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05/04/2014

Le Parc d'Ischigualasto (la Vallée de la Lune)

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ischigualasto : la moitié des blogs et des guides affirment que ce nom signifie " terre sans vie". L'autre moitié des blogs et des guides (ainsi que wikipedia) opte pour " le lieu où se pose la lune"... ce qui vous l'avouerez n'a vraiment rien à voir !

Ce mot est pourtant censé venir du Quechua, une langue encore vivante, et je n'en connais toujours pas avec certitude l'origine !

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Juste avant d'arriver au parc, deux maras traversent (paisiblement) la route. Ce sont les premiers que je vois ailleurs qu'au zoo de Buenos Aires !

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Le premier arrêt est pour nous présenter le site et nous rappeler les consignes (faites pas ci, faites pas ça !). On a même la chance contempler sous un rocher les uniques fossiles (de plantes)...de la matinée !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Le second arrêt sera pour la fameuse "Vallée de la Lune", l'autre nom donné au parc provincial ; c'est évidemment plus facile à retenir que "Ischigualasto" !

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Et rebelote : pendant cette troisième (et dernière) visite "encadrée" de la semaine, j'ai de nouveau rongé mon frein et tempéré ma frustration !

Mais heureusement, comme pour le Cañon de Talampaya et la Laguna Brava, il me restait le paysage, assez extraordinaire pour me sauver la mise...

Avant d'écrire un article, je me promène souvent sur le net, pour, avant tout, recouper des informations qui me semblent approximatives ou même parfois carrément farfelues. Ce que j'ai découvert sur les blogs à propos de ce parc fut assez navrant, dans le sens ou tout le monde dit exactement la même chose et montre exactement les mêmes images !

Ceci pour la bonne raison que tout le monde a fait, au mètre près, le même parcours (d'ailleurs aussi peut-être avec le même guide !). Vous ne trouverez donc rien de bien original dans ce post !

La visite se fait en convoi de voitures particulières qui cheminent à la queue leu-leu, avec en prime la poussière de celui qui vous précède (nous étions ce jeudi-là, en basse saison, 13 voitures et environ 32 touristes !). Cinq arrêts sont prévus sur les vingt premiers kilomètres, puis il faut refaire la même distance pour retourner jusqu'à l'entrée du parc (il y a une seconde piste, mais elle n'était pas praticable ce jour là).

Les arrêts durent entre 15 et 20 minutes et le "tour" complet environ 3 heures.

Sincèrement, je n'ai pas trop aimé la visite, ou plutôt devrais-je dire la "façon" dont elle est organisée...

Et puis nous vendre à tout bout de champ que l'endroit est juste exceptionnel ; qu'on y trouve (ou a trouvé) des centaines de squelettes de dinosaures ayant vécu sur des périodes couvrant plusieurs millions d'années ; que c'est une incroyable et unique (au monde!) réserve fossilifère ; pour en fin de compte ne nous montrer qu'une unique et petite fougère de cinq centimètres de long, c'est vous l'avouerez un brin frustrant !

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On découvre au troisième arrêt les fameuses "boules". Là encore je suis dans l'expectative : certains disent qu'il y en a des centaines à travers le parc, d'autres qu'elles sont toutes rassemblées ici afin de les protéger des vols ! Allez savoir...

Quant à leur origine, on lit aussi un peu n'importe quoi, comme par exemple ICI : "elles se sont formées dans les montagnes et sont descendues dans la plaine". Ben oui, genre elles ont roulé jusqu'en bas avec le temps... C'est passablement idiot, mais en définitive assez joli :)

Et à ceux qui ânonnent en boucle que c'est le seul endroit au monde où l'on trouve ce type de bouboule, qu'ils aillent jeter un coup d'oeil par ICI. J'ajouterais enfin que j'en possède d'ailleurs une de ce genre, mais que la mienne vient du désert... lybique !

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Ça, c'est le "sous-marin (sic), au quatrième arrêt !

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On aperçoit souvent à Ischigalasto des renards gris d'Argentine (Lycalopex griseus). Ces derniers, habitués au va-et-vient quotidien des voitures, viennent en quête de quelque nourriture abandonnée par le visiteur...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

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Et enfin "le champignon" (mon dieu que c'est original!) au cinquième et dernier arrêt...

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(Parc d'Ischigualasto, 13 mars 2014)

31/03/2014

La Laguna Brava (jour 5)

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(La Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Quelques kilomètres après Vinchina, on traverse la "précordillère", reconnaissable à ces strates dressées presque à la verticale.

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Sur la gauche, la route passe au pied de l'étrange "Pyramide", une formation rocheuse naturelle (je sais, ça parait énorme, mais c'est vraiment naturel !)

