelque peu été déçu.

Plusieurs raison à cela, à commencer par la quasi "privatisation" du parc estampillé "Unesco", qui laisse en définitive très peu de liberté au visiteur : les excursions (obligatoires) sont totalement encadrées (il ne faut pas s'éloigner du camion!), et à un prix que je trouve excessif (entre 250 et 300 pesos + le droit d'entrée sur le parc !) au regard de la prestation offerte.

La "ballade" se résume en fait à un circuit de trois stop dans le petit canyon (qui fait moins de trois kilomètres de long), puis un quatrième et dernier arrêt pour découvrir quelques formations rocheuses, baptisées de sobriquets à l'attention du touriste : le champignon, le totem, le moine, etc...

Une bien courte visite en somme ! 

Une autre remarque : on vous vend les deux parcs comme étant d'incroyables réservoirs de fossiles triasiques, alors que le seul que nous verrons (à Ischigualasto) sera celui d'une petite fougère de 5 cm de long !

Mais sans doute ma plus grande frustration fut de n'avoir que cette unique alternative, et ne malheureusement pouvoir découvrir qu'une infime partie de ce grand parc.  

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Un guanaco passe par là...

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Certaines parois du canyon atteignent les 150 mètres de hauteur !

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(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)

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Tout au long de la visite, on découvre les nombreuses formes qu'a engendrée l'érosion au fil des millénaires.

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Des hommes ont évidemment très vite reconnus le caractère unique du lieu et y ont laissé des traces. Malheureusement, aucune datation réaliste ne peut aujourd'hui être avancée quant à ces pétroglyphes...

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Mortiers aménagés à même roc.

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Comme dans tous ces parcs "minéraux", on nomme les roches d'après leur forme (approximative) : Le totem, le champignon, le moine, etc...

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(Parque de Talampaya, 11 mars 2014)

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26/03/2014

De Catarmarca à La Rioja (jour 3)

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La Cathédrale Basilique Nuestra Señora del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca.

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(10 mars 2014)

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La Maison du Gouvernement

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Temple et couvent de San Francisco

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San Fernando de Catamarca

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Suite au violent orage de la veille, je m'étais "réfugié" à Catamarca, ce qui n'était pas du tout prévu au programme.

Au petit matin, je visite rapidement la ville qui n'a (je commence à avoir l'habitude) rien de bien original : la plupart des bâtiments intéressants se trouvent sur la place centrale qui mesure 130 mètres de côté, se nomme invariablement "25 de Mayo" (25 mai 1810, date de la Révolution), "Independencia" ou "9 de Julio" (9 juillet 1816, date de l'indépendance). Tout aussi invariablement, il trône une fois sur deux en son centre une statue équestre du "Libertador", le Général San martin !

Après cette rapide visite, je reprends la route, en direction de Villa Unión, à environ 420 km de là.

Après avoir traversé de très jolies vallées, patatras !, je me trouve bloqué à 70km de ma destination : la route est coupée. C'est pourtant là que commence la fameuse "Cuesta Miranda", une des plus jolie côte d'Argentine !

Demandant au préposé comment je dois m'y prendre pour atteindre Villa Unión, ce dernier me conseille, sans affectation aucune, de passer par Patquía, à 170 km de là. Vu qu'il faudra y ajouter les 200 km qui mènent à ma destination finale, ce n'est rien de moins qu'un détour de 370 km qu'il me propose là. De toute façon, c'est ça ou rien...

Fataliste, je me dirige donc vers Patquía pour au moins dans un premier temps (vu que l'heure tourne) y passer la nuit. Mais nouvelle déception : ce gros point noir sur ma carte s'avère être en fait un trou perdu, et après la visite du seul hôtel (carrément miteux), je décide de pousser 70 km de plus jusqu'à La Rioja, la capitale de la province éponyme, afin d'y trouver le gîte. Une nouvelle étape qui n'était pas, elle non plus, prévu au programme !

J'y trouve un hôtel tout près de la place centrale qui, tout comme celle de ce matin, fait 130 mètres de côté et se nomme "25 de Mayo". Comme celle de matin, on y trouve la cathédrale, la Maison du Gouvernement, et en son centre l'incontournable statue équestre du Général San Martin !

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Entre Villa Mazán et Aímogasta, route 60

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L'église de San Blas de las Sauces (les saules), fondée en 1732.

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Un repère d'ufologue ?

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(10 mars 2014)

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La fameuse "Ruta 40". 3900km plus au sud s'ouvre le Détroit de Magellan !

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Les contreforts de la Sierra Famatina dont le plus haut sommet, le "Cerro General Belgrano" culmine à 6250 mètres.

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A 70 km de Villa Unión, ces montagnes toutes d'ocres annoncent la Cuesta Miranda... que je ne verrais jamais !

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Le Saint patron de La Rioja, Saint Nicolas de Bari, accueille discrètement le voyageur !

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Sur la Place du 25 Mai, nous retrouvons la Maison du Gouvernement...

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... la Cathédrale San Nicolás de Bari,

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... et la statue équestre du Libertador !

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(10 mars 2014)

24/03/2014

De Tafi del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca (jour 2)

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Au bout du Lac : Tafi del Valle...

