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27/10/2014

Le blog fait une pause...

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Le blog fait une pause d'une quinzaine de jours ; je m'en retourne promener...

Profitez-en pour aller découvrir sur mon précédent blog,  pat l'expat à paname , un peu de l'esprit de :

Cuba, de l' Ouzbékistan, du Swalbard, de la Birmanie, du Pérou, du Laos ... et bien d'autres choses encore !

Avec 1200 articles et plus de 9 000 photos, vous n'aurez vraiment pas le temps de vous ennuyer :)

A bientôt !

25/10/2014

Le Musée d'Art hispano-américain

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(Museo de Arte hispanoamericano, octobre 2014)

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El Palacio Noel, 1422 calle Suipacha

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Quel meilleur écrin pouvait-on imaginer pour abriter la collection d'Isaac Fernandez Blanco que cette maison néocoloniale construite par l'architecte Martín Noel. Ce dernier était l'un des promoteurs d'un courant "néo-hispanique", en réaction frontale au néoclassicisme français régnant sans partage sur l'architecture portègne de l'époque.

C'est en 1920 qu'il construit ce petit "palacio", dans un style inspiré de l'architecture andalouse (mâtinée d’influence péruvienne et arabe), pour y installer sa famille ainsi que celle de son frère Carlos, intendant de Buenos Aires.

Ils n'occuperont semble-t-il pas très longtemps cette maison, puisque elle est rachetée par la ville en 1936 et transformée en musée dès l'année suivante.

C'est en 1910 qu'Isaac Fernandez Blanco, riche mécène, ouvre au public une partie de sa maison de la calle Irigoyen, afin d'y présenter sa propre collection : ce sera le premier musée privé d'Argentine!

Cette collection s'enrichit au fil des ans de nouveaux achats ainsi que de nombreux dons au point qu'Isaac Fernandez Blanco doive définitivement quitter les lieux en 1920. Sa maison devient alors un musée à part entière avant d'être cédée à la municipalité deux ans plus tard.

En 1947, cette collection est définitivement transférée au Palacio Noel de la calle Suipacha. 

Ce musée nous permet de découvrir une multitude de facettes de l'art colonial (bien souvent religieux) mais aussi de la vie quotidienne des colons jusqu'au tournant du 19e siècle.

Un bien joli musée en somme, un peu hors des circuits touristiques classiques...

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De nombreuses (et réussies) reconstitutions d'intérieurs.

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Magnifique collection de peignes en écailles

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(Museo de Arte hispanoamericano, octobre 2014)

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23/10/2014

Parati, la belle oubliée

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(Parati, État de Rio, septembre 2014)

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Tout au long de la route qui mène de Rio à Parati (environ 260 km), le voyageur découvre une succession de baies et de plages plus magnifiques les unes que les autres : C'est la fameuse Costa Verde !

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Le vieille ville est pavée de grosses pierres provenant d'Europe : ces dernières servaient de ballast aux galions qui faisaient à vide la traversée depuis le Portugal avant de repartir chargés de toutes les richesses qu'offrait le Brésil : or, sucre, café, bois précieux, épices, etc...

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(Parati, État de Rio, septembre 2014)

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L’église Notre-Dame "dos Remedios" (du remède) était réservée à la bourgeoisie.

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(Parati, État de Rio, septembre 2014)

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Si Parati peut paraitre pour certains un brin trop restaurée, elle reste néanmoins un  remarquable témoignage de ce qu'était une ville brésilienne florissante au 18e siècle.

La ville est fondée en 1667, à un moment où l'on commence enfin à découvrir de l'or au Brésil !

Jusqu'à présent (et depuis d'ailleurs le début de la colonisation), les échanges avec l’Europe sont toujours largement dominés par le commerce du sucre !

