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28/02/2015

Les musées d'Ushuaïa

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(Presidio d'Ushuaïa, février 2015)

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Maquette de l'ancien pénitencier d'Ushuaïa, construit à partir de 1902. Une aile entière est restée inchangée depuis la fermeture de la prison en 1947.

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(Ushuaïa, février 2015)

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D'anciennes cellules, celles-là rénovées, accueillent les différentes expositions. Il y en a pour tout les goûts : histoire du bagne (mais aussi de tous ceux, fameux,à travers le monde!), histoire des prisonniers célèbres, histoire de la ville d'Ushuaïa, de ses pionniers, des premières expéditions polaires, des baleiniers, des naufrages, etc, etc...

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Le musée maritime retrace l'histoire des principaux navires (c'est ballot!) qui ont mouillés au large des côtes de la Terre de Feu. Les maquettes, réalisées par le même artiste, sont toutes à la même échelle, ce qui permet de facilement comparer les caractéristiques des bâtiments.

Ci-dessus, le fameux "Beagle" de Darwin et FitzRoy...

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Artefacts en ivoire réalisé par des baleiniers...

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Je ne tenais pas spécialement à vous faire une liste exhaustive des musées d'Ushuaïa (dont la visite est pourtant la bienvenue quand le soleil fait place à la pluie!), mais au moins vous les présenter car ils sont la mémoire de cette ville connue du monde entier mais dont l'origine est pour le moins particulière.

En effet, Ushuaïa était avant tout une ville de bagnard, un "Cayenne" version froid et humide !

Quand le "presidio" (la prison) voit le jour, en 1902, cela fait à peine 30 ans que quelques dizaines de "blancs" téméraires ont décidé de s'installer sur ces terres inhospitalières. La plupart sont des missionnaires britanniques arrivés à partir de 1869 et rejoint dès 1884 par des fonctionnaires argentins qui viennent surtout ici afin d'affirmer la présence de l'état.

Le pénitencier s’agrandit au fur et à mesure de l'arrivée des prisonniers et les missions britanniques sont elles gentiment démantelées...

Le bagne comptera jusqu'à 550 "pensionnaires" qui construiront (en plus de leur propre prison) les premières routes d'Ushuaïa, les première maisons, la ligne de chemin de fer, etc...

Quand Perón décide en 1947 de fermer définitivement le pénitencier, Ushuaïa n'est encore qu'un gros village d'à peine plus de 2 000 habitants !

C'est seulement à partir des années 80 et 90 que la "cité du bout du monde" va réellement prendre son envol (et pas seulement grâce à Nicolas Hulot et au gel douche) : le tourisme en Terre de Feu (mais aussi le début des croisières Antarctique) attire de plus en plus de curieux en quête d'exotisme et d'horizons toujours plus lointains.

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Le petit musée Yàmana retrace l'origine des quatre ethnies indigènes qui vivaient chacune de leur côté avant l'arrivée des premiers blancs et décrit (à force de maquettes) leur mode de vie, proche en ce milieu du 19e siècle de celui de l’âge de pierre.

C'est bien entendu le côté un peu sombre de cette conquête de la Terre de Feu présentée parfois de façon un peu "flamboyante" : en un demi siècle, la quasi totalité des 10 à 12 000 Yàmanas, Haush, Selknams et Alakalufs vont disparaître ! Du fait de la maladie, bien sûr, mais également de ce que l'on appelle ici pudiquement les "persécutions" et que l'on pourrait aussi traduire par "exécutions"ou "éliminations"...

Ils n'étaient plus que 250 dans les années 1920...

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Deux autres musées "du bout du monde" ne sont à visiter que s'il pleut vraiment beaucoup! Je plaisante évidemment, quoique rapport qualité-prix, on en a pas vraiment pour son argent...

L'un prend place dans l''ancienne banque de la Nation argentine, construite en 1912 (elle fonctionnera jusqu'en 1977) et l'autre dans l'ancienne résidence du gouverneur.

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L'ancienne banque de la Nation argentine

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La salle des coffres... et des oiseaux empaillés !

