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12/10/2014

Le Corcovado et son emblématique Christ Rédempteur

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Un petit train à crémaillère mène les voyageurs, sur 3,8 km, de la station Corcovado (qui se trouve dans le quartier de Cosme Velho) jusqu'au sommet du... Corcovado, quelques centaines de mètres plus haut.

La ligne a été ouverte en 1884, soit près de 50 ans avant même l’inauguration de la statue du Christ Rédempteur ! Elle sera également, en 1910, le premier "chemin de fer" du pays a être électrifié.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, il y a également une route qui conduit jusqu'au sommet...

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On aperçoit sur les photos les rails dentés dans lesquels viennent s'accrocher les roues motrices, crantées elles aussi. Les trois rames en service (plus une en réserve), sont composées de seulement deux voitures. Elles sont de fabrication suisse et datent de 1980.

Il faut compter environ 20 minutes pour arriver au sommet ; comme le débit de cette ligne est de fait assez faible (540 passagers à l'heure), l'attente peut être parfois interminable à la station Corcovado !

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En sortant de la station, à l'arrivée, c'est d'abord le dos du Christ que l'on aperçoit.

Des escaliers mécaniques (ainsi que des ascenseurs) ont remplacé en 2003 l'une des deux volées de 230 marches qui menaient originellement au monument...

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(Le Christ Rédempteur, septembre 2014)

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Une visite au Christ Rédempteur de Rio (o Cristo redentor), le monument le plus emblématique et le plus visité du Brésil, commence par un choix cornélien : si l'on décide de s'y rendre par une belle matinée, on découvrira le visage du Christ baigné de soleil... mais la ville de Rio et le Pain de Sucre seront malheureusement à contre-jour ; l'après-midi, ce sera bien évidement le contraire.

Si le temps est pourri, cela alors importe peu, et il est même possible que vous n'aperceviez même pas la tête du Messie :)

Privilégiant la vue depuis le sommet, j'ai donc choisi la seconde option !

Le Corcovado, avec ses 710 mètres, est le morro le plus haut de Rio de Janeiro (que de "O"!). Il s'appela un temps "Pinacle de la tentation" (pinacula da tentaçao), du nom d'un épisode biblique,  puis prit celui de Corcovado, qui signifie plus prosaïquement "bossu" en portugais.

C'est en 1921 que (re)germa l'idée de construire un monument pour coiffer ce sommet déjà très couru à l'époque pour son extraordinaire vue. L'idée était de réaliser la statue à l'occasion du centenaire de l'indépendance du Brésil (1821-1824), mais devant l'ampleur du projet finalement choisi, il faudra attendre encore dix ans avant l'inauguration !

La paternité du monument agite encore aujourd'hui les descendants pour une évidente question de royalties : il se vend chaque année des centaines de milliers de figurines et au moins 130 municipalités au Brésil ont sur une place ou à un coin de rue leur "Christ Rédempteur", copie conforme si ce n'est pour la taille.

Si cette œuvre monumentale est à l'évidence un ouvrage collectif, dont la construction fut confiée à l'ingénieur Brésilien  Heitor da Silva Costa, il ne fait absolument aucun doute que c'est le Français Paul Landowski qui "inventa" cette statue géante, en dessina les ébauches et confectionna, en France, une première maquette de quatre mètres de haut. C'est également dans ses ateliers de Boulogne-Billancourt qu'il façonna en taille réelle la tête et les main du Christ, qui furent ensuite transportées jusqu'à Rio. 

C'est également un autre français (le célèbre ingénieur Albert Caquot) qui fut chargé de réaliser en béton armé la structure de la statue (équivalente à la hauteur d'un immeuble de 12 étages!), dont l'armature avait d'ailleurs été initialement envisagée en métal !

Afin de résister aux intempéries, on a recouvert le monument de plaques et de mosaïques en stéatite (plus communément appelée saponite ou pierre à savon). Cette roche, abondante dans le proche État du Minas Gerais, est en effet à la fois souple à travailler mais résistante au chocs et aux températures extrêmes. Lors de la dernière rénovation de grande ampleur (en 2010), 60 000 de ces petites pierres taillées en triangle ont été utilisées...