San Salvador de Bahia, la capitale du pays, se trouve à plus de mille kilomètres de là et Parati, pour des raisons purement logistique, va vite devenir l'épicentre de ce nouveau négoce : l'or arrive à dos de mule des régions voisines (surtout celle du Minas Gerais) avant d'être embarqué sur des galions qui filent avec la manne providentielle jusqu'au Portugal. En effet, les caisses du royaumes sont vides et l'économie est plutôt exsangue après des années de guerre contre l'Espagne et les Pays-Bas.

La ville à cette époque est assez "secrète", surtout peuplée de militaires qui veillent au grain !

Mais patatras, en 1763, Rio de Janeiro devient la nouvelle capitale du Brésil ! Dans un besoin très pragmatique, les autorités cherchent à se rapprocher au plus près de ces régions aurifères qui s'avèrent, de plus, riches en mines de pierres précieuses.

La "route de l'or" est modifiée : exit Parati, bonjour Rio.

La cité accuse le coup mais fini par se relever : après le cycle de la canne a sucre et celui de l'or (et des pierres précieuses), voici venu (vers 1800) celui du café. Parati s'enrichit de nouveau allègrement, sans savoir que ce sursaut sera de courte durée : le chemin de fer, construit en 1870 entre Rio et Sao Paulo, lui apporte le coup de grâce et elle fini par perdre tout intérêt économico-stratégique !

La ville "disparait" alors littéralement du paysage en seulement quelques années, au point qu'il faudra attendre presque cent ans (dans les années 1950) pour qu'une route goudronnée la relie de nouveau au monde "civilisé".

L'état de conservation exceptionnel où se trouve Parati n'est que le fruit de cette très longue léthargie ; comme si la ville avait été figée dans le temps.

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Au bout de la rue, l'église Notre-Dame de Rosario, dans laquelle les esclaves priait un saint noir.

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(Parati, État de Rio, septembre 2014)

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(Parati, État de Rio, septembre 2014)

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Les bateaux colorées attendent désespérément le touriste, mais ce n'est vraiment pas encore la saison d'aller se baigner !

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Un petit pont, au centre de la vieille ville, enjambe le Rio Perequê-Açú qui part se jeter dans la baie.

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Une conception très ingénieuse des quais permet à la mer de s'engouffrer dans les rues lors des marées... et d'en assurer ainsi le nettoyage !

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A l'est, une adorable petite plage borde Parati

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L'église Notre-Dame "das Dores" (des douleurs), avec vue sur la mer : c'est là que se retrouvait l'aristocratie.

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D'abord conçues sans étage, certaines maisons furent surélevées au 18e siècle et agrémentées de balcons en fer forgé.

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On trouve dans les épiceries des centaines de variétés de "cachaça", cet alcool de canne à sucre qui fait la fierté des Brésiliens.

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Comme personne n'est oublié, voici enfin Santa Rita, l'église réservée aux mulâtres...

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Pour clore ce petit séjour, j'avais prévu d'aller un après-midi à la plage de Trindade, à une vingtaine de kilomètres de Parati : où l'on se rend vite compte qu'une plage paradisiaque sans soleil l'est tout de suite beaucoup moins !

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(Plage de Trindade, septembre 2014)

18/10/2014

Les aléas du voyage...

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(Centre de rétention, Alep, Syrie, 2007)

 

Je ne sais pas si c'est parce qu'en ce moment je fini de trier mes photos du Brésil, ou bien que je prépare un prochain petit trip à Bariloche, ou bien encore d'avoir ce matin, à travers divers blogs de voyageurs, découvert les mésaventures de quelques uns d'entre eux, mais je me suis rendu compte à quel point j'étais "intensément soulagé", à l'issue de chacun de mes voyages , d'enfin retrouver mon réconfortant home sweet home.

Je dois pourtant reconnaître que j'ai rarement eu de gros ennuis, au regard des nombreux pays traversés ces 35 dernières années.