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(09 mars 2014)

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El Mollar, où l'on peut visiter le Parc des Menhirs

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Tafi del Valle se situe au bord du lac artificiel de La Angostura, à quelques 50 km des Ruines de Quilmes, que j'avais découvert en octobre dernier. Si je tenais à revenir dans cette petite vallée, c’était cette fois pour visiter le Parc des Menhirs à 'El Mollar, un village qui se trouve de l'autre côté du lac...

Nous étions dimanche matin, et évidemment le "musée à ciel ouvert" n'ouvrait qu'à 14h. Une habitante, devant mon désarroi m'a gentiment indiqué comment faire le mur !

Après cette rapide visite j'ai repris ma route vers sud... 

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Depuis Conception, je prends la route en direction de la Sierra del Aconquija. Je traverse d'abord une forêt tropicale humide, typique de cette région dans laquelle se situe le parc national de "Los Alisos".

Nous sommes à environ 2000 mètres d'altitude...

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La Cuesta del Clavillo

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(09 mars 2014)

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Après ce col, je me retrouve dans une vallée cette fois très "alpine".

Je suis passé également de la Province de Tucumán à celle de Catamarca.

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Après une cinquantaine de kilomètres dans cette verte vallée, s'annonce une incroyable dépression.

C'est la que commence la Cuesta de la Chilca, une des plus impressionnante côte j'ai eu l'occasion de pratiquer !

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Comme souvent, ces côtes incroyables sont en "ripio", ce qui signifie non goudronnées

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La Cuesta de la Chilca

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A l'approche de Pomán, le ciel se couvre.

Je ne sais pas encore que je vais essuyer le pire orage de grêle de ma vie ; au point de modifier mon trajet et trouver le gîte à Catamarca

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Je suis accueilli à Catamarca par des torrents de boue qui dévalent les rues...

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(Catamarca, 9 mars 2014)

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22/03/2014

Le Parc des Menhirs à El Mollar

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(Parc des Menhirs, El Mollar, 9 mars 2014)

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On trouve le Parc des Menhirs à El Mollar, l'une des deux localités qui bordent le lac artificiel de La Angostura. C'est comme un petit parc-musée, dans lequel on a regroupé près d'une centaine de monolithes retrouvés ici et là dans la région, afin d'empêcher qu'ils ne soient volés ou endommagés.

Ces menhirs aux motifs humains, animaux ou simplement géométriques (peut-être étaient-ils également ornés de plumes et autres matériaux) ont malheureusement perdu beaucoup de leur intérêt archéologique puisque peu d'études ont été faite dans leur environnement d'origine, et qu'il est donc aujourd'hui bien difficile de connaître avec précision les circonstances de leur érection.

Il paraît cependant évident que leur symbolisme premier ait eu trait à des cultes de la fertilité et/ou de la fécondité, le tout mêlé probablement d'un peu de magie, de mysticisme ou d'astrologie.

Les spécialistes (dont le premier fut l'Argentin Juan Bautista Ambrossetti, en 1897) qui ont étudié ces mégalithes de parfois plus de trois mètres de hauteur pour un poids de plusieurs tonnes restent encore très vague sur leur datation qui pourrait être comprise entre 1000 et... 10 000 ans !

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Avec certains menhirs, la symbolique phallique ne fait guère de doute...

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(Parc des Menhirs, El Mollar, 9 mars 2014)

21/03/2014

De Tucuman à Tafi del Valle (jour 1)

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La Cathédrale de San Miguel de Tucumán

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(08 mars 2014)

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La Place de l'Indépendance et ci-dessous la "Federación Economica"

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Cette première étape fut très courte. Je récupérais mon véhicule de location à l'aéroport de San Miguel de Tucuman en milieu d'après-midi, avant de visiter un peu la ville et me diriger vers Tafi del Valle, via Monteros, à une bonne centaine de kilomètres de là.

La province de Tucuman, dont San Miguel est la capitale, est la fois la plus petite des 23 provinces argentines, mais également celle où la densité de population est la plus élevée. Elle a été crée en 1564...

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L'Eglise Notre-Dame de la Merced

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La Maison du Gouvernement

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L'Eglise San Francisco

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Le ciel est bien chargé quand j'arrive, tard, à Tafi del Valle...

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(08 mars 2014)

20/03/2014

Débriefing

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Avant de vous présenter, dans une série de posts chronologiques (ou thématiques), ce petit périple qui m'a mené de Tucuman à Mendoza, je tenais à vous faire part de quelques généralités.

J'ai parcouru en 10 jours plus de 3600 km, dont 800 ou 900 pour les seules déviations ! Il faut dire que lorsque suite à de violents orages des pans entiers de route disparaissent, on a pas vraiment le choix.

Je pense que ces quelques photos parlent d'elles même !

Ce projet de voyage m'a parfois paru un peu fou : ces longues heures au volant d'une petite Clio, sans rencontrer âme qui vive à des dizaines de kilomètres à la ronde, furent quelquefois un peu flippantes ; je me suis parfois dit que face à un pépin, je me sentirais très vite plutôt seul ; d'un autre côté, c'est un peu pour retrouver ces sensations que je m'étais lancé !

Toute proportion gardée, je me prenais parfois pour un marin en solitaire... en version super confortable !

