27/04/2013
Les moaï du complexe archéologique de Tahai
Le fameux moaï de l'Ahu Ko Te Riku
Une des constructions cérémonielles que l'on trouve sur le site
Vue d'ensemble du complexe de Tahai et ses sept moaï (enfin six, car un est complètement "ratatiné")
Les moaï des Ahu Tahai et Ko Te Riku
Un autre moaï, à terre
(Ile de Pâques, avril 2013)
Les fondations d'un "hare paenga", la maison traditionnelle de l'île de Pâques
Au nord-est d'Hanga Roa, on trouve entre le village et la côte, le complexe de Tahai. Je dis complexe car, en plus des trois ahu, on y trouve des constructions cérémonielles, des fondations d'habitations, un ponton en pierre (cérémoniel?), etc...
Tahai, en dehors de l'intérêt globale du site, est un passage obligé, avant ou après les excursions de la journée ; vu qu'il se trouve aux abords du village, la plupart des touristes y retournent souvent plusieurs fois, surtout à l'occasion du coucher de soleil.
L'un des moaï du site archéologique est, de plus, mondialement connu (et donc reconnaissable), puisque c'est le seul de l'ïle qui ait recouvré ses yeux. Si ces derniers sont faux (tout comme son pukao, qui fut taillé ans les années 70) il est l'unique monolithe qui nous permet d'imaginer exactement à quoi ressemblaient les idoles...
Au fond à gauche, on aperçoit le village d'Hanga Roa
Le moaï de l'Ahu Ko Te Riku
L'ahu Vai Uri, avec en premier plan l'Ahu Tahai
Ahu Ko Te Riku
Ahu Vai Uri
(Ile de Pâques, avril 2013)
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26/04/2013
Le village d'Hanga Roa
Trois moaï sont dressés près de l'un des deux (tout) petits ports d'Hanga Roa ; ce sont en général les premiers que découvrent les touristes qui font dès leur arrivée un tour dans le village.
A l'arrière plan, le stade de foot...
(Hanga Roa, avril 2013)
On pourrait ergoter, cherchant à qualifier Hanga Roa de ville ou de village !
Côté infrastructure, la petite localité a tout d'une grande : hôtels et restaurants, Maison du Gouverneur, pharmacies, loueurs de véhicules ou bibliothèque. Elle a aussi son église, son musée et son bureau de poste ; plus inhabituel, un hôpital et un aéroport international (off course !)
Pour le reste, et c'est plutôt là de l'ordre du ressenti, je garderai personellement l'impression d'avoir passé cette petite semaine d'avril dans un village, fût-il étendu ; une poignée de rues, des maisons basses, une circulation raisonnable et (vraiment) beaucoup de verdure.
Il est amusant, par ailleurs, d'entendre certains avancer un chiffre quant à la population de Rapa Nui, que ce soit durant le Moyen-Age ou au 17ème siècle, alors qu'il m'a été impossible de savoir exactement combien d'habitants compte l'île aujourd'hui ! Je dirais donc entre 3500 et 5000 (fourchette large), dont plus de 90% dans la municipalité d'Hanga Roa.
Toujours au village, quelques "piscines naturelles" sommairement amménagées...
La forte houle, qui empêchent souvent les rares bateaux d'accoster, fait paradoxalement la joie des surfers !
(Hanga Roa, avril 2013)
Toutes les dépenses mises bout à bout, la destination n'est assurément pas bon marché. Malgré tout, les prix me semblent raisonnables à qui sait le rester, raisonnable ! Le billet d'avion n'est pas donné, mais 650 euros pour 6 heures de vol, faut voir !
On trouve des hôtels (ou cabanas) à partir de 40 ou 50 euros, les voyageurs les plus modestes pouvant même camper... Il y a aussi bien sûr, comme dans tout ces lieux d'exception, un ou deux hôtels 25 étoiles, où l'on peut aisément dépenser jusqu'à 2500 euros par nuit (comme par exemple à deux, pension complète -tout de même !-, et en février, lors du très couru Festival Tapati !).
J'ai loué un 4x4 pour moins de 50 euros par jour, ce qui me semble également raisonnable. C'est pour tout les produits frais (et donc aussi les restaurants) que cela fait le plus mal, sachant que pratiquement tout arrive par avion...
Pour ce qui est de l'avion justement ! : LAN est la seule compagnie qui dessert l'île à raison, en moyenne, d'un avion par jour en provenance de Santiago ou de Papeete. Une anecdote : en 1986, les Américains ont financé l'agrandissement de la piste (qui est aussi longue qu'à Marignane) afin d'être en mesure d'y poser en urgence une navette spatiale.