Le souvenir le plus flippant que je garde en mémoire est survenu alors que je faisais, tranquille, un petit tour de Syrie en sac à dos, au mois d'août 2007 ; je le relate dans cet article de mon blog "pat l'expat au Caire"...

C'était il a 7 ans... ce me semble aujourd'hui une éternité :

Séjour à l'ombre en pays chaud (l'expérience inédite!)

17:39 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)

17/10/2014

Le premier satellite géostationaire argentin vient d'étre lancé !

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Le SAC D, un satellite argentin, lancé en 2011

Ce premier satellite géostationnaire, entièrement fabriqué en Argentine (pas loin de Bariloche), vient d'être lancé avec succès, ce jeudi 16 octobre (18h44 heure de Buenos Aires), depuis la base de Kourou par une fusée Ariane V.

C'est un événement historique pour l’Argentine qui entre maintenant dans le club très fermé des pays fabriquant ce type de satellite avec la Chine, les États-Unis, l’Europe, l’Inde, Israël, le Japon et la Russie.

Il a été construit et testé en Argentine par les entreprises publiques Invap et Arsat, avec la collaboration des groupes Thales et EADS.

Le satellite argentin ArSat 1 est le premier d’une série de 3 satellites de télécommunication programmés pour être lancé jusqu'en 2017.

Ce satellite géostationnaire sera placé à 36000m d’altitude et assurera pendant 15 ans des services de télécommunications (internet, télévision et data) pour l’Argentine et les pays limitrophes Chili, Uruguay et Paraguay

J'ai dû rajouté "géostationnaire" au titre de mon post au lendemain de sa parution, car contrairement à ce que nous présentait l'excellent plan de com de la Présidente, repris en chœur par l'ensemble de la presse nationale, et qui sous-entendait que c'était là le premier satellite lancé par l'Argentine), il s'élevait des voix dès le lendemain pour rappeler que 8 autres satellites (non "géostationnaires" ceux là) avaient été lancés par l'Argentine depuis 1990.

Ou comment les politiques ont le don de tirer les couvertures à eux !

14/10/2014

MACBA et MAMBA sont sur un bateau...

... et les deux tombent à l'eau !

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(Le MAMBA et le MACBA, Avenida San Juan, Buenos Aires, octobre 2014)

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L'exposition temporaire "El círulo caminaba tranquilo" (au MAMBA) est étonnante, surtout de par son installation : les œuvres sont suspendues à une cimaise qui cours en courbe au plafond, dans une grande pièce aux arrêtes invisibles. Le dos de ces tableaux flottants sont blancs, ce qui ajoute à ce sentiment de perte de repères, et où le visiteur devient une partie de ce tout...

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Cela fait deux ans que j'hésitais à pousser les portes d'un musée que j'avais remarqué à moins de 200 mètres de la Plaza Dorrego, haut lieu du tourisme portègne, tout en bas de la Calle Defensa à San Telmo.

Deux ans, car les musées de Buenos Aires réservant parfois quelques surprises, on n'est jamais vraiment pressé !

Je fut d’abord étonné de découvrir qu'il s'agissait en fait de deux musées côte-à-côte : le MAMBA et le MACBA ; un musée d'art moderne accolé a un musée d'art contemporain : il avait déjà comme un loup !

Ayant poussé les "deux" portes", je sais à présent que l'un des deux musées, le MAMBA (Musée d'Art Moderne de la ville de Buenos Aires) est géré par la municipalité et présente, entre autres, une petite collection permanente , et l'autre, le MACBA (Musée d'Art Contemporain de Buenos Aires) n'est, en définitive, qu'un lieu d’exposition qui fonctionne avec des fonds privés, et où se succèdent des artistes invités.

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(MAMBA, octobre 2014)

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Emporté par la créativité ambiante, j'ai réalisé cette (très intéressante :)  photo de l'escalier de service !

