30/03/2014
De La Rioja à Villa Unión (jour 4)
(La Cathédrale San Nicolás de Bari, La Rioja, 11 mars 2014)
La Rioja
Cela peut bien évidemment paraître anecdotique, mais cette photo prise depuis la chambre de mon hôtel résume assez bien une partie du quotidien de nombreux Argentins.
Si, à Buenos Aires, on les voit faire la queue surtout pour prendre le bus, c'est en province par contre, et à de multiples reprises (quelque soit d'ailleurs la taille de la cité) que je les ai vu attendre en de longues files dès potron-minet afin d’accéder à divers services tel que la banque, la sécu, ou bien encore le Corréo argentino !
De La Rioja, je redescends plein sud vers Patquia (je ne sais pas encore que je serai obligé d'y repasser une troisième fois !). Je prends à l'ouest en direction des parcs de Talampaya et d'Ischigalasto qui en fait n'en font qu'un. Je passe devant l'entrée de ce dernier (que je visiterai dans deux jours) et remonte plein nord vers la toute petite ville de Villa Unón, à environ 130 kilomètres de là.
La route est plutôt jolie (je commence à connaître) et le temps absolument magnifique...
(11 mars 2014)
L'entrée du Parc de Talampaya. Il faut compter encore une cinquantaine de kilomètres avant d'arriver au fameux
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28/03/2014
Le Cañon de Talampaya
(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)
Au centre d'accueil des visiteurs, un petit sentier aménagé présente une quinzaine de restitutions de dinosaures. C'est pas vraiment intéressant, mais ça tue une dizaine de minutes en attendant son "tour" !
L'entrée du Cañon
Il est difficile de dissocier le parc de Talampaya de celui d'Ischigualasto.
D'abord parce qu’ils sont d'un seul tenant (seulement traversés par la frontière séparant les provinces de la Rioja et de San Juan) et surtout parce que les 2750km² de ces deux parcs furent classés Patrimoine mondial de l'Unesco en 2000 en raison de leur totale interdépendance : à eux deux, il renferment l'ensemble fossilifère et géologique le plus complet au monde concernant la période du Trias (ou Triasique).
Le Trias, qui a duré une cinquantaine de millions d'années (entre -252 et -201), a vu proliférer les dinosaures et naître les mammifères. Pendant ce temps, la Pangée entamait sa lente dislocation qui se poursuit encore aujourd'hui...
Si je ne souhaite en aucun cas dissuader les éventuels touristes, je dois reconnaître que malgré la beauté du site, j'ai quelque peu été déçu.
Plusieurs raison à cela, à commencer par la quasi "privatisation" du parc estampillé "Unesco", qui laisse en définitive très peu de liberté au visiteur : les excursions (obligatoires) sont totalement encadrées (il ne faut pas s'éloigner du camion!), et à un prix que je trouve excessif (entre 250 et 300 pesos + le droit d'entrée sur le parc !) au regard de la prestation offerte.
La "ballade" se résume en fait à un circuit de trois stop dans le petit canyon (qui fait moins de trois kilomètres de long), puis un quatrième et dernier arrêt pour découvrir quelques formations rocheuses, baptisées de sobriquets à l'attention du touriste : le champignon, le totem, le moine, etc...
Une bien courte visite en somme !
Une autre remarque : on vous vend les deux parcs comme étant d'incroyables réservoirs de fossiles triasiques, alors que le seul que nous verrons (à Ischigualasto) sera celui d'une petite fougère de 5 cm de long !
Mais sans doute ma plus grande frustration fut de n'avoir que cette unique alternative, et ne malheureusement pouvoir découvrir qu'une infime partie de ce grand parc.
Un guanaco passe par là...
Certaines parois du canyon atteignent les 150 mètres de hauteur !
(Cañon de Talampaya, 11 mars 2014)
Tout au long de la visite, on découvre les nombreuses formes qu'a engendrée l'érosion au fil des millénaires.
Des hommes ont évidemment très vite reconnus le caractère unique du lieu et y ont laissé des traces. Malheureusement, aucune datation réaliste ne peut aujourd'hui être avancée quant à ces pétroglyphes...
Mortiers aménagés à même roc.
Comme dans tous ces parcs "minéraux", on nomme les roches d'après leur forme (approximative) : Le totem, le champignon, le moine, etc...
(Parque de Talampaya, 11 mars 2014)
00:25 Publié dans De Tucuman à Mendoza, Périples argentins, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)
26/03/2014
De Catarmarca à La Rioja (jour 3)
La Cathédrale Basilique Nuestra Señora del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca.
(10 mars 2014)
La Maison du Gouvernement
Temple et couvent de San Francisco
San Fernando de Catamarca
Suite au violent orage de la veille, je m'étais "réfugié" à Catamarca, ce qui n'était pas du tout prévu au programme.
