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13/10/2012

L'attaque au yaourt nature

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J'ai été ce matin, en trimbalant mes affaires de mon appartement provisoire vers mon nouvel home sweet home, victime d'une agression au yaourt. Rassurez-vous ! tout va bien.

Depuis mon arrivée à Buenos Aires, j'avais entendu plusieurs fois cette histoire dont le principe est simple : vous avez besoin de deux compères malhonnêtes (mais très adroit) et d'un pot de yaourt.

Le premier, qui vous suit discrètement, balance sur votre sac (ou votre veste) le yaourt (ça marche aussi très bien avec de la glace vanille ;) Il vous interpelle alors pour vous faire remarquer que votre bagage est entaché puis quitte la scène.

En vous retournant pour apprécier les dégats, un comparse qui arrive nonchalament derrière vous (il doit sembler au dessus de tout soupçon ; ce matin, il s'agissait d'une femme dans la quarantaine) vous tend un mouchoir et se propose de vous aider à réparer l'outrage.

La suite est simple : sous couvert de vous assister, il (ou elle) va vous dépouiller de tout ce qu'il (elle) peut ! C'est presque à chaque fois sans violence aucune, juste du bon travail de pickpocket...

Pas plus tard que cette semaine un touriste français c'est fait, de cette façon, voler tout son argent ainsi que ses papiers (y compris ceux de son véhicule qui devait bientôt arriver au port). Son cas étant ingérable (surtout à cause des papiers nécessaires pour dédouanaer son 4X4). Il a pris direct son vol retour : son voyage de plusieurs semaines (et préparé depuis des mois) tombait à l'eau à cause d'un pot de yaourt !

Ce matin, il m'aura suffit d'un regard méchant et d'une menace verbale pour éloigner ces brigands...

12/10/2012

Mi corazón... a mí !

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(La vue depuis mon balcon ; Buenos Aires, 11 octobre 2012)

Une bonne nouvelle, qui fait échos au post précédent où je vous parlais du bruit à Buenos Aires !

Si comme moi vous y êtes très sensible, alors une seule solution : trouver un appartement en "contrafrente". Ce terme signifie que ce dernier ne donne pas sur la rue, mais à l'intérieur d'un pâté de maisons (on parle alors de pulmón ou de corazón de manzana)

Tous les contrafrente ne se valent pas. Si le manzana (ou cuadra) n'est pas assez "fermé", les bruits passent entre les immeubles ; Si il est cerné par de grandes avenues, le brouhaha se fait malheureusement toujours entendre.

Certains contrafrente se trouvent souvent au calme mais, pas de chance, avec une vue désepérantes sur l'arrière d'immeubles à moitié ravalés (d'où pendent des câbles de toutes sortes) ou pire encore, sans vue !

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Bof !                                                                     Mieux !

L'appartement contrafrente idéal se situe donc dans un manzana bien clos, entouré de rues pas trop passantes et avec une vue suffisamment dégagée. Si y a un peu de verdure au centre, c'est la cerise sur le gâteau...

Passé tout ces préliminaires au sujet du bruit, la bonne nouvelle est donc que j'ai enfin trouver mon nid pour les trois prochaines années ! C'est un contrafrente que je qualifierais de "très bon niveau", dans un quartier de qualité, et à seulement 900m du boulot ! Le top, quoi ;)

14:56 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2)

08/10/2012

Un boucan d'enfer !

Alors que je commençais un post à propos de la Reserva Ecólogica, je me suis dit qu'il ne serait pas inutile de vous parler un peu du vacarme quotidien à Buenos Aires, afin de mieux saisir pourquoi cette "réserve" est une bénédiction pour les oiseaux... et pour nos oreilles!

De nombreuses études ont classé la capitale argentine parmi les dix mégapoles les plus bruyantes au monde, et mes souvenirs encore frais de la circulation cairote me convainquent que cela est sûrement vrai puisque ce me semble ici pire encore. C'est dire !

Deux raisons à cela : Le plan de la ville et l'omniprésence des autobus.

Le plan de la ville : Comme toutes les rues ou avenues sont le résulat d'un découpage au "carré" (dont son issus les pâtés de maisons que l'on appelle ici cuadra ou manzana), toutes sont donc utilisables (et utilisées) d'une manière uniforme. Je veux dire par là qu'il n'existe pratiquement aucune artère où ne passe une ligne de bus !

Bien sûr, comme dans toutes les villes, le centre est bien plus mal loti que les extérieurs ! Il faut aussi souligner la taille de certaines avenues, qui, avec leurs 6 à 10 voies, s'apparentent plus à des autoroutes...

Les bus : Pour des raisons économiques et politiques, le réseau ferré s'est peu developpé en Argentine. Buenos Aires n'échappe pas à ce constat avec 6 lignes, 76 stations et 55 km de rail (pour mémoire, à Paris, ce sont 16 lignes, 301 stations et 215km de rail... + plus le RER !), et c'est donc au bus qu'il revient de transporter quotidiennement des millions de Porteños (les habitants de Buenos Aires) !

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Il y a deux zones de parcs aménagées au nord de la ville, mais malheureusement traversées d'avenues larges et bruyantes (en rouge). De plus, ces espaces verts se trouvent à moins de 3km de l'aéroport national dont vous apercevez la piste juste au-dessus du cercle jaune !

Le "calme absolu" (si ce n'est le bruit des vagues ou le gazouillis des oiseaux), n'existe finalement que dans la Réserva Ecólogica...

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Buenos Aire compte 312 lignes d'autobus (toutes privées) qui quadrillent la ville.

La conscience environnementale et les contrôles techniques sont malheureusement bien souvent à l'image des milliers de bus qui composent cette flotte : dans un piteux état ! Et aux généreux rejets néfastes dont ils nous gratifient, il faut encore ajouter les insupportables crissements au freinage...

Quand une ville est bruyante à ce point, il est donc naturel de chercher quelque vaste espace vert afin de pouvoir décompresser de temps à autre. Le paradoxe est que l'on en trouve (d'ailleurs presque tous dans la même zone), ...mais sans le calme tant espèré ! Pour preuve cette vue (Google Earth) des principaux grands parcs de la capitale avec en rouge les artères qui les traversent (deux de ces dernières étant parmi les plus larges de la ville).

Où que l'on soit à l'intérieur de l'un de ces parcs, on est jamais à moins de 200 mètres d'une avenue très passante (sic) !

Pour ajouter encore un peu à ce boucan d'enfer, je vous ferais juste remarquer qu'au-dessus du cercle jaune, c'est bien le bout de la piste de l'aéroport national que vous apercevez !

C'est à présent plus calmement que je vais vous parler de la Réserve Écologique, seul véritable poumon vert de Buenos Aires...