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Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas été transporté par ce que j'ai découvert, même si le MAMBA tire son épingle du jeux grâce à son exposition temporaire "El círulo caminaba tranquilo", plus d'ailleurs pour la mise en scène des œuvres présentées que par ces dernières...

Au MACBA, pour le double du prix du musée voisin, il fallait se contenter de trois vidéo-installations "muy especiales", chacune sur un niveau, et au dernier étage d'une trentaine d’œuvres du franco-chilien Contreras-Burnet.

J'étais d'autant plus déconcerté que leur site internet respectif n’étant pas vraiment très clairs, ils vous laissent imaginer (comme ici au MACBA), une conséquente collection permanente...

Pour faire bref, je vous conseille donc de ne vous y rendre (cela vaut pour les deux musées) uniquement si une exposition temporaire vous a explicitement été recommandée.

Au milieu de l'été, si la température devient étouffante, ce peut toutefois devenir une judicieuse destination  : vous serez au frais, au calme et dans un large espace, peu indisposé que vous serez par les trois ou quatre autres visiteurs...

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Au MACBA : l'expo Contreras-Burnet, ainsi que l'une des trois vidéo-instalations de l'Israélien Gilad Ratman.

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(MAMBA et MACBA, Buenos Aires, octobre 2014)

12/10/2014

Le Corcovado et le Christ Rédempteur

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(Corcovado, septembre 2014)

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Un petit train à crémaillère mène sur 3,8 km depuis la station Corcovado (qui se trouve dans le quartier de Cosme Velho) jusqu'au sommet du... Corcovado, quelques centaines de mètres plus haut.

La ligne a été ouverte en 1884, soit près de 50 ans avant l’inauguration de la statue du Christ Rédempteur ! Ce sera également, en 1910, le premier chemin de fer du pays a être électrifié.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, il y a également une route qui conduit jusqu'au sommet...

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On aperçoit les rails dentés dans lesquels viennent s'accrocher des roues motrices, crantées elles aussi. Les rames (3 en service, 1 en réserve) sont composées de seulement deux voitures. Elles sont de fabrication suisse et datent de 1980.

Il faut compter environ 20 minutes pour arriver au sommet ; le débit de cette ligne étant, de fait, assez faible (540 passagers à l'heure), l'attente peut être interminable à la station Corcovado !

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En sortant de la station, à l'arrivée, c'est d'abord le dos du Christ que l'on aperçoit.

Des escaliers mécaniques (et des ascenseurs) ont remplacé en 2003 l'une des deux volées de 230 marches qui menaient au monument...

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(Le Christ Rédempteur, septembre 2014)

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Une visite au Christ Rédempteur de Rio (o Cristo redentor), le monument le plus symbolique et le plus visité du Brésil, commence par un choix cornélien : si l'on décide de s'y rendre par une belle matinée, on découvrira le visage du Christ baigné de soleil... mais la ville de Rio et le Pain de Sucre seront malheureusement à contre-jour ; l'après-midi, ce sera bien évidement le contraire.

Si le temps est pourri, cela alors importe peu, et il est même possible que vous n'aperceviez même pas la tête du Messie :)

Privilégiant la vue, j'ai donc choisi la seconde option !

Le Corcovado, avec ses 710 mètres, est le morro le plus haut de Rio de Janeiro (que de "O"!) Il s'appela un temps "Pinacle de la tentation" (pinacula da tentaçao), du nom d'un épisode biblique,  puis prit celui de Corcovado, qui signifie plus prosaïquement "bossu" en portugais.

C'est en 1921 que (re)germa l'idée de construire un monument pour coiffer ce sommet déjà très couru à l'époque pour son extraordinaire vue. L'idée était de réaliser la statue à l'occasion du centenaire de l'indépendance du Brésil (1821-1824), mais devant l'ampleur du projet finalement choisi, il faudra attendre encore dix ans avant l'inauguration !