Par ailleurs, chaque fois que je croisais des cyclistes au long cours, exténués, réalisant des voyages de plusieurs centaines (voire milliers) de kilomètres, je me disais que ma situation était par trop facile et que c'était évidemment eux les véritables héros de la route...

 

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(Quelque part dans La Rioja, mars 2014)

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Une bonne chose à savoir quand on projette ce type de périple, c'est d'éviter de louer une voiture dans une ville pour ensuite la rendre dans une autre : le coût de "l'abandon" fera généralement doubler la facture ! Quand à l'option "kilométrage illimité", elle s'impose de fait !

0a.jpgMalgré quelques incidents de parcours, il faut pourtant reconnaître que les routes sont de bonne qualité dans l'ensemble. De plus, les contrôles routiers étant inexistants (tout comme les radars), on peux raisonnablement (si les conditions le permettent, bien sûr !) se déplacer à 120 ou 130 kilomètres-heure.

Les routes étaient bien souvent désertes et j'en déduis donc que les Argentins voyagent rarement de cette manière (il faut dire qu'avec 14 jours de congés par an, il n'ont pas vraiment de temps à perdre !).

Les touristes "étrangers" sont eux déjà bien occupés à découvrir les spots "obligés", à savoir Buenos Aires, le NOA, Les Chutes d'Iguazú, Mendoza (et ses vignes), Cordoba, la régions des Septs Lacs (autours de Bariloche), la Péninsule Valdès (et ses baleines), Calafate et El Chalten (pour le Fitz Roy et le Perito Moreno) et bien évidemment Ushuaïa et la Terre de Feu.

L'offre touristique est évidemment proportionnelle au nombre de ces visiteurs, et j'ai parfois galéré pour trouver des hôtels sympathiques où passer la nuit. Seules quelques rares petites localités (Tafi Del Valle, Uspallata, Villa Union ou  Villa San Agustin) proposent un choix raisonnable d’hébergements, mais bien souvent, c'est sur la capitale de la province qu'il faut alors se rabattre !

Je vous avouerais enfin que les nombreuses villes (grandes ou petites) et les innombrables villages traversés ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable et que j'ai souvent regretté le charme, malgré leur décrépitudes, de quelques jolies localités plus au nord !

 

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(Quelque part dans La Rioja, mars 2014)

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"Avant de traverser, vérifiez la hauteur de l'eau" !

07/03/2014

Un road trip, de Tucuman à Mendoza

Déjà 18 mois sont passés depuis que j'ai foulé pour la première fois le sol argentin. J'ai depuis fait la plupart des visites touristiques "classiques" : Le Perito Moreno et El Chalten, les Chutes d'Iguazú, Le Nord-Ouest argentin (NOA) (de La Quiaca à Cafayate), et pour finir la Péninsule Valdés...

(Les découvertes d'Ushuaïa et de l’Antarctique sont, elles, déjà programmées pour février 2015 !)

argentine_2aa.jpgLe voyage que j'entreprends demain est cette fois bien différent : j'ai en effet choisi de suivre (peu ou prou) la fameuse "Route 40", afin de rallier, seul et en voiture de tourisme, les villes de San Miguel de Tucumán et Mendoza.

Si le trajet à vol d'oiseau est d'un peu moins de 800 km, c'est au moins le double et plus certainement le triple que je m'apprête à parcourir dans les 10 prochains jours ; tout dépendra évidemment du chemin emprunté (côtes improbables, pistes ou déserts rocheux) et bien sûr de la clémence du ciel !

Ce n'est pas moins de six provinces que je vais donc en partie traverser (Tucuman, Catamarca, La Rioja, San Juan, San Luis et Mendoza) sans avoir préalablement décidé précisément ni ce que je visiterai ni où je dormirai !

Un vrai road trip à l'ancienne, quoi !

Rendez-vous donc dans une dizaine de jours :)

10/02/2014

Petite balade à Colonia de Sacramento, en Uruguay...

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Colonia de Sacramento, février 2014

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Pour un post (beaucoup) plus complet, voir celui de février 2013 !!!!

11/01/2014

L'Exode Jujeño

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

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Dans la petite série de posts relatant mon voyage dans le nord-ouest argentin (NOA) en août dernier, j'avais décidé de passer sous silence mon dernier jour de voyage, celui qui me conduisit de la Quebrada de Humahuaca à San Salvador de Jujuy, d'où je devais reprendre l'avion.

Deux raisons à cela : d'abord la météo, avec un ciel bas, lourd et chargé, sans un coin de ciel bleu (comme je ne les aime décidément pas), tout à l'opposé des dix jours précédents qui avaient été exceptionnels ; ensuite les espoirs que je mettais dans ma prochaine escapade à San Antonio de Areco, pour y découvrir une des facettes "gaucho" de l'Argentine.

Areco fut une vraie déception, et il n'est sans doute pas trop tard aujourd'hui pour vous proposer quelques photos de ce fameux 23 août 2013.

Cette date est sans doute la plus importante du calendrier jujeño ; durant la semaine qui précède, toutes les villes et tous les villages organisent des festivités qui célèbrent le fameux exode de 1812 : des défilés de chars et en costumes traditionnels (comme j'ai pu le découvrir à Abra Pampa) ou encore la reconstitution de villages miniatures auxquels on mets le feu avant "le grand départ" (comme ici à Santa Catalina).