Depuis le très "polynésien" cimetière de l'Ile, on découvre d'un côté le village et de l'autre les moaï du complexe de Tahai.
En haut à droite, on aperçoit la silhouette du moaï de l'Ahu Ko Te Riku, le seul de l'île à qui l'on a redonné la vue !
Ci dessous : L'aéroport (en rouge) et le village d'Hanga Roa ; un peu plus au nord, le complexe de Tahai (en blanc) que vous découvrirez dans le prochain post...
(Hanga Roa, avril 2013)
00:12 Publié dans Chili, En dehors de l'Argentine, Ile de Pâques, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1)
24/04/2013
L'Ahu Akivi
(Ahu Akivi, avril 2013)
L'Ahu Akivi est l'une des rares plate-formes restaurées (en 1960) qui se trouve à l'intérieur des terres.
Vu que les sept moaï regardent vers l'océan (la côte se trouve à moins de 3 km) contrairement à la plupart des autres moonolythes du reste de l'ïle qui lui tournent le dos, cet ahu a vite cristallisé les plus jolies légendes.
La plus souvent ressassée est qu'il s'agirait des sept fils du premier roi, arrivés sur Pâques en éclaireurs. En leur mémoire, on les aurait représenté regardant en direction de l'île lointaine d'ou le peuple Rapanui était venu.
Une autre théorie veut que les moaï avait la charge de protéger le village qui leur faisait face, grâce au "mana" (l'energie bienveillante) qu'ils dégagaient. Il semble qu'à Akivi, on n'ait pas encore trouver la trace du-dit village !
La dernière théorie est d'ordre astronomique. Les moaï feraient face au coucher du soleil lors des équinoxes d'automne et de printemps.
Libre à vous de choisir (ou pas), ou d'en proposer une nouvelle :)
Les orbites des moaï d'Akivi sont plus marquées que la moyenne et même si il leur manque aujourd'hui le corail blanc, le tuf ou l'obsidienne qui venait s'y loger, leur "regard" reste assurément énigmatique.
Comme tous les moaï retrouvés dans la carrière ou au bord des routes présentent des orbites peu travaillées, on en déduit généralement que les yeux était l'ultime finition après l'érection, et que c'est par le regard que passait le "mana" protecteur...
(Ahu Akivi, avril 2013)
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22/04/2013
Les moaï renversés
(Ile de Pâques, avril 2013)
Il est des moaï à terre qui ne voient guère le touriste. Les sites où il se trouvent sont le plus souvent délimités par des garde-fous en bois qui permettent d'ailleurs de les repérer au loin.
Parfois, ils ne sont "protégés" que par quelques pierres...
Comme je vous l'ai dit dans le post précédent, il n'y a sur l'île que 43 moaï redressés (le premier le fût en 1956 et les derniers en 1996).
12 se trouve dans le village ou juste à sa périphérie (dont 8 à Tahai).
Les 31 autres moaï se répartissent sur seulement 3 sites : Akivi (7), Anakena (7+1) et Tongariki (15+1).
On en fait assez vite le tour, surtout si on reste sur l'île au moins deux jours...
Cela signifie que sur les 20 à 30 autres sites indiqués sur les cartes, mis à part Rano Raraku (la carrière de moaï), Puna Pau (la carrière des pukao) et Orongo (le village du culte de l'homme-oiseau), vous ne trouverez donc guère que des ruines d'ahu et des statues renversées ; il y a également quelques grottes et autres pétroglyphes...
Que les moaï aient été abattus par les hommes (guerres tribales ou changement de croyance) ou bien certains par les éléments ou l'usure du temps, c'est vraiment captivant et enrichissant de passer un peu de temps sur ces sites délaissés du grand public...
Ces fameuses cartes, bien souvent édités par les loueurs de voitures, font bien sûr la part belle aux ruines qui se trouvent au bord des routes, et il devient plus vite compliqué de retrouver à l'intérieur des terres les moaï tombés au cours de leur transport, sauf d'avoir un guide et d'être à pied ou à cheval...
(Ile de Pâques, avril 2013)
Si sur les sites les plus visités, les quelques rares "gardiens" sont parfois un brin trop raide avec les touristes (ils vous récriminent s'ils vous trouvent en train de fumer, boire ou manger) en prétextant la sacralité du lieu, les îliens sont eux beaucoup plus relax et ne se gênent pas pour nager, pique-niquer ou pêcher au pied des idoles déchues...
(Ile de Pâques, avril 2013)
23:31 Publié dans Chili, En dehors de l'Argentine, Ile de Pâques, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)


































