24/11/2012
En route pour la Patagonie...
Vous ne lirez pas de nouveaux posts pendant les 10 prochains jours pour la bonne raison que l'heure des congés a sonné ; l'occasion pour moi de sortir pour la première fois de Buenos aires où je suis arrivé il y a maintenant bientôt trois mois.
Oublié le boulot, la connexion WiFi et le brouhaha quotidien. : je m'en vais aller respirer l'air pur de Patagonie, et comme je ne fais pas les choses à moitié, j'ai décidé d'attaquer trés au sud, dans la région des glaciers, vers Calafate et El Chalten (le petit cercle en noir sur la carte!).
La Patagonie englobe tout le cône sud du continent américain, et se partage entre l'Argentine et le Chili ; entre ces deux pays s'étend la majestueuse Cordillière des Andes.
La limite nord, elle, serpente le long du cours du Rio Colorado.
Cette immense région, côté argentin, représente plus d'un quart de la superficie du pays, pour seulement un dixième de sa population (c'est 20% plus grand que la France, avec seulement 4 millions d'habitants !).
La patagonie s'étend en longueur sur plus de 2000 km et présente des paysages pour le moins très contrastés : on trouve à l'est la Cordillière Andine et ses sommets enneigés et à l'ouest les rives de l'Océan Atlantique ; au nord c'est plutôt la pampa, alors que le sud nous offre ses lacs glaciaires et les étendues sauvages de la Terre de Feu...
Cette région est donc tellement vaste qu'il faut faire des choix si l'on veut bien en profiter : j'ai donc jeté mon dévolu, pour cette première fois, sur le Parc National des Glaciers, aux abords du Campo de Hielo Sur, la troisième plus grande calotte glacière du monde, après l'Antartique et le Groenland.
Si le beau temps est de la partie, je devrais donc vous rapporter quelques jolies photos....
11:42 Publié dans Histoire géo, La Patagonie, Périples argentins, Perso | Tags : patagonie | Lien permanent | Commentaires (4)
Mon premier "asado" (viandes cuites à la parilla)
(Buenos Aires, 23 novembre 2012)
Je ne pouvais pas laisser passer l'occasion de vous montrer à quoi peut ressembler un asado, le pilier de la culture festivo-gastronomique argentine (car c'est aussi plus largement un "acte social" ancré dans la tradition).
Il est sans doute ce que l'on peut considérer ici comme le "plat national".
Celui-ci nous a été offert aujourd'hui au boulot pour fêter le départ en retraite d'une délicieuse personne...
J'ai bien dit "un" asado, car il y en a de multiples. Les mauvaises langues diront que ce n'est qu'un barbecue, ...mais quel barbecue !
Comptez environ 500 grammes de viande par personne, les saucisses n'étant en général que des amuse-bouche en prélude :)
On peut ajouter, au mieux, une sauce (le chumichurri fait maison est ce qui se fait de mieux), des poivrons et un peu de salade variée pour les rares convives rebutés par tant de viande.
Le dessert est bien souvent, lui aussi, facultatif...
C'est bien sûr la qualité de la fameuse viande argentine qui fait la différence, et je peux vous assurer que j'ai été scotché !
Aux douteuses boissons du premier plan, les afficionados préfèrent généralement un bon cru argentin ! (j'ai évité de vous montrer les bouteilles vides !)
00:13 Publié dans Actualité, Boulot, Cuisine et gastronomie, Perso, Potes | Lien permanent | Commentaires (1)
21/11/2012
El Zapallito
Zapallitos
Vous trouverez peut-être sur les marchés de Provence la Ronde de Nice, qui lui ressemble. En Italie aussi il existe quelques variétés de courges petites et toute aussi rondes. Mais celle-ci est bien d'ici ; elle n'est cultivé qu'en Argentine et dans l'Uruguay voisin...
Savez vous d'ailleurs que toutes les toutes les courges que l'on trouve aujourd'hui en Europe sont originaires d'Amérique du Sud !
En effet, il y a 500 ans, avant que l'Amérique ne soit découverte par Cristóbal, il n'y avait sur notre vieux continent ni haricot, ni tomate, ni maïs, ni pomme-de-terre (mais ça, vous le saviez déjà !) ; pas plus que de courges !
D'ailleurs, il ne poussait pas non plus à cette époque d'ananas, de manioc, d'arachide, de coton, de tabac, de cacao, d'hévea, d'avocat ou de piment, ni en Asie, ni en Afrique. Toutes ces cultures amérindiennes (et bien d'autres encore, la liste est longue) n'ont été introduites sur ces deux continents qu'entre le 16ème et le 18ème siècle !
Mais revenons à notre zapallito, puisque c'est de lui qu'il s'agit (zapallo désignant la "grosse" courge et zapallito étant le diminutif pour "petit" !). Comme j'ai maintenant reçu mon déménagement et que je n'ai plus de problèmes de casseroles, de planches et autre couteaux qui coupent, je peux tranquillement me mettre en quête des produits du marché.
Il n'y en a d'ailleurs malheureusement pas tant que ça par ici, et le rayon fruits et légumes d'un supermarché de Buenos Aires ressemble étrangement à celui d'une grande surface à Paris, le choix et la variété en moins...
Car c'est là l'une des conséquences de la politique ultra-protectionniste de Cristina (la Présidente) : pratiquement rien n'est importé, et tout ce que l'on trouve sur les étals (ou presque), des pommes au kiwis en passant par les oranges, les bananes, et même le thé, le café, le chocolat, le riz ou l'huile d'olive, est "producto argentino" !
En étant (à peine) caricatural, on peux dire que ce qui ne pousse pas en Argentine ne se consomme pas en Argentine !
Le vin en est aussi un bon exemple : on ne peux trouver sur les présentoirs QUE des vins argentins ; pas l'ombre d'un petit bordeaux, d'un rioja ou autre chianti. Même les vins chiliens sont personae non gratae ! (si vous arriviez quand même à dégoter une bouteille d'un de ces crus étrangers dans un magasin -très très- spécialisé, il vous faudra alors débourser de 3 à 5 fois son prix "normal").

Et le Champagne me direz vous ? Et bien il est argentin lui aussi et s'appelle ... Chandon. Ca ne s'invente pas ! (il est élaboré par la maison Moët Henessy (aujourd'hui LVMH), installée en Argentine depuis le début des années 60).
Mais rendons à César... L'Argentine est aussi un grand pays du Vin et je ne manquerais pas de vous en parler un de ces jours...
Je m'égare et j'en oublie mes zapallitos ! Je les ai donc cuisiné très simplement avec un peu d'huile d'olive (d'Argentine, vous me suivez ?) et une pointe d'origan, et ils ont parfaitement accompagné une pièce de boeuf ( elle aussi argentine, mais là c'est cool !) peut-être un peu trop généreuse.
A moins de 10 euros du kilo, on se laisse malheureusement très facilement tenter...
En accompagnement, la fameuse sauce Chimichurri dont je vous parlerais une prochaine fois...
00:01 Publié dans Cuisine et gastronomie, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1)





