Le 23 août à Jujuy, c'est un peu la cerise sur le gâteau : plusieurs milliers de cavaliers convergent vers la capitale de la province pour venir y affirmer leur histoire, leurs racines, et avant tout porter haut et fort les couleurs de leur village.

Ce fameux exode de 1812 fut mené par le Général Belgrano, héros national et accessoirement "inventeur" du drapeau argentin.

A la tête des troupes indépendantistes, il dut faire face à l'armée loyaliste qui arrivait par le nord (à la frontière de l'actuelle Bolivie). En sous-nombre, il fit le choix radical d'une politique de la terre brulée : la population (avec ou sans son consentement évidemment !) fut prié de plier bagage, emportant l'essentiel avant de tout brûler, maisons, récoltes, etc...

Ce choix douloureux s'avéra payant, et les indépendantistes reprirent la main dans la région.

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

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(San Salvador de Jujuy, 23 août 2013)

28/12/2013

La Quebrada de Las Conchas

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(Quebrada de Las Conchas, octobre 2013)

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Plusieurs "haltes", auxquels on a trouvé un nom en fonction des formes de la roche, sont aménagés pour les visiteurs... tout compte fait pas si nombreux que ça !

Ci-dessus "l'Obelisco", et ci-dessous "Los Castillos" (les châteaux)...

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C'est sans doute quelque part par ici, le 10 janvier prochain (dans l'étape entre San Miguel de Tucumán et Salta) que débouleront en vrombissant les mécaniques de centaines de concurrents du Paris-Dakar 2014, dont Rosario accueille cette année le départ. (voir le parcours).

La Quebrada de Las Conchas (ici sur la carte), et ses somptueux paysages, est l'attraction phare de tout ceux qui choisissent de parcourir les routes (surtout des pistes, en fait !) dans le voisinage de la fameuse boucle "Salta-Cachi-Cafayate-Salta".

Elle offre sur une cinquantaine de kilomètres, dès la sortie de la paisible Cafayate (en direction de Salta), une suite de vallées (Las Conchas n'est que l'une d'entre elles) dont les couleurs et les formes vous éblouiront à chaque instant.

Toutes ces photos ont été prises en fin d'après-midi (entre 16h et 19h), et je peux vous assurer que le jour suivant, au départ de Cafayate, le paysage que j'ai découvert au zénith (autour de 11h-13h) avait perdu beaucoup de cette incroyable magie ! A vous donc de voir...

Avec ce dernier post d'une année bien chargée se termine ce petit périple dans le Noroeste argentino (NOA), dont vous aurez,  je l'espère, pu apprécier une partie des multiples facettes.

En ce début 2014, le boulot (eh oui, je travaille aussi :) va me laisser à priori un peu moins d'occasions de poursuivre cette passionnante découverte de l'Argentine ; mais n'ayez crainte, vous entendrez bien vite parler de moi...


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Le Rio de Las Conchas (Concha signifie à la fois coquille, carapace ou écaille)

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"Las Ventanas" (les fenêtres)

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L'impressionnante "Gorge du Diable" (encore une !).

On aperçoit mon pote Stéphane au centre de l'image...

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(Quebrada de Las Conchas, octobre 2013)

23/12/2013

Les Ruines de Quilmes

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(Quilmes, octobre 2013)

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En parcourant les 5km qui mènent de la Ruta 40 jusqu'au site archéologique, on devine petit à petit la partie de la cité qui part à l'assaut de l'Alto del Rey.

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Autant vous l'avouer de suite, la visite de des ruines de l'ancienne cité des Quilmes ne m'a pas laissé pas un souvenir impérissable. Malgré tout, comme c'est en Argentine le seul vestige de cette taille datant de l'époque "précolombienne", il faut savoir s'en contenter...

Sans rentrer dans une polémique "culture" contre "civilisation", disons simplement que si le cône sud du continents fut habité depuis des millénaires par de nombreuses peuplades (Mapuches, Tehuelches, Guaranís et autre Diaguitas ...), aucune d'entre elles n'est parvenue à s’élever au rang de "civilisation", qui se caractérise un ensemble unifié, articulé autour de dispositifs techniques (comme les villes et les routes par exemple), juridiques ou culturels, et généralement gouverné par un état central.

Les principales civilisations sud-américaines furent celles de Caral, Tihuanaku, Chavin ; celles aussi des Nazcas, des Paracas, des Huaris et des Chimús... ; Les Incas arrivent chronologiquement en dernière position : leur immense empire s'étendait, à l'arrivée des conquistadors, de l’Équateur jusqu'au nord de l'Argentine...

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(Quilmes, octobre 2013)

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Mais revenons à nos Quilmes, une peuplade Diaguitas (ils en partageaient la langue), probablement venu du Chili voisin vers le 9ème siècle. Après s'être fait une place parmi les autres peuples de ces vallées calchaquies, ils arriveront à tenir tête d'abord à l'avancée inca, puis à celle des Espagnols au 16ème siècle.