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Cette magnifique proue, récupérée sur un navire échoué en 1893, est surement la seule et unique belle pièce du musée. Elle prend les traits de la Duchesse dAlbany, épouse du 8e fils de la Reine Victoria.

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C'est en 1891 qu'est édifiée la Résidence du gouverneur (le premier étage sera ajouté en 1909).

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(Ushuaïa, février 2015)

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La salle du conseil, le bureau du gouverneur, quelques reproductions de cartes anciennes et de photos noir et blanc, et puis c'est tout...

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Ushuaïa au début du siècle : seule une route (l'actuelle Calle San Martin) traverse le village et mène jusqu'au pénitencier...

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Réinterprétation un peu kitsch d'un bar-épicerie...

24/02/2015

Le Parc national de la Terre de Feu

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Même si je n'ai pas vu de castors "canadiens" (il y a pour cela des visites guidées dédiées), on ne peut que se rendre compte de leur présence. De 26 couples introduits en 1946 pour des raisons purement mercantiles, on en compte maintenant des centaines de milliers !

En l'absence de prédateurs, leur expansion continue (on les trouve à présent au nord de la frontière naturelle que formait le Détroit de Magellan!) et les autorités, devant cet impact négatif sur la biodiversité, se trouvent pour le moins démunies.

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Le Parc National "Tierra del Fuego", dont l'entrée se trouve à environ 10km d'Ushuaïa, est un incontournable pour qui visite la ville "du bout du monde". Seuls 2 000 km², sur les 63 000 km² que comptent ce parc créé en 1960, sont accessibles aux visiteurs, dont le nombre s'élève aujourd'hui à près de 300 000 par an!

Une dizaine de sentiers, de 400m à 8km, permettent à chacun de trouver son plaisir (et à son rythme), tout en évitant les groupes qui débarquent par bus entiers.

Au nord du parc, dans les zones non touchées par l'homme, on trouve la forêt primaire la plus australe de la Terre (que l'on nomme également forêt magellanique subpolaire ou fuégienne). Cette partie du parc est classée depuis 1990 comme "réserve naturelle stricte" et l’accès en est totalement interdit aux touristes...

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On trouve au hasard des sentiers de nombreux couples de "cauquen communs" (Chloephaga picta), en Français ouette ou encore bernache de Magellan.

Cette "oie" (dont le mâle porte un superbe plumage noir et blanc) est également l'emblème de la ville d'Ushuaïa.

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

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Pour de nombreux touristes, le clou d'une visite guidée est l'arrivée à Bahia Lapataia, là où se termine la course de la Route n° 3, après qu'elle ait longé la côte atlantique sur 3060km depuis Buenos Aires !

L'occasion pour les guides de mettre à l'honneur le drapeau de la province Tierra del Fuego : la partie orange (couleur de feu) reprend la "forme" de la province ; Le bleu, la mer qui l'entoure et les étoiles les îles revendiquées par l'Argentine (Malouines, Shetland, Géorgie, etc...) ; au centre, un majestueux albatros, symbole de liberté...

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La Baie Lapataia

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(Parc national de la Terre de Feu, février 2015)

21/02/2015

Ushuaïa et la Terre de Feu

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(Ushuaïa, février 2015)

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(La Quiaca, située à 5 000 kilomètre d'Ushuaïa, est la ville la plus au nord d'Argentine, à la frontière avec la Bolivie)

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La Terre de feu est le nom donné à l'archipel qui se situe au sud du Détroit de Magellan. 

Ce territoire, que se partagent le Chili et l'Argentine, est constitué d'une île principale (généralement appelé "Grande île de la Terre de Feu") et d'une multitude d'archipels et d'îles plus petits.

Horn, l'île la plus au sud (dans l'archipel Hermite), a donné son non au cap légendaire !

Le Détroit de Magellan fut découvert par le célèbre navigateur et explorateur portugais en 1520, lors du tout premier tour du monde de l'histoire. Magellan ne terminera d'ailleurs pas cette circumnavigation et décédera d'une lance philippine empoisonnée sur le chemin du retour, l'année suivante...