Les travaux commencèrent en 1926 et la statue fut inaugurée le 12 octobre 1931, il y a tout juste 83 ans aujourd'hui :)

Pour ce qui est des chiffres, je m'en remets à Wikipédia : "la statue mesure 38 mètres de haut (dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 m2). Sa masse est de 1 145 tonnes, la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L'envergure entre les deux mains est de 28 mètres".

 

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On aperçoit le long du bras des paratonnerres qui recouvrent d'ailleurs également la tête du christ. Cela n'empêche pourtant pas la statue de recevoir régulièrement son lot d'éclairs destructeurs, comme en janvier dernier, ou deux doigts avaient été touchés !

Il faut dire qu'a plus de 700 mètres de haut et au milieu de la plus grande forêt urbaine du monde, le Christ est une cible idéale !

 

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Depuis le promontoire, sous le regard du Christ, on découvre la merveilleuse baie de Guanabara.

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Au milieu de cette baie, la star incontestée : le fameux Pão de Açúcar, qui fut un temps pressenti, lui aussi, comme un éventuel hôte de l'impressionnante statue !

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La Lagune Rodrigo de Freitas est reliée à l'océan par un petit canal qui sépare les quartiers d'Ipanema et Leblon. 

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A droite de l’Hippodrome de Rio s'étendent les 137 hectares du Jardim Botânico, fondé en 1808 par l'Empereur João IV de Portugal.

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(Le Christ Rédempteur, septembre 2014)

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Au loin, les quartiers de Centro et Lapa.

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A la gauche du Christ, on aperçoit le fameux stade du Maracanã, dont il n'était pas vraiment au programme que je le visitasse !

Inauguré pour la Coupe du Monde de Football de 1950 (ou l'Uruguay battu en finale le Brésil), le stade a vu cet été la victoire de l'Allemagne ; il accueillera en août 2016 les prochains Jeux Olympiques d'été, qui seront aussi les premiers à être organisé sur le continent Sud-américain...

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De tout côté, on découvre également de nombreuses favellas...

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Des immeubles, à Lagoa, se reflètent dans l'eau de la lagune.

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(Le Christ Rédempteur, septembre 2014)

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Ce à quoi ressemblent les milliers de mosaïques qui recouvrent le monument...

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Comme j'étais à contre-jour, j'ai fait appel à la technique pour réaliser ce portrait très "années 30" !

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Dans les huit mètres du socle se cache une petite chapelle consacrée à Nossa Senhora Aparecida, et où se pratiquent régulièrement des célébrations de mariages et de baptêmes.

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Le Pão de Açúcar

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Pour terminer ce long post, une rafraichissante et bienvenue caïpirinha devant la plus incroyable vue de Rio de Janeiro...

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(Corcovado, septembre 2014)

07/10/2014

Les plages d'Ipanema et de Copacabana

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(La plage de Copacabana, Rio de Janeiro, septembre 2014)

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 Au début des années 1970, le célèbre paysagiste brésilien Burle Marx réinterprète un style de pavage (la chaussée portugaise) inventée à Lisbonne au milieu du 19e siècle et qui s'est ensuite propagée dans tous les coins de l'Empire. Il réalisa entre autres la superbe "frise" de Copacabana, qui borde sans discontinuer la plage sur quatre kilomètres de long... 

Comme on peut le voir sur l'image Google Earth ci-dessous, ce pavage au multiples formes investi également les trottoirs au pied des immeubles, ainsi que les terre-pleins centraux.

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(Copacabana, Rio, septembre 2014)

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Le Copacabana Palace, construit en 1923 (et dont Mistinguett fut la vedette du bal d'ouverture) est l'un des hôtels les plus luxueux de la ville. Il fut également le premier palace d'Amérique du sud.

Je ne suis pas sûr que les clients soient en ce moment ravis d'avoir face à leur suite, pour laquelle ils ont déboursé 700 à 1000 euros la nuit, ce pavillon (photos du bas) en guise de "vue sur mer et plage" !