En 1667, après semble-t-il 130 années d'une farouche résistance, la cité tombe aux mains des colonisateurs ; elle est rasée et les 2600 (?) survivants sont déportés (à pied) jusqu'aux rives du Rio de La Plata, à plus de 1300 kilomètres de là ; on estime aujourd'hui à seulement 400 le nombre de rescapés qui survécurent à cette marche inhumaine...

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Le site fut "redécouvert" à la fin du 19ème siècle, et les premières restaurations commencèrent à la fin des années 70.

Quilmes et les terres qui l'entourent sont depuis des années au centre de revendications indigènes qui dénoncent leur spoliation pure et simple et souhaitent récupérer leur bien. Au milieu de cet imbroglio juridique, les restaurations semblent avoir été effectuées un peu à la va-vite, plus dans un but touristique (avec des retombées sonnantes et trébuchantes) que dans une démarche éminemment scientifique. 

Seule une partie des trente hectares de la ville est aujourd’hui dégagée. La reconstitution des soubassements nous offre un étonnant "plan au sol" de la cité, même s'il est assez difficile de s'imaginer à quoi elle pouvait vraiment ressembler : les ressources pédagogiques (musée, dépliants, guides certifiés, etc...) et les recherches sont malheureusement réduites aujourd'hui à peau de chagrin...

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Du bois de cactus, comme celui qui devait probablement servir à recouvrir les habitations...

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(Quilmes, octobre 2013)

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De part et d'autre de la cité, deux miradors sont positionnés sur des éperons rocheux. Ils offrent une vue imprenable à des kilomètres à la ronde : les Quilmes avait largement le temps de voir arriver leurs ennemis, puis de se réfugier dans les parties hautes de la ville... 

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Quand on prononce le mot "Quilmes" en Argentine, on pense bien sûr avant tout à la bière nationale. Cette dernière doit son nom à la ville où elle fut elle fut brassée pour la première fois en 1888.

La Quilmes, au même titre que la Budweiser, la Leffe, la Corona ou la Hoegaarden fait partie aujourd'hui du premier groupe brassicole du monde : Anheuser-Busch InBev.

Mais quel est donc le rapport avec nos indiens ? Eh bien la bière Quilmes est encore aujourd'hui brassée à Quilmes (à 20 km au sud de Buenos Aires), ville dans laquelle furent déportés au 17ème siècle les derniers indiens survivants du peuple... Quilmes !

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A de nombreux endroit du site, on trouve ces mortiers qui servaient à l'ensemble de la communauté.

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16/12/2013

Cafayate

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La vue depuis l'hôtel Killa, par ailleurs très recommandable...

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(Cafayate, octobre 2013)

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Cafayate semble perdue dans la vallée, large ici d'une petite dizaine de kilomètres ; seules les deux flèches de son église émergent des vignes...

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Cafayate (prononcer "cafachaté") est une très jolie petite bourgade du sud de la province de Salta, presque à la frontière avec celle de Tucumán. Située à 1683 mètres d'altitude et peuplée d'environ 12 000 Cafayateños, c'est l'une des villes du nord de l'Argentine les plus réputées pour son vignoble ; entre autres cépages pousse ici le fameux "torrontès" qui donne ce vin blanc et sec reconnaissable entre tous.

Quand on découvre le circuit classique des "vallées calchaquies", Cafayate est à la fois une halte obligatoire, mais tellement recommandée !

On trouve ici quelques musées, dont bien entendu celui de "la vigne et du vin", ainsi que la sympathique église Notre-Dame du Rosaire (datant de 1885) qui a, comme semble-t-il seulement trois autres édifices religieux de tout le continent sud-américain, la particularité de posséder cinq nefs !

La quiétude de la cité invite à la détente, et c'est avec une saine paresse que l'on s'attardera à l'une des terrasses de la place centrale... après avoir bien entendu visité une (ou deux) bodega...

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(Cafayate, octobre 2013)

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Un bien étrange atelier d'artiste...

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Partout des vignes, et encore des vignes...

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(Cafayate, octobre 2013)

30/11/2013

De Cachi à Cafayate

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

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Cette seconde journée de voyage nous mène de Cachi à Cafayate (prononcer "cafachaté"), soit environ 160 km de piste. Vu l'état de la fameuse "Ruta 40" sur ce tronçon, son étroitesse parfois et les petits hameaux à traverser, notre vitesse de croisière se situera quelque part entre 30 et 40 km à l'heure ; une vitesse somme toute idéale pour profiter du paysage !

Sans compter les arrêts photo et les petites balades, cette étape nous prendra une bonne demie journée...

Sur une majeure partie du trajet la route longe le Rio Calchaquí et ses enclaves fertiles. Quelquefois, on perd de vue le lit de la rivière pour alors s'engager dans de petites vallées (quebradas) arides dont la plus réputée est celle de "Las Flechas".

Nous nous arrêterons également, pour notre plus grand plaisir, dans de nombreux petits villages aux quelques centaines d'âmes, généralement en retrait de la route principale, et dont l’intérêt majeur reside bien souvent en leur église...

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Le Rio Calchaquí

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

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Le village de Seclantas

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Ici et là, on découvre les premières vignes. L’altitude se situe entre 2000 et 3000 mètres.