L'archipel au sud du détroit fut dénommé dans un premier temps "Tierra del Humo" (terre de la fumée) puis très vite "Tierra del Fuego" (terre de Feu) : cela faisait suite à l'observation de très nombreux feux à l'intérieur des terres, allumés à l'époque par les tribus indigènes, Onas ou Alacufs.

Les chiliens et les argentins donnent également chacun le nom de "Provincia de Tierra del Fuego" à leur "moitié" respective de la "Grande île"

C'est sur la "Grande île de Terre de Feu", côté argentin, que l'on trouve Ushuaïa, la ville la plus australe du monde (Puerto William -au Chili- se trouve certes à 10 km plus au sud qu'Ushuaïa, mais avec ces quelques 2 500 habitants, elle ne peux malheureusement pas prétendre à la qualification de "ville"). 

Subtilité des découpages frontaliers : un touriste arrivant du nord de la Patagonie argentine se devra d'entrer au Chili, traverser en ferry le Détroit de Magellan (à Punta Delgada) avant d'entrer de nouveau, 150km plus loin, en argentine !  

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On se rend bien compte sur ce planisphère que seul l'Argentine et le Chili possèdent un large territoire sous le 35e parallèle sud.

(on y trouve également la partie la plus méridionale de l'Australie -avec Canberra- et une partie de la Nouvelle Zélande -avec Wellington-)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Ushuaïa, la fameuse ville du bout du monde : del fin del mundo !

Je m'étais promis de ne seulement la visiter qu'à l'occasion d'une virée "encore plus au sud" et c'est maintenant chose faite...

Même si tout se mange ici à cette sauce généreusement resservie de "bout du monde" (la poste "del fin del mundo", la posada, les ascenseurs, le journal "del fin del mundo" ou bien encore le train, le phare ou le musée "del fin del mundo"), Ushuaïa est une ville plutôt sympathique et à taille humaine... 

Coincée entre les montagnes aux sommets enneigés (qui la protègent -un peu- des vents trop violents) et le Canal Beagle (du nom du bateau sur lequel Charles Darwin et le Capitaine FitzRoy firent leur tour du monde entre 1831 et 1836), Ushuaïa (et ses 60 000 habitants), est une ville essentiellement tournée vers le tourisme, offrant hiver comme été toutes la gamme des activités de plein air. 

C'est toutefois le port qui reste le cœur de toute cette mécanique touristique (même s'il accueille régulièrement quelques porte-containers): l'ensemble des bateaux qui organisent leurs virées sur les eaux du Beagle mouillent ici à l'année et pratiquement tous les navires en partance pour l’Antarctique font eux aussi escale, un jour ou deux, dans ses eaux suffisamment profondes...

Les températures ressenties à Ushuaïa sont dans une moyenne entre 2° et 10° tout au long de l'année (plus favorable de novembre à avril), et les précipitations, plutôt régulières elles aussi, sont d'environ 48mm par mois, c'est à dire comme à Paris !

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Le premier établissement "non aborigène" d'Ushuaïa date seulement de 1869, il y a donc moins de 150 ans : il s'agissait alors de l'installation d'une mission anglicane. Les voisins ne furent pas très nombreux jusqu'à ce que le gouvernement décide d'installer là un pénitencier qui fonctionnera de 1904 à 1947, date à laquelle la ville ne comptait pas plus de 2 000 habitants !

C'est à partir des années 80 que la population n'a cessé de croître, portée par le naissant tourisme de masse....

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(Ushuaïa, février 2015)

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(Ushuaïa, février 2015)

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Le Saint-Christopher, bâtiment de guerre américain construit en 1943. A participé aux opération du débarquement de Normandie en 1944 (sous pavillon britannique) et a fini échoué dans le Beagle en 1957 (sous pavillon argentin). Une allégorie à lui tout seul....

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La partie Est d'Ushuaïa

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...et la photo que je ne pouvais pas ne pas faire !

16/02/2015

De retour d'Ushuaïa...

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