La paternité du monument agite encore aujourd'hui les descendants pour une évidente question de royalties : il se vend chaque année des centaines de milliers de figurines et au moins 130 municipalités au Brésil ont sur une place ou à un coin de rue leur "Christ Rédempteur", copie conforme si ce n'est pour la taille.

Si cette œuvre monumentale est à l'évidence un ouvrage collectif, dont la construction fut confiée à l'ingénieur Brésilien  Heitor da Silva Costa, il ne fait absolument aucun doute que c'est le Français Paul Landowski qui "inventa" cette statue géante, en dessina les ébauches et confectionna, en France, une première maquette de quatre mètres de haut. C'est également dans ses ateliers de Boulogne-Billancourt qu'il façonna en taille réelle la tête et les main du Christ, qui furent ensuite transportées jusqu'à Rio. 

C'est également un autre français (le célèbre ingénieur Albert Caquot) qui fut chargé de réaliser en béton armé la structure de la statue (équivalente à la hauteur d'un immeuble de 12 étages!), dont l'armature avait d'ailleurs été initialement envisagée en métal !

Afin de résister aux intempéries, on a recouvert le monument de plaques et de mosaïques en stéatite (plus communément appelée saponite ou pierre à savon). Cette roche, abondante dans le proche État du Minas Gerais, est en effet à la fois souple à travailler mais résistante au chocs et aux températures extrêmes. Lors de la dernière rénovation de grande ampleur (en 2010), 60 000 de ces petites pierres taillées en triangle ont été utilisées...

Les travaux commencèrent en 1926 et la statue fut inaugurée le 12 octobre 1931, il y a tout juste 83 ans aujourd'hui :)

Pour ce qui est des chiffres, je m'en remets à Wikipédia : "la statue mesure 38 mètres de haut (dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 m2). Sa masse est de 1 145 tonnes, la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L'envergure entre les deux mains est de 28 mètres".

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On aperçoit le long du bras des paratonnerres qui recouvrent d'ailleurs également la tête du christ. Cela n'empêche pourtant pas la statue de recevoir régulièrement son lot d'éclairs destructeurs, comme en janvier dernier, ou deux doigts avaient été touchés !

Il faut dire qu'a plus de 700 mètres de haut et au milieu de la plus grande forêt urbaine du monde, le Christ est une cible idéale !

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Depuis le promontoire, sous le regard du Christ, on découvre la merveilleuse baie de Guanabara.

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Au milieu de cette baie, la star incontestée : le fameux Pão de Açúcar, qui fut un temps pressenti, lui aussi, comme un éventuel hôte de l'impressionnante statue !

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La Lagune Rodrigo de Freitas est reliée à l'océan par un petit canal qui sépare les quartiers d'Ipanema et Leblon. 

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A droite de l’Hippodrome de Rio s'étendent les 137 hectares du Jardim Botânico, fondé en 1808 par l'Empereur João IV de Portugal.

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(Le Christ Rédempteur, septembre 2014)

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Au loin, les quartiers de Centro et Lapa.

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A la gauche du Christ, on aperçoit le fameux stade du Maracanã, dont il n'était pas vraiment au programme que je le visitasse !

Inauguré pour la Coupe du Monde de Football de 1950 (ou l'Uruguay battu en finale le Brésil), le stade a vu cet été la victoire de l'Allemagne ; il accueillera en août 2016 les prochains Jeux Olympiques d'été, qui seront aussi les premiers à être organisé sur le continent Sud-américain...

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De tout côté, on découvre également de nombreuses favellas...

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Des immeubles, à Lagoa, se reflètent dans l'eau de la lagune.

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(Le Christ Rédempteur, septembre 2014)

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Ce à quoi ressemblent les milliers de mosaïques qui recouvrent le monument...

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Comme j'étais à contre-jour, j'ai fait appel à la technique pour réaliser ce portrait très "années 30" !

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Dans les huit mètres du socle se cache une petite chapelle consacrée à Nossa Senhora Aparecida, et où se pratique régulièrement des célébrations de mariages et de baptêmes.

