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18/11/2012

El Jardín Japonés de Buenos Aires

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(Buenos Aires, novembre 2012)

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Le pictogramme que j'ai placé sur chaque photo est censé signifier "jardin" en japonais. Cela bien sûr n'engage que moi ;)

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Je suis allé faire un tour au Jardin Japonais il y a une quinzaine, et pour être franc, si j'avais écrit ce post les jours qui ont suivi, j'aurais sûrement eu la dent un peu plus dure !

Car le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'avais pas été conquis. J'avais l'impression de me promener dans un jardin où, comme chez Disney, on avait pris soin de placer ça et là chacun des "codes" propres à ce type de réalisation : Le petit pont rouge, une passerelle en zigzag, deux arbres taillés, trois pierres dressées, un "salon de thé", une petite cascade, une fontaine en bambou et quelques carpes koï...

Malheureusement, ça ne le faisait pas ! Ça manquait d'authenticité, mais surtout de "zénitude"...

Faut dire qu'avec les deux avenues qui bordent le jardin (dont Libertador et ses 14 voies !), le calme qui sied à ce genre d'endroit n'était évidemment pas au rendez-vous. Et puis les quelques immeubles disgracieux que l'on aperçoit derrière la cime des arbres n'appellent pas vraiment, eux non plus, à la contemplation.

Je trouvais enfin que le jardin était trop "ouvert" et manquait de quelques bosquets et sentes plus "intimistes"...

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(Buenos Aires, novembre 2012)

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Passé ces critiques, voyons maintenant le bon côté des choses : Le jardin est géré par une association très active (la Fundación Cultural Argentino Japonesa) dont le but est de nous faire découvrir toute les facettes de la culture nippone.

Au programme, chaque semaine, de nombreux ateliers, expositions, démonstrations ou conférences sur des sujet aussi variés que la cuisine, l'origami, le sumo, la céramique, la musique traditionnelle, la peinture, et j'en passe...

Le tout pour moins de 3 euros ; ce serait dommage de s'en priver !

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Un couple de cormorans faisait son marché !

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On trouve également un restaurant (japonais, off course) qui paraît-il est très convenable... ainsi qu'une serre où les plus mordus pourront même s'offrir un bonzaï !

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PS : J'ai lu un peu partout (car trop de blogueurs ont tendance à répeter en boucle tout ce qu'ils trouvent sur la toile !) que ce jardin était le plus grand au monde en dehors du Japon : c'est tout simplement ridicule !

Avec un peu plus de 3 hectares, il est au mieux le plus grand d'Amérique du Sud, ce qui n'est déjà pas si mal ;)

01/11/2012

Le Musée des Beaux Arts

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On devine sur cette photo (à gauche, en ocre) le Musée National des Beaux Arts de Buenos Aires, juste derrière l'extension (le bâtiment gris d'un étage) qui abrite, elle, les expositions temporaires.

De l'autre côté de l'Avenue Libertador se trouve la Faculté de Droit (dont on aperçoit les marches) ainsi que la grande sculpture de La Flor Généralis.

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Le Musée est installé depuis le début des années 30 dans un édifice destiné à l'origine au pompage des eaux du Rio de la Plata...

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Sur les pelouses, aux abords du Musée,

on trouve ce magnifique Centaure d'Antoine Bourdelle...


A Buenos Aires, on pourrait dire aussi  : Entrer comme dans un musée !

Dimanche dernier, je me suis rendu en voisin à celui des Beaux Arts de Buenos Aires (Museo de Bellas Artes), qui se trouve à moins de dix minutes de marche à pied de mon appartement, dans le quartier de Recoleta.

Le Musée est gratuit tous les jours de l'année, et à part de se retrouver devant une foule trop importante (auquel cas l'accès devient  limité), vous pouvez juste entrer comme un promeneur qui passait par là,  les mains dans les poches.... et l'oeil affuté !

A peine à l'intérieur, ce sont des centaines d'oeuvres qui vous tendent les bras dans les salles du rez-de-chaussée. On y trouve bien sûr les "classiques" (Rembrandt, Rubens, Velazquez, Goya et autres Tiepolo) mais aussi des dizaines d'artistes Argentins ou Sud-Américains peu connus en Europe.

Les peintres Européens du 19ème et du début du 20ème siècles sont eux aussi très bien représentés : Rodin, Manet, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley, Van Gogh, Gauguin, Degas, Courbet, Léger en passant par Miro, Chagall, Van Dongen ou Picasso, il y en a vraiment pour tous les goûts...


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Ce Saint Jean l'Evangéliste d'El Greco, peint en 1604, est prêté par le Prado de Madrid


En ce moment, en guest star, on peut découvrir deux toiles de l'inimitable "Espagnol" El Greco, ainsi qu'une exposition "Le Caravage et ses successeurs", avec comme pièce majeure cette tête de Méduse, marouflée sur un écu de parade en bois, et peinte par l'artiste Lombard en 1598...


