30/11/2013
De Cachi à Cafayate
(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)
Cette seconde journée de voyage nous mène de Cachi à Cafayate (prononcer "cafachaté"), soit environ 160 km de piste. Vu l'état de la fameuse "Ruta 40" sur ce tronçon, son étroitesse parfois et les petits hameaux à traverser, notre vitesse de croisière se situera quelque part entre 30 et 40 km à l'heure ; une vitesse somme toute idéale pour profiter du paysage !
Sans compter les arrêts photo et les petites balades, cette étape nous prendra une bonne demie journée...
Sur une majeure partie du trajet la route longe le Rio Calchaquí et ses enclaves fertiles. Quelquefois, on perd de vue le lit de la rivière pour alors s'engager dans de petites vallées (quebradas) arides dont la plus réputée est celle de "Las Flechas".
Nous nous arrêterons également, pour notre plus grand plaisir, dans de nombreux petits villages aux quelques centaines d'âmes, généralement en retrait de la route principale, et dont l’intérêt majeur reside bien souvent en leur église...
Le Rio Calchaquí
(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)
Le village de Seclantas
Ici et là, on découvre les premières vignes. L’altitude se situe entre 2000 et 3000 mètres.
Si l'on rencontre dans la région de nombreuses espèces d'oiseaux, les mammifères sauvages se font, quant à eux, plutôt rares : au cours de ce petit périple de quatre jours, le seul que nous apercevrons sera un petit renard gris traversant la route devant la voiture !
L'église San Pedro de Nolasco à Molinos. Comme bien souvent dans le nord-ouest argentin, son toit est en grande partie constitué de bois de cactus...
Les cactus "candélabres" (cardones) que nous croisons par milliers sur le chemin ont en général de petites fleurs dont la couleur varie du jaune au blanc. Ce fut donc réellement une surprise de découvrir dans un village , sur le bord de la route ces fleurs impressionnantes, probablement d'une autre espèce.
L'église d'Angastaco.
C'est à partir du village que commence la fameuse Quebrada de Las Flechas, dont la structure géologique est facilement reconnaissable. Sur une petite vingtaine de kilomètres, la piste se faufile à travers les strates pliées et fracturées dont les formes en pointe de flèche ont donné son nom à la vallée.
(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)
Quebrada de Las Flechas
En sortant de la quebrada, nous retrouvons le Rio Calchaqui dont nous n'hésitons pas à aller prendre la température...
Les vignes deviennent de plus en plus présentes aux abords de Cafayate, qui est en quelque sorte la capitale de la région viticole qui l'entoure et où la production est la plus élevée du nord du pays.
C'est ici, à plus de 1600 mètres d'altitude, que s’épanouit le fameux "torrontès", un cépage blanc aux origines incertaines (muscat d'Alexandrie + mission ?), mais qu'on ne trouve qu'en Argentine...
(De Cachi à Cafayate, octobre 2013)
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27/11/2013
Cachi, perle des vallées calchaquies
(Église de Cachi, octobre 2013)
Si le village est situé à environ 2300 mètres d'altitude, quelques montagnes alentours dépassent les 6000 !
(Cachi, octobre 2013)
Une des particularités du village est la hauteur impressionnante de certains trottoirs.
Les rues sont pavées à l'ancienne ou bien avec des autobloquants, plus récent mais discrets.
Je dois vous avouer que j'ai eu un petit coup de cœur pour Cachi.
Cette localité, riche de 2 à 3000 âmes, nous offre d'une certaine façon la vision "idéalisée" du village colonial, niché au fond d'une vallée, au bord du rio.
Cachi, d'une étonnante unicité de style, nous apparait à la fois authentique... et "vivante" !
Pour réussir ce tour de force, il a fallu avant tout mener (depuis au moins 20 ans à Cachi) une politique urbanistique des plus rigoureuses, en contrôlant tout, de la hauteur des murs jusqu'à l'écartement des portes et des fenêtres.
Il a aussi fallu que le village reçoive suffisamment de touristes pour générer des recettes, ...mais pas de trop, afin de n'y point perdre son âme.
Enfin, son enclavement, qui l'a jusqu'à aujourd'hui protégé : si l'actuelle piste en ripio devenait un jour un long et joli ruban goudronné, la quiétude légendaire de Cachi ne serait bien vite qu'un vague souvenir...
Plus au nord, j'ai rencontré des villes, comme Humahuaca ou Tilcara, qui semblaient un brin "vendues" ou "abandonnées" (c'est selon) au tourisme de masse ; mais également de petits villages vraiment charmants, comme Santa Catalina ou Yavi, malheureusement amoché et bancals d'être si pauvre.
A Cachi, on semble avoir trouvé une bonne recette ; la bonne mesure.
Le Musée Archéologique Pío Pablo Diaz se situe depuis 1972 entre les murs de cette maison à la galerie très originale. Il regroupe de nombreux vestiges patiemment collectés dans les environs, qui nous racontent plus de 10 000 ans d’histoire.
Le musée et l'église de Cachi, dont l'intérieur est plutôt sobre...
(Cachi, octobre 2013)
A cent mètres de là, derrière les frondaisons, le lit du Rio Calchaqui.
De nombreuses fenêtres ont conservées leur grilles en fer forgé d'origine.
(Cachi, octobre 2013)
02:29 Publié dans Le nord-ouest argentin (NOA), Périples argentins, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2)
