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Le "Musée de l'Image et du Son" (du cabinet Scofidio + Renfro) devait ouvrir ses portes en 2011 !

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Au nord de la plage, quelques barques de pêcheur dont la présence semblent un brin saugrenue !

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Au sud, à l'a-pic du promontoire rocheux, des pêcheurs tentent leur chance...

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Le soleil se couche (assez tôt) derrière les grands buildings de l'Avenue Atlântica et la lumière sur la plage se fait alors rasante...

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Rio, c'est à la fois le Carnaval, le Pain de Sucre, le Corcovado, mais également bien sûr ces fameuses plages, dont Copacabana et Ipanema, réputées surtout du fait qu'elles sont "dans" la ville, celle qu'arpente le touriste. Elles font intrinsèquement partie de l'identité carioca.

Car pour ce qui est des plages, Rio n'en manque pas : elles s’étendent en effet sur des dizaines de kilomètres, à l'est et à l'ouest de la ville, et bien souvent dans un environnement un peu plus... sauvage.

Les plages de Copacabana et d'Ipanema (du nom des quartiers qu'elles bordent) font chacune environ 4 kilomètres de long sur, bien souvent, plus de 100 mètres de large. Elle sont fréquentées tout au long de la journée, mais plus encore bien entendu les fins de semaines.

L'histoire raconte qu'un moine bénédictin naufragé au large des côtes en 1754 fini par s'échouer sur une plage où, comme il l'avait promis, il construisit une petite chapelle en l'honneur de la fameuse Vierge Noire de Copacabana, la petite ville de Bolivie au sud du Lac Titicaca...

Le nom d'Ipanema vient lui du Guarani et signifie "mauvaises eaux" ; une appellation fort sage car la plage est en effet réputée pour ses vagues et ses courants assez forts. Ipanema est aussi le berceau de la bossa nova, inventée par João Gilberto. Rappelez-vous la fameuse "Girl from Ipanema", avec Stan Getz au saxo !

Le bord de mer, que ce soit le long de l'Avenue Atlântica (à Copacabana) ou Vieira Souto et Moreira (à Ipanema et Leblon), est constellé de petits bars (on en compte environ un tous les 100 ou 200 cents mètres) où il est bien agréable de venir siroter un jus de noix de coco verte ou une caïpirinha !

 

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A la tombée du jour, je m'offre une caïpirinha face à la plage.

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Depuis ma chambre d'hôtel (à travers des vitres teintés : grosse déception!), je découvre Copacabana évoluer à chaque heure de la journée...

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Des clubs viennent s'entraîner...

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La longue avenue est piétonne tous les dimanche.

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La nuit tombe et Copacabana s'illumine...

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Depuis le toit de l'hôtel Arena

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Au loin le "Christ" veille sur la ville, de jour comme de nuit...

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Une terrasse "avec piscine privée" qui doit valoir des millions !

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A peine plus grande, celle de l'hôtel !

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Le Corcovado, depuis la terrasse

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La rue Otaviano, longue de 600 mètres, sépare les plages de Copacabana d'Ipanema.

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Sur Ipanema, c'est un nouveau motif de dallage qui prend la relève et borde les 3,8 km de la plage ; il y a en fait trois plages différentes (Arpoador, Ipanema et Leblon), mais je vous assure que pour les avoir parcouru tout du long, c'est bien le même banc de sable !

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Comme sur Copacabana, la plage est rythmée par ses "postes de police numérotés", ses bars en terrasse et ses agrès proposés gratuitement aux plus sportifs...

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Au loin, le célèbre morro des "deux frères"(Dois Irmãos) et la petite plage de Vidigal au pied de l'imposant Sheraton.

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A gauche, la favela de Vidigal, et tout au fond la Piedra de Gávea, fameuse paréidolie.

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Quoi de mieux que l'eau (ou le jus) d'une noix de coco verte pour se désaltérer après des heures de marches ! A 1,60 euros, il ne faudrait surtout pas se gêner !

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(Ipanema, Rio, septembre 2014)