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"Méduse", Le Caravage, 1598 ; prêt de la Galerie des Offices de Florence


Ça et là, au gré des salles, on trouve également du mobilier de style, des porcelaines et autres vitrines de "curiosités" (comme par exemple des peignes "flamenco" en écailles !)

Un seul bémol peut-être, c'est qu'aucune lumière naturelle ne pénètre au rez-de-chaussée et que l'éclairage artificiel est parfois assez inégal...

D'après Wikipedia, le patrimoine du MNBA atteindrait 12700 oeuvres, dont moins de 1000 seraient exposées. Le Musée a d'ailleurs ouvert depuis 2004 une "antenne" à Neuquén, dans le centre du pays.

Comme dans de nombreux musées, je me suis aussi retrouvé face à des salles fermées ou en rénovation (en l'occurence tout le premier étage !), ce qui me donne un bon prétexte à vite y revenir...


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(Musée des Beaux Arts, Buenos Aires, Octobre 2012)

26/09/2012

La Boca (2)

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(La Boca, Buenos Aires, septembre 2012)

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Compteurs...

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La Boca ne se limite évidemment pas au seul Caminito et aux deux ou trois rues adjacentes !

Malheureusement, l'image sulfureuse du quartier n'incite guère les visiteurs à se perdre, le nez en l'air, dans le barrio. Dans tout les guides on trouve écrit des recommandations à ne pas s'aventurer au-delà d'un no man's land discrètement surveillé par la police : le quartier, peuplé de gens très pauvre, serait un repère de mauvais garçons prêts à détrousser le touriste !

Personnellement, et sans grande appréhension, j'avais décidé de venir à pied jusqu'ici depuis la Place Dorrego. Soit moins de trois kilomètres. Je n'ai rencontré que du calme dans les rues désertes et aux façades bien souvent décrépies. Ici ou là, des hommes occupés à  laver leur voitures, ou des enfants à jouer. Très peu de commerces, et encore moins d'ouverts car nous étions dimanche. Seuls quelques cafés apportaient un semblant de vie...

Je verrai avec le temps si cette angoisse sécuritaire est vraiment justifiée, restant pour autant bien conscient qu'il y a une différence à se promener un dimanche matin ensoleillé (ce qui était mon cas) plutôt qu'au beau milieu de la nuit !

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Le stade, aux couleurs de son équipe La Boca Juniors, est surnommé la "Bombonera" (la bombonnière) en raison de son architecture...

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Maradona... et un supporter de La Boca Juniors :)

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Le "personnage" du lieu, c'est Benito Quinquela Martin, un orphelin né à la Boca en 1890. Peintre devenu célèbre, il fut un bienveillant philanthrope pour son quartier auquel il offrit de nombreuses infrastructures. C'est dans sa maison-atelier que l'on visite le Musée des beaux-arts de La Boca.

L'autre célébrité du barrio est bien entendu le célèbre numéro 10 Argentin, Diégo Maradona ! C'est chez les Argentinos Juniors, un des deux club de la ville que Diégo fit ses armes avant d'être débauché à prix d'or par le club concurrent, La Boca Juniors.

Il n'y jouera que deux saisons, avant de s'envoler, à 22 ans, pour Barcelone...

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(La Boca, Buenos Aires, septembre 2012)

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(Vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir un plus grand format)

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En remontant vers San Telmo, on découvre les bulbes de l'étonnante église russe orthodoxe, inaugurée en 1901.

22/09/2012

La Boca (1)

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Au fond du terrain de basketball, la célèbre inscription accueille le visiteur...

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(La Boca, Buenos Aires, septembre 2012)

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(Vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir un plus grand format)

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En arrivant à Buenos Aires, c'est vers La Boca que m'ont porté mes premiers pas en dehors du "centre-ville": j'étais curieux de découvrir ce barrio dont j'avais des images (colorées, il va sans dire !) plein la tête.

Ce fut d'abord le choc, puis la consternation. Ensuite, une certaine forme de molle résignation !

Le choc, car le quartier tant vanté tenait dans un mouchoir de poche. Trois bouts de rue (dont le fameux Caminito) et quelques façades bariolées qui forment un triangle clinquant : comme un mini Disneyland au milieu d'un quartier pauvre et terne...

Le choc se trouva vite accentué à la vue de la promiscuité des touristes qu'on débarque par dizaines à coup de bus  dans ces ruelles exiguës, et à qui l'on a bien expliqué de ne pas mettre un pied dehors de la "zone franche" gardiennée par la police. Au delà.... il y aurait danger !

