16/09/2012
La Plaza Dorrego
(Plaza Dorrego, Buenos Aires, septembre 2012)
La Plaza Dorrego est le coeur de San Telmo, principal quartier résidentiel de Buenos Aires au 19ème siècle.
La place, qui s'appela un temps Hueco del Alto (le coin de la halte) et dont histoire remonte sans doute aux origines de la ville est, avec l'ensemble des rues qui l'entoure, classée Monument historique.
Les terrasses des cafés et des bars qui, en semaine, proposent des bals et des exhibitions de tango, cèdent leur place tous les dimanches (depuis les années 70) aux stands des antiquaires et à d'autres étals de curiosités. C'est la fameuse féria de San Telmo, incontournable sortie qui attire des milliers de Porteños (les habitants de buenos Aires) et de touristes.
Il semblerait que tous les "siphons à soda" de Buenos Aires se soient donnés le mot pour se retrouver au Marché Dorrégo ! Cela ravit autant les touristes en quête d'un sympathique souvenir que les photographes...
(Vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir un plus grand format)
La Féria organisée par le Museo de la Ciudad, offre, sur la Place Dorrego même, la part belle aux "vrais" antiquaires : on y trouve, de l’argenterie, du cristal, de la porcelaine, des livres, des cartes postales anciennes, quelques meubles et des objets en tout genre.
En s'éloignant de la Place et en remontant sur la Calle Defensa sur plus d'un kilomètre, on retrouve alors les mêmes stands que dans de nombreux autres quartiers de la ville, avec leur lot d'artisanat (en tissus, en bois ou en cuir) de bijoux fantaisie et autres bibelots divers...
Une procession passait par là ; sono à fond et tenues de rigueur...
Calle de la Defensa
(Buenos Aires, septembre 2012)
00:53 Publié dans Au détour d'une rue..., Buenos Aires, Histoire géo | Lien permanent | Commentaires (2)
14/09/2012
Le vendeur de "plumero" de la place Dorrego
02:19 Publié dans Au détour d'une rue..., Photo | Lien permanent | Commentaires (1)
13/09/2012
El "Puente de la mujer" et l'Obelisque, les deux "symboles" de Buenos Aires
(Buenos Aires, Septembre 2012)
Jusqu'au tournant du siècle dernier, Buenos Aires n'avait pour symbole que son grand obélisque sur l'Avenue du 9 Juillet. Il y avait bien sûr (et il y a toujours) Carlos Gardel, le tango et Evita, mais cela restait des icônes plus compliquées à mettre en situation dans la ville et qui gardait, malgré leur côté glamour, une image passéiste.
C'est surement ce qui a décidé l'Etat à faire appel à Santiago Calatrava pour apporter la touche branchée qui manquait à la municipalité. C'est en 2001, ouvrant ainsi le siècle nouveau, qu'a été inauguré le Puente de la Mujer.
Deux symboles s'ajoutaient alors à la modernité de l'entreprise : d'abord la place prépondérante faite aux femmes (en plus du pont, on a donné à toutes les rues et avenues bordant les docks de Puerto Madero des noms de femmes argentines célèbres), ensuite l'emplacement même du pont qui vient parachever une perspective qui va du Congreso (la chambre des députés), via l'Avenue de Mai, à la Place de Mai et la Casa Rosada, (le siège du Gouvernement)...
Le pont piétonnier, dont "l'épine" culmine à 39m, mesure 160m de long. Les deux parties reliées aux berges sont fixes alors que la partie centrale, soutenue par des haubans, tourne sur un axe central. Le pont a été réalisé en Espagne et transporté en morceaux jusqu'ici.
Santiago Calatrava, architecte maintenant mondialement reconnu, essaime ses oeuvres à travers les continents depuis maintenant plus de 30 ans (comme par exemple, en France, la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon).
Comme dans toutes ses oeuvres, l'artiste a voulu concrétiser ici une image, un sentiment. Ici, c'est celui d'un couple dansant le tango : le danseur, debout, tient dans ses bras sa cavalière, symbolisée par la légère courbure du tablier !
(Vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir un plus grand format)
L'obelisque, qui trône au centre de l'impressionnante Avenue du 9 Juillet fut construit en 1936 à l'occasion de l'anniversaire des 400 ans de la fondation de la première colonie par Pedro de Mendoza . Recouvert à l'origine de plaque en pierre blanche, l'obélisque se contente, depuis 1938, d'un revêtement en ciment poli.
(Buenos Aires, Septembre 2012)
Pour la petite histoire : afin de mener à bien l'édification du monument, on a dû détruire, à son exact emplacement, l'église où avait été officiellement hissé pour la première fois (en 1816) le drapeau argentin...
02:53 Publié dans Buenos Aires, Culture et tradition, Histoire géo | Lien permanent | Commentaires (2)
11/09/2012
Nouvel An juif et Justin fever !
En me promenant dans Palermo, je suis tombé ce WE sur une "kermesse" organisée à l'occasion du Nouvel an juif. On trouvait de l'artisanat, du vin, de la cuisine et de la littérature, mais aussi des ateliers de dessin pour enfants, des espaces de réflexion et un tas d'artistes : caricaturistes, chanteurs ou musiciens...
Le comble du kitch : les kipas tricotées aux couleurs de club de foot de la ville ou celles du drapeau argentin !
J'ai vraiment été agréablement surpris par le côté festif (leur mot d'ordre était d'ailleurs "Ser judio es una fiesta" : "Etre juif est une fête) de la manifestation, et personnellement trouvé cette communication originale et interactive...
Sur le chemin du retour, en passant pas très loin de l'Obélisque, j'y ai trouvé une foule compacte d'où sortait un immense brouhaha. J'ai d'abord cru à un meeting "contre quelque chose", mais je me suis vite rendu compte qu'il y avait là beaucoup trop d'adolescentes !
Et pour cause, c'était seulement une manifestation "d'amour" organisée par le fan-club de Justin, où chacune pouvait dépenser avec bonheur quelques pesos pour un mug, un pins, un tee-shirt ou bien encore un coussin à l'effigie de son idole !!!
(Buenos Aires, 09 juillet 2012)
01:57 Publié dans Au détour d'une rue..., Evènement | Lien permanent | Commentaires (0)




