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Le Pão de Açúcar

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Pour terminer ce long post, une rafraichissante et bienvenue caïpirinha devant la plus incroyable vue de Rio de Janeiro...

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(Corcovado, septembre 2014)

07/10/2014

Les plages d'Ipanema et de Copacabana

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(La plage de Copacabana, Rio de Janeiro, septembre 2014)

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 Au début des années 1970, le célèbre paysagiste brésilien Burle Marx réinterprète un style de pavage (la chaussée portugaise) inventée à Lisbonne au milieu du 19e siècle et qui s'est ensuite propagée dans tous les coins de l'Empire. Il réalisa entre autres la superbe "frise" de Copacabana, qui borde sans discontinuer la plage sur quatre kilomètres de long... 

Comme on peut le voir sur l'image Google Earth ci-dessous, ce pavage au multiples formes investi également les trottoirs au pied des immeubles, ainsi que les terre-pleins centraux.

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(Copacabana, Rio, septembre 2014)

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Le Copacabana Palace, construit en 1923 (et dont Mistinguett fut la vedette du bal d'ouverture) est l'un des hôtels les plus luxueux de la ville. Il fut également le premier palace d'Amérique du sud.

Je ne suis pas sûr que les clients soient en ce moment ravis d'avoir face à leur suite, pour laquelle ils ont déboursé 700 à 1000 euros la nuit, ce pavillon (photos du bas) en guise de "vue sur mer et plage" !

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Le "Musée de l'Image et du Son" (du cabinet Scofidio + Renfro) devait ouvrir ses portes en 2011 !

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Au nord de la plage, quelques barques de pêcheur dont la présence semblent un brin saugrenue !

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Au sud, à l'a-pic du promontoire rocheux, des pêcheurs tentent leur chance...

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Le soleil se couche (assez tôt) derrière les grands buildings de l'Avenue Atlântica et la lumière sur la plage se fait alors rasante...

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Rio, c'est à la fois le Carnaval, le Pain de Sucre, le Corcovado, mais également bien sûr ces fameuses plages, dont Copacabana et Ipanema, réputées surtout du fait qu'elles sont "dans" la ville, celle qu'arpente le touriste. Elles font intrinsèquement partie de l'identité carioca.

Car pour ce qui est des plages, Rio n'en manque pas : elles s’étendent en effet sur des dizaines de kilomètres, à l'est et à l'ouest de la ville, et bien souvent dans un environnement un peu plus... sauvage.

Les plages de Copacabana et d'Ipanema (du nom des quartiers qu'elles bordent) font chacune environ 4 kilomètres de long sur, bien souvent, plus de 100 mètres de large. Elle sont fréquentées tout au long de la journée, mais plus encore bien entendu les fins de semaines.

L'histoire raconte qu'un moine bénédictin naufragé au large des côtes en 1754 fini par s'échouer sur une plage où, comme il l'avait promis, il construisit une petite chapelle en l'honneur de la fameuse Vierge Noire de Copacabana, la petite ville de Bolivie au sud du Lac Titicaca...

Le nom d'Ipanema vient lui du Guarani et signifie "mauvaises eaux" ; une appellation fort sage car la plage est en effet réputée pour ses vagues et ses courants assez forts. Ipanema est aussi le berceau de la bossa nova, inventée par João Gilberto. Rappelez-vous la fameuse "Girl from Ipanema", avec Stan Getz au saxo !

Le bord de mer, que ce soit le long de l'Avenue Atlântica (à Copacabana) ou Vieira Souto et Moreira (à Ipanema et Leblon), est constellé de petits bars (on en compte environ un tous les 100 ou 200 cents mètres) où il est bien agréable de venir siroter un jus de noix de coco verte ou une caïpirinha !

 

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A la tombée du jour, je m'offre une caïpirinha face à la plage.