Les marchands du temple, enfin, ajoutent au côté surfait de l'ensemble en proposant leur lot de souvenirs bariolés et inutiles, leurs empanadas et du tango à gogo.

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(La Boca, Buenos Aires, septembre 2012)

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Les deux vénérables ponts qui traversent la rivière Matanza (ou Riachuelo), sont indissociables de l'image du barrio.

Le cours d'eau marque la limite sud de la "Cité Autonome de buenos aires". Sous le pont une barque de quelques places fait office de bac pour traverser les 100m qui séparent les deux rives...

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Le bassin du port mesure environ 200 x 400m

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Après une heure ou deux (c'est un peu le maximum qu'on passe ici !) le dégout a laissé place à l'apaisement et à l'indulgence...

Je me convainquais doucement que ce quartier, avec son passé bien réel et son histoire singulière, avait juste été ratrappé par ce monde par trop consumériste (de biens et de sensations) que l'on retrouve partout à travers le monde, et que nous avions, nous aussi en France, nos "Place du Tertre" ou autres "marché de Provence" qui dégouline d'huile d'olive espagnole et de sachets bleu lavande !

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Les sessions de danses folkloriques ou de tango animent les restaurants, tous dédiés aux touristes !

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Au milieu du 19ème, le barrio à déjà eu son heure de gloire. C'était l'une des princpales zones portuaires de la ville avant que Puerto Madero ne s'impose.

En 1882, les habitants, majoritairement d'origine italienne, entrèrent en rébellion face au pouvoir central et dressèrent le drapeau Gênois, proclamant la secession du barrio. Cette tentative vite avortée laissa des traces tout au long du 20ème siècle où La Boca ne cessa de revendiquer une fière indépendance, tout au moins d'esprit, ainsi qu'une forte identité culturelle.

L'actuelle "zone touristique" de La Boca fut pourtant longtemps la décharge du barrio, et ce n'est qu'à partir des années 60 et 70 que quelques artistes tentèrent de lui redonner vie.

Maradonna, qui fit deux saisons dans le fameux club de foot local au début des année 80, a sans doute contribué lui aussi à l'essor du quartier.

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(Vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir un plus grand format)

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(La Boca, Buenos Aires, septembre 2012)

13/09/2012

El "Puente de la mujer" et l'Obelisque, les deux "symboles" de Buenos Aires

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(Buenos Aires, Septembre 2012)

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Jusqu'au tournant du siècle dernier, Buenos Aires n'avait pour symbole que son grand obélisque sur l'Avenue du 9 Juillet. Il y avait bien sûr (et il y a toujours) Carlos Gardel, le tango et Evita, mais cela restait des icônes plus compliquées à mettre en situation dans la ville et qui gardait, malgré leur côté glamour, une image passéiste.

C'est surement ce qui a décidé l'Etat à faire appel à Santiago Calatrava pour apporter la touche branchée qui manquait à la municipalité. C'est en 2001, ouvrant ainsi le siècle nouveau, qu'a été inauguré le Puente de la Mujer.

Deux symboles s'ajoutaient alors à la modernité de l'entreprise : d'abord la place prépondérante faite aux femmes (en plus du pont, on a donné à toutes les rues et avenues bordant les docks de Puerto Madero des noms de femmes argentines célèbres), ensuite l'emplacement même du pont qui vient parachever une perspective qui va du Congreso (la chambre des députés), via l'Avenue de Mai, à la Place de Mai et la Casa Rosada, (le siège du Gouvernement)...

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Le pont piétonnier, dont "l'épine" culmine à 39m,  mesure 160m de long. Les deux parties reliées aux berges sont fixes alors que la partie centrale, soutenue par des haubans, tourne sur un axe central. Le pont a été réalisé en Espagne et transporté en morceaux jusqu'ici.

Santiago Calatrava, architecte maintenant mondialement reconnu, essaime ses oeuvres à travers les continents depuis maintenant plus de 30 ans (comme par exemple, en France, la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon).

Comme dans toutes ses oeuvres, l'artiste a voulu concrétiser ici une image, un sentiment. Ici, c'est celui d'un couple dansant le tango : le danseur, debout, tient dans ses bras sa cavalière, symbolisée par la légère courbure du tablier !

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(Vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir un plus grand format)

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L'obelisque, qui trône au centre de l'impressionnante Avenue du 9 Juillet fut construit en 1936 à l'occasion de l'anniversaire des 400 ans de la fondation de la première colonie par Pedro de Mendoza . Recouvert à l'origine de plaque en pierre blanche, l'obélisque se contente, depuis 1938, d'un revêtement en ciment poli.

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(Buenos Aires, Septembre 2012)

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Pour la petite histoire : afin de mener à bien l'édification du monument, on a dû détruire, à son exact emplacement, l'église où avait été officiellement hissé pour la première fois (en 1816) le drapeau argentin...

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