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07/06/2014

Le Sud et le Nor Lipez, Uyuni (le pitch)

Cela pourra vous sembler paradoxal, mais San Pedro de Atacama, dont je viens de vous faire partager dans ces quelques posts l'étonnante diversité des paysages, n'était pas en réalité le but ultime de mon voyage !

Il y a cinq ans, je me baladais en effet dans le sud du Pérou (de Lima au Lac Titicaca, en passant par Nazca, Arequipa et Cuzco) et je n'avais pu faire, par manque de temps, qu'une brève incursion en Bolivie (à Tiwanaku, La Paz et en Amazonie, à Rurrenabaque).

Je m'étais promis de revenir un jour afin de découvrir cette fois le sud de la Bolivie, Le Lipez et le légendaire Salar d'Uyuni. Je ne savais pas à ce moment là, bien évidemment, que je viendrais m'installer quelques années en Argentine, ce qui a sans aucun doute largement facilité les choses !

C'est maintenant chose faite, le rêve est accompli, et je vais dans les quatre ou cinq prochains articles vous raconter en image les quatre jours de ce petit périple.

 

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Depuis San Pedro de Atacama, on se dirige plein nord : on traverse d'abord le Sud Lipez (jour 1), puis le Nor Lipez (jour 2) jusqu'à Uyuni (jour3).

La matinée du jour 4 se résume essentiellement au retour vers San Pedro.

(Les nuitées sont indiquée en bleu)

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Vous trouverez peut-être qu'à la longue ces paysages finissent par lasser ; encore et toujours ces salars, ces lagunes, ces sources d'eau chaude, ces pistes et ces flamants. Pourtant, ce voyage dans l'Altiplano à une saveur bien particulière pour les (principales) raisons suivantes :

- On ne peux faire ce voyage qu'en 4X4. Exit donc les mini-vans et autre bus.

- On est dans un groupe (6 maximum) avec qui l'on partage la route, les repas et les nuitées, ce qui créé inévitablement des liens et une certaine complicité. Le chauffeur-guide-cuisinier est bien évidemment un élément clé de cette éphémère communauté.

- Enfin, les conditions climatiques sont parfois difficiles (les nuits au dessous de 0°, l'altitude au-delà de 4000 mètres), les repas modestes et les hébergements plus que sommaires.

Bref, on ne viens pas ici juste pour se promener quelques heures : on choisi le pack dans son ensemble, pour le meilleur et pour le pire (froid, mots de tête, contrariétés, etc...) ; tout ce qui rend, en fin de compte, ce périple inoubliable !

Je ne vais toutefois pas vous mentir : ça bouchonne aussi parfois à ces altitudes, et il arrive aasez souvent que l'on se retrouve à dix 4X4 au même endroit ; cela aussi fait aussi parti du deal...

 

 

Le flamant ("flamenco" en espagnol, "flamingo" en anglais)

Les animaux, pas plus que les végétaux, ne se bousculent à ces altitudes, et ce sont généralement les élégants flamants qui nous apportent une touche de vie... et de couleur !

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Il existe au monde six espèces de flamants. La plus répandue est le flamant rose que l'on trouve en Afrique, en Asie, et bien sûr en Europe.

Trois de ces espèces ne se trouvent qu'en Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Chili ou Argentine) :

- le flamant de James : au pattes rouges et au bec très jaune

- le flamant des Andes : aux pattes jaunes et au bec largement noir

- le flamant du Chili : pattes grises et articulations roses, au bec rosé et noir

De vous à moi, à partir de 100 mètres, on dit tout simplement "flamant" :) 

 

Des prix fous !

Les prix fous, c'est dans les deux sens ! D'une part du côté chilien, où l'on abuse sans vergogne du touriste, et d'autre part du côté bolivien où c'est nous, cette fois, qui avons l'impression de "profiter" des autochtones ! Un exemple ?

 

Tour Lipez Uyuni, agence (bolivienne) Estrella del Sur, au départ de San Pedro :

4 jours - 3 nuitées - 4 petits-dej - 3 déjeuners. - 3 dîners - 700 à 800 km : 110 000 pesos chiliens (soit 150 euros)

 

Tour au Salar de Tara, agence classique (chilienne) à San Pedro :

1 jours (8h-17h) - 1 déjeuner - 250 km : entre 45 000 et 55 000 pesos chiliens (entre 60 et 70 euros)

Cherchez l'erreur !!!

05/06/2014

Les lagunas Cejar et Tebinquiche

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(Laguna Cejar, mai 2014)

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La Laguna Cejar a donné son nom à l'ensemble du site, mais c'est bien souvent dans la Laguna Piedras, très concentrée en sel, que les baigneurs vont barboter.

Ces différents points d'eau se trouvent à environ 18 km au sud de de San Pedro de Atacama, et, comme le village, à environ 2400 mètres d'altitude.

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La salinité diffère dans chacun des lacs, en fonction du type d'apport d'eau (ruisseau souterrain ou capillarité). J'ai lu tant de bêtises sur ce niveau de salinité que m'en tiendrais là !

Cependant, comme dans de nombreux lac salés (comme ICI à Siwa en 2007) j'ai pu jouer sans problème à "fluctuat nec mergitur" !

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Quant à la profondeur de ces bassins, c'est un peu comme pour la salinité, on trouve de tout sur le Net, de quelques mètres à ... 1500 mètres  (si, si , ICI, à la 14e ligne), ce qui tout simplement absurde...

