06/01/2013
Le quartier de Recoleta
L'Iglesia Del Pilar jouxte le Cimetière de Recoleta...
... Ceint d'un haut mur en brique, ce dernier est un peu le coeur du quartier.
En haut, l'un des nombreux bâtiments de l'Ambassade du Brésil ; en bas à gauche, l'entrée de l'hôtel Four Seasons ; à droite l'Annonciature Apostolique
Une rue typique de Recoleta
(Buenos Aires, Recoleta, décembre 2012)
Quand les porteños parlent de Recoleta, ils font souvent référence à un "Paris" quelque peu idéalisé.
C'est en partie justifié, quand on découvre à chaque coin de rue des édifices reprenant les codes architecturaux du 19ème siècle français (et parfois aussi d'autres pays européens). Malgré tout, quand on y regarde de plus près, on s'apperçoit que la majorité des constructions sont plutôt d'après-guerre, avec de grands et larges balcons à chaque étage.
En fait, si l'on cherchait une paternité esthétique à ce quartier, c'est plutôt au 8ème et surtout 16ème arrondissement de Paris que l'on ferait référence... Le Barrio de Recoleta est du reste, avec ses 6km², d'une superficie peu ou prou similaire à ces derniers.
Comme dans toute grande ville, le style des quartiers ne changent évidemment pas d'un coup d'un seul parce que l'on traverse une avenue ! Le Barrio de Recoleta a donc lui aussi plusieurs visages, et les photos de ce post vous montrent surtout la partie la plus "fameuse", celle se situant dans la moitié nord, autour du cimetière éponyme. La section de Retiro dans laquelle j'habite (à gauche de l'Avenue du 9 Juillet sur le plan), est généralement incluse, elle aussi, dans Recoleta.
Les Porteños ont d'ailleurs un terme générique qui regroupe, pour simplifier, à la fois les barrios de Retiro, de Recoleta et de Palermo : c'est le Barrio Norte...
Recoleta est également connu pour ces nombreux parcs mais, si l'on est un tant soit peu honnête, on admettra que, bien qu'ils portent tous des noms différents (Dante, de Francia, Alvéar, Martin de Tours, Mitre, etc...), il ne s'agit en fait que d'un seul "grand" parc qui s'étire sur un peu plus d'un kilomètre de long, au nord du Barrio.
Comme ce quartier est principalement résidentiel (haut ou très haut de gamme) il est donc assez tranquille et échappe largement un peu à la frénésie de la ville ; Malheureusement, en contrepartie, les commerces de proximité s'y font plutôt rare...
Les touristes viennent toujours aussi nombreux, attirés à la fois par le cachet du cimetière, les parcs, les hôtels cinq étoiles et les vitrines des magasins de luxe, quelques grands musées, des malls modernes, des restaurants renommés et de nombreuses terrasses en plein air.
(Buenos Aires, Recoleta, décembre 2012)
Le luxueux Hôtel Alvéar
S'il est peut-être une chose qui distingue Recoleta, c'est le nombre incalculable de halls d'entrée ostentatoires, dans lesquels s'emme.de veille le portero.
Souvent immenses et meublés de sofas, on les reconnaît à leur débauche de marbre, de bois et de cuivre censé nous renseigner sur le prestige des occupants de la bâtisse ; ils ont aussi bien souvent des interphones plutôt originaux...
(Buenos Aires, Recoleta, décembre 2012)
00:36 Publié dans Buenos Aires, Histoire géo | Lien permanent | Commentaires (0)
02/01/2013
L'Argentine, l'autre pays du... vin
Dans les rayons du fond, "seulement" 360 bouteilles différentes de Cabernet-Sauvignon ; Toutes entre 35 et 90 pesos (5 et 14 euros) : quand choisir devient prise de tête...
En me promenant en cette période de Fêtes dans les allées de l'un des supermarchés du centre-ville, j'ai comme d'habitude été surpris par le choix incroyable de vin proposé : mis à part quelques bouteilles de Champagne (français, et donc de 2 à 4 fois plus cher que chez nous), la quasi totalité des vins sont argentins.
(En passant, je vous avouerais que s'il y a du choix, ce n'est bien qu'au rayon vin ! Car pour ce qui est de la nourriture, c'est plutôt tristounet quand ce n'est pas dramatique ! J'aurai l'occasion de vous en reparler dans un prochain post).
Mais revenons-en donc au vin.
Si l'Argentine est (ex-aequo avec l'Australie) le 5ème producteur mondial de vin (derrière l'Italie, la France, l'Espagne et les US), elle reste cependant un piètre exportateur.
Encore faudrait-il avoir de quoi exporter : à cause d'une importation quasi inexistante de flacons venus d'ailleurs, la production locale est bue à près de 90% par les Argentins eux mêmes (à peu de chose près, ils consomment presqu'autant par an et par personne que les Français, les Italiens ou les Portugais).
Les vendeurs (assurément pas très formés) mélangent allègrement les genres : ici en haut, du Moët et Chandon français, et juste en-dessous le "Chandon" argentin ! Plus loin, le Pommery français côtoit le "Mumm" élaboré localement.
De 54 pesos, on peut passer d'un coup à 1100 pesos pour, par exemple, une bouteille de Dom Perignon (elle se trouve à droite de la Veuve Clicquot) !
Ceci dit, les cuvées "prestiges" de ce vin "local de type champenois" sont au même prix que l'entrée de gamme des Champagnes français...
Les 211000 hectares de vignes plantées en Argentine représentent un quart de la surface du vignoble français. Si la tradition vinicole n'est pas ici millénaire, cela fait tout de même 500 ans (depuis l'introduction de la vigne par les conquistadors) que chacun des cépages importé au cours des siècles à tranquillement pu ici trouver son terroir...
Car c'est bien de "cépages" dont il s'agit.
En effet, la majeure partie de la production est vendue (à l'instar de beaucoup d'autres pays dans le monde) sous la seule appellation du type de vigne dont est issus le raisin. On trouve donc en Argentine des bouteilles de Malbec, de Cabernet-Sauvignon, de Pinot Noir, de Syrah et autre Merlot pour le vin rouge ; de Chardonnay, de Sauvignon, de Viognier, de Chenin et de Semillion pour le vin blanc. Tous ces cépages étant originaires de France...
D'autres nous viennent d'Espagne, comme le Tempranillo, ou bien encore d'Italie comme le Bonarda. Certains enfin, issus de greffes diverses, sont endémiques, comme par exemple le Torrontes.
Les vignes argentines ont pour particularité de pousser sur des terroirs en altitude, entre 800 et 1700 mètres d'altitude (on en trouve jusqu'à 2500 mètres !). L'été , l'irrigation est donc indispensable vu les températures très élevées, et l'hiver les pertes importantes à cause du froid et de la grêle. En revanche, comme l'emploi de pesticides et autres fongicides est pratiquement inutile, les vins sont d'une bien meilleure qualité biologique.
La varieté des produits et le nombre de propriétaires dépassent déjà l'entendement, mais vu que de plus en plus de producteurs se mettent à élaborer également des vins d'assemblages (comme c'est le cas en France pour la plupart des appellations), le choix devient vite cornélien !
Mes trois années en Argentine risquent d'être donc un peu courtes pour espérer faire le tour du sujet...
(Supermarché Disco de Retiro, décembre 2012)
01:17 Publié dans Cuisine et gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0)
