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Si l'on rencontre dans la région de nombreuses espèces d'oiseaux, les mammifères sauvages se font, quant à eux, plutôt rares : au cours de ce petit périple de quatre jours, le seul que nous apercevrons sera un petit renard gris traversant la route devant la voiture !

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L'église San Pedro de Nolasco à Molinos. Comme bien souvent dans le nord-ouest argentin, son toit est en grande partie constitué de bois de cactus...

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Les cactus "candélabres" (cardones) que nous croisons par milliers sur le chemin ont en général de petites fleurs dont la couleur varie du jaune au blanc. Ce fut donc réellement une surprise de découvrir dans un village , sur le bord de la route ces fleurs impressionnantes, probablement d'une autre espèce.

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L'église d'Angastaco.

C'est à partir du village que commence la fameuse Quebrada de Las Flechas, dont la structure géologique est facilement reconnaissable. Sur une petite vingtaine de kilomètres, la piste se faufile à travers les strates pliées et fracturées dont les formes en pointe de flèche ont donné son nom à la vallée.   

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

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Quebrada de Las Flechas

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En sortant de la quebrada, nous retrouvons le Rio Calchaqui dont nous n'hésitons pas à aller prendre la température...

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Les vignes deviennent de plus en plus présentes aux abords de Cafayate, qui est en quelque sorte la capitale de la région viticole qui l'entoure et où la production est la plus élevée du nord du pays.

C'est ici, à plus de 1600 mètres d'altitude, que s’épanouit le fameux "torrontès", un cépage blanc aux origines incertaines (muscat d'Alexandrie + mission ?), mais qu'on ne trouve qu'en Argentine...

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(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)

27/11/2013

Cachi, perle des vallées calchaquies

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(Église de Cachi, octobre 2013)

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Si le village est situé à environ 2300 mètres d'altitude, quelques montagnes alentours dépassent les 6000 !

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(Cachi, octobre 2013)

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Une des particularités du village est la hauteur impressionnante de certains trottoirs.

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Les rues sont pavées à l'ancienne ou bien avec des autobloquants, plus récent mais discrets.

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Je dois vous avouer que j'ai eu un petit coup de cœur pour Cachi.

Cette localité, riche de 2 à 3000 âmes, nous offre d'une certaine façon la vision "idéalisée" du village colonial, niché au fond d'une vallée, au bord du rio.

Cachi, d'une étonnante unicité de style, nous apparait à la fois authentique... et "vivante" !

Pour réussir ce tour de force, il a fallu avant tout mener (depuis au moins 20 ans à Cachi) une politique urbanistique des plus rigoureuses, en contrôlant tout, de la hauteur des murs jusqu'à l'écartement des portes et des fenêtres.

Il a aussi fallu que le village reçoive suffisamment de touristes pour générer des recettes, ...mais pas de trop, afin de n'y point perdre son âme.

Enfin, son enclavement, qui l'a jusqu'à aujourd'hui protégé : si l'actuelle piste en ripio devenait un jour un long et joli ruban goudronné, la quiétude légendaire de Cachi ne serait bien vite qu'un vague souvenir...

Plus au nord, j'ai rencontré des villes, comme Humahuaca ou Tilcara, qui semblaient un brin "vendues" ou  "abandonnées" (c'est selon) au tourisme de masse ; mais également de petits villages vraiment charmants, comme Santa Catalina ou Yavi, malheureusement amoché et bancals d'être si pauvre.

A Cachi, on semble avoir trouvé une bonne recette ;  la bonne mesure.

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Le Musée Archéologique Pío Pablo Diaz se situe depuis 1972 entre les murs de cette maison à la galerie très originale. Il regroupe de nombreux vestiges patiemment collectés dans les environs, qui nous racontent plus de 10 000 ans d’histoire.

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Le musée et l'église de Cachi, dont l'intérieur est plutôt sobre...

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(Cachi, octobre 2013)

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A cent mètres de là, derrière les frondaisons, le lit du Rio Calchaqui.

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De nombreuses fenêtres ont conservées leur grilles en fer forgé d'origine.

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(Cachi, octobre 2013)

24/11/2013

De Salta à Cachi

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(Parc de Los Cardones, octobre 2013)

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Ci-dessus, le "Cabildo" de Salta, qui date de 1780.

Ci-dessous, l'église de San Francisco, l'un des plus beau édifices de style néoclassique d'Argentine. Il est facilement reconnaissable à sa couleur rouge.

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Salta est la capitale de la province éponyme. C'est aussi, avec ses 500 000 habitants, la plus grande ville de la région du NOA (le Nord-ouest argentin).

Elle est située à 1200 mètres d'altitude, au centre d'une vallée fertile propice à l'agriculture. Sa position géographique en fait également un lieu stratégique de communication avec la Bolivie et le Chili. 

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La ville, fondée par Lerma en 1582, a gardé de nombreux vestiges d'architecture coloniale.

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La Cathédrale de Salta a été reconstruite au 19ème sur les fondations de la première église majeure, détruite par un tremblement de terre.

Elle jouxte le palais archiépiscopal et son balcon en bois sculpté.

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Comme la région du NOA (Nord-ouest argentin) s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres, j'avais décidé de la découvrir en deux fois.

Au mois d'août, j'ai donc parcouru les routes et les pistes qui vont de San Salvador de Jujuy jusqu'à la frontière bolivienne (voir ICI).