Au petit matin, je visite rapidement la ville qui n'a (je commence à avoir l'habitude) rien de bien original : la plupart des bâtiments intéressants se trouvent sur la place centrale qui mesure 130 mètres de côté, se nomme invariablement "25 de Mayo" (25 mai 1810, date de la Révolution), "Independencia" ou "9 de Julio" (9 juillet 1816, date de l'indépendance). Tout aussi invariablement, il trône une fois sur deux en son centre une statue équestre du "Libertador", le Général San martin !
Après cette rapide visite, je reprends la route, en direction de Villa Unión, à environ 420 km de là.
Après avoir traversé de très jolies vallées, patatras !, je me trouve bloqué à 70km de ma destination : la route est coupée. C'est pourtant là que commence la fameuse "Cuesta Miranda", une des plus jolie côte d'Argentine !
Demandant au préposé comment je dois m'y prendre pour atteindre Villa Unión, ce dernier me conseille, sans affectation aucune, de passer par Patquía, à 170 km de là. Vu qu'il faudra y ajouter les 200 km qui mènent à ma destination finale, ce n'est rien de moins qu'un détour de 370 km qu'il me propose là. De toute façon, c'est ça ou rien...
Fataliste, je me dirige donc vers Patquía pour au moins dans un premier temps (vu que l'heure tourne) y passer la nuit. Mais nouvelle déception : ce gros point noir sur ma carte s'avère être en fait un trou perdu, et après la visite du seul hôtel (carrément miteux), je décide de pousser 70 km de plus jusqu'à La Rioja, la capitale de la province éponyme, afin d'y trouver le gîte. Une nouvelle étape qui n'était pas, elle non plus, prévu au programme !
J'y trouve un hôtel tout près de la place centrale qui, tout comme celle de ce matin, fait 130 mètres de côté et se nomme "25 de Mayo". Comme celle de matin, on y trouve la cathédrale, la Maison du Gouvernement, et en son centre l'incontournable statue équestre du Général San Martin !
Entre Villa Mazán et Aímogasta, route 60
L'église de San Blas de las Sauces (les saules), fondée en 1732.
Un repère d'ufologue ?
(10 mars 2014)
La fameuse "Ruta 40". 3900km plus au sud s'ouvre le Détroit de Magellan !
Les contreforts de la Sierra Famatina dont le plus haut sommet, le "Cerro General Belgrano" culmine à 6250 mètres.
A 70 km de Villa Unión, ces montagnes toutes d'ocres annoncent la Cuesta Miranda... que je ne verrais jamais !
Le Saint patron de La Rioja, Saint Nicolas de Bari, accueille discrètement le voyageur !
Sur la Place du 25 Mai, nous retrouvons la Maison du Gouvernement...
... la Cathédrale San Nicolás de Bari,
... et la statue équestre du Libertador !
(10 mars 2014)
00:32 Publié dans De Tucuman à Mendoza, Périples argentins, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)
24/03/2014
De Tafi del Valle à San Fernando del Valle de Catamarca (jour 2)
Au bout du Lac : Tafi del Valle...
(09 mars 2014)
El Mollar, où l'on peut visiter le Parc des Menhirs
Tafi del Valle se situe au bord du lac artificiel de La Angostura, à quelques 50 km des Ruines de Quilmes, que j'avais découvert en octobre dernier. Si je tenais à revenir dans cette petite vallée, c’était cette fois pour visiter le Parc des Menhirs à 'El Mollar, un village qui se trouve de l'autre côté du lac...
Nous étions dimanche matin, et évidemment le "musée à ciel ouvert" n'ouvrait qu'à 14h. Une habitante, devant mon désarroi m'a gentiment indiqué comment faire le mur !
Après cette rapide visite j'ai repris ma route vers sud...
Depuis Conception, je prends la route en direction de la Sierra del Aconquija. Je traverse d'abord une forêt tropicale humide, typique de cette région dans laquelle se situe le parc national de "Los Alisos".
Nous sommes à environ 2000 mètres d'altitude...
La Cuesta del Clavillo
(09 mars 2014)
Après ce col, je me retrouve dans une vallée cette fois très "alpine".
Je suis passé également de la Province de Tucumán à celle de Catamarca.
Après une cinquantaine de kilomètres dans cette verte vallée, s'annonce une incroyable dépression.
C'est la que commence la Cuesta de la Chilca, une des plus impressionnante côte j'ai eu l'occasion de pratiquer !
Comme souvent, ces côtes incroyables sont en "ripio", ce qui signifie non goudronnées
La Cuesta de la Chilca
A l'approche de Pomán, le ciel se couvre.
Je ne sais pas encore que je vais essuyer le pire orage de grêle de ma vie ; au point de modifier mon trajet et trouver le gîte à Catamarca
Je suis accueilli à Catamarca par des torrents de boue qui dévalent les rues...
(Catamarca, 9 mars 2014)
02:20 Publié dans De Tucuman à Mendoza, Périples argentins, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)