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Depuis ma chambre d'hôtel (à travers des vitres teintés : grosse déception!), je découvre Copacabana évoluer à chaque heure de la journée...

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Des clubs viennent s'entraîner...

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La longue avenue est piétonne tous les dimanche.

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La nuit tombe et Copacabana s'illumine...

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Depuis le toit de l'hôtel Arena

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Au loin le "Christ" veille sur la ville, de jour comme de nuit...

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Une terrasse "avec piscine privée" qui doit valoir des millions !

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A peine plus grande, celle de l'hôtel !

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Le Corcovado, depuis la terrasse

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La rue Otaviano, longue de 600 mètres, sépare les plages de Copacabana d'Ipanema.

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Sur Ipanema, c'est un nouveau motif de dallage qui prend la relève et borde les 3,8 km de la plage ; il y a en fait trois plages différentes (Arpoador, Ipanema et Leblon), mais je vous assure que pour les avoir parcouru tout du long, c'est bien le même banc de sable !

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Comme sur Copacabana, la plage est rythmée par ses "postes de police numérotés", ses bars en terrasse et ses agrès proposés gratuitement aux plus sportifs...

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Au loin, le célèbre morro des "deux frères"(Dois Irmãos) et la petite plage de Vidigal au pied de l'imposant Sheraton.

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A gauche, la favela de Vidigal, et tout au fond la Piedra de Gávea, fameuse paréidolie.

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Quoi de mieux que l'eau (ou le jus) d'une noix de coco verte pour se désaltérer après des heures de marches ! A 1,60 euros, il ne faudrait surtout pas se gêner !

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(Ipanema, Rio, septembre 2014)

01/10/2014

L'Escalier de Jorge Selarón

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(Escadaria Selarón, Rio de Janeiro, septembre 2014)

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Sur la page "conseils aux voyageurs" du Ministère des Affaires Étrangères, on peut lire ces recommandations à propos des quartiers de Lapa et de Santa Teresa : "très nombreux vols et agressions, parfois à main armée. Ne pas s’éloigner des rues passantes et animées. S’y rendre et en repartir en taxi. Signalement de vols en haut de l’escalier de Selarón".

Ce qui évidemment donne évidemment l'envie d'y courir !

Quand on sait que le "créateur" de cette œuvre étonnante, Jorge Selarón, fut découvert mort un matin de janvier 2013, sur ces mêmes marches qui lui valent aujourd'hui sa renommée, on hésite encore a aller lui rendre un dernier hommage...

J'y suis pourtant allé, et comme je n'étais pas vraiment seul, je m'y suis plutôt senti en sécurité.

Jorge était Chilien. Il avait débarqué à Rio en 1983 sans connaître un mot de portugais. Artiste pour le moins bohème, il vivait dans une petite maison donnant sur cet escalier...

Il semble que c'est à l'occasion (ou juste avant?) de la coupe du monde 1994 (où le Brésil gagna son 4e titre) que l'idée lui vint de décorer de faïence les 250 marches qui passaient devant chez lui et menaient à Santa Teresa. Certains disent qu'il s'était lancé dans ce projet depuis 1990.

Pendant vingt ans, il insèrera dans le ciment des fragments d’azulejos de toutes les couleurs, certains venant, au fil des ans, des quatre coins du monde. Il finira d'ailleurs par devenir lui-même céramiste et fabriquer ses propres motifs...

A 65 ans, il a fini sur "ses" marches ; meurtre ou suicide, on ne connaitra sans doute jamais la vérité... L'artiste fou est parti en laissant derrière lui cette œuvre singulière et touchante, classée monument historique depuis 2005.

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Sur les milliers de portraits que des touristes passant par là on fait de lui (il a vécu 30 ans dans sa petite maison au bord des marches), Jorge tire presque toujours la langue ; comme un pied de nez aux convenances... et à l'éternité.

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(Rio de Janeiro, septembre 2014)

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