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10/08/2013

Le Zoo de Buenos Aires

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(Buenos Aires, août 2013)

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Les "maras", ou "lièvres de Patagonie" sont les stars du zoo. Ils sont des centaines à vivre dans le parc en totale liberté, et font bien entendu la joie des enfants

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Le mini-pavillon "égyptien" accueille des suricates ; le "marocain", deux ou trois chameaux...

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Le Zoo de Buenos Aires est situé en plein centre-ville, dans le quartier de Palermo. Si c'est une bonne chose pour les enfants, ça l'est évidement moins pour les animaux, qui vivent au milieu du bruit et de la polution.

Le parc, créé en 1875, n'avait à l'époque qu'une une section zoologique. Cette dernière a pris de l'ampleur au début du 20ème siècle jusqu'à atteindre aujourd'hui les 18 hectares.

La plupart des bâtiments que l'on trouve sur le site datent d'ailleurs de cette époque, où l'on choissisait de montrer les animaux dans des "atmosphères" rappelant leur pays d'origine. Beaucoup de ces constructions sont aujourd'hui dans un piteux état et ne correspondent plus guère aux critères actuels de présentation des espèces...

Paradoxalement, c'est en partie à cause de ces pavillons que l'Etat à classé le zoo "monument historique national" en 1997.

Le Zoo, qui  accueille environ 2500 animaux, fait la part belle à la faune argentine, andine, ainsi qu'à celle, voisine, des forêts d'Amazonie.

Les espèces les plus à plaindre sont, comme toujours, les félins, les primates et les grands mamifères d'Afrique qui n'ont pas vraiment leurs place dans ce zoo du bout du monde, si peu adapté à leur besoin.

Un ours polaire, le seul qu'abritait le zoo, est d'ailleurs mort l'été dernier d'un coup de chaleur...

En parcourant les allées, on s'aperçoit bien vite du manque de moyens financiers pour améliorer tout cela. Malheureusement, le zoo est gèré depuis plus de vingt ans par un opérateur privé, qui en plus reverse à la ville près de 2 millions d'euros par an...

En conclusion : Si vous êtes seulement de passage à Buenos Aires, ne vous sentez pas obligé de passer par ici...

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La grande cage ou végète un seul et unique condor des Andes

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(Buenos Aires, août 2013)

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Tamanoir et capybara

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L'agará-guazú (ou zorro grande) est un canidé d'Amérique du Sud en voie d'extinction.

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(Buenos Aires, août 2013)

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 Le pavillon "forêt amazonienne" est juste ridicule ; et mériterait mieux, en l'état, d'être fermé !

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Le vivarium est lui aussi plutôt indigent ; quant à la salle qui propose aux visiteurs des papillons multicolores et autres insectes épinglés dans de grands cadres, je vous épargne les photos !

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Un orang-outan, seul, comme tant d'autres animaux de ce zoo, et pour lequel j'ai vraiment ressenti beaucoup de tristesse...

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(Buenos Aires, août 2013)

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08/08/2013

El Teatro Colón

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le Théatre Colón se trouve sur l'Avenue du 09 Juillet, à quelques mètres de l'Obélisque

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L'escalier d'honneur

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Le hall d'honneur

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De nombreuses scuptures, ici et là...

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Du marbre et des stucs, signes d'opulence...

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Détail des mosaïques qui décorent tous les sols

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C'est en mai 1908, avec l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi, qu'est inauguré le Théatre Colón, près 20 ans après le début de sa construction.

De nombreux retards ont en effet plombé le bon déroulement du projet : d'abord la mort du premier architecte, l'Italien Tamburini, en 1891, puis des difficultés financières ; le second architecte, Victorrio Meano, (Italien lui aussi, et élève du premier) meurt à son tour en 1904, assasiné par l'amant de sa femme !

C'est à un troisiéme architecte, le Belge Jules Dormal, qu'il reviendra de parachever le plus fameux théatre de la capitale.

Défenseur de l'académisme français, ce dernier apportera une indéniable "french touch" à un édifice au style déjà très largement "éclectique"...

En cent ans d'existence, le "Colón", considéré par son accoustique comme l'une des meilleures salles au monde, a bien évidemment reçu le gratin de l'art lyrique, de Caruso à La Callas, en passant par Crespin, Domingo ou Pavarotti.

Il a également vu passer nombre de musiciens et chefs d'orchestre célèbres, comme par exemple les Argentins Daniel Baremboim ou Astor Piazzolla...

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Le Hall d'honneur vu depuis le premier étage

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L'une des nombreuses et splendides verrières

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le Salon des Bustes

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Le Salon Doré

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(Théatre Colón, Août 2013)

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Le théatre compte environ 2500 places assises.

