Soixante personnes ont été blessées mercredi par des piranhas sur une plage au bord du fleuve Parana, en Argentine, dont une fillette âgée de 7 ans qui a dû être amputée d'un doigt. L'incident est survenu mercredi près de Rosario, ville d'un million d'habitants qui accueille la semaine prochaine le départ du Dakar, alors que les Argentins se précipitaient vers les points d'eau pour mieux supporter les températures caniculaires de l'été austral...
La suite de l'article sur LeFigaro.fr28/12/2013
La Quebrada de Las Conchas
(Quebrada de Las Conchas, octobre 2013)
Plusieurs "haltes", auxquels on a trouvé un nom en fonction des formes de la roche, sont aménagés pour les visiteurs... tout compte fait pas si nombreux que ça !
Ci-dessus "l'Obelisco", et ci-dessous "Los Castillos" (les châteaux)...
C'est sans doute quelque part par ici, le 10 janvier prochain (dans l'étape entre San Miguel de Tucumán et Salta) que débouleront en vrombissant les mécaniques de centaines de concurrents du Paris-Dakar 2014, dont Rosario accueille cette année le départ. (voir le parcours).
La Quebrada de Las Conchas (ici sur la carte), et ses somptueux paysages, est l'attraction phare de tout ceux qui choisissent de parcourir les routes (surtout des pistes, en fait !) dans le voisinage de la fameuse boucle "Salta-Cachi-Cafayate-Salta".
Elle offre sur une cinquantaine de kilomètres, dès la sortie de la paisible Cafayate (en direction de Salta), une suite de vallées (Las Conchas n'est que l'une d'entre elles) dont les couleurs et les formes vous éblouiront à chaque instant.
Toutes ces photos ont été prises en fin d'après-midi (entre 16h et 19h), et je peux vous assurer que le jour suivant, au départ de Cafayate, le paysage que j'ai découvert au zénith (autour de 11h-13h) avait perdu beaucoup de cette incroyable magie ! A vous donc de voir...
Avec ce dernier post d'une année bien chargée se termine ce petit périple dans le Noroeste argentino (NOA), dont vous aurez, je l'espère, pu apprécier une partie des multiples facettes.
En ce début 2014, le boulot (eh oui, je travaille aussi :) va me laisser à priori un peu moins d'occasions de poursuivre cette passionnante découverte de l'Argentine ; mais n'ayez crainte, vous entendrez bien vite parler de moi...
Le Rio de Las Conchas (Concha signifie à la fois coquille, carapace ou écaille)
"Las Ventanas" (les fenêtres)
L'impressionnante "Gorge du Diable" (encore une !).
On aperçoit mon pote Stéphane au centre de l'image...
(Quebrada de Las Conchas, octobre 2013)
00:08 Publié dans Le nord-ouest argentin (NOA), Périples argentins, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)
27/12/2013
Attaque de piranhas à Rosario !
(Photo Pat l'expat, Pérou 2009)
Article de presse sur LeFigaro.fr :
L'attaque est survenue mercredi sur une plage de Rosario, ville qui accueillera le départ du prochain Dakar. Une petite fille de sept ans a dû être amputée d'un doigt.
07:25 Publié dans Actualité, Presse | Lien permanent | Commentaires (0)
23/12/2013
Les Ruines de Quilmes
(Quilmes, octobre 2013)
En parcourant les 5km qui mènent de la Ruta 40 jusqu'au site archéologique, on devine petit à petit la partie de la cité qui part à l'assaut de l'Alto del Rey.
Autant vous l'avouer de suite, la visite de des ruines de l'ancienne cité des Quilmes ne m'a pas laissé pas un souvenir impérissable. Malgré tout, comme c'est en Argentine le seul vestige de cette taille datant de l'époque "précolombienne", il faut savoir s'en contenter...
Sans rentrer dans une polémique "culture" contre "civilisation", disons simplement que si le cône sud du continents fut habité depuis des millénaires par de nombreuses peuplades (Mapuches, Tehuelches, Guaranís et autre Diaguitas ...), aucune d'entre elles n'est parvenue à s’élever au rang de "civilisation", qui se caractérise un ensemble unifié, articulé autour de dispositifs techniques (comme les villes et les routes par exemple), juridiques ou culturels, et généralement gouverné par un état central.
Les principales civilisations sud-américaines furent celles de Caral, Tihuanaku, Chavin ; celles aussi des Nazcas, des Paracas, des Huaris et des Chimús... ; Les Incas arrivent chronologiquement en dernière position : leur immense empire s'étendait, à l'arrivée des conquistadors, de l’Équateur jusqu'au nord de l'Argentine...
(Quilmes, octobre 2013)
Mais revenons à nos Quilmes, une peuplade Diaguitas (ils en partageaient la langue), probablement venu du Chili voisin vers le 9ème siècle. Après s'être fait une place parmi les autres peuples de ces vallées calchaquies, ils arriveront à tenir tête d'abord à l'avancée inca, puis à celle des Espagnols au 16ème siècle.
En 1667, après semble-t-il 130 années d'une farouche résistance, la cité tombe aux mains des colonisateurs ; elle est rasée et les 2600 (?) survivants sont déportés (à pied) jusqu'aux rives du Rio de La Plata, à plus de 1300 kilomètres de là ; on estime aujourd'hui à seulement 400 le nombre de rescapés qui survécurent à cette marche inhumaine...
Le site fut "redécouvert" à la fin du 19ème siècle, et les premières restaurations commencèrent à la fin des années 70.
Quilmes et les terres qui l'entourent sont depuis des années au centre de revendications indigènes qui dénoncent leur spoliation pure et simple et souhaitent récupérer leur bien. Au milieu de cet imbroglio juridique, les restaurations semblent avoir été effectuées un peu à la va-vite, plus dans un but touristique (avec des retombées sonnantes et trébuchantes) que dans une démarche éminemment scientifique.
Seule une partie des trente hectares de la ville est aujourd’hui dégagée. La reconstitution des soubassements nous offre un étonnant "plan au sol" de la cité, même s'il est assez difficile de s'imaginer à quoi elle pouvait vraiment ressembler : les ressources pédagogiques (musée, dépliants, guides certifiés, etc...) et les recherches sont malheureusement réduites aujourd'hui à peau de chagrin...
Du bois de cactus, comme celui qui devait probablement servir à recouvrir les habitations...
(Quilmes, octobre 2013)
De part et d'autre de la cité, deux miradors sont positionnés sur des éperons rocheux. Ils offrent une vue imprenable à des kilomètres à la ronde : les Quilmes avait largement le temps de voir arriver leurs ennemis, puis de se réfugier dans les parties hautes de la ville...
Quand on prononce le mot "Quilmes" en Argentine, on pense bien sûr avant tout à la bière nationale. Cette dernière doit son nom à la ville où elle fut elle fut brassée pour la première fois en 1888.
La Quilmes, au même titre que la Budweiser, la Leffe, la Corona ou la Hoegaarden fait partie aujourd'hui du premier groupe brassicole du monde : Anheuser-Busch InBev.
Mais quel est donc le rapport avec nos indiens ? Eh bien la bière Quilmes est encore aujourd'hui brassée à Quilmes (à 20 km au sud de Buenos Aires), ville dans laquelle furent déportés au 17ème siècle les derniers indiens survivants du peuple... Quilmes !
A de nombreux endroit du site, on trouve ces mortiers qui servaient à l'ensemble de la communauté.
01:17 Publié dans Le nord-ouest argentin (NOA), Périples argentins, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)



