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La teinte de l'eau, toujours transparente, évolue en fonction des heures du jour, de la saison et de la météo, mais toujours dans une incroyable palette de tons bleus qui  tournent parfois au vert profond...

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C'est là une une des plus sympathiques des excursions de l'après midi, qui plus est assez courte : on part de San Pedro à 15 heures et l'on y revient juste après le coucher du soleil.

Il n'y a pas beaucoup de route (de pistes salées, devrais-je dire) à faire car les sites se trouvent au maximum à 30 kilomètres du village. Il n'est cependant pas facile de s'orienter car le salar, de 80 km de long sur 30 km de large, est désespérément plat et que les panneaux indicateurs sont totalement inexistants. Les plus malins, en voitures particulières, prennent généralement "en chasse" les tours-opérateurs pour ne pas trop se perdre...

Cette excursion reste la seule occasion de nager ailleurs que dans une source à 30° ou 40°, ou dans une lagunes colorée et souvent chargée d'éléments naturels mais toxiques.

L'endroit dégage une atmosphère "bord de mer" très agréable, due sans doute au fait que les gens viennent ici plus pour s'amuser et se détendre que pour "découvrir et contempler"...

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On découvre du salar ce que les guides veulent bien nous en laisser découvrir.

Les touristes pensent par exemple que les fameux "Ojos del Salar" qu'ils visitent sont uniques, alors qu'il y en a beaucoup d'autres, dont deux d’ailleurs à moins de 500 mètres...

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On peut également se baigner dans l'un des deux "Ojos del Salar" (les yeux du salar), où l'eau est cette fois bien plus douce.

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(Ojos del Salar, mai 2014)

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(Salar de Tebinquiche, mai 2014)

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Le Salar de Tebinquiche a la particularité d'être recouvert (en grande partie) par seulement quelques centimètres d'eau ; l'occasion idéale de se prendre le temps d'une photo pour le Messie...

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Une fois n'est pas coutume : une petite photo de moi :)

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Tel un amer familier surgit le cône du volcan Licancabur dont le cratère culmine à 5 920 mètres d'altitude. (Pour démystifier un peu, il faut savoir que son versant chilien recèle encore des milliers de mines anti-personnel héritées de conflits avec la Bolivie dans les années 70 !)

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On termine l'après-midi avec un délicieux "pisco sour" (dont le Chili et le Pérou se conteste la paternité), face au soleil couchant.

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(Salar de Tebinquiche, mai 2014)

03/06/2014

Le Salar de Tara

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(Sur le chemin du Salar de Tara, mai 2014)

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Un des "monjes" (moines) de Pacana, à l'entrée du Parc National.

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Le Salar de Tara est situé à environ 4300 mètres d'altitude. Le Volcan Zapareli, dont le sommet à 5653 mètres marque la triple frontière entre le Chili, la Bolivie et l'Argentine, se trouve à moins de 20 km à vol d'oiseau !

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Les flamands n'étaient pas ce jour là au rendez-vous !

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(Le Salar de Tara, mai 2014)

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Après huit jours passés dans la région, et après surtout ma virée dans le Sud Lipez et Uyuni (que je vous raconterai dans les prochains posts), il était fatal que je commence à être un peu blasé. Cette dernière virée ne m'apportera donc rien de bien nouveau ; et même si je ne me lasse jamais de ces sublimes paysages, fussent-t-ils récurrents, il me faudra de nouveau "supporter" les diktats propres aux excursions !

Départ donc de San Pedro le matin en direction du Paso de Jama, le col qui marque la frontière avec l'Argentine. Après une centaine de kilomètres, on quitte la route parfaitement asphaltée pour un premier arrêt à l'entrée du Parc National Los Flamencos, où se trouvent quelques grands rochers épargnés par l'érosion. Les quelques véhicules qui font cette excursions ce jour là se retrouvent tous, comme de bien entendu, au même endroit. C'est cette fois par une piste, sur une trentaine de kilomètres, que lon arrive à notre second arrêt. Celui va durer au moins deux heures, puisqu'il s'agit de rejoindre à pied le bord de la lagune (à environ trois kilomètres) ou nous retrouverons notre guide-chauffeur parti préparer le déjeuner. Cette ballade sera l'un des rares moments sympa de la journée...

Toutes les voitures se retrouvent donc de nouveau au même endroit, au bord de la lagune, pour un léger buffet (nos voisins sont apparemment dans un tour "de luxe" : ils ont en effet droit à des chaises pliantes avec accoudoirs, et même un peu de vin !). 

Après nous êtres sustentés, nous reprenons la piste par où nous sommes venus, et retrouvant la route asphaltée, notre guide nous fait comprendre que dans sa grande bonté, il nous offre la chance de découvrir un autre salar. Ce "détour" lui prendra environ dix minutes, le temps de nous amener un peu plus loin sur un belvédère au bord de la route ; troisième et dernier arrêt ; retour à San Pedro...

Conclusion : si vous allez faire (ou avez fait) le Sud Lipez, vous pouvez zapper sans problème ; sinon, welcome dans le monde merveilleux de l'excursionite.

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(Le Salar de Tara, mai 2014)

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Vigognes...

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Le Paso de Jama, le col qui mène en Argentine est à une cinquantaine de kilomètres de là. Après la frontière, il faut compter environ 150 km de route jusqu'à Susques et 350km pour rejoindre San Salvador de Jujuy...

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(Mai 2014)