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Les Vigognes et les Guanacos font partie de la même famille des camélidés. Comme sur cette photo, on trouve parfois une horde des uns pâturant près de celle des autres (ici, les vigognes sont au premier plan, et les guanacos juste derrière). Ils ne sont par contre pas du même "genre" et ne se "mélangent" donc jamais...

La vigogne est à la fois plus petite et plus fine. Quand au guanaco, on le reconnait avant tout à son museau, son visage et ses oreilles qui sont d'un gris noirâtre.

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La Laguna Brava se trouve à environ 200 kilomètres au nord de Villa Unión. Une route asphaltée mène d'abord au village de Vinchina (où se trouve l'entrée du parc provincial), avant de laisser place à une piste sinueuse jusqu'à la laguna. On passe alors assez vite de 1 200 à plus de 4 200 mètres...

Je dois avouer que si je devais garder un seul souvenir de ce périple de 10 jours, je choisirais cette ballade jusqu'à la laguna ; je précise bien la "ballade", car plus encore que la lagune saline elle-même, ce sont les montagnes qui la précèdent sur les vingt derniers kilomètres qui méritent surtout le détour : les formes sont douces, toutes en courbes, et le camaïeu tendre, pastel et souvent clair des teintes est juste extraordinaire !

La laguna, longue d'une petite vingtaine de kilomètres (sur un à trois de largeur), est  bien évidemment de toute beauté, surtout depuis ses berges colorées d'où l'on admire de nombreuses espèces de flamants.

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Au loin, le Volcan Veladero, qui culmine à 6436 mètres !

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Quelques geysers plutôt "inactifs"...

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)

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Un flamant des Andes

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Je prenais quelques clichés quand j'ai aperçu un renard approchant dans ma direction (il est au centre de l'image ci-dessus). J'ai vite compris qu'il était plus intéressé par le petit troupeau paisible de vigognes à ma gauche que par mon réflex, et que son but était probablement de semer la zizanie dans le harpail pour ensuite s'attaquer plus facilement au jeune le plus faible.

Mais il n'en aura pas l'occasion : en une fraction de seconde, celui que je suppute être le mâle dominant s'est littéralement jeté sur le goupil déconfit et l'a poursuivi sur plusieurs centaines de mètres devant son harem ébaubi !  

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Une dizaine de refuges furent construits dans les années 1870 dans la vallée afin d'abriter les gauchos qui menait du bétail d'Argentine au Chili. Celui-ci, qui surplombe le lac, à ceci de particulier qu'il abrite la tombe d'un Chilien mort ici de froid en 1964.

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Comme pour la visite de Talampaya la veille, je n’étais de nouveau, malheureusement, pas maître de l'organisation.

Si il est possible de se rendre jusqu'à la lagune avec son propre véhicule, on ne peut de toute façon entrer  dans le parc sans être accompagné d'un guide habilité. J'avais donc trouvé, via mon hôtel, un chauffeur-guide et son 4X4 ; le prix annoncé était de 500 pesos si il trouvait d'autres pigeons touristes intéressés ! (auquel il fallait ajouter 40 pesos pour l'entrée sur le parc).

L'excursion en tant que telle fut carrément naze, en dépit des merveilles qui nous entouraient. Dans la montée magnifique qui nous menait à la Lagune, Emilio (le guide-chauffeur) a à chaque fois, sous divers prétextes, refusé de s’arrêter, que ce soit pour admirer la vue ou bien prendre une photo.

Il nous disait que nous le ferions au retour, ce qui s'est évidemment avéré un pieux mensonge...

Le premier et unique stop fut au bord de la lagune, près du seul autre 4x4 à des kilomètres à la ronde. Au bout de 20 ou 30 minutes, prêt à repartir, il nous proposa de nous emmener de l'autre coté de la lagune ; c'était parait-il encore plus joli là-bas ! Mais pour ce petit plus, il nous demanderait 100 pesos de supplément à chacun ! Ce n'était ni plus ni moins du racket, contraint que nous étions à lui dire oui ! Nous n'étions pas venu de si loin pour rien !

Emilio a donc fait 15km de plus (j'ai vérifié avec Google Earth) avant de se garer de l'autre côté de la lagune ...  de nouveau près de la voiture de son pote. Deuxième arrêt !

Le troisième et dernier arrêt fut près d'un refuge, en redescendant vers Vinchina, et bien évidemment près du sempiternel 4x4 ; cette fois pour grignoter nos sandwichs. 

Si je vous raconte cela, ce n'est pas pour me plaindre (même si j'étais prêt à étrangler cette espèce d'enfoiré), j'en ai vu d'autre, mais prévenir de futurs voyageur afin qu'ils prennent les devants...

J'ai tout de même réussi à faire des photos depuis la voiture, et en sauver quelques unes....

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(Laguna Brava, 12 mars 2014)