Au début du siècle il y avait également, aux niveaux supérieurs, suffisamment de place pour 500 spectateurs supplémentaires ; ces derniers devaient se tenir debout tout au long de la représentation !

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Les loges du premier balcon

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Le premier décor de la coupole, d'une surface de 318m², fut peinte par le Français Marcel Jambon (et oui !).

Malheureusement, suite à des infiltrations d'eau, cette fresque disparut définitivement (autour des années 1930),et c'est à l'Argentin Raúl Soldi qu'il revint d'en réaliser une seconde en 1960...

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L'entrée principale du Théatre Colón se trouvait à l'origine sur la Calle Libertad, et pour cause : l'Avenue du 9 Juillet n'avait pas encore été percée !

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... Cette entrée faisait face au Tribunal de Buenos Aires.

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L'entrée principale du théatre, à l'origine...

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(Théatre Colón, Août 2013)

06/08/2013

L'Avenue du 09 Juillet

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Je viens (suite à la publication du dernier post) de me rendre compte que, depuis bientôt un an que suis arrivé à Buenos Aires, je n'ai toujours pas consacré un petit article sur l'avenue de loin la plus emblématique de la capitale. 

J'en avais parfois parlé, ci et là, mais sans plus...

J'avoue que j'ai maintenant l'air un peu ballot, car mes photos, prises avant la construction des nouvelles lignes du metro-bus (voir le fameux post précédent), font déjà maintenant partie du passé !

Qu'à cela ne tienne, on dira que c'est mon modeste apport afin de démonter que cette ville change, encore et toujours....

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Photos prises fin 2012, avant les travaux des lignes du métro-bus

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L'autoroute du 9 Juillet (en jaune) continu au sud jusqu'au Rio Riachuelo. Au nord commence l'autoroute Président Arturo Illia (Président de la république entre 1963 et 1966, date ou il fût démis par un coup d'état)...

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L'idée de construire cette avenue démesurée (qui reste encore aujourd'hui la plus large du monde) germe dans l'esprit des bâtisseurs dès 1888. Ce n'est pourtant qu'en 1937 que commenceront les travaux, et il faudra compter encore une bonne trentaine d'années pour les voir enfin s'achever.

Les jonctions autoroutières nord et sud seront, elles, réalisées dans les années 1980...

La largeur de l'Avenue du 9 Juillet peut paraître un brin excessive, mais la raison en est toute simple : la zone étant habitée, on s'est résolu à détruire près de 26 pâtés de maisons déjà existant (et d'en expulser bien sûr leur centaines d'occupants).

Si on ajoute à ces ilots (qu'on appelle ici "manzana" et qui mesure environ 110 mêtres de côté), la largeur des 30 rues qui les séparaient, on obtient alors un joli rectangle de 3500 mètres sur 140 mètres. Ce qui nous donne à la louche 50 hectares... et la plus large avenue du monde ! 

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Tout au nord, l'Ambassade de France trône, tel un "irréductible village gaulois", sur une petite moitié de l'avenue longue de près de quatre kilomètres. Le Palais Ortiz-Basualdo est en effet, avec la Mansion Alzaga (actuel Hôtel Four Seasons) l'un des trois bâtiments qui, de haute lutte, résista à la fureur des buldozers.

Le troisième et dernier, connu sous le nom de MOP (Ministerio de Obras Publicas) fut construit à la fin des années 1930. Il abrite aujourd'hui le Ministère du Développement social.

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L'édifice est facilement reconnaissable car il arbore depuis 2011, sur ces faces nord et sud, deux immenses portraits d'Eva Peron. Les oeuvres, en métal, mesurent chacune plus de 30 mètres de haut.

L'Avenida de Mayo, qui relie d'un côté la Place de de Mai et la Casa Rosada (siège du Gouvernement) et de l'autre la Plaza del Congreso et le Congrès de la Nation, croise l'Avenue du 9 Juillet à peu près en son centre.

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Le monument le plus célèbre (et surtout le plus visible) de l'avenue reste bien évidement l'Obélisque, qui fut construit en 1936 à l'occasion de l'anniversaire des 400 ans de la fondation de la première colonie par Pedro de Mendoza.

Recouvert à l'origine de plaque en pierres blanches, il se contente aujourd'hui d'un revêtement en ciment poli.

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Pour la petite histoire : A l'emplacement de l'Obélique se dressait à l'origine une petite église où fut hissé pour la première fois, en 1816, le drapeau argentin...

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Les travaux du métro-bus ont commencé début 2013 et les 17 stations ont été innaugurées il y a seulement quelques jours, changeant à jamais (on aime ou pas !) la physionomie de la plus large avenue du monde...