Le mois dernier, j'ai complété ce voyage par  une boucle, somme toute assez classique, au départ de Salta, passant par Cachi et Cafayate et traversant les fameuses quebradas de las Flechas et de las Conchas.

On appelle aussi cet ensemble géographique, qui couvrent une partie des provinces de Salta, de Tucumán et Catamarca,  les "Vallées Calchaquies".

A l'est de la boucle (de La Poma à Cafayate) j'ai donc de nouveau emprunté la fameuse "Ruta 40". Enfin route est un bien grand mot, car sur toute cette portion, elle se transforme en une piste en "ripio" d'à peine, parfois, trois mètres de large !


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La fameuse "Cuesta del Obispo" (la côte de l’Évêque) nous transporte allégrement au delà des 3000 mètres d'altitude...

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Au point le plus haut de la côte, on rencontre la petite chapelle de San Rafael, patron des voyageurs...

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Un peu plus loin, la "Recta Tin-Tin", une ligne droite d'onze kilomètres qui fait la fierté du coin (?)

Elle traverse une partie de l'immense "Parque de los Cardones" ; ce dernier tire son nom du "cardón", un cactus candélabre que l'on trouve ici par milliers et dont le bois est utilisé dans la région pour la confection des toitures, des portes et autres mobiliers.

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L'église de Payogasta,

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Six kilomètres avant le village de La Poma, on trouve "los Volcanes Gemelos" (les volcans jumeaux), ainsi qu'un sol jonché de pierres de lave...

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(Octobre 2013)

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La "Ruta 40"

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(Octobre 2013)

13/11/2013

Le Chubut... et la petite ville de Gaiman

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Fossile d’ammonite géante au musée paléontologique de Trelew

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Des trois villes de cette "petite vallée fertile" du Rio Chubut, seule Gaiman (dont les photos suivent) possède un certain charme.

Rawson, en bord de mer, bien qu'elle soit la capitale de la province, n'a rien de vraiment sexy ; quand à Trelew, seul son musée paléontologique, petit mais bien fait, mérite le détour...

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Oeuf fossilisé de dinosaure, devenu quartz et opale !

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La Péninsule Valdès est située dans la Province de Chubut, en Patagonie.

Avec sa voisine méridionale, celle de de Santa Cruz, ces deux provinces réunies ont une superficie égale à celle de la France... mais avec seulement 1,3 habitants au km² (moins que l'Australie ou la Sibérie !).

C'est dire qu'il y a pas foule dans la région.

D'ailleurs, sur les 10 plus grandes villes du Chubut, seules trois dépassent les 50 000 habitants (quand quatre en ont moins de 10 000 !). La plus grande, Comodoro Rivadavia (qui vit de sa rente de pétrole et de gaz), est de la taille d'Amiens...

Les localités de Rawson, Trelew et Gaiman se sont en partie développées grâce à l'irrigation de cette vallée fertile d'environ 70km de long sur 7km de large, traversée par le Rio Chubut. Ce dernier trouve sa source dans la Cordillère des Andes, quelques 850 km plus à l'est....

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L'église de Gaiman, sur la place principale du village

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De nombreuses maisons en briques ont gardé leur charme "fin 19ème"

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Ici et là, des "traces" de gaélique

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Quand débarquèrent les premiers Espagnols, cette partie de la Patagonie était peuplée par les Tehuelches (ou Patagons) depuis près de 10 000 ans.

Comme partout ailleurs, cette arrivée eut des conséquences désastreuses et les amérindiens furent très vite décimés, moins par les guerres que par des maladies inconnues ici jusqu'alors (variole, rougeole, etc...), apportée par les colons.

Dans la seconde partie du 19ème siècle, le gouvernement argentin, de peur que le Chili voisin ne s’intéresse de trop près à ces immensités patagonnes guère peuplées, choisit d'offrir des terres à 153 colons Gallois, qui débarquèrent en juillet (?) 1865 ; ils fondèrent Puerto Madryn et Rawson, puis, un peu plus tard, Gaiman (1874) et Trelew (1886).

Au tournant du 20ème siècle, il étaient près de 5 000 à vivre dans la région !

Si les touristes sont principalement attirés par les "casa de té", il n'en demeure pas moins que les traditions ne sont pas réservées qu'au folklore : la majeure partie des descendants de ces premiers colons parle d'ailleurs encore aujourd'hui le gallois...

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(Gaiman, octobre 2013)

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Les rives ombragées du Rio Chubut, qui traverse la paisible petite bourgade.

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Pas de doute : même les fenêtres ont le style "gallois" (pour ne pas dire "anglais", ce qui a le don de froisser par ici...)

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Ce sont donc les "casa de té" qui font aujourd'hui la renommée de Gaiman, et attirent par centaines les touristes revenant d'une virée à Punta Tombo.

Une petite maison en briques, des rosiers posés sur une pelouse parfaitement entretenue, une salle-à manger pleine des meubles de grand-mère et quelques napperons brodés : le décor (assez kitsch, je l'avoue) est planté. 

Prenons alors le temps d'un (presque) authentique "five o'clock tea", en savourant le thé noir accompagné comme il se doit de scones et autre gourmandise d'origine galloise... (mais si, mais si, avec un peu d'imagination, ça peux le faire !)

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(Gaiman, octobre 2013)

08/11/2013

Les baleines franches australes de Valdès

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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On aperçoit ici un œil du baleineau ; c'est beaucoup plus difficile a observer chez les adultes qui dont une tête bien plus proéminente (d'un 1/4 à 1/3 de sa taille totale !).

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Les goélands, dont la population va croissante, sont de plus en plus nombreux à agresser les baleines, afin de prélever sur leur dos un peu de leur précieuse graisse.

Ces dernières, bien obligées de s'adapter à cette "évolution", s'arrangent donc pour respirer plus rapidement quand elle sortent de l'eau ; de même, elles dissimulent au mieux leur corps sous l'eau, ce qui fait que l'on n’aperçoit bien souvent que la queue et un bout de la tête !

Ces méthodes de protection font maintenant aussi partie de l'éducation qu'elles transmettent au baleineau.

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Sur les plages autour de Doradillo, les baleines s'approchent au plus près de la plage ! On a en fait un peu de mal à vraiment comprendre comment cela est possible, vu la masse de l'animal !

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Ci-dessus : aires de répartition de la baleine franche australe

Ci dessous : une représentation assez fidèle de l'animal...

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Ce n'est pas un hasard si les touristes affluent en masse à Valdès durant le printemps (de septembre à novembre sous ces latitudes). C'est en effet la période idéale pour admirer le plus grand nombre d'espèce de mammifères marins, a commencer par la star d'entre tous : la baleine franche australe.

j'ai eu l’occasion d’approcher ces monstres d'assez près à au moins trois reprises : d'abord depuis les plages de Doradillo (à une vingtaine de kilomètres au nord de Puerto Madryn), puis deux fois lors de sorties en mer dans le "Golfo Nuevo".

Vous me direz que faire deux "sorties" en mer est un brin excessif, ce à quoi je vous répondrais que comme cela sera sans doute ma seule visite, je n'allais surtout pas me priver (de plus, la deuxième sortie était estampillée "au coucher du soleil") !

Côté photo, le résultat n'est pas renversant. L'animal étant ce qu'il est (14 à 18 mètres de long pour un poids de 60 à 80 tonnes) il est bien rare de pouvoir le shooter en entier, sauf bien sûr quand il daigne effectuer un grand saut hors de l'eau (ce qui est somme toute assez rare) !

Il faut ajouter qu'à cette masse impressionnante s'ajoute une forme plutôt étrange : la tête de l'animal, énorme, est recouverte de callosités particulièrement disgracieuses (on pense de prime abord à des coquillages accrochées à un rocher) ; de plus, on ne voit que très rarement ses yeux, situés très bas, quelques part au-dessus des nageoires pectorales !

Pour finir, la baleine nage dans un peu dans tous les sens, si bien qu'il faut un petit moment pour s'habituer à reconnaître le dessus de la tête, le dos ou le ventre, les nageoires ou la queue vue de profile ! si c'est une mère avec son baleineau, ça se complique encore un peu plus !

Mais ce ne sont pas, en ce genre d'occasion, les photos qui priment. Le vrai plaisir est de se retrouver côtoyant ces géants des mers,  (bien souvent une mère et son petit), de découvrir les gestes d'apprentissage et les voir également, terriblement curieux, s'approcher au plus près du bateau...

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Le soufle de la baleine se fait par deux évents séparés, en peu en forme de "V"

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(Péninsule Valdès, octobre 2013)

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Une mère et son petit...

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Les "callosités" (que l'on trouve surtout sur la tête et autour des yeux) sont des organismes parasites (vers et crustacés) avec lesquels le cétacé doit composer dès son plus jeune âge.

Certains pensent que les grands sauts qu'ils effectuent hors de l'eau (et le puissant choc à la réception) sont une façon de freiner l’expansion de ces derniers...

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la baleine franche se nourrit essentiellement de zooplancton (petits animaux et autres crustacés, dont les krills), qui eux même se sont nourrit de phytoplancton.

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Une mère et son petit passent à quelque mètres du bateau...

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Les marins l'avait nommé "franche" parce qu’elle était lente, facile à approcher, ... puis à harponner !

De plus, une fois morte, elle flottait à la surface de l'eau, facilitant ainsi sa récupération.

Sa population , estimée aujourd'hui entre 7000 et 10000 individus, n'est plus en danger.

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La baleine franche australe s'installe dans le "Golfo Nuevo" entre les mois d'août et décembre afin de s'y reproduire, puis mettre au monde, l'année suivante, son petit.

Un peu comme pour les ours blancs, le mâle n'a ici qu'un rôle reproducteur : la femelle est seule lors de la mise au monde et seule aussi pour l'éducation du baleineau.

A la naissance, ce dernier pèse déjà plus d'une tonne ; il tétera jusqu'à 125 litres de lait maternel par jour (à 40% de matière grasse !).

Il quittera sa mère avant ses deux ans...

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(Peninsule Valdès, octobre 2013)

baleines franches valdes_26.JPGUne nageoire pectorale de cétacé au coucher de soleil, , avec au fond la "proéminence" rocheuse qui a donné son nom au village de "Piramides"...